Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

27 déc. 2007

My Blueberry Nights

Je ne comprends pas tout.
Malgrè un réalisateur pour le moins inventif, un casting brillant (Jude Law pour les meufs, Natalie Portman pour les gars et amateurs de cinéma en général, Norah Jones pour les mélomanes) et une histoire assez ouverte, personne à voulu m’accompagner pour voir ce film vraiment simpa.
C’est donc avec la cousine (merci Manue, au passage) et à deux dans une salle délabrée (ça faisait très projo privé, pour me donner un avant goût du jour bénit ou j’aurai ma propre salle de projection, dans une des ailes de mon manoir), que j’ai eu le droit de faire connaissance avec le cinéma de Wong Kar-Wai.
Et autant vous le dire tout de suite, le gars est torturé.

Jeremy tien un café resto à New York où il rencontre Elizabeth, à la recherche de son copain.
Quand il lui dit qu’il l’a vu avec une autre gonzesse, pas plus tard qu’hier soir (il devait lui avoir dit qu’il partait sauver le monde ou gagner la guerre contre la terreur parce qu’elle avait l’air plutôt surpris de l’apprendre), elle pète un câble et décide de parcourir le pays, pour se changer les idées et se découvrir intérieurement.
Ses tribulations (j’adore ce mot, plus assez utilisé) l’emmènerons de Memphis à Vegas, où elle rencontrera des personnes originaux, qui l’aiderons à se définir en tant qu’individu.

Ca parait peut être un peu chelou mais le film à pour thème principale la solitude, la déception relationnelle et la quête de sens.
Que ce soit dans le flic alcoolique qui s’accroche à la femme qui l’a quitté ou la joueuse de poker talentueuse abandonnée par son père, Elizabeth va rencontrer des personnes pas si différentes qu’elle qu’elle tentera tant bien que mal d’aider.

Le film de Wong Kar-Wai est intéressant sur le fond comme sur la forme, le travail des lumières est impressionnant et la caméra mobile (un peu trop par moment) donne une impression de proximité presque intimiste avec les personnages de l’histoire.

Le film est cependant inégal entre ces parties (3 volets) et très lent, pour révélé sa véritable valeur dans la dernière moitié.
A partir de la rencontre entre Elizabeth et Leslie, le film perd le côté confus et indécis qui le caractérisé depuis le générique et se trouve un nouveau souffle, nous faisant apprécié chaque seconde jusqu’à la fin.

Dans le rôle principale, Norah Jones se débrouille honorablement (et elle ne chante pas une seconde), ce qui est une agréable surprise pour une musicienne sans aucune expérience dans le milieu du cinéma (Britney, qu’est ce que tu fais là ? J’ai dis musicienne.)

Dans les rôles secondaires, Jude Law et Natalie Portman apporte ce qu’on attendait d’eux, dans d’excellentes prestations.

Un film à regarder si vous êtes familiés avec le cinéma de Wai (beaucoup plus rapide et il m’en voudra pas) ou si vous êtes intrigué par la distribution prometteuse de cette histoire agréable à la narration imparfaite.

Ju

25 déc. 2007

The Bucket List

Un dîner trop copieux, une nuit passée à configurer des iPods (j'ai beaucoup de musique, quelques lacunes et puis y'a toujours une couille avec ces trucs là) et me voilà debout anormalement tôt pour un 25 décembre.
La dernière fois, je devais avoir douze ans, en train de guetter le moment où les adultes de la famille considéreraient qu'ils avaient assez bu pour aller se coucher, le signal universel pour se jetter sur les cadeaux toute l'année espérés.
Bref, tout ça pour dire qu'au nom de toute l'équipe de Las Kritikas, je vous souhaite un joyeux noël, ou de bonnes fêtes de fin d'année, si vous êtes un anti-croyant acharné, refusant de célébrer l'estimation inexacte de la naissance d'un charpentier barbu, soit disant fils de dieu, remarquablement absent quand on a besoin de lui (rigolez pas, ces personnes existent).
Allez, je pense qu'il est temps de mettre un terme à cette intro contraire au propos du film enjoué que je viens vous présenter.

Carter est un garagiste d'une soixantaine d'années, en ayant mis 45 de côté pour élever trois enfants, qui se retrouve à partager une chambre d'hôpital avec Edward, un connard mégalomane, propriétaire du dit hôpital, qui s'était pas encore rendu compte qu'il le gérait comme de la merde, n'ayant pas été malade jusqu'alors.
Nos deux amis, diagnostiqués d'un cancer en phase terminale, se retrouvent avec 6 mois à vivre, un an tout au plus.
Ils décident d'élaborer une "bucket list", ou l'ensemble des choses qu'ils aimeraient faire avant de mourir.

Chacune des deux personne peut ajouter une ligne à la liste qui en comptera une dizaine, de la plus vague (être témoin d'un événement merveilleux), à la plus précise (voir les piramides de Gizeh), en passant par les classiques (faire du saut en chute libre).

Entre les deux personnages, radicalement opposés à l'origine, va s'établir plus qu'une complicité, une véritable amitié.
Le film est très bien servi par deux excellents acteurs oscarisés, Morgan Freeman et Jack Nicholson.
Y'a plus dégueulasse comme casting, pour sûr.

Le film est très agréable à regarder, dure à peine 90 minutes, passe particulièrement bien en période de fêtes (quelques qu'elles soient) et sortira dans notre beau pays à la fin du mois de février prochain.
(Oui, Renart, chenapan, tout ça...)

C'est pas du grand cinéma certes mais avec une telle distribution, tu peux faire à peu près n'importe quel film.
Au final, plus que de tenir eveillé pendant que le baladeur d'apple se gave de mp3, le film réussi à mettre de bonne humeur.
Ce qui est remarquable, compte tenu des circonstances.

Ju

23 déc. 2007

I am Legend

Un mois de décembre faible en quantité, fort en qualité.
Las Kritikas aurait-ill perdu son âme, en tournant le dos à son fond de commerce de films tout pourraves spoilés avec le plus grand plaisir.
La vérité c’est que les partiels ont mis un grand coup dans nos projets les plus fous (je prépare un truc dont je ne pensai pas capable), nous faisant prendre un retard conséquent.
Cependant, la très prochaine tenue des Golden Globes, Oscars (cérémonies majeures = fuites sur le net, pour faire simple), la fin d'une saison amputées par la grève de la WGA sont autant d’éléments qui annoncent un bon début d’année (prochaine) pour les réguliers du site (au dernier recensement, ils étaient 5 (1 hors kritikos)).

New York, 2009.
Une connasse pense avoir découvert un traitement contre le cancer.
En l’écoutant parler un peu, on se rend vite compte qu’elle n’y connaît finalement pas grand-chose :

"Le système sanguin est comme une autoroute, un virus est une voiture puissante, avec un barjot au volant.
Maintenant, si on remplace le conducteur par une personne responsable, on obtient un puissant outil de défense du corps humain.
Voilà pourquoi, en utilisant des cellules infectées, légèrement modifiées, je peut traiter le cancer."

Ok, alors Géo (Trouvetou), tu sors tout de suite de ce corps, on a dit qu’on déconnait pas avec la vie humaine.
Bref, le drame arrive comme prévu et la pseudo scientifique susnommée réussit à foutre un bordel immense dans l’ordre des espèces en étant responsable d’une zombification de l’homme, devenu une bête assoiffée de sang.

Robert Neville, lui, fait parti des 12000000 de chanceux (1% de la population mondiale) immunisé contre le virus et se retrouve seul dans la grande ville de New York City, à la recherche de survivants.
(Enfin 12000000, c’était à l’origine, depuis, y’en a un paquet qui ont servis de snacks aux bestiaux)
Pour occuper ses journées, il fait du sport, chasse les animaux du zoo en Mustang (faut bien bouffer) et se rend tout les midis au port d'où il émet un signal radio à destination d’autres survivants.
La vie de rêve, non ?
Et bien par trop, parce que quand la nuit tombe, il est contraint de se retrancher dans sa maison, car les zombies sont de sortie, et ils ont faim.
(On a dit "immunisé", pas "increvable")
Trois ans après la contamination, rien n’a changé et Robert commence à perdre la tête.

Le film est une sorte de géant huit clos tournant autour du seul Will Smith, dans les décors magnifiques d’un New York à l’abandon.
(Qui a dit Oscar technique?)
Scientifique de son état, Robert va mener ses propres expériences pour découvrir un traitement à partir de son propre sang.
Vivant seul avec son chien (dernier cadeau laissé par sa jeune fille), la solitude le pèse rapidement et sa santé mentale en prend un coup, ce qui obscurcie son jugement, ainsi que son instinct de survie.

L’histoire a tous les éléments d’un grand film mais ce dernier pêche par une absence de soucis de précision et une vulgarisation des propos de Richard Matheson, auteur du best seller d’anticipation dont est tiré le scénario.
Un grand nombre d’éléments sont surreprésentés (l’utilisation de mannequins de magasins de sapes pour combler l’absence d’être sains, la complicité entre Robert et son chien, etc.), alors qu’ils auraient étaient bien plus puissants si ils étaient suggérés (à l’image de la scène ou Robert se blesse à la jambe, qui soulève de nombreuses questions).

Will Smith fait un bon job dans un film (une nouvelle fois) basé entièrement sur son rôle, qui s’avère plus complexe qu’il n’y parait.

Contrairement à mes attentes, le film ne porte pas de message d’espoir significatif pour l’avenir (j’attendais une bonne grosse fin heureuse, où le gentil explose un millier de méchants, à la seule force de son poing, avant de trouver un antidote et le répendre sur la ville), plus un constat navrant sur les dérives de notre société.

Si j’ai était un peu déçu du manque de profondeur du film (sur le fond comme sur la forme), il est suffisamment court et distrayant pour que l’on y passe un bon moment.
Plus si vous êtes fan de Will Smith.

Ju

22 déc. 2007

Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street

Avant la traditionnelle “session navet” correspondant aux vacances types de tout kritikos qui se respecte, je me suis dit qu’aller voir un bon film ne me ferait pas de mal. C’est tout naturellement que mon choix s’est porté sur le dernier film du génie Tim Burton, qui sortira en France le 23 Janvier prochain (oui, Ju encore 1 mois à attendre).

« Sweeney Todd » est l’histoire d’une vengeance, celle du barbier Benjamin Barker qui revient à Londres après plusieurs années passées en prison. Il est accompagné d’un jeune garçon, Anthony Hope, lorsqu’ils débarquent de leur bateau. Leur chemin se sépare alors, Anthony vagabondant, et Sweeney (puisque c’est son nouveau nom) revenant vers son ancienne maison. Il rencontre la propriétaire des lieux, Mrs Lovett, qui cuisine « the worst pies of London » et dont la chambre au dessus est à louer. Dans le même temps, Anthony tombe amoureux d’une bourgeoise qui est sous la tutelle (prisonnière en fait) du juge Turpin, odieux personnage ayant causé tous les malheurs de Sweeney.
De son côté Sweeney décide de redevenir barbier, puisqu’il excelle dans cet art; mais le hasard va le faire rencontrer le juge, et ses envies de vengeance vont reprendre le dessus. A titre d’entrainement (et aussi parce que « Sweeney, t’es bien gentil, mais il te manque 2-3 cases dans le ciboulot! ») une étrange collaboration avec Mrs Lovett va l’amener à devenir le « diabolique barbier de Fleet Street », situé juste au dessus du commerce de Mrs Lovett dont le succès des tourtes est grandissant (mais quelle viande peut-elle bien utiliser pour faire des tourtes aussi bonnes?).

Vous l’aurez compris, ce scénario n’est surtout pas à prendre au 1er degré, ce que Tim Burton a fait d’une main de maître. Environ 80% des scènes sont chantées, on se croirait à l’opéra. Les dialogues, leur timing et le vocabulaire utilisé nous font parfois mourir de rire (à titre d’exemple les redondances de « I feel you, Johanna » d’Anthony sont hillarantes). Ce film est tout simplement un chef d’œuvre d’humour noir, mettant en scène des acteurs excellents, le tout dans un décor magnifique.

Johnny Depp est immense dans son rôle, il maîtrise totalement son sujet de sérial killer. Il impose sont style et montre l’étendue de tout son talent. A l’inverse de Dexter, c’est sa démesure qui nous charme. On n’est jamais déçu de ses collaborations avec Burton. De même, Helen Bonham Carter est parfaite dans son rôle de Mrs Lovett. Une question me vient cependant à l’esprit sur son vrai look dans la vie, puisqu’elle a exactement la même tête que dans « Fight Club » ou « Big Fish », pour ne citer que les plus connus. Une apparition de Borat… euh pardon Sacha Baron Cohen dans quelques scènes vous feront hurler de rire. Il manie à la perfection son rôle de barbier italien, véritable caricature comme il sait si bien les faire. Enfin je porterais une mention spéciale à Timothy Spall, qui joue le sous fifre du juge, dont l’allure et la façon de s’exprimer m’ont beaucoup plu.

Là où on aurait simplement pu avoir un banal film d’horreur, Tim Burton nous pond une sublime comédie musicale qui garde son côté amusant malgré tout ses côtés sombres et gothiques. Dès les premières images on sait que c’est de lui. On retrouve l’univers qu’il avait imposé dans des films tels que « Batman » ou « Sleepy Hollow ». Les fans d’animations japonaises y trouveront même une certaine inspiration de cet univers : lorsque Sweeney tranche la gorge, ça gicle!
Burton joue à merveille avec les contrastes de pellicules, changeant l’ambiance d’une scène seulement grâce à l’emploi d’un filtre. C’est surtout l’opposition entre le sujet, horrible et gore, et le style employé, poétique et humouristique, qui ressort de ce film qui, j’en suis sûr, sera une référence dans les prochaines années.

Itoo

12 déc. 2007

Dexter (Season 2)

Après une 1ère saison excellente, Dexter est revenu à la fin de l’été sur la petite chaîne qui monte du moment « Showtime ». Rappelez Dexter est un expert en sang à la Miami metro PD le jour, et serial-killer la nuit. Son but est de combattre le mal et de débarasser la ville de tous les cinglés qui ne sont pas inquiétés par les flics. Bon, ça c’est pour faire bien car Dexter est en fait victime de pulsions meurtrières, il est en quelques sortes « addicted » (oui je parle anglais maintenant!). C’est son père adoptif Harry qui, lorsqu’il s’est apperçu que Dexter avait un problème, lui a inculqué des valeurs, un code à suivre afin de ne jamais se faire prendre tout en essayant de sauver les meubles, question morale.

Bref, le cas de l’ « ice truck killer » étant résolut (si un jour ça passe en version française j’ai très peur pour la traduction qu’ils vont faire!), la deuxième saison s’ouvre sur évènement important : la découverte des cadavres que Dexter s’emmerdait à immerger dans une fosse marine par des plongeurs. Leur nombre étant assez impressionant, la presse juge que le record de l’ice truck killer est battu et s’empresse de nommer l’assassin « The Bay Harbour Butcher ». On est devant un cas tellement énorme que les fédéraux s’en mèlent, de nouveaux super flics apparaissent.

C’est assez sympa de voir Dexter se trouver au centre de tout ce bordel, de voir ses différentes réactions pour passer inaperçu, effacer les preuves quand ça devient chaud. D’un certain point de vue ça rappelle un peu Death Note : Qui de Dexter ou des super flics sera le plus perspicace?

Les personnages de la 1ère saison vont aussi évoluer. Dexter va continuer d’en apprendre sur son passé, ce qui va le faire agir et penser différemment, sa sœur doit se remettre moralement de la 1ère saison (je ne dit rien pour ceux qui ne l’ont pas encore vu). Le sergent Doakes, la brute de service qui hait Dexter, va prendre de l’importance; sa paranoïa va le faire fouiner et espionner Dexter qui devra prendre en compte ce nouveau paramètre pour ne pas se faire chopper.
Un nouveau personnage, Lila, aura aussi son importance et fera place à des scènes assez plaisantes (un peu de cul dans ce monde de meurtre, que diable!).

La trame du récit va plus se focaliser sur l’enquête du « Bay Harbour Butcher », même si l’évolution des relations avec la petite amie de Dexter et les flash-backs ne sont pas à négliger.

Très bien réalisée, la série continue sur sa lancé et n’est en rien altérée par le fait que ce soit la 2ème saison. La qualité est toujours présente, je dirais même qu’on s’est amélioré. L’apogé de la saison a lieu lors d’un magnifique épisode 9 qui mériterait un Emmy a lui tout seul, tant les retournements de situations et et le suspens sont intenses.

Contenant encore un final qui poutre, cette saison se révèle tout simplement immense et place Dexter parmis les séries préférées des kritikos.

Itoo

9 déc. 2007

Heroes (Chapter II : Generations)

Après une excellente première saison et un succès mondial incontestable, la série phare de NBC revient avec une seconde histoire intéressante, bien qu’inégale.
Si le chapitre 1 (qui visait à sauver le monde) s’est étalé sur l’ensemble de la première saison (23 épisodes), les scénaristes on choisi de couper la seconde saison en deux histoires distinctes (même si les événements se suivent) correspondant à des chapitres propres.
Le chapitre 2, intitulé "Generations" s’est achevé lundi dernier, après 11 épisodes.
Il visait lui aussi à sauver le monde.

On retrouve donc nos heroes quelques mois après la fin du chapitre 1, Peter est présumé mort, Hiro est coincé au Japon médiéval, la compagnie existe toujours, le monde vit encore dans l'ignorance et la vie reprend son cours.
Le monde est cependant sous la menace du virus Shanti, développé par la compagnie, dont la libération mettrait un coup sévère dans nos statistiques démographiques.

Si la premier chapitre "Genesis" a était un véritable phénomène (une histoire au rythme constant, des personnages attachants), on avait assez peur concernant la suite de leurs aventures.
Après avoir sauvé la cheerleader, puis le monde, on craignait voir s’installer une routine "une merde arrive, le monde est en danger, les gentils heroes doivent le sauver des méchants".
C’est exactement ce qui arrive mais l’histoire a le mérite de s’inscrire dans une intrigue plus globale, introduite lors de la première saison (qu’est-ce que la compagnie ? Pourquoi la mère Petrelli est autant une pute ? etc.)

L’histoire est beaucoup moins travaillée que pour la première saison et manque globalement de cohésion.
Ca part dans tout les sens au début pour ne commencer à prendre sens qu’après la moitié de la saison.
Si les fans de la première heure verront leur patience récompensée par une fin de chapitre haletante, les spectateurs occasionnels (ou en quête de confirmation), auront quitté l’audience face au manque de rythme du début.

Comme on pouvait s’y attendre, le staff de Heroes s’agrandi et de nouveaux personnages (avec de nouveaux pouvoirs) apportent un nouveau souffle à l’histoire.
Ils ne devraient cependant pas remplacer vos personnages principaux, aux pouvoirs et aux histoires plus intéressantes.
Si Elle et Adam se détachent du lot, Monica, West et Maya ne servent pas à grand-chose, même si le pouvoir de cette dernière était vraiment prometteur.
Les heroes principaux poursuivent chacun un but qui les ramènera ensemble, lors d’une fin de chapitre plutôt réussi.

Le chapitre deux était censé s’étaler sur 13 épisodes avant d’être condensé sur 11, pour faire face à la grève de la guilde des scénaristes américains.
Cela se ressent lors des trois derniers épisodes, où le rythme s’emballe, à en devenir brouillon par moment.
Comme lors de la première saison, le meilleur épisode est un épisode en dehors de la trame principale (4 mois avant, plutôt que 5 ans après).

Au final, si les fans de Heroes se prendront dans l’histoire, tous devrait ressentir un baisse de qualité et des regrets face aux promesses d’une première saison exceptionelle.

Ju

2 déc. 2007

South Park (saison 11)

Qui a dit qu’avec le temps les séries perdaient de leur qualité? Ju a propos de Lost? Re-Ju à propos de 24? Encore cet individu à propos de prison Break? Bon, je te l’accorde, ami turluron. Mais sâche que si il y a une série qui n’obéit pas à la règle c’est bien celle mettant en scène des jeunes d’une petite ville du Colorado qui foutent la merde depuis maintenant 11 saisons sur nos écrans. Et de qualité ce 11ème opus est (Yoda sors de ce corps!).

Tout commence sur les chapeaux de roue avec un épisode sur le racisme (« With apologies to Jesse Jackson ») où le père de Stan fait une énorme boulette à la roue de la fortune. Comme c’est retransmis live à la télé, il se met toute la communauté noire à dos. On retrouvera d’ailleurs Randy dans l’épisode 9 (« More Crap ») dont je vous laisse seulement apprécier le titre. Sachez juste qu’il est question d’un certain record du monde à battre (mesuré en « courics ») et qu’on peine à reposer ses zygomatiques durant cet épisode.

De plus cette saison de seulement 14 épisodes est placée sous le signe de la discrimination, thème au combien hilarant lorsqu’il est remis entre les mains d’Eric cartman. C’est ainsi que dans « le petit Tourette » il feint d’être handicapé et que dans le premier épisode il est immonde avec un nain. Mais tout ceci va se retourner contre lui puisque l’épisode 2 le mettra dans une bien mauvaise posture à cause d’une photo compromettante entre lui et Butters.

« D-Yikes !» (épisode 6) met en scène Mme Garrison qui devient lesbienne et nous offre un formidable remake de 300 (The Persians vs The Lesbos). D’autres remakes de films sont aussi présent tels que l’excellent « The Snuke » (épisode 4), parodie de 24, et « Night of the living homeless » (épisode 7), véritable film d’horreur.

Un peu en dessous mais tout de même excellents « Lice Capades » (épisode 3) et « Guitar Queer-O » (épisode 13) font bien marrer. La fin du 3 est d’ailleurs à mourir de rire.
Il est aussi plaisant de retrouver les symboles originels de la série dans le dernier épisode (« The List ») où on voit Wendy se faire gerber dessus par Stan et Kenny mourir. Pour info, le pauvre Kyle prends très cher, mais pas à cause de ses origines juives.

Je terminerais cette kritika par le meilleurs, le caviar de la saison : une trilogie se déroulant des épisodes 10 à 12 « Imaginationland ». Je suis sûr que cet épisode va devenir culte et sera une référence plus tard pour les fans (il l’est déjà pour les communautés de YouTube et Dailymotion). C’est IMMENSE !!! Sachez juste qu’il est question d’une guerre imminente au pays imaginaire qui risque de détruire le monde réel, d’un procès que Cartman intente à Kyle, et du retour du Man-Bear-Pig, half bear and half man-pig… no! Half man and half bear-pig… no… I’m seriaaaal!

Ainsi South Park nous offre une 11ème saison d’excellente qualité, dont le défaut principal est de nous faire criser d’impatience avant la prochaine.
Pour ceux qui n’aiment pas les mules et les grenouilles (bouh, download=pas bien!) voici un moyen gratuit (enfin je dis ça mais je n’ai aucune idée si c’est tout aussi légal!) d’accéder à n’importe quel épisode de n’importe quelle saison de South Park. Il suffit de cliquer ici.

Itoo

Things we Lost in the Fire

La période des Oscars est une bénédiction pour tous les amateurs de cinéma.
Les studios s’arrangent pour sortir leurs films en salles avant janvier pour que leurs souvenirs soient intacts dans les têtes des membres de l’académie, en charge des nominations.
Même quand ce n’est pas possible, que le film est pas prêt à être diffusé (majoritairement parce que ça arrange pas les studios qui étalent leurs sorties), on presse des DVD limités qui sont envoyés aux gars de l’académie.

Mais les gars de l’académie, c’est des gens comme vous et moi (peut être pas comme Arno, non (qui est en face de moi et me renvoi un sourire niait, ignorant tout de ce que je tape en ce moment)), y’a des gars bien comme des escrocs
Tout ça pour dire que le DVD privé d’un film au casting intéressant s’est vite retrouvé sur l’ami net, ce qui me permet de vous présenter un film qui arrivera en salle à la fin du mois de Janvier 2008.

Audrey et Brian Burke vivent un mariage parfait, avec deux ptits métisses (leurs enfants, soyez pas crades), dans une baraque immense, sous le soleil Californien.
Le jour où Brian se fait assassiner (par un voisin jaloux qui ne supportait pas de le voir porté secours à sa femme battue), le monde des Burkes d’effondre et Audrey entre dans un long et difficile deuil.
Pour l’aider à traverser cette épreuve, elle fait appel à Jerry, ancien héroïnomane (enfin, ancien…) et meilleur ami de Brian, qu’elle a toujours considéré comme un raté.
Elle apprend donc à le connaître tout en étant effrayé qu’il ne tente de prendre la place de son défunt mari.

Je tiendrais tout d’abord à remercier Allan Loeb pour ce scénario joyeux et parfait pour les fêtes de fin d’année.
Car si le sujet et touchant et qu’on compatie à la souffrance d’Audrey, le film entier porte un deuil constant et c’est vite relou.
Le film est super long et je ne vous mentirez pas en disant que j’ai clos mes paupières vers la fin (tout en étant persuadé que je suivais toujours l’histoire et que c’était une super idée pour reprendre du poil de la bête).

Les premières minutes du film paraissent un peu décousues et on se demande vite si le DVD n’est pas le résultat d’une première version du film, pas vraiment finie.
Le postulat de base du film est la mort de Brian, qui apparaitra tout au long de l’histoire à travers des flashbacks expliquant différents aspects de sa vie (son amour pour ces gosses, son amitié avec Jerry, son meurtre).

David Duchovny apparaît donc une dizaine de minute en tout et pour tout et c’est Halle Berry qui monopolise l’écran.
Peut être que ça vient de ma récente découverte de Catwoman mais j’ai eu un peu de mal à apprécier le jeu de l’actrice oscarisée, tout juste correct.
On peut tout de même se raccrocher à l’excellente prestation de Benicio Del Toro, dans le rôle de Jerry, a la vie brisée et relève radicalement le niveau totale de la production Paramount.

Le film est réalisé par la cinéaste danoise Susanne Bier, responsable du multi-primé Brothers, en 2004.
"Nos Souvenirs Brûlés" (titre français, bien moins pourri que les abominations que doit subir Itoo aux pays des caribous) est son premier film Hollywoodien.
Quant à savoir si le film sera présent à la prochaine cérémonie des Oscars, je dirais que…non.

Ju

No Country for Old Men

Aaaaah! Retrouver les salles obscures! Ca faisait longtemps que je n’étais pas allé au cinéma. Ben ouais mes derniers films étaient plutôt vieux, vus dans un avion ou téléchargés (m’en fout je le dis, c’est autorisé au Canada! Et toc!). Bref je me faisait une joie d’aller au centre-ville de Montréal pour payer mes 7$. Là premier couac : je sors et la douleur commence à m’atteindre : un putain de froid, mes amis! J’ai l’impression de respirer des glaçons à chaque bouffé d’air car des stalagmites se forment dans mes narines.

Après un petit kilomètre qui pour le coup paraît très long, je ramasse mon nez qui a fini par tombé sur le trottoir et rentre dans le métro. Arrivé au cinéma a lieu le 2ème couac en voyant l’affiche: ces cons ont traduit le titre donnant la phrase ridicule "Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme". Sous cet angle je crois que je n’aurais jamais jeté le moindre petit regard sur le sujet du film. Sans dec’, les québoches, faut arrêter! Pourquoi pas " Gangsters américains " ou " Heures limites 3 ", non plus? Stoppez tout, sto… Mon regard se pose soudain sur les autres affiches : ils ont osé tout traduire! Moi qui ne pensait que ça ne se résumait qu’aux séries tv telles que " Les héros ", " Les évadés ", "Perdus", et autres " Beautés désespérées "…

Bref je paye ma place et j’entre dans la salle; le film commence.
Texas, 1980. Alors qu’il chasse près de la frontière mexicaine, Moss découvre au détour d’une clairière les restes d’un rendez-vous de gangsters qui a tourné au carnage. Tout le monde est mort (sauf un gars très mal en point dans une camionnette) et un gros paquet de marijuana se trouve à l’arrière d’un pick-up. En continuant plus loin il trouve l’homme qui a survécu le plus longtemps au pied d’un arbre, mort lui aussi. A côté de lui se trouve une mallette pleine de 2,4 millions de $.
Ramassant les armes et l’argent, il rentre chez lui et cache le tout. Au milieu de la nuit il se réveil et décide d’apporter de l’eau au gars qui agonisait. Bien que conscient de la connerie qu’il est en train de faire (ben ouais t’as le fric, les armes, et personne t’a vu à pars un gars en train de crever la gueule ouverte!) il persiste et signe (je le savais bien qu’ils étaient cons ces texans (cf. G.W.B)). Alors qu’il est sur les lieux du crime, il se fait poursuivre et tirer dessus par des policiers de passage qui lui crèvent les pneus. Il arrive tant bien que mal à les semer, eux et leur putain de cabot, et rentre chez lui où il prévient sa femme de se barrer chez sa mère.

En parallèle un psychopathe traîne dans le coin. Ce taré se promène avec une bouteille d’oxygène et une sortie à air comprimé qui fait de jolis trous sur (plutôt « dans ») ses victimes. En plus il a une sale gueule (c’est lui en fond sur l’affiche) et c’est un putain de vicieux doublé d’un sadique. Aucun rapport me direz-vous : et bien si! C’est à lui qu’appartenait la mallette et il est bien décidé à la récupérer. Arrivant le premier sur les lieux du crime après la fusillade entre Moss et les flics il relève le numéro d’identification du véhicule de ce dernier : la poursuite peut commencer.
S’en suit un véritable jeu du chat et de la souris, le rongeur étant chanceux d’être si paranoïaque (ça lui sauve plusieurs fois la mise).

En même temps un flic proche de la retraite (interprété par Tommy Lee Jones) se lance dans l’enquête et poursuit les 2 à distance.

Ayant vite fait entendu parler de ce film durant le festival de Cannes, c’est sa place de premier film de 2007 dans le top 250 de l’IMDb qui m’a décidé à aller le voir. Et effectivement les frères Cohen ont fait du bon boulot.
Le fait que ce soit tourné au Texas donne des plans magnifiques et je ne saurais trop vous conseiller de voir ce film sur grand écran. Ensuite les acteurs sont excellents. Tommy Lee Jones confirme la mise en place de son nom en tête d’affiche et Javier Bardem, le psycho, est impressionnant, on peut dire qu’il fout les jetons. Ses manières sadiques et son acharnement en font un véritable taré qu’on ne voudrait rencontrer pour rien au monde.
Au niveau de la réalisation, certaines scènes sont intenses : lorsque les deux hommes sont proches l’un de l’autre le suspense est haletant. Rajouter à cela du réalisme au niveau des blessures (monsieur vous avez eu un accident de voiture si violent que votre os a transpercé la peau de votre bras!) et des personnages (mmh! Qu’il est plaisant à comprendre l’accent texan!).
Enfin l'humour est présent grâce à certaines répliques biens placées de Tommy Lee Jones ou quelques situations absurdes. Ca créé un décalage avec la pression accumulée, c'est vraiment sympa.

Le seul bémol vient de la fin; ce film n’est tout bonnement pas fini! Je veux dire par là que la fin est toute pourrie. Je ne vous dirai rien pour ne pas vous gâcher le reste du film, mais faites moi signe si vous ne pensez pas qu’il manque une scène à la bobine.

Malgré ce dernier point, je suis plus que satisfait de ce film (sortie le 23 Janvier 2008 en Gaule) dont on entendra sûrement parler aux oscars. Un dernier mot aux distributeurs français (je sais que vous nous lisez régulièrement, que dis-je? Tous les jours!) : laissez le titre anglais, ça attirera plus de monde!


Itoo

1 déc. 2007

Monty Python: la vie de Brian

Tourné 5 ans après "Sacré Graal", ce film s’attaque à une nouvelle légende: celle, bien connue, de la vie de Brian (enfin bien connue des Monty Python!).

Brian est un Juif de mère moche (jouée par un homme quoi!) et de père inconnu. Rentrant chez lui après la lapidation quotidienne (passe temps favori de sa mère) il apperçoit dans sa maison un centurion. Mais que fait cet énergumène chez lui? Sa mère finit par lui avouer: le père de Brian est en fait un romain, Nauthius Maximus (Maximus Vilainus), qui “au début avait commencé par la violer”.

Bref Brian se sent impure. Un jour qu’il vend des encas (Bretzel de dromadaire et autres mammelles de louve grillées) au Colisée de Jérusalem (combat de gladiateurs entre Franck Goliath et Boris Mineburg) il rencontre des juifs en train de comploter: le front du peuple de Judée (à ne pas confondre avec ces branleurs du front du peuple Judaïque ou les séparatistes du font populaire de Judée). Il n’a pas trop de mal à rejoindre le groupe et participe au complot qui consiste à enlever la femme de Ponce Pilate et le faire chanter.

Après une minutieuse préparation le groupe passe à l’action mais cela tourne au fiasco lorsqu’ils rencontrent un autre groupe séparatiste sur leur chemin. Brian est fait prisonnier mais le manque de vigilance des gardes lui permet de s’enfuire. S’en suit alors une course poursuite dans les faubourgs de la capitale galiléenne. Brian va sur la place des orateurs et se “cache” en se faisant passer pour l’un d’entre eux. Mais son discours est tellement convaincant (sisi vous verrez!) qu’il est pris pour le messie par la foule: il devient ainsi le nouveau prophète malgrès lui.

Vous l’aurez compris ce film est du grand n’importe quoi. Fidèles à eux-mêmes les Monty Python ont tourné ce film avec peu de moyens, même si on ressent une hausse du budget par rapport à leur précédent film (la ville n’est pas à 100% en carton-pâte).

Même s’il est globalement moins bon que Sacré Graal (en même temps c’est vraiment difficile de faire mieux), "La vie de Brian" contient quelques scènes d’anthologie telles que la lapidation du début (qui n’est pas sans rappeler le peuple voulant brûler la sorcière dans "Sacré Graal" (a wiiiiiiiitch!)) ou le fou rire des gardes (très communicatif) qui se foutent de la gueule de Pilate (de sa façon de parler et de son ami un certain Biggus Dickus (faut vraiment traduire?)).

Pour les fans des Simpsons je crois même avoir trouvé dans ce film l’origine des 2 extra-terrestres du dessin animé de Matt Groening. En effet Brian, dans sa course poursuite avec les romains, se fait percuter par une soucoupe volante dont les conducteur ne sont pas sans rappeler les 2 larves vertes (qui pour le coup sont ici bleues).

Comme d’habitude chez ces anglais, un même acteur joue plusieurs rôles et c’est parfois marrant de voir la même tête dans 2 costumes différents dans la même scène: quand l’un part, l’autre arrive. Certains rôles sont hillarants: une mention spéciale à Ponce Pilate et aux deux gardes de la prison.

Le film se termine par une petite crucifiction et une chanson avec une belle morale qui résume bien l’objectif premier des réalisateurs: le rire avant tout!

Itoo


30 nov. 2007

Mr Magorium's Wonder Emporium

Les films magiques existent toujours.
Si Tim Burton avait relancé la machine avec un très bon "Charlie et la chocolaterie" (bien qu’en dessous du livre et de sa première adaptation cinématographique) Zach Helm le suit et le surpasse avec le magnifique "Mr Magorium’s Wonder Emporium", coup de maître pour un premier film entant que réalisateur.

Molly Mahoney est une jeune femme de 23 ans au talent prometteur au piano mais qui n’a jamais vraiment réussi à percer (par manque d'implication, pasn par insuffisance de talent).
Elle est depuis bien longtemps l’associée de Mr Magorium, l'excentrique propriétaire d’un magasin de jouets un peu particulier.
Quand il sent son heure venir, à 243 ans, Mr Magorium désigne Molly pour assurer sa succession, ce qui la pétrifie au plus grand point.
Souhaitant toujours se tourner vers la musique, elle ne pense pas posséder la magie nécessaire à la bonne tenue de l’établissement.

Les parallèles avec Charlie et la Chocolaterie sont nombreux et Mr Magorium apparaît vite comme le Willy Wonka des jouets, le magasin du premier renvoyant à l’usine du second, un lieu magique ne répondant pas aux contraintes du monde réel.

Les premières scènes exposant la magie du magasin en mettent plein la vue et même les plus petits détails font sourire.
Au milieu de l’ensemble de panneau indiquant les différents rayons du magasin, on trouve un panneau indiquant Cleveland, on croise Kermit la grenouille qui fait ses courses, les avions en papier volent pendant des heures, etc.
Je m’arrête là pour vous laissez le bonheur de trouver les nombreux exemples qui témoigne du soucis du détail apporté au film.

L’histoire est divisée en 6 chapitres (à la manière d'un livre narrant la vie du magasin), contés par le jeune Eric, 9 ans, ami de Magorium et Molly et collectionneur de chapeau, que les jeunes de son âge trouvent bizarre.

Le film tourne autour du personnage de Molly, de ses rêves de musique et de sa dévotion à Mr Magorium, figure paternelle par substitution.
L'origine et le passé de ce dernier ne sont pas expliqués, ce qui ajoute au côté mystérieux de l'oeuvre.
En ce Mr Magorium, Dustin Hoffman trouve un défi pour lequel il se surpasse et il semble jubiler à chaque instant de chaque scène.
Ce rôle extravagant mais brillant (pas comme ceux des relous "I Heart Huckabees" ou "Meet the Fokers") nous rappelle son immense talent d’acteur (regardez "Rain Man" si vous en doutez).

Zach Helm, inconnu avant son prix du meilleur scénario de 2006 pour "Stranger Than Fiction"
signe un excellent premier film, qui aurait été parfait pour les fêtes de fin d’année.
Le Merveilleux Magasin de Mr Magorium (titre français) ne sortira dans nos contrées que mi-février 2008 mais je ne doute pas qu’il ravira des spectateurs de tout âge.

Ju


29 nov. 2007

La Faille

Le droit et son univers impitoyable.
Des bandits peuvent être acquittés sur des détails, des gens respectables condamnés sur des conneries, tout est laissé à l’argumentation des avocats et au jugement des juges.
(Même si il est plutôt dur d’être convaincu si on a vraiment rien fait).
Mais à Hollywood, tout fini bien, et le méchant vas en taule, alors c’est plutôt cool.

Theodore Crawford est un riche gars de 60 ans, vivant avec une femme de quarante ans, qui d’un coup d’un seul, décide de remplir une tête qu’il considère trop vide avec un peu de plomb.
La police arrive sur place, l’inspecteur prend la confession du félon, tout le monde retourne au poste et on se dit que le gars aurait put prévoir un peu mieux son coup.
William Bechum, avocat au service du procureur général y voit une affaire facile qui lui permettrait de finir en beauté avant de rentrer chez Wooton Sims, un cabinet privé où il pourra se remplir les poches.
Lors de l’audience préliminaire, Crawford surprend son monde en révélant que Rob Nunally (le premier inspecteur sur les lieux le soir du drame) était l’amant de sa femme, ce qui rend l’arrestation (et le prise de confession) invalide.
De plus, le flingue utilisé lors du meurtre n’a pas était retrouvé dans la maison de Crawford et l’affaire qui semblait gagner d’avance glisse entre les doigts de Willy.
Il lui reste deux jours pour fournir de nouvelles preuves (trouver le flingue serait un bon début), pour que justice soit fait.

L’histoire a le mérite d’être simpa même si la règle de droit est un peu abusée.
Alors qu’il pourrait faire profil bas et attendre sa libération peinard, Crawford va passer son temps à se foutre de la gueule de Beachum, auquel il ne cache pas sa responsabilité.
Le film aurait pût se finir en 30 minutes si il m’avait écouté quand je lui ai dit de porter un micro quand ils se rencontraient, mais bon…

Si on pense pendant un long moment que Crawford est super balèze et qu’il va les baiser avec un plan super compliqué mais au final, c’est vraiment un truc à la con qui lui permet de s’en sortir.
On est un peu déçu quand le grand méchant passe de véritable génie à juste malin.

Anthony Hopkins est fidèle à lui-même dans ce qui est seulement son second rôle de criminel (le premier étant le GRAND Hannibal Lecter) et il bénéficie d’un partenaire selon moi aussi talentueux que lui en la personne de Ryan Golsing, découvert dans "The United State of Leland" et révélé dans l’excellent "Half Nelson" qui aurait du lui rapporter un oscar.
Dans des rôles toujours différents, la qualité de son jeu est constante et c’est selon moi (parce que je connaissait pas trop ces films avant) la découverte de cette année cinéma.

Le film est réalisé par Gregory Hoblit, habitué à ce genre de production (Peur Primale, Témoin du Mal) qui fait un travail honnête sur ce film qui aurait pût être bien plus avec un directeur plus audacieux.
Le film, sorti au début de l’année, a tout de même fait son ptit million de spectateurs, ce qui est remarquable.

Un film à voir pour son duo d’interprètes, représentant deux générations d’acteurs, dans un film agréable bien malgré un potentiel sous-exploité.

Ju

28 nov. 2007

Ugly Betty

Voici la série qui a fait le plus de bruit l’année dernière, au niveau de la critique américaine, pour sa première saison.
Même si c’est loin d’être la meilleure série de l’année, elle possède des atouts indéniables qui ont put berner les professionnels américains.
Principalement parce que c’est des gros cons, mais bon, n’est pas Kritikos qui veut.

Betty Suarez est une jeune New Yorkaise (du Queens), originaire du Mexique, avec un père qui cuisine tout le temps, une sœur qui parle trop fort, enfin, toute la famille de mariachis.
Très attiré par l’écriture et cultivant le rêve de diriger son propre magazine, elle entre comme secrétaire assistante de Daniel Meade, nouveau golden boy à la tête de Mode, le premier magazine de mode du pays.

Betty la moche (simple traduction du titre, d’autres arrivent) n’a pas vraiment était engagé pour ses qualifications ou son expérience mais parce que Bradford Meade (père de Daniel et fondateur du magazine) voit en elle la personne parfaite pour mettre son fils sur de bons rails et contrer une malheureuse habitude (Daniel est connu pour coucher avec toutes ses assistantes et pas en foutre une).

Contre toute attente, la dégueulasse Betty (un peu trop fort ?) et Daniel sont développer une réelle amitié et elle finira par devenir une vraie amie, servant de constant garde fou au playboy.
Parce que c’est évident que si elle n’est pas belle, Betty est intègre et juste, une vraie samaritaine qui ne supporte pas le mensonge.

Si Betty la gueuse est le personnage central de l’histoire, c’est surtout les seconds rôles qui m’ont séduit dans la série.
Même si ils sont tous super caricaturaux (comme tout les rôles de la série), ils s’avèrent super marrants, avec une mention spéciale pour Marc et Amanda, deux véritables enflures.

Dès les premières scènes du pilot, les scénaristes semblent se foutre de la gueule des telenovelas que regarde (comme tout les mexicains) la famille Suarez, où les mêmes acteurs jouent différents rôles, les histoires sont tirées par les cheveux, le réalisateur abuse des zooms rapide sur le visage d’un mauvais acteur mimant une émotion, etc.
Le problème, c’est que la série (on revient à Ugly Betty) tombe de temps en temps dans les mêmes écueils et on le droit à tout les classiques du genre au cours de la première saison (le mariage, la mort, les problèmes de familles, les questions de pouvoir, de complots) et il y a toujours un moment durant l’épisode où on se demande ce qu’on fout devant la télé.

La série enchaîne les guest stars et on aura le droit de voir Salma Hayek (productrice de la série) dans une demi-douzaine d’épisodes et de subir Victoria Beckham dans un épisode de la seconde saison.
Rebecca Romijn a droit à un rôle récurrent dès la moitié de la saison, ce qui est une bonne chose (parce qu’elle est canon).

La série passe tout les jeudis à 20 h sur ABC (qui se retrouve avec de bien faibles programmes cette saison), est l’adaptation d’une série mexicaine (et non du destin de Lisa, qui pour le coup est encore plus de la merde et déjà une adaptation) et la seconde saison est en cours de diffusion (9 épisodes jusqu’à maintenant).

Vous trouverez un grand nombre de meilleures séries à regarder mais si vous voulez suivre les aventures de Betty la vilaine, c’est pas non plus le pire choix de l’année.
Ju

27 nov. 2007

D-War

Il est des films comme ça, dont on a jamais entendu parlé, mais un jour le destin vous les colles sous le nez, au moment où vous ne vous y attendez pas. Vous l’aurez compris (ou pas), le destin, ici, c’est Ju qui, via ce satané téléphone, me somme d’être présent à la projection ed D-War afin d’en faire la critique. Allons-y donc…

L’histoire commence en Corée, 500 ans avant notre époque. Un jeune homme, son maître et sa fiancé essaye d’échappé à un énorme serpent (un cobra pour les puristes). Le serpent recherche en fait la fille qui aurait le pouvoir de le transformer en dragon invincible. Après avoir réussis à lui échappé en se suicidant (quelle stratégie), l’histoire s’arrête et reprends 500 ans plus tard (Si vous avez suivis, ça correspond à notre époque).

Un jeune garçon se voit confier par un antiquaire qu’il est la réincarnation du jeune homme d’antan. On apprendra que cette homme est en fait le vieux maître d’avant. Il confie au garçon la charge de retrouver la réincarnation de son ancienne fiancée afin de se préparer à combattre l’ignoble serpent (Buraki de son prénom) et son armée des ténèbre qui sont bien décidés à ne pas se faire avoir ce coup ci.

On retrouve le jeune garçon 20 ans plus tard alors qu’il trouve enfin la fille.

Là, vous vous dites que je vous ai déjà spoiler la moitié du film… en fait ça ne fait que 10 minutes, le reste est facilement spoilable… Le héro et sa copine passe leur temps à essayer d’échapper à Buraki et ses troupes, pour finir dans un final ou un autre serpent, convoqué par l’amulette du héro, viendra péter la gueule de Buraki après avoir été transformé en dragon par la fille.

Comme ça on se dit que c’est nul, et on a parfaitement raison… Mais analysons ça plus en détail.

Ce film est assez original puisqu’il est catalogué comme film Américain et Sud-Coréen, ce qui explique qu’on y retrouve un dragon qui ne ressemble pas à la conception que l’on connaît de la bête mais plutôt à un immense serpent avec des bras, des pattes et des moustaches (cf Shenron dans « Dragon Ball »). Cela explique aussi pourquoi le héro, l’héroïne et le maître, après avoir été franchement asiatique dans les 5 premières minutes, se retrouvent franchement américain pendant tout le reste du film… Scandaleux me dites vous ? Ben oui, mais on est dans un film semi-ricain quand même. Mais à la limite, cela aurait pu être supportable si les acteurs savaient jouer leur rôle, même juste un peu. Le héro n’a vraiment aucune expression, quoi qu’il se passe, on a l’impression qu’il se fait chier, et c’est drôlement contagieux.

Le scénario, vous avez pu le constaté, ne casse pas trois pattes à un canard, mais aurais pu suffire à faire un film divertissent si il ne comportait pas autant d’incohérence. Un exemple tout simple, pourquoi le deuxième serpent n’apparaît pas au tout début du film pour péter la gueule à Buraki ? On a cherché avec Ju et rien ne justifie d’attendre 1H47 pour en finir avec le méchant serpent. A croire qu’un détail aussi évident n’a pas titillé lé scénariste… On croit rêver. Un autre exemple qui énerve : A plusieurs moments durant le film, le héro est a la merci des méchants et ceux-ci, qui habituellement zigouille à tout va, laisse à chaque fois ce premier s’en sortir sans raison, ou alors attende 2 plombes (surtout le serpent) pour justifier le faite qu’un miracle puisse arriver… Lamentable.

Au final, on se retrouve devant un film vraiment mauvais, qui heureusement ne dure « que » 1H47, mais rassurez vous, ça vous laissera bien le temps de vous faire ch***.
Voila une critique dégueulasse pour un film que ne l'est pas moins.

Kp



26 nov. 2007

Garden State

Y’a rien de mieux que redécouvrir un excellent film, par une douce nuit de Novembre.
(Evidemment que y’a mieux, comme gagner au loto sans avoir joué, ou encore rentrer dans Jessica Alba en allant se laver les dents au réveil, mais on vas rester dans le réalisable et s’en tenir au film, pour le bien de mon intro)
Garden State fait parti de ces films que peu de monde a vus, mais que tout le monde a adorés.
Pour tout vous dire, je ne vois même pas pourquoi vous lisez encore cette kritike…

Andrew Largeman est un acteur hollywoodien de second plan, bourré de cachets (mais à l’air bien sympathique), qui rentre dans sa ville natal de Newark (New Jersey), pour y assister aux funérailles de sa mère.
Il y retrouve son père (avec qui le courant ne passe pas des masses) ainsi que ses anciens amis restés dans les parages.
Alors qu’il traverse une phase où il se pose beaucoup de questions sur sa vie, il rencontre Sam, une très belle mythomane.

Hautement autobiographique, ce film marque la première réalisation de Zach Braff (connu jusqu’alors pour son rôle dans Scrubs), en hommage à son New Jersey natal (Garden State est un surnom de cette état américain) et aux problèmes de sa génération.

Le film s’attaque aux questions qu’un jeune de 25 ans peut se poser quand il porte un regard en arrière sur sa vie.
Sam, joué par l’excellente Natalie Portmann résume cela en une seule phrase "Reminicing already ?" dans une des toutes premières scènes, face à l’air anxieux d’Andrew.
Ce film a rapidement été qualifié de générationnel dans la mesure où c’est le premier à s’attaquer à ce malaise que peuvent vivre des jeunes, bien avant qu’ils n’atteignent la trentaine.

En parallèle d’une mise en scène sobre et efficace (assez rare dans un premier film), Zach Braff s’est appuyé sur une bande son magnifique, comptant parmi les plus belles ballades du début des années 2000.
De Coldplay, à Simon & Garfunkel en passant par Nike Drake, les artistes lui ont laissé le droit d’utiliser leurs compositions pour des sommes dérisoires, en réponse au faible budget du film.
Si l’approche est totalement différente du travail que peut effectuer Tarantino en découvrant des pépites oubliées, les chansons sont ici toutes assez connues et facilement reconnaissable en dehors du contexte du film.
On a plus l’impression de piocher dans la playlist d’une personne ayant eu 20 ans en l’an 2000 que d’assister à la transcription musicale des aventures du personnage principal.

Si on connaîssait les talents d’actrice de Natalie Portmann, Garden State est l’occasion parfaite de découvrir Zach Braff dans un rôle plus dramatique que celui de J.D, qu’il endosse chaque semaine avec talent.
Dans le rôle torturé d’Andrew, il fait des merveilles par son minimalisme et nombre de personne de notre génération pourront se reconnaître dans son personnage.

Le film est sorti il y a déjà presque 3 ans, et a rapporté plus de 25 millions au box office US, soit dix fois son budget de production.
En France, le film a été vu par moins de 300 000 personnes lors de son exploitation en salles (honte à vous) et je ne saurais que trop vous conseiller de vous jeter sur le DVD de cette œuvre brillante, un des tous meilleurs premiers films qu’il m’est était donné l’occasion de regarder.

Ju

23 nov. 2007

The Last Kiss

Dans la lignée de "Garden State" (dont la kritike arrivera quand on trouvera un moment pour le re-matter), on retrouve Zach Braff dans une comédie dramatique romantique (je sais que les trois mots ensemble ne veulent rien dire mais je n’ai pas réussi à en garder que deux).
S’il n’a pas réalisé cette dernière, on y retrouve un casting assez fourni même si le film est en dessous de son modèle.

Michael, Chris, Kenny et Izzy sont potes depuis l’enfance et atteignent aujourd’hui la trentaine.
Michael vit le grand amour avec Jenna (qui attend son premier enfant), Chris ne reconnaît plus son couple depuis la naissance de son fils, Kenny est l’éternel célibataire qui enchaîne les conquêtes sans que ces dernières aient vraiment de signification et Izzy sort difficilement d’une longue relation qui l’a détruit émotionnellement.
Malgré leurs situations différentes, chacun se pose des questions sur sa vie, ses relations amoureuses, etc. et traverse une crise de la trentaine (présentée comme celle de la quarantaine de nos parents mais en plus précoce car on vit de plus en plus de choses, de plus en plus vite).

Premier film majeur de Tony Goldwyn (qui sévit essentiellement dans la réalisation d’épisodes de séries télés telles que "Dexter", "Grey’s Anatomy" et "The L Word"), "The Last Kiss" regroupe du beau monde devant la caméra.
Pas de grands noms du cinéma mais des personnes loin d’être physiquement dégueulasses (d’où "beau monde").

En plus de Zach Braff ("Garden State", Scrubs), qui n’a pas un rôle si dominant que ça, on trouve la magnifique Rachel Bilson ("The O.C" mais je préfère penser à sa participation à la nouvelle série "Chuck"), Casey Affleck (dont j’ai une estime toute particulière depuis "The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford") et Eric Christian Olsen (un gars à la tête connu mais qui n’a rien fait de majeur).

Tout comme J.D (personnage de Scrubs), Michael agit par moment stupidement et on se prend plusieurs fois à voir arriver une possible gaffe, en se disant "Non, il va pas le faire", qui au final se réalise et le laisse dans la merde.
Quelques moments sont marrants mais le film est plus touchant que comique à proprement parler.

Le film se positionne en continuité directe de l’histoire de "Garden State"(le gars passe de la confusion qu’il éprouve à 25 ans au cap difficile de la trentaine) et Michael se pose des questions auquelles tout le monde peut s’identifier et est simplement effrayé par le côté prévisible de sa vie et a peur de se laisser enfermé dans une routine, aussi agréable soit elle (bonne situation professionnelle, une copine terrible (dans le sens ‘bien’), de bons potes, un bébé à venir).

La grande force du film tien au fait que les personnages n’y sont jamais jugés, quels que soient leurs actes. Ils ne sont jamais diabolisés et sont présentés comme des êtres humains, avec les doutes qui les caractérisent, sans parti pris.

En définitif, un bon film que je conseille aux couples et aux personnes ayant aimé "Garden State".

Ju

Smiley Face

Un film bien chelou choisi sur les seuls noms du réalisateur (Gregg Araki, auteur de "Mysterious Skin") et de la tête d’affiche (Anna Faris, découverte dans "Scary Movie") malgré un sujet assez limité.
C’est vrai que suivre une gonzesse complémentèrent éclatée pendant toute une journée, y’a plus intéressant comme fait de départ.
Mais le film est vraiment marrant et ça le sauve.

Jane est une jeune actrice vivant à Los Angeles qui passe plus de temps sur son bong que sur ses scripts (mis à part une pub pour une bière locale, elle a pas fait grand-chose).
Lors d’une journée totalement classique, elle se retrouve complètement déchirée dès 9h du mat et décide de s’envoyer les cupcakes préparés par son colloc (parce qu’être défoncé, ça fout la dalle).
Le hic (car hic il y a), c’est que les cupcakes sont en fait des spacecakes, ce dont la jeune actrice n’avait pas vraiment besoin.

Stone comme jamais, elle met en place un plan, qu’elle considère judicieux, consistant à acheter de la beuh avec l’argent laissé par son colloc pour l’électricité, refaire des cupcakes pour remplacer les précédents, aller retirer de l’argent pour payer l’électricité et finir la matinée par une audition prévue depuis quelques jours déjà.

Absolument tous les éléments du plan vont partir en couilles et pour vous citer que quelques complications sachez que Jane doit déjà 400 dollars à son dealer, ne sait pas faire de spacecakes et va foutre le feu à la cuisine, avant de se rendre compte qu’il lui reste 1,4 dollars en banque (je connais ce sentiment désagréable).
Le film n’a alors pas commencé depuis 30 minutes et on passe déjà de grand moment de rigolade (comme toujours quand on regarde une personne complètement éclatée).

Tout commence par Jane qui ne bouge pas d’un pouce pendant près de deux heures, bloquée devant son pécé sur un jeu totalement ridicule, genre de Second Life avec des singes et tout sortes d'animaux grotesques (le genre de jeu qu’on apprécie que défoncé).
Sensation assez familière qui m’a fait mourir de rire.

Y’a pas vraiment de grande performance au niveau du jeu d’acteur ("joue la bourée") ou de prise de risques au niveau de la réalisation mais on se marre vraiment à regarder les actions de Jane, qui s’imagine des trucs de barjot et passe une vraie journée de malade.

Le film a été présenté à Cannes et Deauville cette année et sortira en salle au début de l’année prochaine.
Si il n’est pas nécessaire d’aller le voir au ciné, ça peut toujours faire un ptit film marrant, à regarder entre pote.
Il n’a pas d’autre prétention.

Ju

22 nov. 2007

P2

Waou, un film d’horreur hollywoodien avec un réalisateur français aux manettes, produit par Alexandre Aja (le trou du cul responsable de "Haute Tension" et du remake de "la Colline a des Yeux") avec des acteurs inconnus et un plot super déjà vu (et un poil ridicule), tout un programme.
Je me demande d’ailleurs comment ils ont réussi à faire de cette calamité imminente un film pas si désagréable.

Angela travail dans un cabinet d’avocat où elle passe par jour le temps qu’un étudiant assidu passe par semaine à la fac.
Le soir de noël ne déroge pas à la règle et elle quitte l’immeuble en toute dernière, déjà à la bourre pour rejoindre la famille de sa sœur pour le révillon.
(Parce qu’honnêtement, c’est pas vraiment un réveillon, plus une excuse pour bâfrer comme des porcs sans prêter un quelconque intérêt à l’horloge comme ça pourrait être le cas pour le nouvel an (qui pour le cas, répond plus à la définition de réveillon). Mais je m’égare un peu…)
Alors qu’elle s’apprête à quitter l’immeuble, sa voiture ne démarre pas et elle se contraint à demander au gardien du parking de lui ouvrir l’accès à l’ascenseur pour qu’elle puisse attendre un taxi à l'entrée de l'immeuble.
(Au passage, elle traite le gardien de parking un peu comme de la merde)

Une demi-heure plus tard, le taxi arrive mais les ennuis ne font que commencer.
La porte d’entrée (de sortie pour le coup) est verrouillée et le pakistanais dépêché, bien que confortablement installé dans son couvre siège à boules (on ne le voit pas une seconde, je projette seulement), décide de se barrer parce qu’il n’a pas que ça à foutre non plus.
Angela se décide alors à retourner dans le parking pour y trouver le gardien et lui demander d’ouvrir la porte.
Oui, mais non.
Parce que le gardien, il se souvient que t’a pas été cool avec lui alors qu’il voulait juste t’aider et qu’en plus, il t’épier depuis un moment déjà et avait choisi le soir de noël pour passer à l’acte et faire ce que tout les hommes pas terrible font quand ils veulent passer du bon temps avec une femme attirante.
La droguée, lui enfiler des vêtements sexy et l’attaché à une chaise.
Ce parking sera votre tombeau, hahaha.
(Aïe, spectateur aux goûts douteux (L.S dans le jargon), sort de ce corps.)

J’arrête ici le spoil (même si c’est vraiment ce qui m’amuse le plus avec ce genre de film) car le film n’est pas encore sorti (donc certains pourraient avoir envie de le voir) et ne le mérite pas vraiment (le spoil, pas la sortie en salle).

La vrai bonne idée du film, en dehors d’avoir relooké Rachel Nichols après 15 minutes (qui passe d'une avocate stricte à un pulpeux canon en robe blanche), c’est de soutenir que le gardien du parking pense vraiment bien faire et qu’il trouve ses actions tout à fait justifiables.

Tout au long du film, il s’attend à ce que la fille le remercie pour cette soirée inoubliable.

- Oh, merci de bien vouloir passer du temps avec moi en cette veille de noël, car malgré ma plastique parfaite, je travaille trop pour rencontrer qui que se soit et j’aimerais avoir quelqu’un sur qui me reposer.
- Cependant, je me demandais si c’était bien nécessaire de me drogué, d'abuser de moi, de me ligoter et de tuer certains de mes collègues.
- Mais si tu pense que c’est indispensable, chéri, je te fais confiance. Faisons l’amour toute la nuit maintenant.

Evidemment ça n’arrivera jamais mais ça distrait de voir un gars aussi gravement atteint que Tom le gardien de parking (pour un titre de tueur, on peut faire mieux, je pense).
On s’aperçoit d’ailleurs assez vite qu’il ne veut à aucun moment lui faire de mal mais désire juste passer la soirée avec elle, discuter, tout ça.

En dehors de cette approche originale et de Rachel Nichols (que vous avez peut être vu dans la dernière saison d’"Alias"), le film est un condensé de clichés de scènes d’horreur, avec les flics qui viennent mais qui ne remarque rien de suspect, la meuf qui tente de s’échapper et de se cacher tout en sachant que ça sert a rien vu que le building est fermé les deux prochains jour et que le gars aura tout le temps de la trouver, la même meuf qui se rend compte de sa connerie et décide de prendre le taureau par les cornes (ou du moins d'essayer de prendre sa tête avec une hache).
C’est du grand classique et paradoxalement les moments les plus pourris du film.

Les inconvénients excède les avantages et je ne vous conseillerai le film que si vous êtes fan de ce genre de production et que vous penser qu’un huit clos dans un parking, c’est l’idée du siècle.

Ju

Down in the Valley

En ce 22 Novembre, date anniversaire de la naissance de Scarlett Johansson (je savais pas où le placer vu que le film n’a aucun lien avec elle, alors j’ai décidé de commencer par ça), je vais vous parler d’un film assez peu connu que j’ai trouvé par mots clés.
En tapant "Edward Norton", "Evan Rachel Wood" et "festival de Cannes", on tombe sur un film, présenté dans la catégorie "un certain regard", passé inaperçu lors de son exploitation en salle (Février 2006) malgré ses nombreuses qualités.

Tobe (diminutif d’October, qui s’avère être un prénom) est une adolescente (quelque part entre 16 et 18 ans, c’est pas précisé) en rébellion contre son père adoptif, vivant dans un patelin Californien.
Un jour qu’elle va à la plage avec ses amis, elle rencontre Harlan, un cowboy perdu dans la civilisation.
Quand je dis "cowboy", je veux pas dire que le gars est crado, porte des santiags, marche au ralenti et ne frappe que du revers de la main.
Non, là je parle d’un mec vraiment étrange, qui se balade à cheval, avec les colts de Billy the Kid et qui répond aux codes et conventions de l’époque.
Un mec qui n’a rien à foutre dans notre époque, quoi.
Les deux jeunes gens tombent amoureux l’un de l’autre et quand Wade (le père adoptif) interdit à Tobe de le revoir (vu qu’il a à peut près le double de son âge), la machine s’emballe et Harlan révèle son vrai visage.

Les personnages du film vont peut à peut se découvrir pour ce qu’ils sont vraiment et on s’aperçoit assez vite que la première impression qu’on a d’eux n’est pas souvent la bonne.
Mis à part Lonnie, le frère de Tobe, qu’on a cerné paumé et en quête de repère dès les premières scènes, on se plante lourdement si on croit connaître les personnages après une demi-heure de film.
Peu à peu, les méchant deviennent gentils, les gentils se complexifient (sans pour autant se détacher de leur charisme) et on comprend que la situation s’intensifie et que prendre parti n’est pas la bonne solution.

Si l’histoire tourne autour de Tobe, c’est Harlan qu’on voit le plus à l’écran (je ne vais pas vous dire pourquoi, que ça vous nique pas le film non plus), ce qui n’est pas une mauvaise chose vu que c’est le personnage le plus complexe et intéressant.
Dans ce rôle, Edward Norton fait des merveilles et on soupçonne un travail profond sur le personnage, dès l’écriture (en tant que producteur, il à aider à réécrire le script avec le réalisateur) ainsi que dans l'entraînement au maniement des armes, du lasso et de la montée à cheval.
Le choix de David Morse (excellent dans "The Shield") dans le rôle de Wade donne une toute autre mesure à l’affrontement entre les deux personnages masculins.

Les références au Western sont nombreuses ("la poursuite infernale", "la rivière rouge") mais c’est plus sur le décalage entre le comportement, idées et valeurs de Harlan et la société dans laquelle il évolu que le film se distingue et trouve tout son intérêt.

Un film très intéressant que je conseil à toute les personnes qui seront reconnaître en Edward Norton un des plus grands acteurs de sa génération.

Ju

21 nov. 2007

King Of California

Arno n’a pas que des idées de merde.
Aussi bizarre que ça puisse paraître pour un gars qui met du sucre sur son pain de mie plutôt que de prendre de la brioche (je ne parlerai pas de ses passages surlignés en rouge), son cerveau produit de temps en temps une idée valable.

Si j’avais ignorer son premier conseil, préférant me perdre dans des pensées plus intéressantes (un volant de badminton à ce moment), ce qui m’arrive généralement quand il commence à parler cinéma (depuis une certaine nuit au musée, je sais plus trop si je peux l’écouter), quand il m’a répété que King Of California avait l’air sympa, je l’ai pris en compte et quelque mois après, je me retrouve avec le film et suis contraint de m’incliner devant la qualité de ce dernier.

Depuis que son père Charlie est parti en hôpital psychiatrique plus de deux ans auparavant, Miranda a dût quitter l’école et prendre un job au Mc Do’ local pour être en mesure de payer les factures et garder la maison dans laquelle ils ont toujours vécus.
A bientôt 17 ans, elle récupère son père à la sortie de l’asile où ce dernier a entreprit des recherches sur un trésor espagnol caché lors de la découverte de la Californie, qu’il pense pouvoir récupérer.
Pour se faire, il devra finir de décoder les écrits d’époque en sa possession et chercher divers indices sur des sites actuels.
Malgré son côté terre à terre et responsable, Miranda lui viendra rapidement en aide et ils iront tout deux à la recherche de ce trésor.

Si la plupart des chasseurs de trésor sont des blaireaux qui se baladent sur votre plage avec un détecteur de métaux, persuadés que personne n’a eu l’idée avant, Charlie et Miranda ne creusent pas au hasard et la démarche explicative ainsi que les indices qu’ils trouvent 400 ans après avoir été plantés, donne un sens à leurs idées.

D’autre part, les histoires de trésor ont le don de m’emmerder, en règle générale, mais c’est ici plus un prétexte pour suivre l’évolution des relations entre Miranda et Charlie où l’adulte est la mineure, durant la plupart du film.
On comprend vite que Miranda essaie de constamment protéger son père (qui est un peu barré), même si cela signifie confirmer ses théories extravagantes.
Bien que ce soit difficile pour elle et qu’elle ne réussisse à s’y contraindre, Miranda voudrait croire son père et son histoire de trésor.

Un ancien compagnon de Charlie (avec qui il jouait dans un groupe) intervient pour leur venir en aide mais l’histoire tourne essentiellement autour des deux personnages principaux (et en plus, il fout plus la merde qu'autre chose).

Michael Douglas comme Evan Rachel Wood y trouvent des rôles magnifiques auxquels ils répondent par une interprétation impressionnante de talent.
Si monsieur Zeta Jones y trouve, à 62 ans, son meilleur rôle selon moi, la jeune actrice d’à peine 20 ans montre qu’elle a fait du chemin depuis le très bon Thirteen et s’impose comme une actrice avec qui il faudra compter pour les années à venir.

Le film se déroule entièrement en Californie et est filmé dans des couleurs chaudes qui donnent au film une aura particulière, très attrayante bien que floue par moment.
King Of California est le premier film de Michael Cahill, qui a eu l’idée de scénario en étant témoin du développement de l’immobilier et l’importante évolution du paysage lors de son enfance, et produit par les producteurs de Sideways.

Le film est sorti en Septembre 2007, n’est plus proposé dans de nombreuses salles à travers le pays et je vous conseil d’y jeter un œil lors de sa sortie DVD, au premier semestre de l’année 2008.

Ju

20 nov. 2007

Sherrybaby

Je sais plus trop pourquoi j'ai récupéré ce film (l'histoire est simpa mais pas sensass, je connais pas trop l'actrice principale ou le reste du cast, le film n'a fait parler de lui (box office ou presse) et n'a pas remporté de récompenses majeures) mais j'en suis finallement pas mécontent.
Comme dans tout les films au sujet difficile basé sur un seul personnage, Maggie Gyllenhaal y trouve ce qu'on appelle un rôle à Oscar.
Le film est cependant trop moyen pour qu'elle puisse y faire parler d'elle.

Sherry est une jeune femme qui sort de 2 ans et demi de taule après avoir été convaincu de vol (pour acheter de la drogue).
A sa sortie, elle contacte son frère qui s'est chargé de l'éducation d'Alexis, sa fille de 8 ans (qui a passer en gros la moitié de sa vie sans voir sa mère).
Sherry se heurte alors aux problèmes classiques de réhabilitation d'anciens détenus, elle doit trouver un travail, rester clean (à l'écart des drogues), rapporter ses moindres faits et gestes a son agent de parole (le flic qui s'assure qu'elle fait pas de conneries), tout en essayant de regagner la garde de sa fille.
Quand elle se heurte à la femme de son frère qui a tenté de mettre de la distance entre Alexis et sa mère (qui ne l'appelle plus Maman et semble être effrayée par elle), Sherry voit son monde s'écrouler et toutes les raisons qui l'ont poussé à s'accrocher disparaitrent.

L'histoire est pas vraiment joyeuse et Sherry en prendra plein la gueule, pendant tout le film, constamment fliquée et rejettée par sa propre famille qui tente de protéger sa fille.
On prend rapidement le parti de Sherry (ouais, les pédés, ils lui ont piqué sa fille) avant de comprendre que la vérité est plus complexe, que Sherry recommence les conneries et qu'elle se révèle être une personne plutôt instable.
C'est plutôt compréhensible pour une meuf abusée par son père, qui a passé 6 ans sous héroïne , tombé enceinte à 16 ans, ne sait plus ce qu'est devenu la père et qui n'a pas pu assister à l'enfance de sa fille, vu qu'elle était en taule.

Maggie Gyllenhaal (la soeur de Donnie Darko) s'approprie totallement le personnage et revèle toute l'étendu de son talent, grâce à un rôle complexe et bien écrit.
A son côté, on remarque la participation de Danny Trejo (le Machete de "Grindhouse") dans son premier rôle sensible (ou du moins, le premier que j'ai vu).
Si le film a été présenté à Deauville en Septembre 2006, il n'est pas encore sorti dans les salles du pays et a toutes les chances d'être distribué en DVD directement.

Ju

The Nanny Diaries

A l’heure du 300ème post (en moins d’un an, c’est plutôt pas mal), je vous propose la critique d’une comédie légère que j’attendais depuis un moment.

C’est tiré d’un roman à succès, y’a des ‘tis n’enfant (pour les filles), Scarlett Johansson (pour les gars), Chris Evans (pour les femmes indépendantes qui se disent qu’elles pourront toujours acheter un bébé sur ebay, quand elles auront 40 berges), que demande le peuple ?

Annie Braddock est une jeune diplômée qui se cherche un peu et se demande si elle veut devenir une femme d’affaire comme elle en croise tous les jours dans les rues de New York.
Alors qu’elle prend quelques jours pour réfléchir à son avenir, elle sauve le jeune Grayer, que sa mère avait laissé échapper, perdu dans des réflexions primordiales (alors, ce soir, Tailleur Channel ou robe Dior ? Aller, soyons informelle et branchée, je vais opter pour le costume Prada).
Alors qu’elle se présente, Mme X (c’est le nom de l’irresponsable) méprend "Annie" pour "Nanny" (j'attend la traduction) et offre un emploi à la jeune femme, en faisant bien attention à ne pas l’écouter quand elle tente de s’expliquer.
Annie voit en ce job l’opportunité de prendre quelques mois pour se redéfinir en tant que personne et accepte de s’occuper du jeune Grayer, à la famille profondément dysfonctionnelle, duquel elle se prendra rapidement d’affection.

Comme toute comédie légère américaine, le film pointe du doigt quelques problèmes sans jamais trop les développer, pour maintenir le rythme de narration et éviter d’obliger le spectateur à réfléchir.

Le couple X est donc présenté comme méchant.
La mère voudrait que son fils ai la meilleure éducation du monde (apprendre le français, bouffer du soja, le rêve pour un gosse de 10 ans) sans lui accorder plus d’un quart d’heure par jour (quand elle est en ville).
Le père est un obsédé du boulot qui passe une fois par semaine chez lui et préfère besogner ses assistantes plutôt que sauver son ménage.

Annie, elle est la gentille, une nanny cool (rien à voir avec les vieilles peaux aigries qui traumatisent les enfants de parents démissionnaires, parce qu’elle ont jamais put avoir leurs propres gosses, qu’on peut voir dans "Super Nanny" ou d’autres émissions de merde dans le genre) qui accordera du temps à Grayer, même en dehors de ses heures de travail, qui tombera amoureuse du beau gosse habitant au dessus, un gars pété de thunes mais cool parce qu’il a vécu des trucs difficiles.

Alors qu’Annie pense que le job sera temporaire et facile à quitter, elle s’attache très vite à Grayer (qui n’a jamais vraiment eu de mère), ce qui rendra son départ encore plus dur.
Mais elle pourra compter sur Mme X pour la pousser vers la sortie constamment, en la traitant comme de la merde (Je sais que tu pensais prendre la soirée pour aller voir ta grand-mère qui est mourante mais là j’ai vraiment besoin de toi pour assurer mes devoirs les plus ingrats).

Si l’histoire est super classique, vue et revue, le tout est présenté de façon vraiment agréable, léger et on se marre à de nombreuses reprises.

Profondemment intéressée par l’anthropologie, Annie narre l’histoire en multipliant les parallèles entre la tribu d’Upper East Side (quartier néo aristocratique de New York) et les exemples historiques les plus insolites (des tribus d’Amérique du sud ou d’Afrique).

Le film est tiré de la nouvelle de Nicola Kraus et d’Emma Mc Laughlin, 1er des ventes à New York en 2002, sortira dans nos salles le 16 Février 2008 et je vous le conseille si vous chercher une ptite comédie sympa qui se regarde sans trop y penser.

Ju

19 nov. 2007

Waitress

Un nouveau film qui tourne (très vite fait) autour de la bouffe, et des tartes pour être plus précis.
Si "No Reservations" était moyen voire pas terrible, "Waitress" est un très bon film, porté par une performance d'actrice remarquable.
Les Oscars arrivent et ça sent bon la nomination tout ça.

Jenna Hunterson est une souriante serveuse de chez Joe’s Diner, enseigne spécialisée dans les tartes succulentes que Jenna invente chaque jour.
A côté de son travail, Jenna est coincée dans un mariage malheureux avec Earl, un gars plus paumé que méchant mais néanmoins un sale con (il a d’ailleurs prit la charmante habitude de mettre 5 grands coups de klaxons où qu’il arrive, en voiture, ce qui devient très vite énervant).
Elle essaie de mettre de l’argent de côté pour un jour s’échapper quand un soir, Earl la fait boire et la met en cloque.
Décidée à garder l’enfant (même si elle n'en veut pas vraiment), Jenna fait la connaissance du timide Dr Pomatter, avec qui elle entreprend une relation extraconjugale.

Les deux personnages principaux seront ensemble une grande partie du film et, s’il ne le dit pas, on voit que le docteur n’est pas beaucoup plus heureux que Jenna dans son mariage.
Le film s’étale sur la grossesse entière de Jenna et est élevé par des dialogues qui font mouche, que se soit les conseils du vieux Joe, les discussions entre serveuses (qui ont toutes leur problèmes et la peur de finir seule) ou l'expression de sentiments entre le docteur et sa patiente.

Pour illustrer son état d'esprit et les sentiments qu'elle traverse, Jenna invente des tartes aux noms évocateurs et aux ingrédients choisis en conséquence.
Celà donne lieu de de petites séquences assez simpas où on voit la tarte se faire en accélérer, sous nos yeux.

Si la plupart restent dans sa tête, certaines on l'honneur de figurer au menu du Diner:

I Hate My Husband Pie, Bittersweet Chocolate make into a pudding drown it in caramel.
I Can't Have No Affair Because It's Wrong And I Don't Want Earl To Kill Me Pie, Vanilla custard with banana.
Pregnant, Miserable, Self Pitying Loser Pie, Lumpy oatmeal with fruitcake mashed in. Flambé of course.

La musique est assez douce et changeante pour être agréable sans pour autant trop s’imposer, à l’exemple des plans simple et des couleurs chaudes qui donnent un ton particulier au film sans pour autant vous endormir ou vous bousiller les yeux.

Le film, sorti de l'imagination de Adrienne Shelly après huit mois de grossesse, pour témoigner des angoisses d'une future mère, a été présenté au festival de Sundance 2007 et est sorti quelques mois après la mort de cette dernière, assassinée à l'âge de 4O ans.
Le film à été tourné en seulement 20 jours, véritable tour de force dans le cinéma d'aujourd'hui.

Keri Russell et son interprétation magistrale de cette gentille fille paumée est un rayon de soleil sur tout le film et je comprends maintenant le buff autour d’une possible nomination aux Oscars dans la catégorie de meilleur actrice.

La compétition s’annonce interessante entre Angelina Jolie ("A Mighty Heart"), Marion Cotillard ("La Môme", si jamais elle décroche une nomination, ce qui n’est pas évident pour un film étranger), Christina Ricci ("Black Snake Moan", même si j’ai peur que ça n’arrive pas) et cette belle trentenaire que vous avez put voir dans "Mission Impossible III" ou l’excellente série "Scrubs".

Après, on est jamais à l’abri d’une décision à la con récompensant une personne pour l’ensemble de sa carrière ou pour un film tout pourave, parce que c’est aussi (et surtout) ça, les Oscars.

Ju