Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

30 janv. 2007

24 (Saison 1)

Voilà la 1ère saison d'une longue série qui va devenir culte. Le principe est simple: 24 épisodes d'1h dans lesquels le suspense est intenable. On nous raconte les tribulations de Jack Bauer, agent fédéral à la CTU, agence anti-terroriste de Los Angeles.

Le sujet de cette 1ère saison est assez simple: des terroristes veulent assassiner le gouverneur Palmer qui est le 1er candidat noir à la Maison Blanche. L'action se passe d'ailleurs le jour des primaires de Californie.

On commence à minuit: Jack est appelé à l'agence à cause des menaces dont la cellule a eu vent. Ses principaux collègues sont Nina Myers avec qui il a eu une relation lorsqu'il était séparé de sa femme, et Tony Almeda qui a eu une relation avec Nina. Jack est à nouveau avec sa femme Terry mais leur fille Kim est en pleine crise d'adolescence.

De l'autre côté le sénateur Palmer a lui aussi des problèmes familiaux. Une sombre histoire de viole de sa fille et de vengeance de son fils contre le violeur remonte aux oreilles d'une journaliste qui veut tout divulguer. Il est de plus sérieusement menacé de mort, le tout le jour des élections.

Bref cette série nous présente des situations très compliquées desquelles les personnages arrivent non sans mal à se sortir. Il y a dans chaque épisode de l'action et pleins de rebondissements et on est tenu en haleine à la fin de tous, ce qui fait qu'on est très impatient de voir la suite.

Ce qui fait aussi le succès de 24 sont ses personnages. Ce ne sont pas des super-héros invincibles et sans défaults. Ils sont comme vous et moi et il leur arrive de faire des erreurs: ils n'en sont que plus proches et c'est ce qu'il fait qu'on s'attache à eux.

Il y a beaucoup de rebondissement. Certains personnages ne sont pas ce qu'ils veulent nous laisser faire croire et tout le monde se laisse duper, y comprit le téléspectateur. A ce titre la fin est vraiment cultissime (si vous ne l'avez pas vu je n'en dis pas plus).

Le seul regret vient peut-être du fait qu'on ne voit jamais boire ou manger les personnages qui, rappelons-le, ne dorment pas pendant environ 48h et restent malgrès tout en forme.

Bref cette 1ère saison qui a fait l'hunanimité mérite son succés car elle est vraiment innovante et de qualité.

A noter pour les fans de "Prison Break" la présence de "l'officier Bellick" (un agent en Louisiane) et du prisonnier à qui il manque 1 case "Haywire" (le méchant qui viole Terry Bauer).

Itoo

29 janv. 2007

Les PIKITOS

Un jour seulement après l'annonce des lauréats pour les KRITIKOS d'Or, le tout Hollywood a encore fait le déplacement à la MJC de Inglewood (le Kodak Theatre était déjà pris) en ce lundi ensoleillé.
C'est en effet aujourd'hui que le Kritikomité remet les PITIKOS, récompenses ultime quand on touche à tout ce qui est film de merde et autre production M6...

Voici dons les lauréats de l'année 2006...

Pire film : Les Bronzés 3, amis pour la vie
Pire réalisateur : M. Night Shyamalan (Lady in The Water)
Pire acteur : Samy Naceri (Taxi 4)
Pire actrice : Milla Jovovich (Ultraviolet) & Arielle Dombasle (Le Courage d'Aimer)
Réplikitas : "Putain, on est vraiment trop cons", Paul Walker (Bleu d'enfer)
Pikitos d'honneur : Steven Seagal, pour l'ensemble de son oeuvre.

Voilà, merci à tous les participants, dieu sait qu'ils étaient nombreux...

Ju

Little Miss Sunshine

Little Miss Sunshine, sorti sur nos écrans en septembre 2006 est l'exemple type du film qui a sût passer outre son budget réduit ( 8 000 000 $) et sa distribution anémique (80 copies) pour rencontrer un véritable succès d'estime (très bon bouche à oreilles) et a entraîner plus d'un million de français dans les salles.
Le film a d'ailleurs été accueilli très chaleureusement par la critique et est reparti des différents festivals officiels (officiaux?) avec une batterie de prix.
Le film surprise de 2006 était donc présent aux festivals de Deauville et Sundance, récompensé à Locarno et par la Producers Guild Of America, nominé aux Oscars, récompensé aux Kritikos d'or...excusez du peu.

Little Miss Sunshine, c'est le nom du concours de beauté auquel Olive, 6 ans, s'est préparée depuis plusieurs mois et dont l'échéance approche à grand pas.
Quand on lui confirme sa qualification au dit concours, sa famille, à court d'argent, décide de traverser une partie du pays en camionnette.
Lors de ce long voyage en direction de la Californie, les différents membres de la famille vont apprendre à se connaître (individuellement comme collectivement).

Autant le dire de suite, le scénario est des plus classique et la réalisation du film correcte et efficace sans être transcendante.
Ce n'est pas non plus parle rythme, uniforme et plutôt posé que le film se démarque.

Qu'est ce qui a donc permis à ce film de rencontrer un tel succès?
La réponse est simple : les rôles.
Tout au long du film, on voit donc évoluer les membres d'une même famille, tous différents, originaux,attachants et joués avec brio.
Du père à l'ego surdimentionné (le prototype du connard pédant et sûr de lui) au fils renfermé sur lui qui a fait voeux de silence, en passant par le grand père obsédé et l'oncle suicidaire, tous soutiennent sans conditions la petite Olive dans son rêve de sacre et de reconnaissance.

On aime à voir ces personnages si humains régler leurs problèmes personnels tout en gardant en tête l'objectif familial, arriver en californie en temps et en heure.
Certaines répliques sont singlantes et on s'imagine parfaitement à la place de chacun des protagonistes...

Face à ce constats, plusieurs questions :
La profondeur des différents rôles et le jeu des acteurs suffit t'il à nous passionner?
Un film peut il seulement s'appuyer sur des bons rôles (aussi bons soient t'il) et une musique qui arrache (entre folk et classique US)?
Ceci suffit t'il à en faire un bon film?

OUI, et comment.
Un putain de bon film même...

Ju

Les KRITIKOS D'OR

C'est le grand jour.
La soirée que vous attendiez tous, LE soir de l'année.
Après des jours, des semaines, des années même de délibération, je suis fier de pouvoir vous annoncer dès ce soir (et dans les temps), les résultats de la cérémonie la plus prisée du tout Hollywood : Les KRITIKOS D'OR.
Contrairement aux dit "Oscars" (je soutiens les ptis regroupement qui mériteraient qu'on parle plus d'eux) ou l'on s'endort souvent avant d'atteindre les catégories intéressantes, nous commencerons ici par les récompenses majeures.

Sans plus de grands discours et de temps perdu, voici les résultats...

Meilleur acteur: Leonardo DiCaprio (Blood Diamond)& Forest Whitaker (The Last King Of Scotland)
Meilleure actrice: Penelope Cruz (Volver)
Meilleur second rôle masculin : Djimon Hounsou (Blood Diamond)
Meilleure second rôle féminin : Abigail Breslin (Little Miss Sunshine)
Meilleur film : The Departed (Martin Scorsese)
Meilleur réalisateur : Martin Scorses (The Departed)
Meilleur scénario original : Letters from Iwo Wata (Clint Eastwood)
Meilleur scénario adapté : Borat, cultural learnings for make benefit glorious nation of Kazakhstan (Sacha Baron Cohen)
Meilleure photographie :
El Laberinto de Fauno (Guillermo Del Toro)
Meilleurs décors : El Laberinto de Fauno (Guillermo Del Toro)
Meilleurs costumes : Marie Antoinette (Sofia Coppola)
Meilleur maquillage : Apocalypto (Mel Gibson)
Meilleur son : Blood Diamond (Edward Zwick)
Meilleur montage : Blood Diamond (Edward Zwick)
Meilleur montage sonore : Blood Diamond (Edward Zwick)
Meilleurs effets visuels : Pirates Of the Caribbean : Dead Man's Chest (Gore Verbinski)
Meilleure musique originale : Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
Meilleure chanson : "Love You I Do" , Dreamgirls (Bill Condon)
Meilleure affiche : La Candidate (Fred Coppula)
Meilleur film d'animation : Cars (John Lassiter)
Meilleur documentaire : An Inconvenient Truth (Davis Guggenheim)
Meilleur film étranger : The Lives of Others (Florian Henckel Von Donnersmarck) & El laberinto de Fauno (Guillermo Del Toro)

Vous l'aurez compris, les grands gagnants de la cérémonie sont "Blood Diamond" et "El Laberinto de Fauno", deux films que nous vous conseillons plus que vivement.
Voilà, j'espère que vous comprendrez avec la plupart de nos choix.
En ce qui concerne la procédure, nous avons demandé leurs avis à un panel de fins experts (les 3 Kritikos originels et les plus grand contributaires au site).
Méthode plus juste, c'est aussi la raison pour laquelle certains résultats sont plutôts discutables, la majorité des votants n'ayant pas vu les films soutenus (aucun prix d'interprétation pour "Little Children", faut arrêter de craquer, les gars...).

La démocratie à parlée et ces résultats nous parraissent bien plus pertinents que ceux des Césars et autres Oscars...

Ju

Les 4 Fantastiques

En 2000 sortait « X-Men », premier adaptation au cinéma d’un comics (bande dessinée américaine) depuis belle lurette (Spawn, en 97 si ma mémoire est bonne, et il n’a pas vraiment eu de succès) relançant les adaptations de comics au goût du jour avec des films plus (Spiderman, X-Men justement) ou moins (Daredevil, Hulk) réussis. Voici alors qu’en plein été 2005, sort les 4 fantastiques et alors, qu’en est t’il ?

Révélation ou tube de l’été TF1 ?

Mais commençons par le commencement, c'est-à-dire l’histoire (ou le synopsis pour les puristes).

Reed Richards, scientifique de son état, est sur le point d’étudier le cœur du cosmos afin d’élucider quelques mystères sur nos origines.
Information qui, selon lui, pourrait lui permettre de soigner tout plein de maladie que même qu’elles sont incurables et même de rendre Faugiel intéressant (c’est dire s’il est prétentieux). Il demande donc à Victor, jeune riche et qui se tape son ex, de le financer pour son expérience.
Il est alors secondé dans son expérience par son meilleur pote et garde du corps (pourquoi un garde du corps ?) Ben, son ex (qui a dit prévisible ?) Suzan Storm (Jessica Alba), le frère de l’ex Johnny Storm et ce même Victor.
Evidemment, il y a un os durant l’expérience et tout ce joli monde se retrouve avec l’ADN gonflé au rayon cosmique.

Le résultat ? Le voici : Reed devient capable d’étirer son corps comme du caoutchouc, Suzan est la femme invisible (et même plus, je vous laisse découvrir), Johnny est l’homme torche, Ben est un gros bloc de caillou aggloméré et Victor obtient un exosquelette en métal et maitrise l’électricité.
Ce dernier ayant le pouvoir le plus puissant, c’est donc tout naturellement qu’il devient le méchant (prévisible ?).

Voici pour la description physique des personnages. Passons maintenant à leurs caractères. Chacun des ces personnages est un stéréotype parfait du genre. Le savant (Reed) super balèze mais qui a perdu sa copine parce qu’il passe son temps à parler de physique (mais qui espère bien la reprendre), la copine (Suzan), qui est bonne (comment ca c’est pas un trait de caractère ???) et qui reproche au premier de ne pas avoir voulut s’investir dans leur relation passée (mais qui aimerait bien revenir avec lui parce que le grand méchant il est pas si bien que ça), le frère de l’ex (Johnny), est le comique de la bande et réussis même nous faire rire nous.
Il a l’air d’avoir 17 ans et est pilote de vaisseau spatial mais tout le monde à l’air de trouver ca normal…
Ben est le grincheux, bourrin, pas habitué à réfléchir, de la bande et enfin Victor, ben c’est le grand méchant et comme tout grand méchant qui se répète, il est méchant… et c’est tout ? Ben oui c’est tout !

Le film est tellement prévisible qu’on se lasse très très vite. La scène où les héros expérimentent leur pouvoir « en vrai » est ridicule. Un type veut se suicider (et donne lieu à la meilleure vanne du film) et cela déclenche donc logiquement un gigantesque accident avec incendies, camion pompier au dessus du vide et explosion…. Sans commentaire.

La cheminement du film est tout ce qu’il se fait de plus banal et à la fin, les héros combinent leur pouvoir pour battre le grand méchant (prévisible ?) et alors Reed et Suzan peuvent se remettre ensemble (prévisible encore ? mais c’est une manie).

Pour conclure, un film banal, pas foncièrement mauvais, mais qu’on a l’impression d’avoir déjà vu mille fois. Tout est horriblement stéréotypé et prévisible et, mine de rien, ça lasse et on lutte pour ne pas s’endormir…

Amis du cinéma, ce n'est pas avec celui là que tu te régaleras.

Kp

28 janv. 2007

Bobby

Voila voila me revoilà ! Ca faisait quelques temps que j’avais pas posté une critique comme j’ai pas trop le temps en ce moment de regarder des films contrairement à mon frèro qui, mit à part son rapport de stage, est en vacances.

Hier l’heure était au visionnage de « Bobby », film recoupant l’histoire de gens ordinaires le 5 juin 1968 à l’hôtel Ambassador, le lieu et le jour où Robert Francis Kennedy, candidat démocrate à la présidence et frère de JFK, fut assassiné. Le tout sous fond des différents problèmes de l’époque : racisme, guerre au Vietnam, inégalités…

Autant vous prévenir, pour que vous ne soyez pas étonnés, il y a du beau monde devant la caméra : Anthony Hopkins, Demi Moore, Sharon Stone, Elijah Wood, Freddy Rodriguez, Laurence Fishburne, Helen Hunt, Ashton Kutcher, Martin Sheen, Christian Slater, pour ne vous en citer que quelque uns….
Toutes ces stars remplissent à merveille leur part du boulot chacun apportant une originalité dans leur jeu qui n’est pas pour déplaire.
Les décors et costumes sont très sympa et d’époque, la bande son est soignée et nous rendrait presque nostalgique des artistes de la fin des sixties (surtout de nos jours quand on entend des trucs comme Diam’s à radio).

Seul petit bémol du film : la réalisation. En effet le film est sujet à quelques longueurs et lenteurs, on sent que la réalisation pioche un peu par moment.

Hormis ça, le sujet reste intelligemment traité, alternant archives et scènes du film sans tomber dans le pseudo-documentaire.
Emouvant, touchant, c’est ici un très bel hommage que nous livre Emilio Estevez à l’homme en qui l’espoir de toute une nation, en quête d’un renouveau, était focalisé; mais pas seulement, « Bobby », sous le drame de l'assassinat, dénonce clairement les inégalités sociales et raciales des Etats-Unis en pleine guerre froide.


Pour finir je vous conseille vivement d’aller voir ce film qui est une très belle œuvre à la fois humaine et pacifique, vous n’en ressortirez certainement pas déçus, si ce n’est un peu somnolant dû aux trop nombreuses longueurs.

Arno

26 janv. 2007

12h08 à l'Est de Bucarest

Tout d’abord sachez que ce film est le film anti-action par excellence donc je conseille aux amateurs exclusifs de films type Bruce Lee voire Ong Bak de ne pas poursuivre plus loin la lecture et de passer au film suivant.

Si vous ne l’avez pas deviné ce film se passe en Roumanie dans un bled paumé (à l’est de Bucarest et oui…).

C’est Noël 2005, date anniversaire de la révolution roumaine aussi le journaliste d’une petite chaîne télé du coin en mal d’inspiration décide de faire une mission sur le thème très original de la révolution.

Il invite donc sur son plateau les deux seuls malheureux types qu’il a pu faire sortir de chez eux pour tenter de répondre à la question suivante, oh combien excitante vous en conviendrez : « Y a-t-il eu, oui ou non, une révolution dans leur ville le soir de Noël 1989 ? »

En gros la manifestation de ce soir là sur la place de la mairie a-t-elle démarré avant la fuite du pays de Nicolae Ceausescu ou après ? Le raisonnement du journaliste est basico basique : Si c’est avant sa fuite (à 12h08) alors il y a eu une révolution si c’est après il n’y a pas eu de révolution !

Et voilà que pour répondre à cette question fondamentale nos 2 compères (un prof ivrogne et un retraité veuf assez primaire) commencent à raconter ce qu’ils ont fait ce soir là.

Le prof raconte qu’il était sur la place avant 12h08 mais il se fait complètement démolir par les appels des téléspectateurs. C’est à mourir de rire car c’est tout le village qui passe au téléphone pour témoigner contre ce pauvre type qui, évidemment, ce soir là était bourré comme d’habitude.

Et pendant ce temps là le veuf, intimidé par la télé, fait des cocottes en papier devant la caméra alors que le journaliste fait comme il peut pour donner du rythme à cette émission.

Une bonne moitié du film se déroule sur ce plateau télé où ces personnages très attachants nous amusent par leur spontanéité et leurs répliques à la Deschiens.

Vous devinerez que j’ai aimé ce film très particulier qui nous donne une image de la Roumanie profonde avec ses laissés pour compte malgré la soit dite Révolution.
Eve

L'Honneur du Dragon

Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
Pourquoi tant de haine contre le 7è art?
Kp vous a présenté son expérience secrète de Bluberry; je vais vous parler de cette sous-merde de (super?) production asiatique.

Tout d'abord rappelons le contexte. Par un doux aprés-midi de week-end en mai 2006, mon portable vibra. Répondant innocement à l'appel, je ne me doutais de rien.

Au bout du fil, le KP me lance, l'air de rien:"itoo, t'es sur Gre; c'est génial; t'es le plus beau, le plus fort, je t'admire, jte vénère; est-ce que ça te dirait de te matter un film ce soir chez Ju?" (je résume sinon on y passerait des heures...).
A ce stade de la conversation, rien d'anormal. Je décide donc d'aller chez ledit nicaraguayo-québèquoi (on ne sait plus trop en fait). Aprés moulte effort (cet individu habite dans la jungle, rappelons-le), nous y arrivons.
C'est là que le drame eu lieu! Sans attendre, il nous prévient de la situation:
-On va regarder "l'honneur du Dragon"!
-Ah? Ok.
-C'est avec Tony Jaa!
-Euh!
-Mais si tu sais celui qui joue dans Ong-Bak.
-...

Vous aussi vous n'auriez rien répondu. Impossible de faire marche arrière. J'étais fait comme un rat! Ces 2 gredins avait bien manigancé leur plan.

Ainsi le film commence.
On y voit une utopie où un enfant est super heureux avec son animal de companie. Il est pauvre, mais content. Puis on retrouve les comparses quelques années plus tard. Tony Jaa n'est plus candide et son pays est plein de malfras. Vient le jour où la mafia locale enlève son animal. Et elle est super balèze la mafia car cet animal n'est autre qu'un ELEPHANT. Et oui vous avez bien lu; ce connard s'est fait voler son éléphant.
Ni une, ni deux; Tony va à Sidney pour le retrouver.

Pourquoi Sidney? Comment le sait-il? On ne le nous dit pas. Avec quel argent pour payer l'avion (il est sensé être pauvre quand même)?
Les scénaristes ont omis ce détail.
Ainsi, il débarque dans la ville, et là c'est parti.
Ca se fight dans tous les sens. Il nique tout le monde le Tony car il a les nerfs à vif. On n'avait pas le droit de lui prendre son pachyderme...

Et là, vous allez me dire: Tony Jaa, tout ça, il sait se battre , tout ça, ça peut peut-être relever l'intérêt du film, tout ça...
Et ben même pas. Les scène d'action restent assez banales; on est dans le déjà vu.
Enfin pas tout à fait... Le réalisateur, dans sa médiocrité, n'a pas supporté la charge de travail qui lui était imposée et a craqué.

Pendant une scène le combat s'arrête soudainement pour laisser place à une scène venue de nulle part. On y voit des illustres inconnus à un enterrement dans un cimetière. Ces personnages font tout simplement leur 1è et dernière apparition de cette bouse.
Ensuite le combat reprend son cours. Interloqué, je regarde kp: lui non plus n'a pas compris. Du côté de Ju, ça écrase ferme. J'ai bien envie de l'immiter mais ma témérité n'a point de limite. Je décide donc de terminer de regarder ces images défilant sur l'écran.

L'histoire se termine comme cela: au cours d'un combat, Tony débarque dans une pièce, et là c'est le drame: il aperçoit le squelette de l'éléphant. Là, Tony passe du côté obscur et éclate tout sur son passage, même le squelette qui du coup est réduit en un tas d'os.

Il hurle, et c'est la fin du film.
Depuis ce jour, j'ai perdu toute confiance en ces 2 ladres que sont Ju et le Kp. Que dis-je? Ladre est un euphémisme. Disons plutôt "renégats".

Cependant, il faut avouer que la médiocrité du film est telle qu'elle arrive à atténuer la puissance de leur perfidie. Il vous calme, tout simplement.
Mais ce n'est pas une raison pour le regarder si vous êtes excités. Préférez l'exomile...

Itoo

A la Recherche du Bonheur

Grosse activité kritike ces temps ci...
Toujours en prévision des Kritikos d'or, et seulement quelques minutes après "Little Children", je vais m'attarder sur un autre film plein de bonnes intentions.
Trop balèze Ju?
Non, au fait, je l'ai vu y'a quelque temps déjà, ce film...

Chris Gardner (Will Smith) est constament dans la merde niveau thunes. Le genre de gars à qui il reste 5 dollars pour finir le mois alors qu'on est Mardi 2 et qu'il n'a pas encore payer l'électricité...
Pour survivre, il tente de refourger des scanners, hors de prix dont personne ne veut, qu'il a acheté une fortune, flairant la bonne affaire.
Seul source de revenu, sa femme commence à en avoir marre et décide de se barrer.
Chris se retrouve donc seul pour élever son fils de 5 ans (qui a déjà une putain de roof).
Pas grave, il a un plan, il vas devenir courtier.
Oui,mais jusque là, vas falloir survivre...

Acteur caméléon par exellence, Will Smith dévoille ici une nouvelle facette de son talent. De toute façon c'est simple, du rigolo de service ("Le Prince de Bel Air") au boxeur légendaire ("Ali") en passant par le cowboy beau gosse ("Wild Wild West"), il sait tout jouer, le garçon.
Et en plus il porte bien le costar !

Il est ici touchant en père sacrifiant tout ce qu'il a, sauf ses principes, pour le bonheur de son fils.
A bientôt 40 ans (et oui, ça passe...), il pourrait bien l'avoir enfin, son Oscar, tant le film repose le duo Chris-Christopher.

"A la Recherche du Bonheur", c'est un peu une histoire de famille et Will Smith est seconder par son propre fils, dont l'interprétation de Christopher est très fine, malgré son jeune âge.
On se doute que ce n'est pas la dernière fois qu'on le voit et l'avenir nous dira si il est prêt à prendre la relève de son îcone de père.
Le film fait un carton aux USA avec plus de 145 000 000 de billet verts (pour peu que tout le monde paie en billet de 1 dollars, évidemment) de recettes jusqu'à présent.

"A la recherche du Bonheur", sur ce coup là, les Smiths l'ont trouvé, et nous, on en sort avec la banane...

Ju

Little Children

Toujours dans notre revue des principaux prétendants aux Kritikos d'or (me faites pas chier avec vos Oscars, je vous ai déjà dit ce que j'en pensais), je vais aujourd'hui vous présenter un film quelque peut...atypique.

En effet, Little Children est l'anti blockbuster, le genre de film (et le film de genre) qu'Hollywood ne fournit pas assez souvent (c'est con, ça leur coute moins cher, pourtant).
Ici, pas d'histoire fantastiques, d'explosions à tout vas, ni même de grosses vedettes à la distribution.

Pendant près de 2h20, nous allons suivre l'histoire de personnes tout à fait ordinaire, avec leurs qualités et leurs défauts.
Des gens comme vous et moi en sommes (vous pour les défauts, moi pour les qualités)...

Avec les autres mères du quartier, Sarah Pierce se rend tout les jours au parc avec sa petite fille, pendant que son mari se branle devant son pécé (au boulot et à la maison).
Un jour, elle y fait la connaissance de Brad Adamson, un jeune père au foyer qui plante tout les ans son examen du barreau (pour devenir avocat, rien à voir avec Mr Pierce).
Ayant tout deux des problèmes dans leur couple respectif, il ne tarde pas à se revoir.
A quelques rues de là, un homme convaincu de pédophilie tente de prendre un nouveau départ...

Ca a l'air chiant et prévisible?
Je vous assure qu'il n'en ai rien et qu'on se prend à l'histoire sans même s'en rendre compte.
On est captivé des regarder des gens ordinaires réagir a des changements de vie extraordinaires...
Todd Field, qui n'avait rien fait de marquant jusqu'alors nous livre ici un film tout simplement humain.

La bande de mères mégères et le quartier typique américain (les maisons identiques en rang) fait immédiatement penser à la série Desperate Housewives.
Si les rôles secondaire sont bien moins développés que dans la série, la critique de la société américaine, hypocrite et puritaine, est bien là.

Les trois personnages principaux sont suffisament complexe pour qu'on s'intéresse à leurs sorts et on se prend même d'affection pour le violeur...
Ceci est principalement dût au jeu des acteurs, aussi discret qu'efficace.
Une mention particulière à Jackie Eare Haley (inconnu au bataillon), véritable révélation dans le rôle du pédophile en constante lutte avec ses démons intérieurs.
En voilà un qui à bien mérité sa nominations pour le meilleur second rôle masculin.
C'est également le cas de Kate Winslet dont la nomination, au delà de la performance sur le film, vient recompenser une actrice qui m'as jamais choisi la facilité et qui marche au coup de coeur.
On comprend ici pourquoi.

Je ne sais quoi vous dire d'autre sinon qu'il se dégage de ce film une ambiance particulière et il me rapelle un peu ce que j'avais ressenti en ressortant de "Garden State".
Un bien beau film en somme.

Ju

25 janv. 2007

Le Prestige

Bonjour à tous,
En attendant la prochaine remises des Kritikos d'or (dans moins d'une semaine) et, accessoirement des Oscars (dans un peut plus d'un mois), vulgaire réplique américaine, je vous propose de passer en revue les principaux nominées, pour vous aider a vous faire une idée plus précise des dernières tendances.
Nous allons bien entendu nous concentrer sur les films que je n'ai pas encore vu, parce que j'ai pas que ça à foutre non plus (si...bon d'accord !)
Commençons donc par "Le Prestige", un film de Christopher Nolan ("Memento", "Insomnia"), avec Hugh Jackman (aka Wolverine), Christian Bale (j'ai peur) et Scarlette Johansson (je ban..).

Robert Angier et Alfred Borden sont deux apprentis magiciens au service du même maitre.
Le jour où Alfred tue la femme de Robert (mais il s'en souvient plus, paie ta défense...) leurs routes se séparent à tout jamais.
On assiste alors à une bataille magique, à base d'espionnage et de coups de pute, pour le titre de meilleur illusionniste de Londres.
Quand Alfred présente son numéro de "l'homme transporté", Robert pète un cable...

Tous les tours de magie comportent trois étapes...

Le pacte, qui correspond à un contrat entre le magicien et le spectateur (qui accepte de regarder la où le magicien lui demande) propose une situation originelle et normale, en quelque sorte.
Ici, Christopher Nolan nous appatte avec une brochette d'acteurs qui envoie du bois et une histoire intrigante.
Hugh Jackman, Christian Bale et Scarlett Johansson s'en donnent donc à coeur joie dans des rôles plus profonds qu'on aurait put imaginer et livrent tous (même Christian Bale, je vous assure) de grandes performances d'acteur.
A noter, l'apparition de Mr David Bowie, convainquant et juste dans son interprétation.

Après le pacte (ou promesse) vient le tour à proprement parler. Souvent constituer d'une disparition ou d'une meuf qui se fait scier...
Ici le tour concerne le film dans sa majorité.
Et force est de constater que ce dernier tien en longueur (2h20), le rythme développé est inégale et on s'ennuit une grande partie du temps.
La représentations des tours de magie aurait gagner à être plus dynamique et jusqu'au dernières scènes du film, nos deux héros passe plus pour des illusionnistes de quartier que pour des copperfield en puissance.
C'est bien dommage, surtout quand l'on compare l'oeuvre avec le magnifique "Illusionniste" de Neil Burger, bien plus péchu et intrigant.
Avant la dernière demi heure, on reste un peu sur notre faim...

Le prestige, ou dernière étape du tour de magie, vient cloturer la représentation sur un rebondissement, un fait inatendu par le public (le magicien réaparrait, le femme sciée ressort intacte).
Ici le prestige correspond au retournement final qui vient achever le film (et réveiller le spectateur).
Je ne m'attarderai pas sur ce point outre mesure, au cas ou certains d'entre vous décident de regarder le film prochainement, je ne voudrais pas vous gâcher le meilleur aspect du scénario.
Sachez tout simplement que la dernière demi heure pourrait presque nous faire oublier l'heure 45 précedente et nous faire aimer le film tout bonnement...
Attention, je tiens à préciser que ce film, malgré sa construction, n'as rien a voir avec une oeuvre de Night Shyamalan, ça reste du cinéma.
Certes, le retournement joue un rôle primordial dans le film mais l'ensemble reste regardable et appréciable.

Vous l'aurez compris, le prestige est un film interessant bien qu'inégal dans sa construction et son déroulement.
Certains aimerons, d'autres diront ne pas s'être fait duper par le denouement d'un film qui aurait gagner à être plus rythmé.
Je ne peut cependant pas vous conseiller ce film si vous chercher un film sur la magie à voir en ce début d'année.
Big Neil (Burger...Big Mac...Neil...ok, oubliez !) a placer la barre bien trop haut.

Ju

24 janv. 2007

Nominations aux Oscars

Bien le bonjour à vous, cinénautes !
L'année étant relativement bien foutue, chaque mois a son évenement, son rendez vous à ne pas manquer...
Décembre a ses Miss France (Noël? connais pas...)
Janvier a...l'honneur d'être le premier mois de l'année (c'est déjà pas mal)
Février, mis a part le superbowl (une partie de foot entre potes avec un milliards de spectateurs) et les oscars, sert à célébrer mon arrivé sur terre.

Nous allons donc parler ici de moi et de mon anniversaire.
Alors, moi, ce que j'aime c'est...
Comment ça vous vous en foutez?
Vous preferez les Oscars?
Bon bah voilà les nominations alors :

Performance by an actor in a leading role

Leonardo DiCaprio - BLOOD DIAMOND
Ryan Gosling - HALF NELSON
Peter O'Toole - VENUS
Will Smith - THE PURSUIT OF HAPPYNESS
Forest Whitaker - THE LAST KING OF SCOTLAND

Performance by an actor in a supporting role

Alan Arkin - LITTLE MISS SUNSHINE
Jackie Earle Haley - LITTLE CHILDREN
Djimon Hounsou - BLOOD DIAMOND
Eddie Murphy - DREAMGIRLS
Mark Wahlberg - THE DEPARTED

Performance by an actress in a leading role

Penélope Cruz - VOLVER
Judi Dench - NOTES ON A SCANDAL
Helen Mirren - THE QUEEN
Meryl Streep - THE DEVIL WEARS PRADA
Kate Winslet - LITTLE CHILDREN

Performance by an actress in a supporting role

Adriana Barraza - BABEL
Cate Blanchett - NOTES ON A SCANDAL
Abigail Breslin - LITTLE MISS SUNSHINE
Jennifer Hudson - DREAMGIRLS
Rinko Kikuchi - BABEL

Best animated feature film of the year

CARS
HAPPY FEET
MONSTER HOUSE

Achievement in art direction

DREAMGIRLS
THE GOOD SHEPHERD
PAN'S LABYRINTH
PIRATES OF THE CARIBBEAN: DEAD MAN'S CHEST
THE PRESTIGE

Achievement in cinematography

THE BLACK DAHLIA
CHILDREN OF MEN
THE ILLUSIONIST
PAN'S LABYRINTH
THE PRESTIGE

Achievement in costume design

CURSE OF THE GOLDEN FLOWER
THE DEVIL WEARS PRADA
DREAMGIRLS
MARIE ANTOINETTE
THE QUEEN

Achievement in directing

BABEL
THE DEPARTED
LETTERS FROM IWO JIMA
THE QUEEN
UNITED 93

Best documentary feature

DELIVER US FROM EVIL
AN INCONVENIENT TRUTH
IRAQ IN FRAGMENTS
JESUS CAMP
MY COUNTRY, MY COUNTRY

Best documentary short subject

THE BLOOD OF YINGZHOU DISTRICT
RECYCLED LIFE
REHEARSING A DREAM
TWO HANDS

Achievement in film editing

BABEL
BLOOD DIAMOND
CHILDREN OF MEN
THE DEPARTED
UNITED 93

Best foreign language film of the year

AFTER THE WEDDING
DAYS OF GLORY (INDIGÈNES)
THE LIVES OF OTHERS
PAN'S LABYRINTH
WATER

Achievement in makeup

APOCALYPTO
CLICK
PAN'S LABYRINTH

Achievement in music written for motion pictures (Original score)

BABEL
THE GOOD GERMAN
NOTES ON A SCANDAL
PAN'S LABYRINTH
THE QUEEN

Achievement in music written for motion pictures (Original song)

"I Need to Wake Up" - AN INCONVENIENT TRUTH
"Listen" - DREAMGIRLS
"Love You I Do" - DREAMGIRLS
"Our Town" - CARS
"Patience" - DREAMGIRLS

Best motion picture of the year

BABEL
THE DEPARTED
LETTERS FROM IWO JIMA
LITTLE MISS SUNSHINE
THE QUEEN

Best animated short film

THE DANISH POET
LIFTED
THE LITTLE MATCHGIRL
MAESTRO
NO TIME FOR NUTS

Best live action short film

BINTA AND THE GREAT IDEA (BINTA Y LA GRAN IDEA)
ÉRAMOS POCOS (ONE TOO MANY)
HELMER & SON
THE SAVIOUR
WEST BANK STORY

Achievement in sound editing

APOCALYPTO
BLOOD DIAMOND
FLAGS OF OUR FATHERS
LETTERS FROM IWO JIMA
PIRATES OF THE CARIBBEAN: DEAD MAN'S CHEST

Achievement in sound mixing

APOCALYPTO
BLOOD DIAMOND
DREAMGIRLS
FLAGS OF OUR FATHERS
PIRATES OF THE CARIBBEAN: DEAD MAN'S CHEST

Achievement in visual effects

PIRATES OF THE CARIBBEAN: DEAD MAN'S CHEST
POSEIDON
SUPERMAN RETURNS

Adapted screenplay

BORAT CULTURAL LEARNINGS OF AMERICA FOR MAKE BENEFIT GLORIOUS NATION OF KAZAKHSTAN
CHILDREN OF MEN
THE DEPARTED
LITTLE CHILDREN
NOTES ON A SCANDAL

Original screenplay

BABEL
LETTERS FROM IWO JIMA
LITTLE MISS SUNSHINE
PAN'S LABYRINTH
THE QUEEN

La cérémonie se déroule au Kodak Theatre de Los Angeles (Arrêt de métro Hollywood/Highland, ligne rouge), le 25 fevrier 2007.
Vu que c'est dans super longtemps et que nous, Les Kritikos, on déchirre, vous aurez les résultats en fin de semaine...
Ne nous remerciez pas, c'est cadeau...
Aller, bon vent !
Ju

23 janv. 2007

Apocalypto

Pour ceux qui s'interrogent encore, je vais répondre à deux questions que l'on se pose face à un film de Mel Gibson.
Non, Mel Gibson n'est pas un réalisateur mais plutôt un grand malade et oui, "Braveheart" était un coup de bol.
Après nous avoir livrer une "Passion du Christ" tout bonnement à vomir, Martin Riggs nous revient donc avec une sombre histoire de mayas.

Patte de jaguar, maya des champs, vit paisiblement avec sa tribu dans une foret perdu d'amérique centrale (font des jeux, mangent des couilles, la belle vie quoi !) quand il voit son village se faire attaquer par une bande de mayas des villes.
Après avoir tuer la plupart des villageois (Mel Gibson oblige), les assaillants décident de ramener un grand nombre de prisonniers dans une ville adjacente pour les peindre en bleu (???) et les offrir en sacrifice à leur dieu, Pachacamac.
Patte de Jaguar est le seul à reussir à s'enfuir et à retrouver sa forêt.
S'en suit alors une course effreinée entre les chasseurs mayas et le schtroumpf vaillant...

On avait prévu que ce serait un navet (voir "Bonne année ?"), j'ai pas été déçu...

Après l'araméen, Mel Gibson a choisi un dialecte maya (assez moche à l'oreille, au passage) pour illustrer le plus fidelement possible son propos (perso, je pense qu'il choisi une langue morte avant de trouver une idée de film...).
Un peu deroutant au début, cette originalité passe vite inaperçu puisque l'histoire est à chier et que de toute façon, les cris et les bruits d'os brisés, c'est un peu les mêmes dans toutes les langues.
Après, VO ou VF, je vous dirais qu'on s'en fout un peu. Personnelement, j'ai vu le film en barbare sous titré français, mais même avec des sous titre en serbe, ça aurait rien changer. Encore Aurait t'il fallu que le récit ai un intérêt...

Je ne voulais pas commencer par ce point mais comme vous vous en doutez, le film est super violent (faudrait peut être voir a aller consulter, Mel...) et on assiste a de nombreux combats, mises à mort, attaques d'animaux (mention spéciale pour la scène où Patte de jaguar se fait courser par une panthère (normal), tout bonnement dégueulasse bien que très mal filmée).
Moins insupportable que la "Passion du Christ" sur ce point, nos amis masochistes (Mel le premier) auront tout de même de quoi juter.

Malgré le décalage temporaire, les mayas passent pour de gros bellus aux yeux du spectateur, présentés sous le seul angle de la cruauté.
Comme quoi Mel Gibson n'est pas qu'antisémite, mais tout simplement con.
C'est aussi un vil escroc, car quand on voit le prix qu'a couté le film (40 millions USD) et la qualité de l'oeuvre et de ses effets spéciaux (les scènes impliquant des animaux aurait put être tiré d'un épisode de chapi chapo que ça aurait pas surpris), on comprend mieux comment il paie ses contraventions quand il est pété en bagnole...

Au final, on lutte pendant 2h 15 pour ne pas se barrer (j'ai quand même prétexter deux fois une soudaine soif pour m'éclipser) avant le coup de grâce et l'arrivée de Christophe Collomb dans la dernière scène...
Trop, c'est trop !

Assurez vous bien que vous n'avez rien de mieux à faire avant d'envisager de matter cette oeuvre (cette merde me souffle t'on...bon bah cette merde alors), s'est pas plus mal, des fois, de ne rien faire...

Ju

20 janv. 2007

La Passion du Christ

Retour sur le film polémique de 2004, j’ai nommé : « La passion du Christ ». Ce film retrace les douze dernières heures de la vie de Jésus en deux heures et sept minutes. C’est là qu’on s’aperçoit que Mel Gibson est très fort, puisqu’il a réussi à faire un film à partir de quelques pages seulement de la bible (qui n’est pas le plus petit livre existant).

Nous avons donc droit à l’évangile selon saint Gibson et, ma foi, c’est impressionnant. Sur les deux heures que dure le film, au moins la moitié est consacré au chemin de croix de Jésus et à sa crucifixion. Passage qui est d’ailleurs accompagné d’une douce musique faite de hurlement de douleur (et de haine), de gémissement, de cris, etc...

Si on est sensible, on part parce que c’est violent et si on n’est pas sensible, on s’endort parce que c’est chiant comme la mort (d’ailleurs c’est la mort haha ha… pas drôle ? bon ok). J’avoue, j’aurais beaucoup de mal à vous parler du jeu des acteurs, tant les rôles se résument à faire la grimace (de douleur ou de haine, rayer la mention inutile). Je peux toutefois vous assurer que ce film ne vaut vraiment pas le coup d’être vu.

Son seul objectif était de créer la polémique afin de provoquer des entrées. Il faut bien avouer que sur ce dernier point, c’est réussit. En montrant les Juifs comme des monstres torturant et mettant à mort Jésus, Mel Gibson s’assurait la venue de tous les bons chrétiens (crétin ?) venus contempler la mort de leur sauveur ainsi que celle des Juifs, venus constatés l’opinion que le film donnait d’eux, qui ne manquèrent pas de râler, créant ainsi la polémique et attirant tous ceux n’appartenant pas à la première ou la deuxième catégorie.

Après un tel film, on est en droit de s’interroger sur les capacité de scénariste de Mel Gibson… Je vous conseil plutôt de regarder l’épisode de « South Park » intitulé « la passion du Juif » de la 8e saison (épisode 4), qui vous vraiment le détour.

Ami du cinéma, éviter ce film, sauf si la religion est un sujet qui vous passionne (et encore) ou si vous êtes antisémite.

Kp

Alpha Dog

Je m'en doutais, mais maintenant, j'en suis sur.
Ce n'est pas parce qu'une histoire est vraie qu'elle est intéressante au cinéma (on en a eu l'exemple criant avec "Jugez moi coupable").
Si vous en doutiez, Alpha Dog vas vous remettre les pieds sur terre.

Jake Mazursky (Ben Foster), néonazi bien que d'obédiance judaïque (je sais, ça commence bien...) , doit un paquet de thune à une petite frappe locale qui, de par son gangster de père (Bruce Willis), à reçu le statut de parrain.
Las d'avoir a attendre pour récuperer sa mise, ce dernier décide de kidnapper le jeune frère de son débiteur.

Même si l'histoire est assez vite faite, je pensai toujours pouvoir me raccrocher aux acteurs renommés présents...
Mal m'en a pris, car même si le casting promet, les rôles associés foutent tout en l'air, de par leur platitude et leur inoriginalité (le père gangster, la mère camé...ça put le déja vu).
Bruce Willis doit apparaitre en tout et pour tout 2 minutes à l'écran (scène d'introduction incluse) et j'ai pas reconnu Sharon Stone avant d'arriver à la demi-heure de film...
Les teens pourront toujours se raccrocher sur la performance de Justin Timberlake dans un rôle à sa mesure (le jeune blaireau pété de thunes). Moi, perso, je trouve qu'il danse beaucoup mieux qu'il ne joue la comédie.
La vision des jeunes américains me parait super stéréotypé (si c'est un gars, il est camé ou gangster, si c'est une fille, elle est bonne et stupide, et dans tout les cas, ils sont blindés comme Crésus).

Le style de narration (split screen, histoires parallèles) est une fausse prise de risque (car pompé, repompé et ici totalement ratée).

Au final, une oeuvre vide de sens dont on sort indifférent (il s'est passé quelque chose? rien senti..) avec le seul sentiment d'avoir perdu 1h45 (cool, c'est bientot l'heure de sortir).

Ju

The Jacket

Parce qu'on ne peut pas voir que des films de merde (même si ces derniers jours ont été plutôt durs), je vais aujourd'hui critiquer un film qui m'a vraiment plut.
Enfin, si je sais toujours faire...

Jack Starks n'est plus le même depuis qu'il est rentré de la guerre du golfe (l'originale, pas le remake sorti en 2003). Accusé de meurtre, il est internéà l'hôpital psychiatrique de Alpine Grove pour y suivre le traitement du docteur Becker.
Lors des expériences dont il est victime, Jack se voit projeter dans un futur où il n'existe plus...

Porté par un quator d'acteurs incroyable de justesse, le film réussi la gagure de captiver le spectateur malgré un rythme posé et des scènes d'action qui se compterai sur la main d'un lépreux.
Adrian Brody confirme qu'il est l'une des révélation Ciné de ces dernières années et n'as pas était aussi bon depuis "Le Pianiste".
Keira Knightley livre une composition bien différentes de son pseudo rôle dans la série des "Pirates des Caraïbes" et ce n'est pas pour nous déplaire (bon, elle a fait "Domino" depuis, mais chutt...).
Kris Kristofferson est typiquement le genre d'acteur sous côté dont on ne se souvient jamais du nom mais qui participe a de nombreux projets de qualité (sauf Blade, bien sûr). On comprend ici pourquoi.
Enfin, notons l'apparition de Daniel 007 Craig, dans le rôle d'un barjot interné avec Jack. Un acteur dont vous savez tout le bien que je pense.

Une narration qui cloue le spectateur à son siège (un fauteuil pour les plus aisés, une chaise ou un tabouret pour les moins pécunieux), un scénar bien construit aux rebondissements multiples, un casting qui arrache...que demander de plus?

Qu'un tel film ne passe pas la barre des 500 000 spectateurs (ni même celle des 400 000) alors que n'importe quelle daube peut afficher 10 344 520 abrutis...
Y'a vraiment un truc qui m'échappe...

Ju

Bad Times

Alors là, Christian Bale, j'ai du mal à te suivre...
Comment un gars qui a eu le nez de jouer dans les oeuvres majeures que sont "American Psycho" (Patrick Bateman, magnifique) et "The Machinist" (film trop peu connu) à t'il put se retrouver embarqué dans cette galère.
Car galère, il y a, croyez moi.
Je me propose donc de vous conter des mésaventures de ce cher Christian, acteur pour lequel, j'ai perdu beaucoup de ma considération.

Jim Davis est un marine, un vrai, un tatoué. Le genre torturé par son passé, les conneries qu'il a put effectuer (l'ami est resté en mode binaire, si vous voulez).
De retour à Los Angeles où il cherche un job de flic, il retrouve son ami d'enfance Mike, lui aussi sur le marché du travail...
Passant leurs journées à se défoncer copieusement, et à renouer contact avec d'ancienne connaissance (des ptites frappes pour la plupart), nos deux lurons vont aller d'emmerde en emmerde...

Ce qui est fort avec ce genre de film, c'est de réussir a être encore plus pourri que ça en a l'air.
On oscille donc entre le mauvais buddy movie et la vieille serie B (ou F-, si on est plus sévère) en cherchant désesperement la moindre lueur d'espoir, le moindre signe d'un quelconque talent (scénaristique ou bien des acteurs)...
En vain, il va sans dire.

Les deux personnages principaux sont plus enervants que charismatiques, leur humour aurait difficilement être plus lourd (et pourtant, j'ai un seuil de tolérance très élevé dans le domaine) et le récit, décousu et chiant.

Rien à sauver de cette excrement sur bobine, même pas Eva Longoria, qui s'avère aussi niaise qu'inutile.
Si vous avez aimé "Training Day"...vous pouvez le re-regarder, vous verrez que ça n'a rien à voir (même si le scénariste est le même).

En conclusion, je suis déçu. Par le scénario, par le ryhtme, par Eva, par Christian...
Mais que diable aller-il donc faire dans cette galère ?

Ju

18 janv. 2007

Baby-Sittor

Suite à la requête de mon frère, je vais vous proposer la critique de « Baby-Sittor », qui est, selon moi, une vraie merde, oui on va pas tourner autour du pot à dire : « oui mais quand même…le jeu d’acteur….Vin Diesel….tout ça…..» NON ! Je vous merde c’est ma critique.

Faisons ça quand même en règle, présentons le film : Shane Wolfe (l’autre), soldat d’élite très talentueux, se voit confier la garde des enfants d’un scientifique assassiné qui travaillait sur des secrets gouvernementaux vitaux. Il devra à la fois combattre les méchants qui attaquent la gentille famille, mais aussi jouer son rôle de Nounou auprès des enfants plutôt casse-couilles.

Vous l’avez compris le peach laisse à désirer, rassurez vous le film ne vaut pas mieux. Je vous donne 9 bonnes raisons pour ne pas aller voir ce film:

- Citez-moi au moins un film bien avec Vin Diesel……………on est d’accord

- C’est un film de base comme Hollywood sait si bien en faire, aseptisé, sans fond, sans forme…une vague impression de déjà vu. Tout le monde avait besoin d’arrondir ses fins de mois, le scénariste en avait marre de lire des revues qui dataient de la guerre de sécession dans ses chiottes alors il s’est dit qu’il allait occuper ce temps perdu à écrire un film drôle. Résultat ? Il nous a pondu une belle merde.

- Vin Diesel

- Bon parlons un peu des acteurs quand même, la plupart méritent des claques, d’ailleurs je ne vais pas employer le terme d’ « acteurs » mais plutôt de « figurants ». Ces dits figurants jouent pour la plupart des rôles complètement clichés, et de surcroît ils les jouent mal. Tout fini en happy end, chaque personnage arrive à vaincre ses tares grâce au génialissime Vin Diesel. Et nous dans l’histoire ? bah on s’est fait chier.

- Franchement je suis de mauvaise foi, j’avoue, j’ai esquissé un léger sourire quelques fois, et puis j’ai regardé mon porte monnaie……on m’avait délesté de 8,50 € , personne à blâmer c’est moi qui ai traîné mes amis à aller voir ce film à la fête du cinéma (encore désolé Ben, je sais que tu n’as plus jamais été le même) en disant : « Mais non je suis sûr que c’est un film sympa qui prend pas la tête, en plus l’affiche elle fait bien rire non ? (Choc Nourrice, c’est sympa non ?) »…..autant vous dire que j’ai pris cher à la sortie…rien que pour le prix du ciné ou d’une location, évitez-le !

- Vin Diesel (je l’ai déjà dit ? autant pour moi)

- Quand est-ce qu’on arrêtera de prendre les gens pour des cons ? film comique ne veut pas dire film niaiseux, d’accord ce film est destiné au moins de 10 ans mais c’est pas des idiots non plus ! (« Papa ? pourquoi il joue comme une merde le monsieur plein de muscles ? »)

- Un déluge de gags lourds, d’humour pipi-caca, de vannes qui font ‘plouf ‘ et le tout servi sur un rythme mou, avouez que c’est tentant !

- Baby-sittoresque. adj.qual : se dit d’une œuvre cinématographique sans valeur, sans intérêt, au caractère foncièrement mauvais (exemple : Franchement Blueberry c’est baby-sittoresque). voir aussi définition de navet.

En bref, évitez ce film comme la peste.

Arno

The Good Shepherd

Passer du jeu d'acteur à la réalisation est à la mode. Les exemples se multiplient et même les plus talentueux à l'origine s'y sont cassé les dents (Non Alain, ton Rrrrrrr!!!, il est tout pourri, je suis désolé).
N'est pas Clint Eastwood qui veut, en quelques sortes.

Je ne savais donc que penser de ce "Bon pasteur" (titre sous lequel le film ne sortira jamais, y'a que les canadiens pour utiliser des traductions aussi pourraves) de Robert De Niro.
Mais bon, on parle de Robert De Niro,l'un des plus grands acteurs de tout les temps, c'est pas n'importe qui.
Et puis elle envoie, la distribution (Matt Damon, Angelina Jolie, Joe Pesci, Robert De Niro himself...).
Ca minimise les risques, non?

Edward Wilson, jeune pousse de la Skull & Bones Society (regroupement de maîtres du monde incluant présidents, chefs de firmes et tutti quanti) et de la toute nouvelle agence de renseignement gouvernementale (CIA) se retrouve embarqué en pleine guerre froide et dans le bordel qu'elle généra.
De 1947 à 1961, grace à son dévouement au travail, Edward monte dans la hiérarchie et gagne en responsabilités. Ceci se fait cependant au détriment de sa santé mentale (suspicion quasi paranoïaque) et de sa famille.

L'histoire est un peu compliquée? Vous en faites pas ,le film aussi !
Ainsi, La narration ne s'effectue pas chronologiquement et de trop nombreux flashback, avancée dans le temps, retour au début (arrêté, c'est bon, je vais vomir), perdent peu à peu le spectateur.
Le film nécessite donc une certaine concentration et pour peu que vous décrochiez un instant, vous êtes mort.
Ce n'est donc pas le genre de film qui se choisi à la vas-vite et le rythme (un poil trop lent à mon goût) du récit vous le rapelleront.
L'histoire est complexe et interessante (pour une fois qu'on nous prend pas pour des cons), le tout bien filmé mais trop long (pratiquement 2h50 quand même) et trop lent pour qu'on se mette dedans.

Robert De Niro a semble t'il eut les yeux plus gros que le ventre en choisissant cette histoire délicate pour ce qui est seulement son second long métrage (après "Il été une fois le bronx").
La montagne était peut être trop haute (ou alors avais-je placé trop d'espoirs dans ce film) et on a un sentiment d'inachevé une fois l'oeuvre terminé...

L'histoire est bonne, la réalisation correcte, les acteurs font leur taff... le film n'est pas mauvais mais il y a un petit quelque chose qui manque.
Une plus grande prise de risques, des changements de rythme peut être(je sais pas, je cherche)....

Au final, on ne peut s'empecher de penser à cette phrase qui nous faisait tant chier sur les bancs de l'école mais qui semble parfaitement se prêter à la situation (quand on attend le miracle d'un dieu) : Peut mieux faire.

Ju

Dexter

Surpris?

Pour inaugurer ce nouveau pan de "Las Kritikas", je tiens a vous faire part d'un coup de coeur.

Point de Lost ou de 24 (bien que la saison 6 parte sur les chapeaux de roue), la série dont je vais vous parler ne passe sur aucun grande chaîne publique (FOX, ABC ou autre), ni même sur HBO (network privé précurseur dans les séries de qualité (Les Sopranos)).
Ici, tout ce passe sur Showtime, une chaîne dont, jusqu'alors, tout le monde se branlait.
Mais là, force est de constater qu'ils ont frappé un grand coup.

Dexter, c'est l'histoire de Dexter Morgan, flic à miami spécialisé dans la collecte et l'analyse de prélévements sanguins.
Flic le jour, Dexter devient tueur la nuit et applique sa propre vision de la justice (un brin sanglante, vous l'aurez compris).
C'est alors que Miami fait connaissance avec un serial killer particulier, le tueur au camion de glaces...

Le spot est simple tout en étant original et diablement efficace (je peut pas vous en dire plus, de peur de vous niquer le suspense).

A l'instar des autres séries, on ne suit pas en parallèle l'enquête principale et la vie personnel des différents protagoniste car ici, la vie des personnages principaux, c'est l'enquête principale.
Chaque épisode est monté comme un ptit film et l'affrontement entre Dexter, la police de Miami et l'"Ice Truck Killer" (désolé mais c un peu trop ridicule traduit) monte peu a peu en intensité pour atteindre son apothéose dans un final...qui poutre.

Grande révélation de la série (en dehors des scénaristes, qui sont de grands malades), Michael C. Hall donne sa pleine mesure dans un rôle à des années lumière de celui qui l'a révellé (la fiote d'une famille de croque mort dans 6 feet under).
Il est d'ailleurs bien soutenu par un ensemble de rôles secondaire assez étéroclite (la nouvelle inspectrice ambitieuse, le pervers médico-légal, le chef un rien salopard...) et servis par des acteurs pour la plupart convaincants.

Vous l'aurez compris, Dexter c'est douze épisodes de pur bonheur, Showtime et ses abonnés l'ont compris (meilleure audience pour une série sur la chaîne depuis plus de 10 ans) et une seconde saison est prévue pour cet été.
Alors, si les patrons d'une chaîne peu connue pour son goût du risque, ses abonnés, Canal + (qui diffusera la première saison en France) et moi même, avons craqués, pourquoi pas vous?

Ju

Las Kriitikas se diversifie

Today is a big day !
Un nouveau flan s'ouvre en effet à la critique acerbe (bien que jamais objective, ni même constructive) des kritikos.
Après une ptite quinzaine de films, le moment est venu de se diversifier (parce qu'on se prend pas pour de la merde non plus).
Je ne suis donc pas peu fier de vous annoncer que vous pourrez desormais trouvé des critiques de séries télé sur "Las Kritikas".
C'est une idée qu'on a eu y'a quelque temps, suffisait juste que quelqu'un se décide pour lancer le truc.
Pour eviter de se faire (et par la même de vous faire) chier, on ne critiquera que des saisons entières et finies.
Vous remarquerai aussi que la plupart des series sont américaines, par ce que, faut être honnète, c'est ce qu'il à de mieux en ce moment (celui qui me critique Julie Lescault, je l'allume).
Vu la quantité de series qu'on s'envoie (bon d'accord, que je m'envoie), risque d'y avoir de la matière à écrire...
Stay tuned and wait for what's next...

Ju

17 janv. 2007

Blueberry

Sorti en février 2004, « Blueberry, l’expérience secrète » est un film adapté de la célèbre bande dessiné éponyme de Charlier et Giraud.

Vous vous demandez probablement ce qui me pousse à écrire la critique d’un film sorti il y a bientôt trois ans, alors qu’à l’heure actuelle, de nombreux films (bon ou mauvais) sortent et qu’il y a des critiques plus intéressantes à faire.
C’est tout simplement pour vous éviter de commettre l’irréparable.

En effet, ce film, bien que portant le titre « Blueberry » n’a de lien avec la BD que le nom du héros (Vincent Cassel) et de l’un des personnages secondaire (Mc Clure, Colm Meaney). Oubliez simplement l’idée de vous retrouver devant l’une des fantastiques histoires contée dans la BD. Dans ce film à l’histoire bancale (Un marshall, Blueberry, essaye d’empêcher des chercheurs de trésor de s’aventurer sur les territoires indiens interdits, aidé par le vieux shaman indien qui l’a élevé), tout tourne autour de la recherche du moi intérieur de Blueberry, qui, via l’absorption de drogue indienne (représenté à l’écran par un enchainement kaléidoscopique de forme non identifiable, de serpent et d’une musique « shamanique »…le résultat est à la limite du supportable, voire même à vomir) essaye de combattre ses démons intérieur.

Si on a déjà beaucoup de mal à voir où veut en venir le réalisateur (Jan Kounen), on a encore plus de mal à supporter sa façon de nous le représenter.
Une mention spéciale à la dernière demi-heure où j’ai bien faillit quitter le cinéma pour la première fois de ma vie.
Je pense que les seules choses qui pourraient être sauvé dans ce film sont les magnifiques paysages du far west et… c’est tout.

Assurément le plus mauvais film que j’ai jamais vu, on retiendra de ce « Blueberry » qu’il aurait mieux valu pour tout le monde qu'il reste une « expérience secrète »…

Kp

16 janv. 2007

Jugez-Moi Coupable

Vin Diesel est un grand acteur.
C'est vrai quoi, pour continuer à jouer après avoir enchaîner Fast & Furious, XXX et Baby Sittor (dont j'attend toujours la critique, Arno), faut vraiment avoir quelque chose de particulier…
Une chance insolente…d'accord.

Quand on annonce donc un film, inspiré d'une histoire vraie, marquant un tournant dans sa (déjà trop) longue carrière, je ne peut être qu'intrigué, curieux.
Ayant quelques heures à perdre, je décide de voir le dit film, de juger sur pièce.

Jackie Dinorcio (Vin Diesel), truand assez con pour ce faire chopper quoi qu'il fasse, purge une peine de trente ans au pénitencier de Manhattan quand il se voit proposer une réduction de peine si il balance ces complices et aide à faire tomber le parrain local, Nick Calabrese (Alex Rocco, très juste dans son jeu).
Jackie étant un gars droit et au sens de la famille aigu, il refuse la proposition et décide d'assurer sa propre défense au procès (où il aussi inculper).

Le problème, c'est que Jackie n'a jamais fait de droit (faut dire qu'ils ne l'enseignent pas avant le lycée…) et décide donc de baser sa défense sur son côté "nature et simpa".
C'est le côté intéressant du film, montrer un mafieux sous un autre angle, plus proche des vrais gens, moins intouchable…

Le problème, c'est qu'on n'y croit pas une seconde.
Qu'un gars qui passe son temps à faire le con en salle d'audience ne se fasse pas jarter en 2 ans de procès passe encore, mais que le même gars veuille à tout prix défendre ses "potes" qui lui disent ouvertement qu'à leurs yeux, il n'est qu'une merde, alors là, je pige pas.
Si c'était une histoire original, j'aurai pût mettre ça sur le compte de la fatigue (ou de la dépendance à l'alcool) du scénariste, mais là, c'est une histoire vraie quand même…
Sans compter qu'au final, le jury décide d'acquitter toutes ces raclures alors qu'on leur a fourni plus de preuve que contre O.J Simpson (bah quoi, vous le saviez, c'est une histoire vraie…), et là, je reste sur le cul.

Ce qui devait donc marquer le renouveau de Vin Diesel nous apprend seulement qu'il n'a pas besoin d'un rôle de bourrin pour être mauvais.
On espère d'ailleurs que cette fois, les gens s'en rendront compte (quoique, si personne a gueulé pour Baby Sittor…).
Je sais pas pour vous mais moi, perso, je suis heureux qu'il n'est finalement pas été retenu pour porter le costume de l'agent 47 (encore un grand moment de poésie à venir).
Jugez-Moi Coupable?
Bon bah, si il insiste…

Ju

Poseidon

Tu ne pourras pas dire qu'on ne se donne pas du mal pour toi, cinénaute…

A peine remis du choc que fût "The Quiet" (remise en cause du cinéma dans son ensemble, tout ça…), je décide de battre le fer pendant qu'il est encore chaud et enchaîne sur Poséidon, un film qui traînait sur mon disque depuis trop longtemps …
Enfin "traînait sur mon disque"…"polluait mon disque" serait plus proche de la réalité.

Ca puait le plan foireux à 15 bornes mais Ju, il est comme ça, il plonge.

En gros, ce film est une accumulation de dispendieuses mauvaises idées, comme si les producteurs ne savaient que faire de leurs thunes…
Mais attention, on parle pas de 100 balles à gaspiller ici.

Et qu'est ce qu'on peut s'offrir quand on est blindé ?
Un gros bateau (puant les images de synthèse), des explosions à tout vas, un scénario de merde, une tripotée de sous acteurs surpayés…
Il en reste un peu? Bon bah, on embauche Kurt Russell, il à rien de prévu (y'a peut être une raison, bordel !).
Et voilà, vous venez de perdre 140 millions…

L'histoire, comme souvent avec les films de merde, a le mérite de tenir sur un bouton de souris (plus personne utilise le timbre poste, on s'adapte donc…).
Poseidon, sorte de palace flottant, vague sur les douces eaux de l'atlantique en une nuit de st sylvestre.
Tout d'un coup, il est frappé par une vague scélérate (terme exact) qui le submerge littéralement.
La survie s'organise alors parmi les passagers et les plus téméraires décident de tenter de s'extraire hors de la carlingue par leurs propres moyens…

Evidemment les héros s'en sortirons (pas tous, c'est pas la fête non plus, faut bien en faire crever un ou deux), la question n'est pas là.
L'intérêt du film tiens dans ses scènes d'action (avec 140 millions, c'est clair qu'on peut en envoyer, du pâté). Une mention spéciale pour celle où Robert Ramsey (Kurt Russell, rien à voir avec la momie) voit ses poumons s'emplir d'eau pour finalement mourir…
Mis à part ces quelques minutes d'action, force est de constater que ce film est plutôt vide (tant au niveau scénaristique qu'au niveau du jeu d'acteur).

Encore un film dispensable que je regrette un petit peu d'avoir visionner…
Je me demandais aussi pourquoi personne voulait le voir avec moi, ce film (merci à Pierre pour son soutien, au passage)…

Ju

15 janv. 2007

Blood Diamond

Après de bonnes performances d'acteur dans "Aviator" et "Les Infiltrés" de Martin Scorsese, Leonardo Di Caprio revient dans ce film d'Edward Zwick. Il y joue un trafiquant de diamands au Sierra Leone peu scrupuleux et prêt à tout pour obtenir ces cailloux. Il y est très convainquant et nous montre à nouveau tout son talent.

Sinon le scénario du film est bien rôdé et la réalisation convainquante.

Vous l'aurez compris, ce film fait parti des meilleurs de ce début d'année 2007.
Ce film raconte l'histoire de Solomon, un pêcheur dont le village se fait attaquer par les rebels. Il est fait prisonnier et est condamné à chercher des diamands dans une rivière. Un jour, il en trouve un énorme. Au même moment, le camp dans lequel il se trouve se fait attaquer: il en profite alors pour cacher la pierre mais se fait gauler par l'un des ses bourreaux.

Il va alors en prison dans le même établissement qu'Archer (Léonardo Di Caprio) qui finit de purger sa peine pour trafique de diamands. Il surprend alors l'ancien bourreau de Solomon lui parler du diamand.

Archer paye alors la sortie de Solomon et les 2 comparses partent à la recherche du cailloux.

Ce film couvre ainsi plusieurs genres: c'est à la fois un thriller (le suspense est permanent), un film d'aventure (la recherche du cailloux nous rappelle les Indiana Jones et autres Allan Quatermain) et surtout un drame. En effet, Zwirk nous peint la situation du Sierra Leone de 1999 et ça fait vraiment peur à voir. Le pays est ravagé par une guerre civile et des meutres et trafiques en tout genres (armes, diamands) ont lieu. Rajoutons à cela les gosses de moins de 10 ans se faisant apprendre à assassiner et bourrer le cerveau de propagande raciste et vous voyez le merdier.

Bref ce film tiré d'une histoire vraie est à la fois bon techniquement parlant, divertissant, haletant, et un outil indispensable de mémoire. On pourrait ainsi le classer d'utilité publique au même titre que "Le Pianiste" de Roman Polanski ou "Le Cauchemard de Darwin", documentaire de Hubert Sauper que je vous recommande chaleureusement.


Itoo

13 janv. 2007

The Quiet

"Un matin, on se reveille et on se rend compte que ce film, c'est de la merde."

Remplacer "ce film" par "la vie", et vous aurez une idée des trop nombreuses réflexions philosophique dont nous fait part la voix off (assez niaise, qui plus ai) tout au long du film.
C'est pas nietzsche, certes, mais ça a le mérite de changer le rythme du film, entre deux scènes ratées.
C'est déjà ça.

Aller, je vous raconte quand même l'histoire.
Dot (si, si, c'est un nom), jeune sourde et muette, vas habiter chez son parrain (homme de finance), sa femme (décoratrice d'interieur) et sa fille (qui ne fout absolument rien, comme tout étudiant qui se respecte).
Malgré les apparences, elle ne tarde pas à se rendre compte que cette famille, en apparence model, cache de nombreux secrets...

Bon aller, je vend la mèche, ça vous évitera d'avoir a matter le film (vous me remercierai un jour, vous verrez).
La mère est tellement défoncée aux cachetons qu'elle peut rester deux jours à bloquer dans le salon, sans bouger pendant que monsieur tringle joyeusement sa fille (c'est bien légitime) qui nourrit secrètement le projet de l'assassiner...
Toute cette famille la prend donc joyeusement pour une conne, puisque,de toute façon, on s'en fout, elle est sourde...
Oui, mais non au fait !
Car, on l'avait calculé (c'est si bien jouer), la Dot, elle est aussi sourde que je suis fin et au final, elle les a bien niqué!
Voilà, pour l'intrigue, c'est niquer.
C'est pas grave, c 'est pas ce qui sauve le film de toute façon.

Le seul interêt du film (et c'est pour ça que vous voulez le voir, ne mentez pas), c'est bien évidemment Elisha Cuthbert, belle comme le jour et comme d'habitude dans un rôle de pute (que demande le peuple?).
Mais, car il y évidemment un "mais" (y'en a d'ailleurs un peu trop dans ce film), ne vous attendais pas a des scènes à la "girl next door", ici, tout est sous-entendu, soupiré, soujacent...saoulant au fait.

Alors, qu'est ce qui peut sauver ce film?
La musique, peut être, appaisante et enjouée à la fois, d'un jeune compositeur allemand plein d'avenir, un certain Ludwig Van B...
Enfin une trouvaille du réalisateur ?

Ju

9 janv. 2007

Hors de prix

Putain , moi aussi, je veut être riche !
C'est vrai quoi, tout est plus facile avec de la thune. On passe du Formule 1 au Hilton (l'hôtel, pas la chienne), de Barilla à Beluga, de la Fiat lupo à la Ferrari enzo, etc.
Pareil pour les meufs, fini les meufs communes, ramassées faute de mieux (on se sent visé?), bienvenu aux véritables bombes atomiques, Jennifer Ellison et autres Rossy De Palma.
Bref, tout ça pour dire que ce film pût la thune.

Jean (Gad Elmaleh) est l'employé model , serviable à l'excès, d'un grand hôtel de la côte d'azur. Un jour débarque Irène (Audrey Tautou), genre de stupide pute trop gâtée, qui vit au crochet de riches hommes d'affaires qui ont l'âge d'être son père. Cette rencontre vas changer sa (leurs) vie(s) et Irène décide de l'initier aux ficelles du "métier". Jean ne sera plus jamais le même...

Une histoire sommes toute simpathique et dont il est difficile de perdre le fil (même en commençant le film à 5h, pas de somnolence, c'est à souligner), à moins d'être complétement con. Une bonne grosse comédie franchouyarde en quelque sorte.

Côté casting, Pierre Salvadori a décidé de ratisser large et il y en a pour tous les goûts.
Gad Elmaleh (dont on ne saura toujours pas si il est capable de jouer autre chose que les benêts), au charme indéniable, ravirra la gente féminine.
Audrey Tautou, qui s'est bien dévergondé depuis Amélie Poulain et qui est tout simplement trop bonne (j'ai beau chercher, je vois pas d'expression plus adéquate), séduira les plus rustres d'entre nous, simples hommes.
Les plus âgées pourront aussi s'attarder sur Marie-Christine Adam, qui tient ici un rôle particulièrement intéressant (elle offre d'ailleurs le meilleur jeu d'acteur de toute la distribution).

Même si il est assez difficile d'y croire plus de 2 secondes, ce film s'avère assez divertissant et se classe dans la catégorie des comédies françaises tout à fait recommendables (ça vaut pas "la vérité si je mens 2" ou "le fabuleux destin d'amélie poulain" mais ça reste bien loin de "Olé" ou du "Da Vinci code" ).

Ju

5 janv. 2007

The Fountain

Après avoir philosophé avec notre ami Sly et son fameux Rocky Balboa la veille (ironie je précise…j’en vois déjà tirer la gueule), nous avons décidé mon frère et moi de nous attaquer à The Foutain, un film dont personnellement je n’avais pas beaucoup entendu parler mais qui, il parait, était une œuvre très attendu puisque il s’agissait là du deuxième film du réalisateur de Requiem for a Dream. C’est donc avec curiosité et appréhension qu’on s’est décidé à regarder le film et comme le dit le vieux dicton, il ne faut jamais dire Foutain je ne boirai pas de ton eau (ok c t nul…) donc on (plutôt « je » d’ailleurs) s’est lancé dans l’aventure.

Mon frère m’ayant lâchement abandonné au bout de 7 minutes de film (montre en main) en s’endormant comme une masse (et 20 minutes avant la fin du film il se lève et dit « bon moi je me barre, tu me rejoins quant c’est fini ») je me vois seul pour faire cette critique.

The Foutain raconte le combat d’un homme (Hugh Jackman) à différents âges (l’Inquisition, de nos jours et dans le futur) pour sauver la femme (Rachel Weisz) qu’il aime.
Du temps de l’Inquisition en Espagne, le conquistador Tomas part à la recherche d’une fontaine de jouvence (d’où le titre The Fountain) qui est sensé donner l’immortalité et libérer le peuple d’Espagne du joug du méchant pas beau Inquisiteur et surtout offrir à Tomas la possibilité d’épouser la reine.
De nos jours, le chercheur Tommy Creo cherche désespérément un traitement pour sauver sa femme du cancer, il sera amené à percer le mystère de l’immortalité.
Et dans des temps futurs, l’explorateur Tom voyage vers une nébuleuse mystérieuse capable de sauver sa femme qui s’est incarné en un arbre lors de sa mort.

Voila pour l’histoire. Tout d’abord je tiens à signaler que ce film aurait du comporter un petit écriteau à l’entrée de la salle de ciné avec marqué : « Attention, le film que vous allez voir contient des scènes susceptibles de faire des nœuds au cerveau, âme sensible s’abstenir ». Car c’est bien là le gros bémol de ce film, on patauge en permanence dans l’histoire, j’ai trouvé ça très décousu, d’ailleurs si vous allez le voir n’espérez même pas arrivé en retard à la séance en vous disant : « c’est bon je choperai l’histoire en route », oula non l’ami ! Si vous arrivez en retard n’y allez même pas, allez vous acheter un kebab ou autre chose mais dépensez votre argent utilement !

Hormis ça, il se dégage du film une atmosphère saisissante, c’est très difficile à expliquer par des mots mais on ne peut pas être indifférent au côté onirique et féerique du film, l’abondance de couleurs chaudes (les tons très orangers et jaunes) participe aussi à l’édification de ce très beau conte. Hugh Jackman quant à lui s’en sort très bien, c’est pour lui enfin la possibilité d’exprimer tout son talent dans un rôle très riche (très bon aussi dans Scoop de Woody Allen) différent d’un Wolverine où l’on offre aucune profondeur au personnage à mon goût. Rachel Weisz, elle, est tout simplement splendide et incarne très bien la princesse de ce conte.
Pour ce qui est du réalisateur et scénariste Darren Aronofsky, la vision de la mort et de l’immortalité qu’il nous propose est très intéressante et captivante.

En conclusion, vous avez intérêt à vous accrocher à l’histoire tout au long du film, ne surtout pas y aller si vous êtes en mode « taper » vous risquez d’être déçu car c’est un film plutôt calme, le film a aussi tendance à tomber quelquefois dans la surenchère c’est dommage, il n’en demeure pas moins une très belle œuvre dont il émane quelque chose de très particulier qui vaut vraiment le coup d’œil.

Arno

L'illusionniste

Ca y est, le voilà !

Le premier grand film de l'année ne se sera pas fait attendre bien longtemps puisque, moins d'un mois après la saint Sylvestre (aucun lien avec Rocky), sort "L'illusionniste", un film…magique.

Eisenheim, talentueux illusionniste fait tout les soirs salle comble et voit sa popularité monter en flèche au détriment de celle du prince héritier Léopold, rationnaliste convaincu. Leurs rapports se tendent encore un peu lorsque le prince apprend que sa fiancée, Sophie de Von Teschen est l'amour de jeunesse d'Eisenheim et qu'ils recommencent à se voir. S'engage alors un subtil bras de fer entre les deux hommes...

Je ne saurai comment l'expliquer mais il se dégage de ce film une atmosphère particulière, un rien féerique.

L'affrontement entre le rationnel (à outrance, représenté par le prince et "sa" police) et le fantastique (le grand illusionniste) se développe tout au long du film et la tension entre le prince et l'illusionniste va crescendo pour atteindre son point culminant lors d'un final tout magnifique de surprise.

Face au prince et à la puissance due à son rang, Eisenheim ne peut opposer que sa "force cérébrale" (intelligence et créativité artistique). C'est cette inégalité des chances donne au film tout son intérêt et conduit le spectateur à prendre fait et cause pour l'illusionniste et à se prendre au film.

L'histoire d'amour impossible entre la princesse et le saltimbanque, qui aurait put tirer le film vers des abysses de niaiserie et de moralisme à la con s'imbrique ici parfaitement dans l'histoire globale et justifie la plupart des actions des protagonistes.
En fin de compte, il s'agit d'ailleurs plus d'un film d'amour avec tout plein de la magie dedans que d'un film de magie saupoudrer de romance.

Les acteurs sont, pour la plupart, étonnants de justesse, et, c'est à souligner, ont réussi à feindre l'accent anglais avec réussite (pas mal pour des ricains).
Edward Norton est, comme d'habitude, impressionnant en grand manipulateur (d'images mais aussi de personnes).
Jessica Biel (que je prenais jusqu'alors pour une bonne conne (ou inversement)) se révèle dans son premier vrai rôle de composition (d'accord, les lois de l'attraction déchire, mais elle n'y joue qu'une pute). Elle risque donc de faire taire tous ces détracteurs (dont moi).
Rufus Sewell (que je ne connaissais pas) joue, pour sa part, très bien les enculés.

Les différents tours d'Eisenheim sont impressionnants et rehausse l'image des prestidigitateurs (après Sylvain Mirouf, c'était pas gagner).
Tout en restant persuadé que ce sont de vils escrocs, ils m'apparaissent maintenant beaucoup plus sympathiques.
C'est peut être ça, finalement, la magie du cinéma.
Vous pouvez toujours chercher, y'a pas de "truc"…

Pour conclure, je vous encourage tous à voir ce film (sorti le 17 Janvier) qui remporte haut la main le tubât (ils fillent tous des palmes, autant changer) du film du mois.
En passant, Eisenheim, si t'as deux secondes pour me faire disparaître Taxi 4 du planning de février …

Ju