Arthur & Les Minimoys
C’est désormais une certitude, la période des fêtes modifie le comportement des individus et nous fait agir d’une manière bien étrange, sourire béat, bonne humeur au moment de payer une burne pour des cadeaux qui ne seront même pas pour nous, baffrage en continu… en gros, on devient con. Je n’échappe pas à la règle, bien au contraire.
Tout ça pour dire que j’étais de super bonne humeur quand j’ai décidé de matter ce dessin animé (j’étais en mode enfant, si vous voulez).
Mais (car bien évidemment, il y a un mais) comme toute bonne chose, ce sentiment euphorique a été de courte durée. Arrivé à la moitié du film, un constat s’impose : ce film est mauvais.
L’histoire, cependant, a le mérite d’être simple : Arthur (jeune garçon courageux, pour le jeu d’acteur, on repassera) vit avec sa grand-mère (qui serait prête à vendre ses reins si ça pouvait apporter 5 minutes de bonheur à Arthur) car ses parents semblent se foutre royalement de son existence.
Cependant, tout ce petit monde a de gros problèmes d’argent et pour empêcher un méchant promoteur immobilier de saisir la propriété familiale, une seule solution, Arthur doit se rendre chez les Minimoys (petit peuple candide mais irritant) pour retrouver un trésor que, jadis, son grand père convoita. Débile mais suffisamment simple pour que personne ne s’y perde.
Le problème, c’est qu’il y a des limites à la connerie et même si le seuil de tolérance est plus élevé en cette période, il ne faut pas trop nous prendre pour des abrutis (là, ça se voit).
Je suis bien conscient que ce film s’adresse avant tout à un public d’enfants mais ce n’est pas une raison pour tomber dans la niaiserie à outrance (car même les enfants ont un cerveau, je vous assure).
Les plus âgés qui pensent pouvoir se raccrocher a une morale quelconque ou à des pointes d’humour bien senties seront déçus car la morale de ce film peut se résumer a « les paysans sont pas si cons, les promoteurs immobiliers, c’est le démon et on peut tout réaliser si on y croit vraiment ».
Quant à l’humour (une des caractéristiques principales des dessins animés, aujourd’hui)… Disons qu’il est à l’image du film, lourd et sans grande créativité (n’est pas Shrek qui veut, malheureusement).
Je ne suis pas un anti-besson mais c’est vrai qu’en y réfléchissant, depuis le 5ème élément, il nous a pondu une majorité de daubes, le garçon (Qui a dit Taxi ? ok, tu sors !).
C’est malheureux car j’aurais aimé rentrer dans son monde féérique mais là, vraiment, je ne peux pas.
Voilà, il n’en faut pas plus pour avoir le sentiment d’avoir perdu une heure et demi (même en période de fêtes ou y’a pas grand-chose d’autre à faire). Si vous voulez vraiment un conte de noël à matter en famille (si toutefois, vous appréciez les membres de votre famille), aller plutôt louer un Pixar ou mieux, repassez vous l’étrange noël de Mr Jack, tout le monde vous en remerciera…
Ju



1 commentaire:
Il FAUT lire le livre alors ! J'ai pas lu la critique en entier (désolée) et je ne suis pas allée voir le film non plus, mais (branchée sur mon mode "gamine") j'ai lu les livres de Besson et ils sont assez transportants (j'avoue que j'ai une imagination débordante pour tout ce qui est fantastique surtout les bouquins) enfin, mimis quoi parce que c'est vrai qu'on s'y attend un peu ... mais si tu veux pas te prendre la tête et lire un truc pas trop mal lis les "Arthur" !
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