Des serpents dans l'avion
Mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête des énergumènes ayant participé à ce film? Peut-on encore parler de cinéma à ce stade de la médiocrité? Vous l’aurez compris : ce film PIQUE !!!
En voila des imposteurs: j'ai nommé David R. Ellis, le réalisateur (?) (qui a tout de même participé en tant que responsable des cascades dans Scarface, l'Arme fatale et Matrix reloaded), et les acteurs Samuel L. Jackson (magnifique dans "Jacky Brown" et "Pulp Fiction") et Julianna Margulies (connue pour son rôle de Carol Hattaway dans "Urgences"). Mais trêve de flagorneries, ces individus sont tout simplement scandaleux.
Voici en gros le sénario de ce navet : la mission de l'agent spécial Neville Flynn est simple : il doit escorter un témoin essentiel sur un avion de ligne de Hawaï à Los Angeles. L'homme va permettre de faire tomber l'un des piliers de la mafia, après qui Flynn court depuis longtemps. Toutes les précautions ont été prises, mais ce n'est pas assez... Décidé à ce que le témoin n'arrive jamais au tribunal, le criminel met au point un lâcher de serpents venimeux à bord de l'avion. Ils sont partout, silencieux et mortels. Entre un équipage et des passagers paniqués et un témoin qu'il faut protéger à tout prix, Flynn va devoir se battre pour que l'avion ait une chance d'arriver...
"Original" me direz-vous? D'accord, à condition de le réaliser au 2nd voire 3ème degré. Ou alors faîtes-en un jeu vidéo. Mais pas ce qu'ils en ont fait, bordel. On va où, là?
Déjà, au début a lieu la scène ou les méchants sonnent à la porte du gentil témoin. Il les voit à travers le judas et leur mine patibulaire lui fait comprendre qu'il ne faut pas ouvrir. Comme par hasard arrive à ce moment-là de nulle part à sa fenêtre l'agent Flynn: j'ai nommé Samuel L. Jackson. Il l'aide à se sauver et ils montent dans un avion pour fuir. A partir de là, c’est le drame. Tout ce qui suit a lieu dans l’avion. Les serpents bien à l’abri dans la soute sont libérés, et le carnage attendu a lieu. Ils réussissent à s’infiltrer par les canalisations pour aller en cabine (ils sont trop forts !) et sèment la panique. Heureusement Sam est là pour veiller au grain…
A noter cette magnifique scène où un jeune couple en chaleur se réfugie (avant l’attaque des reptiles) dans les toilettes pour parer à leurs pulsions lubriques. Quand la fille se baisse pour « jouer de la flûte », quelle n’est pas sa surprise de découvrir à la place dudit phallus un énorrrme reptile. Pour le coup, elle n’aura pas vu le loup mais un python venimeux. Bref les deux comparses se font bouffer, ne provoquant que l’indifférence, voire le soulagement des spectateurs outrés par les minutes déjà écoulées et qui n’ont qu’une seule envie : partir !
Etant de nature téméraire, notre fine équipe de kritikos est cependant restée pour constater jusqu’à quel point un esprit humain pouvait être dérangé. Quelle erreur fatale ! A peine l’heure de film était dépassée que nous tombions directement dans les bras du dieu Morphée (faut pas déconner, on l’a quand même commencé à 4h du matin cette bouse !). Quelle ne fut pas ma terreur en me réveillant à 6h de découvrir que ce résidu de navet n’était toujours pas fini ! Je vois alors vaguement Samuel sur le tarmac qui défonce un dernier serpent. Ouf ! Tout est bien qui finit bien ! Le happy end a lieu dans la télé et dans le salon. On peut enfin éteindre les appareils électriques qui ont pour le coup consommé et participé inutilement au réchauffement de la planète.



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