Déjà Vu
La dernière association Tony Scott/Denzel Washington avec Man on fire, me laissait un très bon souvenir. De plus, adorant les prises de têtes du voyage spatio-temporel et la théorie de la relativité (fan de retour vers le futur qui plus est), j’étais très impatient de voir ce qu’allait donner le film Déjà Vu.
Une distorsion dans le continuum espace-temps fait que malheureusement la critique du film sort bien après la sortie du film dans les salles. Vous aurez alors sûrement déjà vu Déjà vu (aucun jeu de mot, simplement je vais pas m’empêcher d’utiliser l’expression sous prétexte que le film s’appelle comme ça).
La trame de l’histoire : Doug Carlin (Denzel Washington ), agent de l’ATF, enquête sur l’explosion d’origine terroriste d’un ferry à
Y'a eut plein de morts, toutes les preuves sont tombées dans le fleuve… c’est la merde.
L’agent Pryzwara (Val Kilmer, qui a vraiment hérité d’un nom de merde, pour le coup) lui propose donc d’utiliser son nouveau système d’espionnage qui voit tout, 4 jours dans le passé (à cause du soit disant "temps de calcul").
Denzel est futé, et même s’il comprend rien à la physique, il calcule qu’en fait, le système, il va vraiment dans le passé (oh les menteurs!) et du coup il peut espérer sauver la belle Claire Kuchever (Paula Patton)…
Ce film est un mélange de genres, tout en restant américain à souhait et bien divertissant.
La façon d’aborder le voyage temporel est assez originale, en observant au travers d’un pont Eistein-Rieman-machin le passé d’il y a 4 jours. En général dans les films de SF, on va dans le passé, dans le futur, c’est tout...
Ici le scénario laisse croire un certain temps qu’on est dans un film de voyage temporel classique, avec des boucles temporelles sur une même ligne du temps. Du coup, on s’attend à ce que la fin du film soit le début (le temps étant immuable, et la boucle est fermée)...
Et bien non ! C’est l’autre conception du voyage dans le temps, celle dont on parle moins souvent parce que bordélique, celle où, à chaque fois qu’il y a un événement il y a une multitude d’univers parallèles…
Certains diront que c’est pour permettre au film de terminer en Happy End, et je dis non ! (enfin, je n’espère pas).
En effet, Denzel meurt, et Denzel est vivant (parce qu’il y a 2 Denzel, au fait !).
Claire aussi est morte dans un univers, vivante dans l’autre.
De toute façon il valait mieux que Doug Carlin meurt, puisque qu’il se serait retrouvé comme un con à devoir partager la belle Claire Kuchever avec son alter ego spatio-temporel (il n’avait pas de machine à retourner dans l’ex espace temps à ce que je sache).
C’est quand même beau les histoires d’amour à travers le temps !
Enfin, j’ai beaucoup aimé aussi le choix de
L’ambiance est plaisante.
J’adore toujours autant sa façon de filmer de Tony Scott, tape à l’ œil, avec tout ce qu’il faut de travelling, d’accélération de l’image, etc…
Je pense que beaucoup de gens seront déçus après avoir vu ce film, car ils auront perdu leurs repères, ou n’auront pas tout compris. Ceux-là diront "oulala, il y a des incohérences dans le scénario".
Les gens qui n’aiment pas se croquer le cerveau pourront sans doute se raccrocher aux scènes d’action, aux explosions, à la course poursuite qui rend le film un peu plus divertissant.
Mais alors dans ce cas là il fallait aller voir Casino Royale…
Fab



1 commentaire:
Bravo pour ton commentaire, mon "croqueur de cerveau" !!!!
L'enigmatique Kajla....
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