The Good Shepherd
Passer du jeu d'acteur à la réalisation est à la mode. Les exemples se multiplient et même les plus talentueux à l'origine s'y sont cassé les dents (Non Alain, ton Rrrrrrr!!!, il est tout pourri, je suis désolé).
N'est pas Clint Eastwood qui veut, en quelques sortes.
Je ne savais donc que penser de ce "Bon pasteur" (titre sous lequel le film ne sortira jamais, y'a que les canadiens pour utiliser des traductions aussi pourraves) de Robert De Niro.
Mais bon, on parle de Robert De Niro,l'un des plus grands acteurs de tout les temps, c'est pas n'importe qui.
Et puis elle envoie, la distribution (Matt Damon, Angelina Jolie, Joe Pesci, Robert De Niro himself...).
Ca minimise les risques, non?
Edward Wilson, jeune pousse de la Skull & Bones Society (regroupement de maîtres du monde incluant présidents, chefs de firmes et tutti quanti) et de la toute nouvelle agence de renseignement gouvernementale (CIA) se retrouve embarqué en pleine guerre froide et dans le bordel qu'elle généra.
De 1947 à 1961, grace à son dévouement au travail, Edward monte dans la hiérarchie et gagne en responsabilités. Ceci se fait cependant au détriment de sa santé mentale (suspicion quasi paranoïaque) et de sa famille.
L'histoire est un peu compliquée? Vous en faites pas ,le film aussi !
Ainsi, La narration ne s'effectue pas chronologiquement et de trop nombreux flashback, avancée dans le temps, retour au début (arrêté, c'est bon, je vais vomir), perdent peu à peu le spectateur.
Le film nécessite donc une certaine concentration et pour peu que vous décrochiez un instant, vous êtes mort.
Ce n'est donc pas le genre de film qui se choisi à la vas-vite et le rythme (un poil trop lent à mon goût) du récit vous le rapelleront.
L'histoire est complexe et interessante (pour une fois qu'on nous prend pas pour des cons), le tout bien filmé mais trop long (pratiquement 2h50 quand même) et trop lent pour qu'on se mette dedans.
Robert De Niro a semble t'il eut les yeux plus gros que le ventre en choisissant cette histoire délicate pour ce qui est seulement son second long métrage (après "Il été une fois le bronx").
La montagne était peut être trop haute (ou alors avais-je placé trop d'espoirs dans ce film) et on a un sentiment d'inachevé une fois l'oeuvre terminé...
L'histoire est bonne, la réalisation correcte, les acteurs font leur taff... le film n'est pas mauvais mais il y a un petit quelque chose qui manque.
Une plus grande prise de risques, des changements de rythme peut être(je sais pas, je cherche)....
Au final, on ne peut s'empecher de penser à cette phrase qui nous faisait tant chier sur les bancs de l'école mais qui semble parfaitement se prêter à la situation (quand on attend le miracle d'un dieu) : Peut mieux faire.



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