L'Honneur du Dragon
Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
Pourquoi tant de haine contre le 7è art?
Kp vous a présenté son expérience secrète de Bluberry; je vais vous parler de cette sous-merde de (super?) production asiatique.
Tout d'abord rappelons le contexte. Par un doux aprés-midi de week-end en mai 2006, mon portable vibra. Répondant innocement à l'appel, je ne me doutais de rien.
Au bout du fil, le KP me lance, l'air de rien:"itoo, t'es sur Gre; c'est génial; t'es le plus beau, le plus fort, je t'admire, jte vénère; est-ce que ça te dirait de te matter un film ce soir chez Ju?" (je résume sinon on y passerait des heures...).
A ce stade de la conversation, rien d'anormal. Je décide donc d'aller chez ledit nicaraguayo-québèquoi (on ne sait plus trop en fait). Aprés moulte effort (cet individu habite dans la jungle, rappelons-le), nous y arrivons.
C'est là que le drame eu lieu! Sans attendre, il nous prévient de la situation:
-On va regarder "l'honneur du Dragon"!
-Ah? Ok.
-C'est avec Tony Jaa!
-Euh!
-Mais si tu sais celui qui joue dans Ong-Bak.
-...
Vous aussi vous n'auriez rien répondu. Impossible de faire marche arrière. J'étais fait comme un rat! Ces 2 gredins avait bien manigancé leur plan.
Ainsi le film commence.
On y voit une utopie où un enfant est super heureux avec son animal de companie. Il est pauvre, mais content. Puis on retrouve les comparses quelques années plus tard. Tony Jaa n'est plus candide et son pays est plein de malfras. Vient le jour où la mafia locale enlève son animal. Et elle est super balèze la mafia car cet animal n'est autre qu'un ELEPHANT. Et oui vous avez bien lu; ce connard s'est fait voler son éléphant.
Ni une, ni deux; Tony va à Sidney pour le retrouver.
Pourquoi Sidney? Comment le sait-il? On ne le nous dit pas. Avec quel argent pour payer l'avion (il est sensé être pauvre quand même)?
Les scénaristes ont omis ce détail.
Ainsi, il débarque dans la ville, et là c'est parti.
Ca se fight dans tous les sens. Il nique tout le monde le Tony car il a les nerfs à vif. On n'avait pas le droit de lui prendre son pachyderme...
Et là, vous allez me dire: Tony Jaa, tout ça, il sait se battre , tout ça, ça peut peut-être relever l'intérêt du film, tout ça...
Et ben même pas. Les scène d'action restent assez banales; on est dans le déjà vu.
Enfin pas tout à fait... Le réalisateur, dans sa médiocrité, n'a pas supporté la charge de travail qui lui était imposée et a craqué.
Pendant une scène le combat s'arrête soudainement pour laisser place à une scène venue de nulle part. On y voit des illustres inconnus à un enterrement dans un cimetière. Ces personnages font tout simplement leur 1è et dernière apparition de cette bouse.
Ensuite le combat reprend son cours. Interloqué, je regarde kp: lui non plus n'a pas compris. Du côté de Ju, ça écrase ferme. J'ai bien envie de l'immiter mais ma témérité n'a point de limite. Je décide donc de terminer de regarder ces images défilant sur l'écran.
L'histoire se termine comme cela: au cours d'un combat, Tony débarque dans une pièce, et là c'est le drame: il aperçoit le squelette de l'éléphant. Là, Tony passe du côté obscur et éclate tout sur son passage, même le squelette qui du coup est réduit en un tas d'os.
Il hurle, et c'est la fin du film.
Depuis ce jour, j'ai perdu toute confiance en ces 2 ladres que sont Ju et le Kp. Que dis-je? Ladre est un euphémisme. Disons plutôt "renégats".
Cependant, il faut avouer que la médiocrité du film est telle qu'elle arrive à atténuer la puissance de leur perfidie. Il vous calme, tout simplement.
Mais ce n'est pas une raison pour le regarder si vous êtes excités. Préférez l'exomile...



1 commentaire:
Merci Itoo pour ce moment de bonheur.
Pour être complet, je rajouterai que ce n'est qu'au bout de 30 minutes que nous nous sommes rendu compte que le film n'était pas en version française.
Pour vour montrer l'intérêt et l'importance des dialogues...
Ju
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