Little Children
Toujours dans notre revue des principaux prétendants aux Kritikos d'or (me faites pas chier avec vos Oscars, je vous ai déjà dit ce que j'en pensais), je vais aujourd'hui vous présenter un film quelque peut...atypique.
En effet, Little Children est l'anti blockbuster, le genre de film (et le film de genre) qu'Hollywood ne fournit pas assez souvent (c'est con, ça leur coute moins cher, pourtant).
Ici, pas d'histoire fantastiques, d'explosions à tout vas, ni même de grosses vedettes à la distribution.
Pendant près de 2h20, nous allons suivre l'histoire de personnes tout à fait ordinaire, avec leurs qualités et leurs défauts.
Des gens comme vous et moi en sommes (vous pour les défauts, moi pour les qualités)...
Avec les autres mères du quartier, Sarah Pierce se rend tout les jours au parc avec sa petite fille, pendant que son mari se branle devant son pécé (au boulot et à la maison).
Un jour, elle y fait la connaissance de Brad Adamson, un jeune père au foyer qui plante tout les ans son examen du barreau (pour devenir avocat, rien à voir avec Mr Pierce).
Ayant tout deux des problèmes dans leur couple respectif, il ne tarde pas à se revoir.
A quelques rues de là, un homme convaincu de pédophilie tente de prendre un nouveau départ...
Ca a l'air chiant et prévisible?
Je vous assure qu'il n'en ai rien et qu'on se prend à l'histoire sans même s'en rendre compte.
On est captivé des regarder des gens ordinaires réagir a des changements de vie extraordinaires...
Todd Field, qui n'avait rien fait de marquant jusqu'alors nous livre ici un film tout simplement humain.
La bande de mères mégères et le quartier typique américain (les maisons identiques en rang) fait immédiatement penser à la série Desperate Housewives.
Si les rôles secondaire sont bien moins développés que dans la série, la critique de la société américaine, hypocrite et puritaine, est bien là.
Les trois personnages principaux sont suffisament complexe pour qu'on s'intéresse à leurs sorts et on se prend même d'affection pour le violeur...
Ceci est principalement dût au jeu des acteurs, aussi discret qu'efficace.
Une mention particulière à Jackie Eare Haley (inconnu au bataillon), véritable révélation dans le rôle du pédophile en constante lutte avec ses démons intérieurs.
En voilà un qui à bien mérité sa nominations pour le meilleur second rôle masculin.
C'est également le cas de Kate Winslet dont la nomination, au delà de la performance sur le film, vient recompenser une actrice qui m'as jamais choisi la facilité et qui marche au coup de coeur.
On comprend ici pourquoi.
Je ne sais quoi vous dire d'autre sinon qu'il se dégage de ce film une ambiance particulière et il me rapelle un peu ce que j'avais ressenti en ressortant de "Garden State".
Un bien beau film en somme.



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