Little Miss Sunshine
Little Miss Sunshine, sorti sur nos écrans en septembre 2006 est l'exemple type du film qui a sût passer outre son budget réduit ( 8 000 000 $) et sa distribution anémique (80 copies) pour rencontrer un véritable succès d'estime (très bon bouche à oreilles) et a entraîner plus d'un million de français dans les salles.
Le film a d'ailleurs été accueilli très chaleureusement par la critique et est reparti des différents festivals officiels (officiaux?) avec une batterie de prix.
Le film surprise de 2006 était donc présent aux festivals de Deauville et Sundance, récompensé à Locarno et par la Producers Guild Of America, nominé aux Oscars, récompensé aux Kritikos d'or...excusez du peu.
Little Miss Sunshine, c'est le nom du concours de beauté auquel Olive, 6 ans, s'est préparée depuis plusieurs mois et dont l'échéance approche à grand pas.
Quand on lui confirme sa qualification au dit concours, sa famille, à court d'argent, décide de traverser une partie du pays en camionnette.
Lors de ce long voyage en direction de la Californie, les différents membres de la famille vont apprendre à se connaître (individuellement comme collectivement).
Autant le dire de suite, le scénario est des plus classique et la réalisation du film correcte et efficace sans être transcendante.
Ce n'est pas non plus parle rythme, uniforme et plutôt posé que le film se démarque.
Qu'est ce qui a donc permis à ce film de rencontrer un tel succès?
La réponse est simple : les rôles.
Tout au long du film, on voit donc évoluer les membres d'une même famille, tous différents, originaux,attachants et joués avec brio.
Du père à l'ego surdimentionné (le prototype du connard pédant et sûr de lui) au fils renfermé sur lui qui a fait voeux de silence, en passant par le grand père obsédé et l'oncle suicidaire, tous soutiennent sans conditions la petite Olive dans son rêve de sacre et de reconnaissance.
On aime à voir ces personnages si humains régler leurs problèmes personnels tout en gardant en tête l'objectif familial, arriver en californie en temps et en heure.
Certaines répliques sont singlantes et on s'imagine parfaitement à la place de chacun des protagonistes...
Face à ce constats, plusieurs questions :
La profondeur des différents rôles et le jeu des acteurs suffit t'il à nous passionner?
Un film peut il seulement s'appuyer sur des bons rôles (aussi bons soient t'il) et une musique qui arrache (entre folk et classique US)?
Ceci suffit t'il à en faire un bon film?
OUI, et comment.
Un putain de bon film même...



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