Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

28 févr. 2007

Lady in The Water

Aïeaïeaïe ! Qu’est-ce qu’il m’a prit d’écrire la dernière phrase de ma dernière critique (GTO) ? Je rappelle pour la petite histoire qu’une suite assez longue de critiques de bons films m’a incité à passer du côté obscur de l’industrie cinématographique, là où la haine domine nos sentiments et régit nos actions. Et haineux il y a de quoi devenir. D’abord envers moi-même. Le code d’honneur des kritikos (ben ouais faut signer pour faire partit de l’équipe, ou bien coucher ; mais étant cofondateur mais pas homo, ni assez souple, j’ai préféré signer !) m’impose de respecter ma parole. Et là où il y a un hic, c’est quand je me suis rendu compte que les navets dont j’avais encore des birbes de souvenir étaient déjà publiés. J’ai donc du me matter un nouveau film. Je suis ensuite en colère contre l’autre réfugié dans sa grotte au Québec qui chasse le migoud par -30°C, à savoir Ju : c’est cet énergumène qui m’a passé la bouse que je vais vous critiquer.


Mais en plus j’aurais du m’en douter que ça allait piquer, car cette bouse a sonné la fin d’une journée DE MERDE. Tout d’abord elle correspond à la fin de 2 semaines sans arrêt de beau temps en Helvétie. Bref moi qui vais au travail en vélo j’ai pris très cher. Ensuite le forfait de mon portable est arrivé à son terme et je n’ai pas pu le recharger. Enfin j’ai décidé de matter ce truc car il n’y avait absolument RIEN à la télévision suisse. Seul un épisode de « Joséphine Ange Gardien » doublé en allemand (oui je sais ça fout les boules !) a suscité pendant 1 minute ma curiosité (puis ma moquerie suivit de mon mépris et enfin mon dégoût ; croyez moi il peut s’en passer des choses en 1 minute !).
J’ai donc décidé de me passer cela croyant que j’avais définitivement touché le fond avec Mimi Mathy.
Quelle erreur ! Je me suis fait achever sur place. Etant au fond je n’ai plus creusé mais foré ! Le Val-de-Travers (oui je sais c’est ridicule mais c’est le nom que les suisses ont donné à la région où je réside !) peut s’enorgueillir d’une nouvelle voie vers le Pacifique.
FA PiiiiiiiiiiiiiiQUE bordel !
En plus c’est méga dur à suivre car le réalisateur a oublié la signification des mots comme « cohérence » ou « logique ». Bref, ça vous défonce un cerveau. C’est très mal joué et on n’y croit pas une seconde.


Au début, un narrateur tente d’expliquer une mythologie sortie d’on ne sait où mais il n’est vraiment pas convainquant. C’est un peu bête car cette partie d’un film est censée susciter votre curiosité ; et là c’est tout l’effet inverse qui est obtenu. Je me suis même surpris à vouloir rallumer Joséphine, mais bon je ne comprends pas l’allemand.
Ensuite vient l’histoire. Un barbu bègue est gardien d’une piscine dans un hôtel. Une nuit, une jeune fille sort de la piscine. Elle était censée y vivre depuis un certain temps. Oui vous avez bien lu : je parle d’une piscine d’hôtel, c'est-à-dire 10x3 mètres et 2,5 mètres de profondeur. Une piscine où des dizaines de personnes se baignent chaque jour. Une fois sortie elle veut y rentrer mais une créature maléfique rôde dans les parages…
Voila c’est tout !
Le gardien va essayer de l’aider à trouver le messie d’une légende que seule une chinoise, qui ne parle que chinois, connaît (la légende) et qui est censé avoir écrit un livre, et qui seul peut la sauver. Il va alors questionner tous les clients de l’hôtel. Seule une scène d’apnée d’un petit ¼ d’heure dans la piscine a retenu mon attention. Ce mec a du être le préparateur physique de Paul Walker dans « Bleu d’Enfer » !
J’ai cru comprendre qu’à la fin ce connard se change en aigle. Si ça se trouve c’est quelqu’un d’autre, ou alors c’est un vrai aigle. Ou alors il n’y a pas d’aigle… En fait je m’en fous complètement ; j’étais vraiment fatigué (1h50 tout de même !).
Je ne vous ai pas donné envie de voir ce futur prétendant aux Pikitos ? C’était totalement mon intension. Car il y a 2 sortes de navets. Ceux qu’on apprécie quand même car la médiocrité atteinte prête à sourire ; et ceux-là qui vous cassent le moral et vous donne des envies de meurtre.
Seul point positif : les 700 mégas libérés de mon disque dur.

Itoo

Les Visiteurs

Et oui, après 10 jours sans kritikes, je reviens...
Tout le monde s'en fout mais je trouve ça important, moi, ça veut dire que je ne suis pas complétement accroc.
Je vous rassure cependant, bien qu'inactif au niveau kritikale, ce n'est pas pour autant que je n'est rien vu ses 7 derniers jours.
Et pour fêter cette période d'abstinence ce n'est pas une mais trois kritikes (pour quatre films) que je vais poster aujourd'hui.

Honneur au talent, on vas commence par des classiques reconnus du cinéma français, Les Visiteurs.

En l'an de grâce 1112 (soit 3 ans avant la naissance d'Eve), le comte de Godefroid de Montmirail, bras droit du roi Louis 6 le gros, se voit offrir la main de la fille du duc de Pouille, Frédégonde.
Bien aise de pouvoir enfin assurer sa descendance, ce dernier ne sait pas encore qu'il aura à traverser les couloirs du temps avec son fidèle écuyer Jacquouille pour réparer le meurtre et le vol des bijoux du père de sa promise.

Pour tout vous dire, j'ai récupéré ces films dans le seul but de chopper un max de conneries à envoyé par emotison (Arno, j'attend toujours la riposte…).
Ce faisant, sur les conseils de quels amis, nous avons pris le temps de re-regarder les deux films constituant la trilogie des Visiteurs (celui qui me dit que les Visiteurs en Amérique est un film reçoit…)

Sorti il y a bientôt 15 ans (merde, je suis vieux-eux-eux…), les films semblent ne pas avoir pris une ride (sauf la scène du tuyau des pompiers dans le second mais elle été déjà ridicule à l'époque) et on se marre a des fintes que l'on connaît déjà par cœur. C'est le propre des grandes comédies, on les matte quinze fois qu'on se marre toujours.

Christian Clavier est au taquet, tout du long des deux films dans son plus grand rôle.
Même si je n'apprécie pas particulièrement l'acteur (Les Bronzés 3, Lovely Rita, Mission Cléopatre, merci Christian), je dois admettre qu'il est très bon lorsqu'il s'agit de jouer dans l'excès. Alors là, avec Jacquouille, c'est que du bonheur.
Un des rares rôles où je me marre rien qu'à voir la tronche du gars (Toi, mon bougre, tu as une sale trogne).
Le second volet se base cependant un peu trop sur ces péripéties et il en devient presque saoulant (au début du film, tout du moins, une fois le film lancé, c'est tout autre chose).

Jean Reno est, lui aussi à péter de rire, dans le rôle d'un chevalier strict et bourrin dont les actions sont régit par ce qui se fait au moyen age.
Le décalage entre le phrasé d'antan et le français actuel est d'ailleurs le grand point fort du film et on se marre rien qu'en entendant des expressions contemporaines à la sauce moyenâgeuse (la chariote, le prévaut, tout ça…).
C'est dans le second film que le rôle du comte prend toute son ampleur quand il se voit confronté à sa descendance et des questions morales.

Les films ne sont cependant pas exempts de défauts (surtout le deux au fait), et, si Valérie Lemercier en bourgeoise coincée et pragmatique est excellente dans le premier épisode, autant son remplacement par Muriel Robin dans le second (la première sentant le navet arrivé) est une idée de merde, tant cette dernière plombe le rôle par un sur-jeux constant et irritant.

Les rôles secondaires sont aussi pertinents et j'accorde une mention spéciale à Christian Bujeau dans le rôle de Jean Pierre, le mari de Béatrice, hilarant dans les deux films.

Les deux films ont connus un grand succès (21 millions de spectateurs en cumulé, excusez du peu), et paradoxalement, je suis satisfait qu'un troisième (vrai) volet n'est pas été tourné.
Depuis les bronzés 3, je me méfie, moi.
Un grand merci à Jean Marie Poiré et son équipe pour ces films (le premier plus que le second) qui resteront des classiques de la poillade à la française.

Ju

The Marine

Attention, Attention, action préventive…
Je suis assez simpa, je vous prévient suffisamment à l'avance, le film ne sortant en salle que le 9 Mai 2007.
N'allez pas voir ce film c'est une merde.
Voilà, même si je pense qu'on ne peut pas faire plus clair, je vais vous expliquer pourquoi je considère se film comme une grande farce.

Tout d'abord, le prétexte…euh, l'histoire.

John Triton est un marine, un pur, un dur, de ceux qui insultent, tapent, tuent et jettent le corps avant de demander pourquoi il n'a pas levé le doigt avant de parler. Un futé quoi.
Bref, l'ami amphibien voit sa femme se faire enlever par un groupe de braqueur de joailleries et décide de se lancer à leur poursuite.

Je ne sais pas ce qui est le plus gros, dans ce film :

Que les policiers roulent en Corvette… Que le méchant noir se serve d'un bazooka comme arme de main… Que monsieur le marine bénéficie d'une chatte ++ et soit increvable… Que deux connards qui n'ont rien à voir à l'histoire s'en prennent au héros pour lui faire perdre 10 minutes (c'est trop facile sinon)… Que ce con de John Triton parte avec un couteau d'une maison plus fournie que l'armée française en fusils de chasse et autres mitraillettes… Que le méchant noir décide de confier qu'il à eu une expérience homo à des gonzs qui se paient sa tronche depuis le début du film… Que la bande de braqueurs décident de canarder a tout vas quand il pourrait se barrer peinard… Que le grand méchant décide de buter peu à peu tous ces hommes sans raison (là encore, histoire de corser les choses)…, Que Robert Patrick (l'agent Dogett ou le T 1000, selon les références) se voit pris dans cette galère simplement pour subir une vanne pourrave sur Terminator… Que le policier qui ne sert a rien depuis le début soit au final le Big Bad Guy de l'histoire dans un rebondissement qui fait plus marrer qu'il ne surprend…Qu'il n'y ai pas de combat dans la boue entre les deux meufs du film (au point ou on en ai) ou que le commanditaire de tout ce bordel accepte de se faire mettre en attente par un gars qui lui explique qu'il vient de l'escroquer de plusieurs (je sais pas combien, j'ai pas retenu et je m'en fout) millions de dollars :

- Au final tu n'auras ni es diamants, ni l'argent, connard.

- Quoi ?…

- Et oui, je t'ai bien niquer.

- Je crois que tu sais pas bien à qui tu t'adresse là…

- Ah, attend, j'ai un double appel, tu veut bien patienter?

- Ok, pas de problème (?!?)

- Bonjour, savez vous que vous pouvez profiter de toutes nouvelles promotions sur les offres cable et satellite de…

- Great, et est ce que j'ai toutes les chaînes de sport avec ça ?

MERDE, MAIS ON EST OU LA?
John, vient là John. Je suis désolé mais ton film, il est pas bonito !
En espérant que mêmes nos amis hispaniques n'est pas relevé cette bague pourri (Laurent Ruquier, sort de ce corps), continuons...

Je tiens à préciser que tous les exemples cités ci-dessus sont véridiques et vous montre bien à quel genre de film vous avez à faire. Un merde infâme qui ne mériterai même pas qu'on dépense 1,5 € à la fête du cinéma mais que je conseil tout de même à mes compagnons Kritikos (pas les autres, vous êtes pas prêt pour ça), histoire qu'ils se marrent deux secondes.

Ah, je crois que j'ai trouvé. Ce qui est le plus gros, dans ce film, c'est très certainement les bras de John Cena…

Ju

Ghost Rider

Aller, Ju…
Constructif mais pas méchant…
Constructif mais pas méchant…

Johnny (prénom très répandu dans les films merdiques, d'ailleurs) est le plus grand cascadeur à moto de tout les Etats-Unis (et par extension, du monde, vu que nous, les cascades à moto, on s'en branle un peu).
Son statut de star est principalement dût au fait que ce dernier semble défier la mort à chaque nouveau record. Normal, ce dernier à conclus un pacte avec le diable.
Lorsque Blackheart, fils de Mephisto (dit le Diable) tente un putch familial, Johnny se voit confier la dure mission de protéger son maître des attaques de son fils indignes et de ces sbires.
Il devient alors Ghost Rider.

Voilà, j'ai essayé de ne pas trop déformer le tout pour faire honneur aux comics dont l'histoire est tirée.
Car, bien que ce ne soit pas la franchise la plus intéressante proposé par Marvel (les meilleures sont déjà adaptées, dommage), l'histoire est relativement intéressante, le héro plutôt charismatique et l'action omniprésente.

Je résume donc les informations pré visionnage:

- Un comic simpatoche

- Nicolas Cage dans le rôle principale

- Eva Mendez est bonne

- 150 000 000 $ de budget

Là, on peut se dire que ça sent bon.
Mais non, grosse erreur, car on oublie un élément primordial dans l'équation et qui va tout foutre en l'air…Mark Steven Johnson.
Vous vous demandez peut être qui se cache derrière se patronyme Viking…
Si je vous dit Daredevil, vous le re-mettez?
Bizarrement, il n'ont point enfermé le forcené et ce dernier à remis le couvert et nous a flinguer une autre licence Marvel (bravo, c'est pas donné à tout le monde).

Le ghost rider est basiquement con (Tu as été mauvais ! Tu vas payer !), n'as aucun charisme et n'est pas servis par les effets spéciaux tant ces derniers sont ridicules (même la scène de transformation est ratée).
Il ne reste du personnage qu'une caricature de justicier des temps modernes, s'arrêtant en pleine baston pour prendre une pose de tante, pointer son ennemi du doigt et lui dire "Tu es coupable !".
On se demande ce que Nicolas Cage est venu faire la dedans (je sais pas, le mec a quand même de la thune, il peut les éviter, les plans foireux dans ce genre).

Au final, nous on se fait chier, moi je roupille (mais léger) et on se rend vite compte qu'on assiste a la plus mauvaise adaptation de comics jamais produite (et la plus cher qui plus est).
Oui, ce film est a chier, oui il est pire que Daredevil (y'avais Jennifer Garner…) et oui, je suis énervé d'avoir gâché mon temps (et ma bande passante).

Ju

27 févr. 2007

GTO

Vous vous sentez fatigués ou déprimés ? Trop de nuages dans le ciel ? L’atmosphère dans laquelle vous vivez vous rend morose et grincheux ? (oui bon, je décris l’environnement de la perfide Albion mais ça ne t’es pas spécialement destiné Alex !)

Et bien laissez vous tenter par LE remède qui vous remettra de suite sur pied : je parle bien sûr de GTO, à savoir « Great Teacher Onizuka » ou Gretto tichaa Onizuka comme disent nos amis japonais (toujours cet atelier prononciation ; on ne pourra pas dire que laskritikas est anti-pédagogique !). On y suit les aventures d’Eikichi Onizuka, 22ans (nijuuni sai desu comme il le dit si bien), ancienne racaille reconvertit dans l’éducation nationale. Pourquoi enseignant ? Ce n’est pas très destiné pour une racaille me direz vous ! Ca doit être quelqu’un qui veut se donner bonne conscience… trop moralisateur, tout ça… Ca donne pas envie !
Ouh là stop ! Vous n’y êtes pas du tout.
Onizuka veut faire de l’enseignement sa vie pour la simple et bonne raison que c’est un gros pervers avant tout, impatient de pouvoir mater les collégiennes et lycéennes. Mais ce type qui au premier abord ne paraît pas être une flèche va s’avérer être appliqué dans son rôle d’éducateur, et trouver un sens dans son métier en étant l’homme des toutes les situations.
Et quand je dis toutes les situations, ce sont effectivement TOUTES les situation, toutes plus impossibles et déjantées les unes que les autres.
Bref cette série s’avère à la fois très drôle et bien réalisée. Certains personnages deviennent même culte comme le sous-directeur qui se fait tout le temps défoncer sa voiture, la « Cresta », et qui éprouve une vrai allergie envers Onizuka (les « watashi no cresta, snif » et « ooooooooonizukaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa » sont assez fréquents). Le comique de répétition marche à merveille. De plus certaines histoires ont lieu sur plusieurs épisodes et le suspense est à ce moment-là très bien entretenu. La série animée fait 43 épisodes que l’on n’a pas le temps de voir passer et on regrette que cela soit fini au dernier. GTO étant avant tout un manga, je vous conseille vivement de lire aussi la BD. Cette dernière est plus complète ; les réalisateurs de l’animé ayant omis certains détails.
A noter aussi la présence assez fréquente d’annotations (comparé à d’autres animés) expliquant les éléments de culture nippone qu’il nous manquerait pour apprécier pleinement les différentes situation (elles sont aussi sur les livres). La musique de « l’arc-en-ciel » elle aussi est là pour vous mettre la pêche.
Ainsi se termine encore la critique d’une série de qualité que je vous conseille vivement.
Ca veut aussi dire que pour une certaine équité je vais devoir me farcir un putain de navet la prochaine fois ; mais bon je commence à avoir l’habitude...
Itoo

26 févr. 2007

Oscars 2007

Bonjour (Bonne nuit) à tous !
Maintenant que je suis de l'autre côté de l'Atantique, je peut me permettre de suivre les Oscars en direct (avant, j'enregistrais à cause d'un connard qui a decidé de faire commencer la semaine le lundi...).
Je profite donc de l'obène pour vous faire profiter de mes impressions au fur et a mesure des résultats.
J'aurais aimé que mes Kamarades Kritikos m'appuis dans cette initiative et qu'on puisse fournir un avis de groupe, mais ces derniers sont actuellement avec mon pote Morphée ou se branlent totalement de la cérémonie (paie tes cinéphiles).

Aller, un coup sous les escelles (on vas pas se laver non plus), un slip propre, mon costard Champion USA et me voilà à Los Angeles...

Après un ptit speech marrant de Ellen de Generes (je connaissais pas), qui succède à Jon Stewart (mais qui ne vaut pas Billy Crystal et encore moins Chris Rock), les premiers verdicts tombent.

Meilleurs décors : Le Labyrinthe de Pan (logique, je crois d'ailleurs qu'on l'avait predit)

Une page de pub, une bande annonce de "300" (ça risque de poutrer), et c'est reparti

Meilleurs maquillages : Le Labyrinthe de Pan (et oui, Mel, de la peinture bleue, ça suffit pas à faire du maquillage)
Meilleur court métrange d'animation : The Danish Poet (On s'en fout, on en vu aucun!)
Meilleur court métrage : West Bank Story (Ca ou un autre...)

Deuxieme page de pub, bande annonce de "Zodiac" (Fincher, my master...), un coke et on y retourne.

Meilleur montage sonore : Lettres d'Iwo Jima (putain, mais je l'ai toujours pas vu, celui là)
Meilleur son : Dreamgirls (On a privilégié les chants aux cris, Apocalypto perd encore)
Meilleur second rôle masculin : Alan Arkin pour Little Miss Sunshine (Dommage pour Eddie. Quelque chose me dit que ce sera pas le dernier de la soirée pour Little Miss Sunshine).

Pour faire passer la pillule d'un coupure pub anormallement longue, on nous envoie des images inédites de "Spiderman 3". Et ça marche !

Meilleur film d'animation (Cameron Diaz, bonne comme tout) : Happy Feet (Tchika, Tchika...euh, non.)
Meilleur scénario adapté : Les Infiltrés (Borat repart donc brecouille, dommage mais logique)

Pub (encore), bande annonce de "Shrek 3" (ça pût le succès), je vais pisser et back on track.

Meilleurs costumes : Marie Antoinette (Pour les quelques scènes où Kirsten Dunst n'est pas à poil)
Meilleure photographie : Le Labyrinthe de Pan (Oscar de merde, mais oscar quand même)

Cinquième coupure de pub (je vais pas tenir), bande annonce des "Transformers" (j'ai pas lu les comics, j'ai pas regarder les dessins animés, je vois pas pourquoi j'irai voir le film).

Meilleurs effets visuels : Pirates des caraïbes, le secret du coffre maudit (Superman Returns, Poseïdon...Personne ne méritaient de gagner !)
Meilleur film étranger : La Vie des Autres (Et oui, l'Allemagne n'a pas que Derrick)
Meilleur second rôle féminin : Jennifer Hudson pour Dreamgirls (Tu ne chante pas, siltepler...)
A noter, une phrase pleine de bon sens de mon ami A. qui passé par là "Mouais, elle reste quand même grosse et noire"...no comment.
Meilleur documentaire : Une vérité qui dérange (Une récompense aussi surprenante que d'apprendre qu'on bousille la planète peu à peu)
Meilleur court métrage documentaire : The Blood Of Yingzhou District (connais pas, pas envie de connaître)

Oscar d'honneur pour Ennio Morricone, remis par Clint Eastwood. C'est bien légitime !
Celine Dion chante une chanson qui aurait du paraitre dans "Il était une Fois en Amérique", j'en profite pour faire autre chose (attendre debout à côté du pécé, bien loin du casque), je reviens et on enchaîne.

Enième coupure pub et on nous propose la bande annonce de "Frontières". Je refuse et attend patiemment...

Meilleure musique : Babel (Je crois que des certains Kritikos l'avait prédit...)
Meilleur scénario original : Little Miss Sunshine (Un trip transaméricain dans une famille de féllés...essayer de résumer le labyrinth de Pan maintenant? Non, j'aurai pas voter ça...)

Interlude musicale signée "Dreamgirls", ça repose...Jettez vous sur la B.O d'ailleurs.

Meilleure chanson : I Need to Wake Up ( Grands planqués que nous sommes, nous avions dit "Dreamgirls". C'est bien fait pour notre gueule tiens!)
Meilleur montage : Les Infiltrés (le début était au début, la fin à la fin, du bon boulot quoi)

C'est l'heure de l'hommage annuel aux grands du cinéma disparus ces 12 derniers mois. Parmis eux : Glenn Ford, Joe Barbera, Peter Boyle, Jack Warden et Robert Altman.
Moi non plus, j'en connais aucun.

Meilleure actrice : Helen Mirren pour The Queen (Je me disai aussi, une cérémonie des Oscars sans escroquerie, c'est plus vraiment une cérémonie...)
Meilleur acteur : Forest Whitaker pour The Last King Of Scotland (C'est donc confirmé, l'Academy hait DiCaprio)
Et mon ami T. (Sénégalé de son état) ne peut laisser échapper un "De toute façon, ils le fillent plus qu'a des noirs, cet Oscar".
Meilleur réalisateur : Martin Scorsese pour Les Infiltrés (Bah enfin, y'a une justice!)
Meilleur film : Les Infiltrés (mouais...ça reste un remake)

Et voilà, c'est fini, tout le monde est content, tous qu'ils sont souriants (pour l'instant).

Tout d'abord, je tiens à remercier Allociné pour le suivie des résultats en direct et les bandes annonces qu'ils proposent pour nous faire patienter pendant les coupures pubs, ça aide bien.
Ensuite, je ne remercie pas une seconde TVU Networks pour leur putain de TVU Player qui plante toute les deux secondes dès qu'on essaie de regarder une autre chaîne que la FOX.

Mais revenons au cinéma...

Que faut il retenir de cette 79ème cérémonie des Oscars?
Que Scorsese a enfin reçu un Oscar (pas pour son meilleur film cependant), que pour obtenir un Oscar d'interprétation ,vaut mieux jouer dans un Biopic, qu'au final, "Blood Diamond" s'est bien fait niquer et que si "The Departed" obtient 2 Oscars majeurs, Infernal Affairs en aurait mérité 5...

Si on fait les comptes on se rend compte que les Kritikos d'Or et les Oscars se retrouvent sur 9 catégories (sur un total de 21 (dont une majorité d'inutiles), c'est pas trop mal).

Tout n'est pas tout blanc et nous ne sommes pas d'accord avec la totalité des résultats de la soirée.
Nous vous conseillons donc de vous reporter aux Kritikos d'Or, si vous voulez savoir ce qui a poutré, cette année.

En vous remerciant, bonsoir.

Ju

23 févr. 2007

Blood+

J’en vois déjà qui s’enfuient à la vue du titre sanguinolent !

Sachez tout d’abord que « buraddo plossu » en version original (atelier vocabulaire de prononciation nippone) est sans aucun doutes l’un des meilleurs animés jamais réalisés sur le thèmes des vampires. Etant un peu fatigué de cet univers après avoir visionné (qui a dit « Buffy » ? Tu sors !!!) « Hellsing » (non Alex ! je peux lire dans tes pensées que l’évocation de ce nom te fait penser à un film vraiment mauvais dont on taira le nom ici. Je ne sais même pas s’il mérite une critique d’ailleurs) et « Shingetsutan Tsukihime » (les deux sont très bons) en moins d’une semaine (mise en mode autiste prolongée, mais y’a que ça a faire en Suisse non ?), j’avais peur d’être déçu ou de ne pas apprécier. Bref, j’ai regardé le 1er épisode « pour voir » comme on dit. Et là ça a fait vlan ! Mille sabords cette série POUTRE marins d’eau douce. Au fur et à mesure des épisodes j’ai retrouvé l’impatience que l’on peut éprouver à la fin d’un « 24 » ou d’un « Prison Break ». Le suspense et l’ambiance sont vraiment bien mis en scène et l’histoire originale.
On suit les aventures de Saya une adolescente adoptée vivant sur l’île d’Okinawa. Elle ne se souvient plus de son passé et vit une vie paisible dans sa famille d’accueil. Mais un beau jour des évènements tragiques vont tout bouleverser et elle va se retrouver au centre de la conspiration des chiroptères (« yookushu » dans la langue de Mitsuhirato ; décidemment quelle culture !), créatures maléfiques, contre les humains. Tout ceci va l’emmener, elle et ses équipiers, tout autour du monde. Au programme : Vietnam, Russie, France, Islande, j’en passe et des meilleurs ; tout le guide du routard quoi !
Elle va aussi au fur et à mesure se souvenir de son passé, ce qui expliquera beaucoup de choses.
Bref vous aurez compris que je vous encourage vivement à regarder cet animé qui est vraiment un gage de qualité.
A noté aussi qu’il existe un cours métrage de 40 minutes « Blood, the last Vampire » assez bien réalisé mais à ne surtout pas regarder avant la série (cela vous gâcherait un certain suspense)
Le seul bémol que j’apporterais concerne la situation du dossier « Blood+ » de mon disque dur. Il est INCOMPLET (seulement les 22 premiers épisodes), tonnerre de Brest, et n’ayant accès à Internet que chez mes amis horlogers suisses qui m’accueillent pour le stage (donc pas de « donkey ») je suis en état de grosse détresse !

Itoo

Angel Heart

Cette courte série de 13 épisodes ravira les inconditionnels fans de City Hunter. On retrouve en effet les personnages et un peu de l’atmosphère de cet animé qui commence à dater (et oui ça ne nous rajeunit pas !). Cependant attention : ce n’est pas la suite des aventures de Ryo Saeba. On suit les évènements que subit une ancienne tueuse à gages surnommée « Angel Heart », d’où le nom de la série. Le 1er épisode s’ouvre sur sa tentative de suicide raté. Elle est emmenée à l’hôpital où elle reçoit une greffe du cœur. Mais pas de n’importe quel cœur ! Il s’agit de celui de Kaori, l’ancienne copine de Ryo (on se situe bien après « City Hunter » car ils n’avaient toujours pas conclut dans la série originale).
Angel Heart évolue alors entre la vie et la mort : le cœur va-t-il accepter la greffe ou y aura-t-il rejet ? On suit beaucoup se qu’il se passe dans sa tête entre ses souvenirs et ceux de Kaori qui viennent s’y mélanger. Bref Angel Heart se souvient de souvenirs qu’elle n’a jamais vécut et c’est ce qui va l’amener à rencontrer Ryo et son entourage.
La série évolue ainsi entre l’univers de l’ancienne tueuse à gage et celui déjanté de City Hunter ; ce qui en fait certes pas le plus grand des animés, car des longueurs se font parfois sentir, mais un bon divertissement.

Itoo

19 févr. 2007

Le Dernier Roi d'Ecosse

Je sais ce que vous allez dire.
Ok, là, ils se foutent de notre gueule et publie deux kritike sur le même film en changeant le titre (voir "The Last King Of Scotland")...
Oui, et alors?
Non, je déconne.
Disons que quand Eve, avec une énergie déstabilisante pour une si petite taille, m'as dit "j'ai vu un tres bon film, voilà la critique, je te le conseille...", je ne pût rien dire...
C'est cependant un bon moyen d'obtenir deux avis sur un même film, ce qui n'est pas une mauvaise chose, finalement...

Ju

L’histoire se déroule dans les années 70 au moment du coup d’état militaire qui a permis à Amin Dada de s’auto proclamer (avec le soutien de l’Angleterre) président d’Ouganda.

C’est à travers l’histoire d’un jeune médecin écossais, Nicholas Garrigan, issu d’une famille bourgeoise (papa aussi était médecin) où visiblement il ne se passe pas grand-chose, que l’on assiste à cette période marquante pour les ougandais.

Nicholas décide de « pimenter » sa vie en allant faire ses premières armes (on ne peut pas si bien dire) de médecin en Ouganda.

Là il assiste au coup d’état et fait la connaissance tout à fait par hasard de Idi Amin Dada qui nous apparaît au départ comme un homme très charismatique (cela me rappelle quelqu’un) et proche de son peuple.

Nicholas devient un peu malgré lui (pas vraiment le choix face à un homme de la trempe de notre dictateur) le médecin personnel de Amin Dada, puis son conseiller,….

Puis progressivement Nicholas se trouve confronté à des actes de violence dont il devient, par sa non-opposition, complice. C’est au moment où il va tenter de sortir des griffes de ce dictateur que le film bascule dans une grande violence que l’on ne faisait que ressentir jusque là sans vraiment la voir.

Que vous dire si ce n’est que le film est haut en couleurs et en musique africaines, de très belles images sans parler du jeu des acteurs qui est fabuleux. Au début du film on trouve Amin Dada presque sympathique jusqu’à ce que son regard laisse transparaître des éclats de folie. On se dit qu’à la place de Nicholas on se serait peut-être aussi laissé prendre et surprendre par ce dictateur.

Eve

16 févr. 2007

Hollywoodland

22/12/2006, Grenoble, 19h30 :

Tiens, Hollywoodland, qu'est ce qu'elle est moche cette affiche, ça fait déjà vu (je sais pas pourquoi, elle me rapellait celle de Moulin Rouge)...oh putain, en plus y'a Ben Affleck, typiquement le film que j'irai pas voir !

Comme quoi des fois, je suis un peu con.

Hollywoodland, c'est l'histoire de la mort de Superman où deux histoires (complémentaires) s'entrecroisent.
1957 : Georges Reeves (Ben Affleck, pardon aux familles, tout ça...) est un jeune acteurs aux dents longues qui décroche le rôle majeur d'un téléfilm pour enfant sur un super héros en collant bleu grâce à la relation extraconjugale qu'il entretien avec Toni Mannix, femme du président de la MGM.
1959 : Louis Simo (Adrien Brody) enquête sur la mort du même Georges Reeves, dont le suicide ne parait pas évident (se louper deux fois avant de s'en foutre une dans la tronche, c'est vrai que ça fait désordre).

La première chose qui frappe dans ce film, c'est son ambiance.
Le Hollywood dès années 60 est bien retranscrit, le rythme de narration est soutenu, l'intrigue se dévoile peu à peu.
Allen Couter livre donc une bonne copie pour son premier long métrage après avoir réaliser des épisodes de Rome, des Sopranos et de Six Feet Under (excuser du peu).

Du côté des acteurs, on oscille entre l'excellent et le moins bon.
Le moins bon, vous l'aurez deviné, c'est Ben Affleck, qui reussi tout de même la performance d'être juste mauvais quand il nous a habitué à être à chier.
Aussi pourrave qu'elle soit, sa performance est eclipsé par le film en lui même et la performance d'Adrien Brody, excellent comme à son habitude.

A noter également que les actrices sont pour beaucoup dans l'attrait du film.
Que se soit Robin Tunney (Prison Break, pour les plus jeunes) ou Diane Lane (Judge Dredd, pour les plus anciens), elles sont impressionnante de beauté et de justesse.

Voilà donc, une fois passé l'inconvénient (balèze, je vous l'accorde) Ben Affleck, il nous reste un bon film, à l'atmosphère prennante et à l'intrigue passionnante.
Une bien bonne surprise, en somme.

Ju

15 févr. 2007

Eragon

Vous l'avez attendue (faites semblant, au moins...), la voilà.
La première kritike sur demande. Y'a de ça maintenant plus d'un mois, un illustre inconnu nous à fait part de son envie de voir "Eragon", sorti à la fin de l'année dernière, kritiké dans nos colonnes numériques...
Si d'ailleurs vous avez d'autres films que vous désirait voir kritiké, n'hésiter pas une seconde à laisser un commentaire...

Donc, Eragon.

En terre d'Alagaësia, le peuple subit l'oppresion de Galbatorix depuis que ce dernier est le seul à posséder un dragon (c'est vrai que pour imposer le respect, ça aide).
Jusqu'à ce que le jeune Eragon, paysan attardé de son état, trouve un gros suppositoire bleu dans la fôret.
Quel n'est pas sa surprise quand un dragon éclot de la dite élipse (ce con voulait l'échanger contre un steak).
Je dis un dragon...une dragonne serait plus juste. Cette dernière sera nommée Saphira.
Face à son inutilité sans baton (...), Eragon trouve en Brom (un ancien dragonnier) un mentor qui lui fillera l'épée necessaire à la libération de la comtée...

Pour l'histoire, c'est à peu près tout.
On m'avait annoncer monts et merveilles de se film ("Tu verras, Eragon, c'est de la merde en lingot, t'en oubliera même Van Helsing...") et je dois avouer que je suis un peu déçu de la qualité générale de l'oeuvre...euh, du truc.
Non pas que que le film soit bon, non, loin de là, ça reste une belle merde comme il en faut à chaque noël (Les Dalton, Blade Trinity, Olé...ok, j'arrête), mais je m'attendais à un pire (ou mieux).

La concentration d'idées de merde est intéressante, cependant et on imagine facilement la discussion des producteurs...

- Bon, alors, On va prendre un gars de 25 ans pour jouer Eragon. Il est sensé avoir quelle âge déjà?
- Euh, je sais plus, 17 ans, je crois...
- Quelqu'un a lut le livre?
- (Silence dans l'assistance)

- Et si le passage de l'âge enfant à l'âge adulte du dino se faisait pendant qu'il vole, en 12 secondes, sans explications ?
- Parfait, j'adore !

- Bravo messieurs, le film est fini. En trois jours, c'est un nouveau record !
- Euh chef, je crois qu'on a oublié le roi, il est toujours vivant...
- Ca se voit?
- Si on suit attentivement peut etre...
- T'en fait pas alors, on rajoutera un vieux plan à la toute fin.

Au final, ce film ne restera definitevement pas dans les mémoires.
Je remarque d'ailleurs qu'entre la fin du visonnage (y'a peut être 2h) et le début de la critique, j'en ai oublié la plus grande partie.

Une réplique m'as cependant marqué et semble bien résumé le film.
"Mieux vaut demander pardon que permission"
Alors...j'attends...

Ju

13 févr. 2007

Doom

Bon alors, maintenant, y'en a marre !
Pour Mortal Combat, on a rien dit.
Pour Street Fighter, on a rien dit (mais on a bien rigolé).
Pour Alone in the dark, on a rien dit.
Pour Silent Hill, même chose.
Et maintenant voilà Doom ! Et là, je dit non !

Il vont continuer à foutre en l'air beaucoup de license tirées de jeux vidéos?
Non parce que si on dit rien, c'est la porte ouverte à tout les dérapages. Et on viendra pas pleurer après une adaptation de GTA avec 50 cent ou un Oddworld avec Christophe Lambert en mudokon...

Vous l'aurez compris, je suis colère.

Je vais tout de même essayer de vous faire comprendre pourquoi ce film pût la bile...
Pour ce faire, un survol général de l'histoire devrait suffir. Je vais donc vous faire une kritike à la Itoo (résumé des scènes principales avec niquage du suspense en option).

Doom, c'est l'histoire de marines (pas payés pour se rendre compte) qui débarque sur Mars après un appel de détresse de la station Olduvai.
Arrivé sur place, il rencontre la belle Samantha (Rosamund Pike) qui leur annonce que le professeur Carmack (clin d'oeil, clin d'oeil...) et son groupe de scientifiques sont portés disparus.
Ces derniers sont devenus des monstres à 24 chromosomes à cause d'expériences scientifiques qui ont chiées...

S'en suit une bonne grosse marrave des familles tinté de moments de pure poésie ("Je ne savais pas que vous aviez un grand coeur" "Ouais, et j'ai un truc encore plus gros, que mon coeur..."),
de culture ("Tiens, un rein...les chiens en ont aussi, des reins. Et les porcs aussi. ???) et de référence biologique ("Si il y a un bras, il y a un corps").
Alors que tout ces potes se sont fait bouffer, John Grimm, le héro décide alors de s'injecter le C14 (mutogen à l'origine du merdier) pour reprendre la patate et leur montrer qui c'est le daron, à ces putains de monstres.

Nous arrivons alors à la scène façon FPS (First Person Shooting, référence au jeu) où l'on voit John écalter des monstres constipés au punch grabatique...
Ridicule, en un mot.
Je pense d'ailleurs que c'est la plus grosse offence au jeu.

A la fin, les monstres envahissent la terre, The Rock pète un plomb et se transforme lui aussi. Toute ces gentilles bestioles se font correctement asmatter la gueule, et tout est bien qui fini bien (mais pas assez tôt).

Voilà, maitenant que vous savez que c'est de la merde et que vous n'avez plus rien à découvrir dans l'histoire, je ne voit pas ce qui vous retiens de passer à côté de...ça.

Ju

Election 1

En voilà un film dont il est bon de parler. Après son film « Breaking News », relativement mauvais d’ailleurs, Johnnie To nous revient avec une saga en deux volets intitulés : Election.

Je vais vous présenter le premier volet et ensuite, dès que je l’aurai vu, le second.

Election 1 est un film policier sur la Triade chinoise, l’action prend vie en pleine période d’élections, au sein du gang « Wo Shing Society », d’un nouveau leader qui doit à la fois réunir l’approbation et le vote de ses semblables mais aussi un sceptre symbolisant son pouvoir. Dans ce combat pour le pouvoir deux hommes se font face : Big D et Lok. Le premier est un vrai bourrin, impatient, impulsif. Le second est beaucoup plus calme et serein ce qui va lui amener la confiance de ses compères.

Petit nouveau dans la gamme de films asiatique, Election 1 réussi un pari plutôt osé : réunir les clés d’un bon polar et offrir une originalité qui le démarque des autres. En effet on a là un très bon polar, sans forcément verser dans la violence à outrance (bien que sur la fin du film il y aille grassement) Johnnie To réussit un film efficace et très « subversif ». Il traite le sujet avec beaucoup d’intelligence et réussi une mise en scène remarquable, l’art qu’il a de nous montrer des personnes a priori normales qui s’avèrent de vrai hyènes dès qu’il s’agit de concrétiser le pouvoir, en définitive le film forme un tout soigné. C’est ce genre de film qui fait la renommée du cinéma asiatique.

Cependant un petit temps d’adaptation à tous les noms des personnages est nécessaire, n’étant pas chinois de naissance tous les prénoms qui sonnent comme des onomatopées ne me sont pas familiers, ainsi au début du film on est un peu perdu on sait pas trop qui est qui, c’est énervant, mais on s’y fait assez rapidement. Pour vous aider j’ai mis en place un petit moyen mnémotechnique : retenez Lok -> chauve (ou presque) et Big D -> cheveux longs (ou presque), après pour le reste démerdez-vous.

Peut-être pas à la hauteur de « A Bittersweet Life » (ma référence asiatique dans le genre), Election 1 reste un très bon film et nous prouve qu’il existe un cinéma de l’autre côté de la planète auquel on ferait bien de s’intéresser car il déborde d’imagination et de créativité.

J’attends avec impatience d’aller voir le 2.

Arno

11 févr. 2007

Prison Break (Saison 1)

Las Kritikas se diversifiant, je me vois dans l’obligation d’en faire de même. Par une douce soirée de février (0°C quand même) je cherchais une idée de série à critiquer, je n’eus pas tourné bien longtemps dans ma tête l’ensemble des séries que je connaissais pour que mon choix se porte sur deux points ouvrez les guillemets PRISON BREAK. (Non, non rien à voir avec Point Break, aucun lien, fils unique)


Prison Break c’est l’histoire de deux frères : Lincoln Burrows et Michael Scoefield. Quand Lincoln se fait incarcérer pour un meurtre qu’il n’a pas commis et qu’il est dans la foulée condamné à mort, son frère Michael, convaincu de son innocence, décide de le faire sortir de prison. Après avoir épuisé toutes les solutions « légales », il décide, en dernier recours, de se faire incarcérer dans la prison de Fox River au côté de son frère pour planifier leur évasion.

Au début j’avoue que quand mon frère m’a conseillé de regarder la série j’étais assez méfiant, une série avec une B.O. de Faf la Rage c’est pas très attirant, mais bon je me suis plongé dedans et là ce fut la révélation ! Cette série elle est énorme !

Les personnages sont géniaux (une préférence pour le grand détraqué Théodore Bagwell (alias T-Bag)), chaque épisode apporte son lot de suspens et de rebondissements, je dirais que à titre de comparaison c’est un rythme de 24 heures chrono. Une série relativement novatrice qui (pour la première saison) se passe pratiquement entièrement en prison.

Une justesse dans le scénario certainement du au fait que le scénariste sache bien où il veut en venir dès le début (en effet il a crée cette série pour deux saisons) ainsi la série fait preuve d’une étonnante maitrise de bout en bout de la saison, on surfe sur la vague de l’extraordinaire, de l’additivité pure et dure sans jamais tomber dans l’absurdité d’une émotion téléguidée.

C’est tout simple je vous laisse ne serait ce qu’avec le premier épisode, si après ça vous n’avez pas vu la saison 1 en entière dans la semaine alors on en reparle.

Arno

10 févr. 2007

Elfen Lied

Dès le générique, on sent que cet animé est original. On y voit de beaux dessins défiler avec en bande-son une femme chantant en latin. Une chanson assez triste et mélancolique qui résume assez bien l’atmosphère générale se dégageant de cette série.
L’histoire se passe de nos jours : dans une île au Japon, une créature ayant des pouvoirs surnaturels s’enfuit de la base où elle était enfermée en tuant plein de monde sur son passage. Cette créature est un « Diclonius » qui à l’origine a été crée dans le but de détruire l’humanité. Elle a l’apparence d’une jeune fille d’une vingtaine d’année. La seule caractéristique qui la différencie des humains est la paire de petites cornes qu’elle a sur la tête.

S’étant enfuie par la mer, elle arrive le lendemain sur une plage mais sa folie meurtrière l’a abandonnée. Elle est dans un état second, ne s’exprimant que par « nyu, nyu ». Bref elle est complètement demeurée !
Elle rencontre deux jeunes, un garçon et une fille répondant aux nom de Koota et Yuka qui décident de l’accueillir chez eux. Ils l’appèleront « Nyu » et sera la gentillesse même incarnée à leurs yeux de part son comportement.
Le laboratoire d’où elle s’est échappée veut a tout prix la récupérer et envoie tout un commando d’hommes armés jusqu’aux dents a sa recherche. Pour eux elle est « Lucy », tueuse sanguinaire. Ainsi cette créature jongle entre ses deux personnalités à l’instar de « Dr Jekill et Mr Hyde ».

On suit alors en parallèle l’histoire des protagonistes du laboratoire et celle des jeunes. De nombreux flash-back permettent d’expliquer les différents comportements et situations.
On se laisse prendre par la beauté des dessins et le suspense qui devient haletant au fur et à mesure de l’histoire.
On regrette seulement le fait que cela soit relativement court (seulement 13 épisodes).

Tout cela pour vous dire que je vous recommande vivement cet animé, à déguster en V.O. bien sûr…

Itoo

9 févr. 2007

La vie des autres

Question d’élargir un peu le scope des films récemment critiqués (mais non c’est pas un film de vieux) je vous propose de parler de ce film assez sérieux somme toute que je classerai dans le genre « humano-politico ».

l’Action se déroule en Allemagne de l’est (ex RDA) 4 ans avant la chute du mur de Berlin.

On a ici un échantillon très intéressant des pratiques de la police de l’époque « la Stasi » et de la façon très insidieuse dont cette dernière pratiquait la censure dans les milieux dits intellectuels (artistes, écrivains, acteurs,..)

Je sais, dit comme ça, je vais avoir du mal à vous donner envie d’aller voir ce film…

Disons qu’un de ces agents de la Stasi au regard glacial et à la vie lisse et triste a pour mission d’espionner un couple d’artistes considéré trop clean pour être honnête. Et voilà notre homme qui pose des écoutes dans l’appartement de ce couple pour suivre (voire partager) leur quotidien à l’affût de la faille qui les fera tomber.

Mais le sort en décide tout autrement car il finit par s’attacher à eux et à interférer dans le déroulement des évènements…

Là, je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de voir se dérouler le spectacle.

On est pris en haleine durant les 2h17 que dure le film et on n’est pas déçu du dénouement !

Eve

Roméo + Juliette

On a pas chaumé, mine de rien.

A peine plus d'un mois après l'ouverture du site, voilà que je m'aprète à vous livrer le cinquantième post...pas de la merde las kritikas.
J'espère qu'on vas pouvoir continuer sur ce rythme même si, personnelement, je vais pas pouvoir assurer plusieurs kritikes par jour bien longtemps...

Bref, pour fêter dignement la cinquantième de las kritikas, je vais innover dans la kritike et tenter de la présenter sous forme de discussion.

Voici donc ce que vous pouvais entendre lors du visionnage du film de Baz Luhrmann (Moulin Rouge, je sais pas si on peut en être fier) sorti il y a bientôt 10 ans.

Montréal, 2h00 AM

AL : Monte le son, Ju, on entend rien !
J : T'es gentille mais ça canarde depuis tout à l'heure et tu sais que si on reveille tout le monde, on va se faire foutre a la porte.
AL : Bruyant et rythmé certe mais pas de violence gratuite (cette phrase n'a jamais existée)

J : Putain, elle arrache, la musique, t'as la B.O au fait?
AL : Ouais, je te fille le cd (duement acheté) demain. Elle a fait un gros carton en tout cas (2 millions d'exemplaires).

AU : Vous regardez quoi?
J : C'est Roméo + Juliette avec DiCaprio et Claire Danes, tu l'as vu?
AU : Non...mais ça a l'air pourri votre truc.
AL : C'est que t'es pas dedans...
AU : Il font exprès de parler comme des cons ? C'est pour respecter l'oeuvre de molière?
J : Molière? Ok, maintenant tu sort !

J : Waou, elle est #&µ3 Claire Danes, c'est abusé !
AL :Ca vas ouais. Elle devient quoi au fait ?
J : Elle a joué dans "The Hours" et je l'ai vu dans une merde je crois...Terminator 3, c'est ça.

AL : Il est trop Bôôôô, Léo (vous l'aurez compris, AL est une fille)
J : Il fait jeune, bordel, on dirait qu'il a 15 ans. Par contre faut lui accordé qu'il joue bien, le salaud !
AL : Il devient quoi au fait ?
J : ?!? Toi aussi tu veut sortir?

AL : Ju, réveille toi, c'est fini.
J : Merde, j'ai encore chuté. A 15 minutes de la fin bordel ! Pas grave, je l'avais déjà vu, c'est un classique.
AL : Beau film en tout cas. Grand film d'amour.
J : Ouaip, c'est vrai. Tout ça, ça m'as donné envie de ç#&$. On y vas AL?

Ju

6 févr. 2007

The Last King Of Scotland

On a beau dire, une nomination aux oscars, c'est quand même une super pub...

Après "Truman Capote" l'année dernière, c'est au tour de "The Last King Of Scotland" de jouer le rôle du trouble fête face aux favoris attendus, dans la course aux statuettes dorées.
C'est d'ailleurs dans la même catégorie du meilleur rôle masculin (Phillip Seymour Hoffman, l'année dernière) que la surprise risque de se produire.
Car risque de surprise il y a, ho oui...

Une fois diplomé de médecine dans son écosse natale, Nicholas Carragan décide de s'expatrier et choisi (au pif d'ailleurs) l'Ouganda pour poser ses valises (et son stétoscope).
Il y fait la connaissance de Amin Dada, arrivé à la tête du pays quelques jours plus tôt et devient son médecin personnel.
De médecin, son statut évolue rapidement à celui de plus proche confident et il est témoin de ses décisions politiques et de ses exactions...
Attention, histoire vraie.

Plus que la dénociation de la corruption, la barbarie et la cupidité propre aux régimes totalitaires d'Afrique, c'est autour des rapports entre Carragan et Dada que l'oeuvre est construite.
Tout au long du film, on assiste donc à l'évolution des sentiments et relations entre Amin Dada et son médecin, qui passent de l'admiration à la crainte, en passant par le respect et l'amitié.
Pendant plus de deux heures (qui en paraissent bien moins), on observe béat le travail de deux grands acteurs et, si l'académie à choisi de souligner le travail de Forest Whitaker (transformé et bluffant) dans le rôle d'un dictateur en devenir, c'est le rôle du jeune médecin scottish qui est au centre du récit.
James Mc Avoy (inconnu jusqu'alors) s'en sort avec les honneurs et mériterai autant une nomination que son partenaire.
Pourquoi ne pas faire concourrir Mc Avoy pour le rôle principal et Whitaker pour le rôle secondaire, je ne pige pas...
Les plus observateurs reconnaitrons Gillian (Starbuck?) Anderson, dont on avait plus de nouvelles ou presque depuis la fin de "X Files" (affaire classée).

Une réalisation plutôt sobre pour un film engagé et engageant (ça veut absoluement rien dire mais j'aime bien la tournure) bien qu'assez dual.
D'un côté, on comprend l'écho reçu par la prestation des acteurs (même si James Mc Avoy
mériterai plus de considération).
De l'autre, on comprend pourquoi le film n'a reçu qu'une nomination.
Les années se suivent et se ressemblent...

Ju

5 févr. 2007

Wallace et Gromit, le mystère du lapin garou

Dans la famille des films d’animation, je voudrais ceux fait en pâte à modeler. Oui, vous avez devinez, il s’agit bien de Wallace et Gromit, le célèbre duo anglais.

Petite présentation des personnages : Wallace est un inventeur touche-à-tout qui aime à automatiser tout ce qui se trouve chez lui. Petit exemple fait de la machine qui le sort de son lit et lui sert son petit déjeuner. C’est un grand amateur de fromage (Gorgonzola et Cheddar nous dit on, cherchez l’erreur) et un brave gars, bien qu’un peu niais.

Gromit, lui, est le chien de Wallace. Toutefois pour un chien, il a un comportement très humain. Lecteur assidu du journal local et conducteur à ses heures, il est même plus intelligent que son maître… Il ne lui manque que la parole.

Ces deux là sont, dans ce film, des anti-nuisibles. A savoir qu’ils attrapent les lapins qui s’acharnent sur les potagers du voisinage pour les enfermés dans des cages. A l’approche du concours du plus gros légume, leurs affaires marchent du tonnerre. Les problèmes commencent avec l’arrivé de l’énorme lapin garou dont il est question dans le titre…

L’histoire, simpliste, n’est nullement le point important du film. Wallace et Gromit sont là pour nous faire rire, et ils y réussissent plutôt bien. Rien que la scène d’intro, si elle ne nous plie pas en quatre, nous fait sourire. Et ce n’est le début. Hormis le duo de héros, les lapins sont eux aussi très fort pour nous faire marrer. Avec leurs air stupide et leurs manie incessante de faire coucou à leurs congénères, ils sont vraiment au poil (si j’ose dire). Mention spéciale à la (petite) scène de confusion entre une perruque et un lapin.

Si le film est assez inégale dans son ensemble, certains moments sont à se pisser dessus, d’autres sont du déjà vu, il demeure un très bon divertissement pour tout le monde, petits et grands.

Si vous voulez vous marrez sans vous prendre la tête, n’hésitez pas et allez regarder ce Wallace et Gromit. Si vous appréciez le genre, je ne peux que vous conseillez les autres avantures du duo. Surtout « Rasé de prés ».

Kp

4 févr. 2007

Les Kritikos embauchent

Bonjour a toi, cinénaute.

Je suis heureux de vous annoncer le recrutement d'un nouveau Kritikos à la plume acerbe et grand contributaire au développement du site depuis presque le début.
Je vous présente donc Kp, dont nous garderons le prénom secret pour des questions de confidentialité et de respect de la vie privée (ça te vas Alex?).

J'espère que vous lirez ces prochains posts avec interêt.
L'ami laron nous prépare donc plusieures kritikes plutôt animées...

Stay tuned and wait for what's next.

Ju

Sin City

Quand il s'agit de kritiker le film que j'ai préféré ces trois dernières années, je suis comme un paralithique qui opère une tumeur au cerveau, avec une clé de 12.
Peur qu'une mauvaise critique n'entache une oeuvre à la beauté renversante.
On va donc essayer de s'appliquer.

Sin City, la ville du vice (ou du péché) où se cotoient criminels, flic vereux, putes et malades en tout genre est le théatre de 4 histoires, qui, bien que présenté indépendemment, se recoupent sur de nombreux points.
"That Yellow Bastard", raconte les mésaventures de John Hartigan qui s'attire les foudres du sénateur Roark après avoir sauvé la jeune Nancy Callahan des griffes de son taré de fils...
"The Big Fat Kill", comme son nom l'indique se penche sur la vendetta de Marv, gladiateur des temps modernes, après qu'on lui ai enlevé sa Goldie (une pute avec qui il passa 2h).
"The Hard Goodbye" nous amène dans la vieille ville où la guerre entre police et putes bat son plein depuis le meurtre salace d'un inspecteur.
"The Customer Is Always Right", la plus courte des histoires ne présente "l'homme", un tueur froid et sans pitié.

A l'affiche du film, que du beau monde, que ce soit au niveau de la réalisation que du casting.
Le scénario est donc signé de Robert Rodriguez, assisté de Frank Miller, l'auteur de la série de comic book dont est directement tiré le film.
Nous devons la réalisation au trio Robert Rodriguez, Frank Miller, Quentin Tarantino (excusé du peu), même si ce dernier ne réalise qu'un seule séquence (la scène où Dwight parle avec la tête de Jackie Boy, "The Hard Goodbye").
Quand aux acteurs...attention.
De Bruce Willis à Mickey Rourke, en passant par Clive Owen, Benition Del Toro, Josh Harnett, Helijah Wood et Michael Madsen, y'a du lourd.
Tous jouent leur rôle à la perfection, avec une mention spéciale pour Elijah Wood (dans un rôle inhabituel) et Mickey Rourke (son grand retour).
Et les actrices...putain, les actrices...
Elle ont toutes le double avantage d'être magnifiques (c'est où Sin City, au fait?) et de jouer leurs rôle de façon crédible et structuré.
Brittany Murphy, Jessica Alba (maîtresse), Rosario Dawson, Carla Gugino...les noms parlent d'eux même. Vous serez pas deçu, les gars.

Si je vous dit que Marv est pote avec Nancy Callahan, que le Cardinal Roark (frère du sénateur) est le commanditaire de l'assassinat de Goldie et que les putes aident Marv dans sa vendetta, vous comprendrez mieux comment les personnages se croisent et les histoires se recoupent.

Il serait incorrect de parler de se film sans s'attarder un peu sur le comic book dont il est tiré et où il puise de nombreux éléments (le rythme narratif, ainsi que le parti pris graphique).
Le film emprunte donc 4 des 7 histoires que compte la série pour créer une oeuvre magistrale de plus de 2h où chaque minute est un véritable enchantement.

Le film à connu un tel succès (c'est bien légitime) qu'une récente réédition "director's cut" avec les quatres histoires présentées individuellement est sorti dans le commerce.
C'est cette dernière que j'ai visionné pour effectuer cette kritike.
Cependant, je ne vous la conseille pas, malgrès les scènes coupées au montage (compréhensible dans la plupart des cas), car la narration y perd en rythme et en complexité.
Ayant vu le film en anglais, français, syldave (quand on aime, on compte pas), je tiens à préciser que le travail effectué sur le doublage des dialogue en français est sérieux et convainquant (contrairement à de nombreux films) et les différentes versions se valent.
Que se soit en anglais ou en français, vous devez voir ce film, déjà en passe de devenir culte.

On annonce d'ailleurs un Sin City 2, puis 3, toutes les histoires du comics n'ayant pas été exploitées.
Que du bonheur en prévision.

Ju

2 févr. 2007

Bubba Ho-Tep

Je sais ce que vous vous dites.
"Qu'est ce que c'est que cette merde? " ou encore "Putain, il sait vraiment plus quoi matter, Ju..."
Quand on m'a proposer, il y quelques heures de matter un film sorti il y'a de ça presque un an et dont je n'avais jamais entendu parlé, j'avoue que je n'en menais pas large non plus...
Après tout, l'histoire à l'air marrante, alors pourquoi pas ?

Perdu dans un asile au plus profond de l'amérique, Sebastian Haff, sosie d'Elvis passe ses journées à rien branler depuis qu'il s'est péter le bassin.
Quand une série de décès pour le moins étranges viennent frappé l'asile, accompagné de son pote noir qui se prend pour JFK, il décide de mener l'enquête.
Nos deux larons ne tardent pas à découvrir que les récents larcins sont l'oeuvre de la momie Bubba Ho-Tep...

On apprendra par la suite que Sebastian Haff n'est pas vraiment un sosie mais le véritable King qui a décidé de fuir la médiatisation (admettons) et que son pote qui se prend pour JFK...a vraiment une case en moins (les services secret l'auraient peint en noir pour dissimuler son existence mais il craint que Lindon Johnson et Castro n'essaie de lui faire la peau...).

Je peut vous raconter ces deux détails car l'histoire n'est pas vraiment ce qui importe dans ce film.
Il faut le prendre au second degrée et tout est prétexte aux situations les plus burlesques et aux gags les plus gros...
La scène finale est un grand moment de poilade et l'affrontement entre un Elvis en fauteil roulant et Rascar Capac vaut vraiment le détour.

Ce n'est pas du grand cinéma mais on passe un vrai bon moment de rigolade, à condition de poser le cerveau à l'entrée et ne pas se prendre la tête sur l'histoire ou des scènes perfectibles.
Ce n'est pas avec ce film que Bruce Campbell (Ash dans Evil Dead) accédera au statut de star (580 entrées, c'est trop peu, je suis désolé) mais il nous prouve néanmoins qu'il est un véritable caméléon du cinéma.

Au final, un film léger qui ne se prend pas la tête...faites en de même.

Ju

1 févr. 2007

Berserk

Salutations distingués, amis cinénaute

Encore un grand jour pour les Kritikos !

Après les films, les séries télés et les cérémonies officielles, le site ajoute une nouvelle corde à son Nerf (on vas te bouffer google, tu entend, te bouffer !) et je suis heureux de publier aujourd'hui la première critique d'animé.

Commençons tout d'abord par un petit peu d'éthymologie.
Berseker (du vieux norois berserkr, berserkir au pluriel) : guerrier réputé invincible car inspiré d'une rage divine, selon les légendes scandinaves.
Berserk pourrait signifier peau d'ours (bear sark, en anglais) ou sans protection (bara särk en norvégien).
L'un ou l'autre, on s'en fout, les deux vont comme un gant à ce bourrin de Guts.

Berserk est donc un animé (tiré du magnifique manga éponyme de Kentaro Miura) narrant les aventures de Guts, jeune mercenaire au coeur noir (mais alors noir) qui ne vit que par et pour son épée, son ascension au sein de la troupe du faucon blanc et l'étrange relation qu'il entretien avec son chef, Griffith.

Les 25 épisodes qui composent l'animé couvrent les 13 premiers tomes du manga (qui en compte déjà 31 au Japon) et correspondent à la première partie de l'histoire de Miura, jusqu'à l'apparition des God Hand.

Je sais, ça fait léger comme résumé mais j'ai essayé de pas trop en dire et passé sous silence de nombreux aspects de la série pour vous laissez le loisir de découvrir par vous même une oeuvre majeure à l'atmosphère oppressante et où la violence est omniprésence.

Le récit, se déroulant dans un univers médiéval fantastique laisse un grande part aux bagarres, affrontements à l'épée, aux complots en tout genre...
Un peu déroutant au début, on se rend compte par la suite que cette violence n'est jamais gratuite et découle du récit et des personnages en eux mêmes.
L'histoire, aussi noire que sanglante n'est cependant pas à mettre entre toute les mains (les plus jeunes ne sauraient l'apprécier à sa juste valeur), la fin étant une véritable boucherie psychédélique.

Je tiens à préciser que l'anime, bien que bénéficiant de ces nombreuses qualités, reste bien en deça du manga papier, véritable phénomène de société au Japon et qui connait son petit succès dans l'hexagone.

Pour conclure, je conseille à toute personne desirant découvrir la série de commencer par l'animé (disponible uniquement en japonais sous titré) et à toute personne ayant aimé l'anime de se jeter sur la manga.
Vous ne le regretterez pas, votre porte monnaie (à 6 euros le manga, ça vas vite, mais dieu que c'est bon), par contre...
Ju

Marie Antoinette

Même un film d'animation, elle pourrait le réussir...
Sofia Coppola fait assurement partie des plus grand(e) réalisateur(trice) de ces dernières années. Bien que sa filmographie ne comprenne que 3 films, tout trois sont des excellents films.
La miss semble capable de s'attaquer à tous les sujets, tout les genres, sans jamais risquer l'échec.
Elle reussi ici à faire un film captivant d'un sujet au combien chiant : La vie de Marie Antoinette, femme de Louis XVI...

Pour ce qui (comme moi) s'interessés plus aux histoire de chantage nucléaire et de guerre mondiale qu'à la monarchie française en cours d'Histoire, je vous resitue l'histoire dans son contexte.
Fin du 17ème siècle, Louis XVI succède à Louis XV le bien aimé (ridicule) à la tête du royaume français. A ses côtés se trouve Marie Antoinette, archiduchesse (me demander pas ce que c'est) d'Autriche et donc nouvelle dauphine de France.
Le film narre donc son parcours, de son mariage à sa mise à mort après la révolution de 1789 (ou presque).

Bien que le pitch soit chiant à mourir, le film est passionnant.
On y voit le quotidien de la cour du roi, les commérages, les coups (dans tous les sens du terme) en douce, le train de vie royal...
Sofia Coppola nous apprend donc qu'à Versailles, ç branle sévère. Entre shopping, commérages, libertinage et les soirées mondaines, la journée passe bien vite et on est pas étouffé par la productivité des gens de la haute (vous payez des impôts, ils les claquent).

L'histoire est présentée de façon neutre, filmé tout en retenu (simple, efficace, comme d'habitude) et la bande sonore se prête parfaitement aux différentes scènes.
Les acteurs sont convaincants pour la plupart, Kristen Dunst en première, magnifique en reine tout de blanc vétu. Le teint laiteux et fariné de l'époque lui vas à merveille, même si on la préfère les cheveux au vent que coincés sous sa perruque.
Louis XVI, au rôle assez complexe (problèmes de confiance en soit et de libido) est finement interprété par Jason Schwartzman (un gars qui ressemble étrangement à Duncan Mc Leod). Rien que pour avoir reussi à rester stoïque à côté de Kirsten Dunst dans un lit, je dit chapeau l'artiste !

Voilà, encore une fois Sofia Coppola nous ravit avec une oeuvre a des années lumière de "Lost in translation" (qui était déjà très loin de "Virgin Suicides") et semble capable de tout réussir.
On attend donc avec impatience son prochain film "Tipping the velvet", une sombre histoire de vendeuse d'huitre qui tombe amoureux d'un(e) troubadour dans l'Angleterre victorienne...
L'histoire est à chier?
Le film sera excellent !

Ju

South Park (Saison 9)

Hi Di Ho,

Le site semble avoir trouvé son rythme de croisière (environ 1 critique par jour, ça me semble honnête) et, avant d'ouvrir un nouvelle catégorie de kritikes (chut…), je suis heureux de vous proposer aujourd'hui un petite pause dans les films pour faire place à ce que je considère comme la série animé la plus réussi de ces dernières années.

En effet, après Dexter et la première saison de 24, la troisième critique de série télévisé concerne un dessin animé, élaboré sur le mode du copier coller (la série, pas la kritike) …

Les esprits les plus aiguisés l'auront deviné dès la première phrase, je vais vous parler d'une bande de gamins d'un bled paumé de l'est du Colorado, South Park.
Déjà riche de 9 saisons traduites (la dixième est en cours de diffusion sur Comedy Central), la série crée par Trey Parker et Matt Stone s'est imposée, depuis bientôt dix ans, comme une alternative crédible bien qu'irrévérencieuse aux tout puissants Simpson.

Pour plus de simplicité, nous allons commencer par la fin et nous attarder sur la dernière saison diffusé en France (Canal +).
Loin d'être la meilleure, c'est surtout parce que c'est la dernière saison que j'ai vu que j'ai décidé de la kritiker.

Cette neuvième saison démarre sur les chapeaux de roue avec "Le vagin tout neuf de Mr Garrisson" et "Crève Hippie, Crève !", du grand m'importe quoi qui nous promet monts et merveilles pour cette saison tant attendue (un an, c'est long bordel).

Malheuresement, le reste de la saison est plutôt inégal, alternant le très bon ("Potes pour la vie", "Les rouquins", "La fureur de perdre") et le moyen ("Sauvez Willzyx", "Suivez cet oeuf").

Sans jamais tomber dans le mauvais, la série nous semble chercher un second (neuvieme souffle), en particulier dans les derniers épisodes.

Je ne vais pas vous faire un résumé de chaque épisodes, je vous laisse découvrir par vous même les 14 épisodes qui constitue cette saison, ils en valent vraiment la peine.

A noter vous y trouverez l'épisode "Piégé dans le placard", traitant de la scientologie (une escroquerie pure et simple, vous l'aurez compris) et mettant en scène Tom Cruise et John Travolta, à mourrir de rire.

Tom Cruise a d'ailleurs moyennement apprécié et intenter un procès aux auteurs de la série, se jugeant discrédité et insulté...C'est vrai, mais on s'en fout, il avait qu'à pas être con, le nain...

Ca fait plaisir de voir un dessin animé qui ne nous prend pas pour des abruti, à l'heure où la plupart des franchises à succès nous viennent du Japon et sont d'une qualité affligeante (Pokémon, Digimon puis Hu Gi Ho et maintenant ???, vous êtes vraiment sans pitié, les bridés…).

Je vous rappelle que la neuvième saison est loin d'être la plus aboutie (ni la plus mauvaise d'ailleurs) et si vous ne connaissait pas encore la série, je vous conseille plutôt la magnifique sixième saison (dont la kritike arrivera bientôt), pour un premier contact avec la série la plus marrante du moment.

Ju

Dreamgirls

Deux ans après Ray, Jamie Fox nous revient avec un film choral dont il n'est pas la vedette et où l'histoire tourne autour de Beyoncé Knowles et ses copines, les Dreamettes (puis Dreams après puberté).

Je dois avouer que j'ai eu très peur pendant la première heure et quart du film, flairant à plein nez le film musical caricatural et sans inventivité sur l'accession d'un groupe de copines.

Ça puait la pale imitation de Ray, de Walk the line ou même de Sister Act, c'est pour dire…
C'est pas non plus "Honey" ou "Save the last dance" mais ça fait tout de même réfléchir…

Les personnages étaient caricaturaux au possible (les noirs ne parlent pas, ils chantent et ont tous le rythme dans la peau…) et la scène qui suit la représentation au club de Miami est l'une des scènes les plus ridicule qu'il m'ait été donner l'occasion de voir.
"Qui se soucis de moi?" "Mais nous t'aimons" "C'est pour le bien de tous"…le tout chanté sur le même ton…
Arrêter de vous foutre de moi, on se croirai dans une comédie musicale de bas étage.

Bref, ça commencé plutôt mal !
Après un ptit somme et une journée de réflexion, je décidais de regarder la fin, sans espoir aucun…

Et là, c'est le choc. La seconde partie du film est bien plus vivante et rythmé que la première, les rôles se développent (Jamie Fox passe du côté obscur, les rapports se tendent, les clans se forment…).
Les dernières soixante minutes sont un régal pour les yeux et les oreilles.

La bande originale, jusque là assez terne (la chanson sur la Cadillac est d'ailleurs bien à chier…) prend une ampleur considérable et appuie un film qui ne cesse de se bonifier jusqu'à un intéressant final.

Une mention particulière à Beyoncé Knowles, magnifique dans le rôle principal, bien que je n'apprécie pas particulièrement la chanteuse et que j'ai mis 1h30 à la reconnaître (mais je l'ai originale vu, cette meuf…).
A noter également la bonne prestation de Jessica Hudson, qui a d'ailleurs décroché un golden globe pour sa prestation de soliste entêtée et délaissée.

En résumé, un film qui partait bien mal rattrapé par des acteurs convainquants et une bande son impressionnante (magnifique "Listen").
A voir si vous aimer les films musicaux.

Ju