Berserk
Salutations distingués, amis cinénaute
Encore un grand jour pour les Kritikos !
Après les films, les séries télés et les cérémonies officielles, le site ajoute une nouvelle corde à son Nerf (on vas te bouffer google, tu entend, te bouffer !) et je suis heureux de publier aujourd'hui la première critique d'animé.
Commençons tout d'abord par un petit peu d'éthymologie.Berseker (du vieux norois berserkr, berserkir au pluriel) : guerrier réputé invincible car inspiré d'une rage divine, selon les légendes scandinaves.
Berserk pourrait signifier peau d'ours (bear sark, en anglais) ou sans protection (bara särk en norvégien).
L'un ou l'autre, on s'en fout, les deux vont comme un gant à ce bourrin de Guts.
Berserk est donc un animé (tiré du magnifique manga éponyme de Kentaro Miura) narrant les aventures de Guts, jeune mercenaire au coeur noir (mais alors noir) qui ne vit que par et pour son épée, son ascension au sein de la troupe du faucon blanc et l'étrange relation qu'il entretien avec son chef, Griffith.
Les 25 épisodes qui composent l'animé couvrent les 13 premiers tomes du manga (qui en compte déjà 31 au Japon) et correspondent à la première partie de l'histoire de Miura, jusqu'à l'apparition des God Hand.
Je sais, ça fait léger comme résumé mais j'ai essayé de pas trop en dire et passé sous silence de nombreux aspects de la série pour vous laissez le loisir de découvrir par vous même une oeuvre majeure à l'atmosphère oppressante et où la violence est omniprésence.
Le récit, se déroulant dans un univers médiéval fantastique laisse un grande part aux bagarres, affrontements à l'épée, aux complots en tout genre...
Un peu déroutant au début, on se rend compte par la suite que cette violence n'est jamais gratuite et découle du récit et des personnages en eux mêmes.
L'histoire, aussi noire que sanglante n'est cependant pas à mettre entre toute les mains (les plus jeunes ne sauraient l'apprécier à sa juste valeur), la fin étant une véritable boucherie psychédélique.
Je tiens à préciser que l'anime, bien que bénéficiant de ces nombreuses qualités, reste bien en deça du manga papier, véritable phénomène de société au Japon et qui connait son petit succès dans l'hexagone.
Pour conclure, je conseille à toute personne desirant découvrir la série de commencer par l'animé (disponible uniquement en japonais sous titré) et à toute personne ayant aimé l'anime de se jeter sur la manga.
Vous ne le regretterez pas, votre porte monnaie (à 6 euros le manga, ça vas vite, mais dieu que c'est bon), par contre...



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