The Last King Of Scotland
On a beau dire, une nomination aux oscars, c'est quand même une super pub...
Après "Truman Capote" l'année dernière, c'est au tour de "The Last King Of Scotland" de jouer le rôle du trouble fête face aux favoris attendus, dans la course aux statuettes dorées.
C'est d'ailleurs dans la même catégorie du meilleur rôle masculin (Phillip Seymour Hoffman, l'année dernière) que la surprise risque de se produire.
Car risque de surprise il y a, ho oui...
Une fois diplomé de médecine dans son écosse natale, Nicholas Carragan décide de s'expatrier et choisi (au pif d'ailleurs) l'Ouganda pour poser ses valises (et son stétoscope).
Il y fait la connaissance de Amin Dada, arrivé à la tête du pays quelques jours plus tôt et devient son médecin personnel.
De médecin, son statut évolue rapidement à celui de plus proche confident et il est témoin de ses décisions politiques et de ses exactions...
Attention, histoire vraie.
Plus que la dénociation de la corruption, la barbarie et la cupidité propre aux régimes totalitaires d'Afrique, c'est autour des rapports entre Carragan et Dada que l'oeuvre est construite.
Tout au long du film, on assiste donc à l'évolution des sentiments et relations entre Amin Dada et son médecin, qui passent de l'admiration à la crainte, en passant par le respect et l'amitié.
Pendant plus de deux heures (qui en paraissent bien moins), on observe béat le travail de deux grands acteurs et, si l'académie à choisi de souligner le travail de Forest Whitaker (transformé et bluffant) dans le rôle d'un dictateur en devenir, c'est le rôle du jeune médecin scottish qui est au centre du récit.
James Mc Avoy (inconnu jusqu'alors) s'en sort avec les honneurs et mériterai autant une nomination que son partenaire.
Pourquoi ne pas faire concourrir Mc Avoy pour le rôle principal et Whitaker pour le rôle secondaire, je ne pige pas...
Les plus observateurs reconnaitrons Gillian (Starbuck?) Anderson, dont on avait plus de nouvelles ou presque depuis la fin de "X Files" (affaire classée).
Une réalisation plutôt sobre pour un film engagé et engageant (ça veut absoluement rien dire mais j'aime bien la tournure) bien qu'assez dual.
D'un côté, on comprend l'écho reçu par la prestation des acteurs (même si James Mc Avoy
mériterai plus de considération).
De l'autre, on comprend pourquoi le film n'a reçu qu'une nomination.
Les années se suivent et se ressemblent...



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire