Sin City
Quand il s'agit de kritiker le film que j'ai préféré ces trois dernières années, je suis comme un paralithique qui opère une tumeur au cerveau, avec une clé de 12.
Peur qu'une mauvaise critique n'entache une oeuvre à la beauté renversante.
On va donc essayer de s'appliquer.
Sin City, la ville du vice (ou du péché) où se cotoient criminels, flic vereux, putes et malades en tout genre est le théatre de 4 histoires, qui, bien que présenté indépendemment, se recoupent sur de nombreux points.
"That Yellow Bastard", raconte les mésaventures de John Hartigan qui s'attire les foudres du sénateur Roark après avoir sauvé la jeune Nancy Callahan des griffes de son taré de fils...
"The Big Fat Kill", comme son nom l'indique se penche sur la vendetta de Marv, gladiateur des temps modernes, après qu'on lui ai enlevé sa Goldie (une pute avec qui il passa 2h).
"The Hard Goodbye" nous amène dans la vieille ville où la guerre entre police et putes bat son plein depuis le meurtre salace d'un inspecteur.
"The Customer Is Always Right", la plus courte des histoires ne présente "l'homme", un tueur froid et sans pitié.
A l'affiche du film, que du beau monde, que ce soit au niveau de la réalisation que du casting.
Le scénario est donc signé de Robert Rodriguez, assisté de Frank Miller, l'auteur de la série de comic book dont est directement tiré le film.
Nous devons la réalisation au trio Robert Rodriguez, Frank Miller, Quentin Tarantino (excusé du peu), même si ce dernier ne réalise qu'un seule séquence (la scène où Dwight parle avec la tête de Jackie Boy, "The Hard Goodbye").
Quand aux acteurs...attention.
De Bruce Willis à Mickey Rourke, en passant par Clive Owen, Benition Del Toro, Josh Harnett, Helijah Wood et Michael Madsen, y'a du lourd.
Tous jouent leur rôle à la perfection, avec une mention spéciale pour Elijah Wood (dans un rôle inhabituel) et Mickey Rourke (son grand retour).
Et les actrices...putain, les actrices...
Elle ont toutes le double avantage d'être magnifiques (c'est où Sin City, au fait?) et de jouer leurs rôle de façon crédible et structuré.
Brittany Murphy, Jessica Alba (maîtresse), Rosario Dawson, Carla Gugino...les noms parlent d'eux même. Vous serez pas deçu, les gars.
Si je vous dit que Marv est pote avec Nancy Callahan, que le Cardinal Roark (frère du sénateur) est le commanditaire de l'assassinat de Goldie et que les putes aident Marv dans sa vendetta, vous comprendrez mieux comment les personnages se croisent et les histoires se recoupent.
Il serait incorrect de parler de se film sans s'attarder un peu sur le comic book dont il est tiré et où il puise de nombreux éléments (le rythme narratif, ainsi que le parti pris graphique).
Le film emprunte donc 4 des 7 histoires que compte la série pour créer une oeuvre magistrale de plus de 2h où chaque minute est un véritable enchantement.
Le film à connu un tel succès (c'est bien légitime) qu'une récente réédition "director's cut" avec les quatres histoires présentées individuellement est sorti dans le commerce.
C'est cette dernière que j'ai visionné pour effectuer cette kritike.
Cependant, je ne vous la conseille pas, malgrès les scènes coupées au montage (compréhensible dans la plupart des cas), car la narration y perd en rythme et en complexité.
Ayant vu le film en anglais, français, syldave (quand on aime, on compte pas), je tiens à préciser que le travail effectué sur le doublage des dialogue en français est sérieux et convainquant (contrairement à de nombreux films) et les différentes versions se valent.
Que se soit en anglais ou en français, vous devez voir ce film, déjà en passe de devenir culte.
On annonce d'ailleurs un Sin City 2, puis 3, toutes les histoires du comics n'ayant pas été exploitées.
Que du bonheur en prévision.



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