Paycheck
Dans ce film John Woo essaye de nous montrer une énième version du film sur le thème de la machine à voir l’avenir et de l’amnésie. Il faut avouer que l’idée et le scénario étaient d’un premier abord originaux : Michaël (prononcé « Mahikol » par nos chers doubleurs québécois) est un ingénieur plutôt beau gosse (normal pour un ingénieur me direz vous (Jon ne me contredira pas !)) joué par Ben Affleck qui travail sur ce projet. Il décide de tester sur lui-même un produit qui lui fera perdre la mémoire sur une période de 3 ans en échange d’une petite centaine de millions de $. Cependant tout ne se passe pas comme prévu : à son « réveil » il trouve à la place desdits dollars une sacoche remplie d’objets paraissant tous plus inutiles les uns que les autres. Il pense se l’être fait mettre bien profond par ses employeurs mais découvre que c’est lui-même qui a renoncé à l’argent. Seulement il ne peut pas se souvenir pourquoi car sa mémoire a justement été effacée. A ce stade du film le QI de l’Affleck nous semble s’être dangereusement rapproché de celui du Paul Walker, espèce d’acteur qui à défaut d’être en voie d’extinction est en pleine prolifération à cette époque de l’année (Pour info le point culminant a lieu en Juin lors de la fête du cinéma ; vous pouvez alors les observer dans des endroits spécialisés appelés « multiplex » pour la modique somme de 2 euros ; mais ça reste cher ! Avec un peu de chance on peut en apercevoir dans leur habitat naturel : le plateau télé, mais il faut monter sur Paris).
Mais pour que cela n’ait pas lieu les scénaristes ont décidé d’insérer un élément perturbateur : le meilleur ami de Ben, brave type dont l’intelligence n’a d’égale que la richesse du langage d’un wookie. Par comparaison Ben paraît presque être un sage. Et pour tenir ce superbe rôle les responsables du casting n’y sont pas allés de main morte : Paul Giamatti, le connard de « Lady in the Water ». Inutile de vous dire que j’ai failli éteindre immédiatement, cet individu apparaissant dès les premières minutes.
De plus le renard (que dis-je le féneck !) a plus d’un tour dans son sac : tous les objets de la sacoche sont en fait des indices et serviront d’armes dans les situations périlleuses dans lesquels Ben va se fourrer . Et comme il a vu son avenir dans la machine il a choisi LES objets les plus utiles à ces moments-là. Trop fort le Ben ! Et justement il est TROP fort. Je vous rappelle que cet olibrius n’est censé être qu’un ingénieur de bureau et non un super agent. Ca devient trop « glucose » comme diraient nos amis les Tranxen 200. On ressent un gros plagiat de James Bond lors des scènes d’action, cet énergumène restant toujours impec’ dans son costard.
Bref on est dans le déjà-vu ; le film n’offre rien de nouveau.
On regrette aussi que l’intrigue ne soit révélée trop rapidement gâchant le potentiel qu’il y avait niveau suspense.
On peut quand même noter quelques points positifs : certaines scènes d’actions sont bien réalisées (John Woo quand même) et la présence d’Uma Thurman (ça fait toujours plaisir !).



2 commentaires:
Comme quoi, toutes les adaptations de bouquins de Philip K Dick ne sont pas de bons films...
Pas grâve, je préfère retenir Screamers (Planète Hurlante), Blade Runner et Total Recall que Minority Report et cette merde...
Ju
Moi j'avais bien aimé Minority Report.
Par contre Total Recall, la je dis non. Ou alors il faut pas avoir lu la nouvelle. Déjà schwarzi dans un K. Dick, je trouve ca mesquin, mais en plus ils ont fait nawak avec l'histoire
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