Snowboarder
C’est innocemment, ce mercredi 11 Avril, que quelques potes et moi-même nous lancions dans le visionnage de Snowboarder. Nous étions prévenu, c’était un navet, mais les soirées navet sont toujours drôle…. Toujours ? Peut-être pas…
Je ne me doutais pas que ce film allait changer à jamais ma conception du navet.
Tout commence par un scène ou quelques surfeurs descendent un superbe spot avec de la bonne poudreuse comme on en voit pas souvent… jusque là, rien d’extraordianire. On est dans le déjà vu, mais comme nous sommes tous skieur/surfeurs, nous apprécions (relativement) le spectacle. Apres cette intro ma foi assez longue, on retrouve une bande de potes (très con) qui se font un « after » dans un chalet. Déjà première constatation, l’esprit snowboarder montré dans cette scène ne correspond pas à celui dans la vraie vie, mais à ce niveau là du film, le décalage n’est pas encore très « choquant ». Admettons, la scène est courte, et on retrouve le héros, chez lui, qui regarde une vidéo de son idole, Josh, où celui-ci loupe son saut durant une compétition et assène un gros coup de snowboard à son sponsor, ce qui lui vaut la prison. Commentaire du héro : « Bien fait pour sa gueule au sponsor, ça lui apprendra à refiler des planches de fin de série…. ». Là déjà, ça titille.. C’est quoi cette réaction à la con ???
Malheureusement, ce n’est pas un fait isolé, et tout le long du film, les protagonistes jeune et snowboarder s’exprime comme des jeunes de banlieue en échec scolaire, voire pire. Pour n’en cité qu’un « Vas-y t’as vu ta gueule, dégage de là, arrête de me prendre la tête sale boudin ». Et ce n’est pas le pire. Je tiens à préciser mesdames et messieurs, néophyte du ski/snowboard que le comportement des personnages dans ce film est une insulte à la réalité. Je n’ai personnellement jamais vu un surfeur parler comme ça.
Mais si le film ne comportait que ce défaut, il ne serai que « très mauvais ». Vous pouvez ajouter à ça :
- Des acteurs qui lisent leur texte (si si, lisez un Molière sans intonation, c’est exactement pareil)
- Un scénario très mauvais avec à peine un rapport lointain avec le snowboard
- Des temps morts et des blancs insupportables où le réalisateur se contente de fixer la caméra sur un des personnages pendant une minute après qu’il ait finis sa réplique
- Des scènes complètement en dehors de la réalité, exemple une sorte de soirée partouze dans une piscine ou tout le monde se tape tout le monde… petite apparition de Clara Morgane en stripteaseuse à noter
- Un « méchant » qui ne correspond pas du tout à l’idée qu’on se fait d’un champion de snowboard charismatique
- Une musique à la limite du supportable (et je suis gentil)
Seule point positif du film, les scènes de snowboard en haute montagne, qui ne représentent en tout et pour tout qu’1/4 d’heure du film (sur 1H50).
En bref, je vous déconseille très fortement ce film. Si je n’avais pas été avec quelques potes, nul doute que je ne l’aurais pas regarder jusqu’au bout. Le réalisateur n’a probablement jamais connu de surfeur/skieur, le scénariste à le cerveau d’un pigeon et les acteurs font du bénévolat… Assurement le pire film de tout les temps, ex-aequo avec « Blueberry ».
Kp



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire