88 Minutes
Avec pas loin d'une cinquantaine de films à son actif, Alfredo James (dit Al) Pacino est sans conteste un des plus grand acteur de tout les temps.
Chacun de ces films (sauf Ocean 13, faut pas déconner) est donc une bonne occasion de redécouvrir un jeu d'acteur impressionnant de justesse et hors du commun.
Après 27 récompenses (dont 1 oscar) et 34 nominations lors de cérémonies majeures, le voilà à l'affiche de 88 minutes, film divertissant bien que non renversant.
Jack Graam est un professeur expert en psychiatrie criminelle connu pour le rôle déterminant qu'il joua lors de l'affaire Jon Forster où, malgré l'absence de preuves, il fit condamner l'accusé sur sa seule expertise.
Le lendemain, une de ces étudiantes est retrouvé lacérée et pendu les pieds en l'air.
A travers ce meurtre, c'est le style opératoire de Forster qui ressort.
Ce dernier étant incarcéré, Jack pense immédiatement à un tueur copieur (copycat killer) fan de Forster.
En plus de l'enquête à menée, Jack reçoit des coups de téléphones et messages d'une personne lui annonçant qu'il lui reste 88 minutes à vivre.
Quand on apprend que ces 88 minutes correspondent au temps qu'a été torturé la petite soeur de Jack quelques années auparavant, on comprend que ça doit être un sacré bordel, dans la tête de Jack.
Comme le titre le laisse suggérer, le film se déroule en temps réel, et après 10 minutes d'introduction, on est parti pour 88 minutes de course contre la montre pour trouver le meurtrier avant qu'il ne choppe Jack.
Cette approche en temps réel est la grande force de ce film et les coups de fils de menace ("Tic Tac Doc, plus que 37 minutes à vivre") nous tiennent en haleine et nous permettent de nous rendre compte qu'un film de 1h45, ça peut passer beaucoup trop vite.
Il n'y a pas de chute de rythme, tout juste quelque incohérences.
Pourquoi tenter de tuer Jack avant la fin du film (et me dites pas que ça se tirer dessus comme ça, au hasard) alors que y'a un compte à rebours à respecter?
Au niveau des acteurs, mis à part Al Pacino, à l'interprétation impeccable (mais quand n'est ce pas le cas?), très peu de noms connus à l'appel.
Tout juste l'ado de Deep Impact et une fille de Vanilla Sky.
Leurs jeux sont néanmoins bons, justes et leurs personnages, de vrais apports à l'histoire.
Seul Benjamin McKenzie (un échappé de "The O.C") est un peu en dessous.
Un film au rythme haletant donc, avec des acteurs convaincants, Al Pacino en premier.
Un tout sympathique mais qui ne fera certainement pas date.



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