Kenshin
Voilà une grosse série les enfants !
Mais n’est pas Kritikos qui veut et la motivation l’a emporté sur la rudesse de l’épreuve.
L’histoire se passe en 1878 au Japon ; l’ère Meiji a débuté depuis 10 ans se traduisant par l’interdiction des combats et du port d’armes. On y suit Himura Kenshin, un ancien assassin devenu vagabond qui a fait le souhait de ne plus jamais tuer. C’est pourquoi il porte à sa ceinture une épée à lame inversée qui ne peut donc plus commettre d’homicides. Il essaye de se racheter en défendant la veuve, l’orphelin et les opprimés tout en respectant son souhait. Rajoutez à cela une grosse cicatrice sur la joue gauche et des putains de cheveux roux (damned les anglais !) et vous obtenez un bien singulier personnage !
Il fait à Tokyo la rencontre de Kaoru qui dirige l’école de combat Kamiya Kasshin mais qui ne contient aucun élève. Il décide donc de s’installer chez elle en l’aidant dans les tâches quotidiennes.
La série peut se partager en 3 parties. Dans le premier 1/3 on suit des histoires allant de 1 à 4 épisodes dans lesquelles ils sont confrontés à des méchant-pas-gentils-qui-font-du-mal (yakuzas, trafiquants, pirates …) où on nous montre le niveau qu’à Kenshin (trop fort !), ainsi que sa sagesse et sa force de persuasion. Petit à petit au fil des rencontres le groupe s’agrandit accueillant Yahiko un gamin, 1er élève de Kaoru et Sanosuke un ancien bandit.
Mais le passé sombre de Kenshin, appelé alors « Battosaï » lorsqu’il était assassin lors de l'ère du dernier Shogun Tokugawa, le rattrape et il doit bientôt faire face à ses anciens ennemis (Aoshi Shinomori et les Oniwa Banshu) qui eux ne combattent pas avec une épée à lame inversée !
Les 32 épisodes suivant sont une unique histoire. Cette fois-ci à Kyoto, un ancien assassin que tout le monde croyait mort, Shishio qui présente plusieurs points communs avec un certain Vador, Dark de son prénom (il a été brûlé, sa silhouette au niveau de la tête est quasiment la même…), refait surface et a la même intension que chaque soir, Minus : TENTER DE CONQUERIR LE MONDE !
Et pour cela il ne fait pas dans la dentelle l’olibrius : il rallie quelques centaines d’homme de main (les sous fifres qui exécutent les basses besognes) et surtout les 10 meilleurs assassins de tout le Japon (formant le groupe « Juppongatana ») qui en théorie valent chacun un Battosaï. Mais notre ami rouquemoute ne l’entend pas de cette oreille et va rejoindre son maître d’antan, une brute, pour apprendre la technique de combat ultime : le Hiten Mitsurugi no Amakakeru Ryu no Hirameki (oui c’est plus original que Kame Hame Ha).
Bref il a la ferme intension de lui péter les dents mais la tâche s’annonce très rude. Comme l’union fait la force et un pour tous, tous pour un, Kenshin s’allie avec plusieurs personnes pour botter le cul de ces vils.
Je ne dirai pas comment ça se termine pour ne pas vous niquer le suspense. J’indiquerai juste que le dernier 1/3 est composé d’histoires inédites en bouquins allant de 1 à 6 épisodes.
Cet animé est vraiment bien réalisé ; l’atmosphère régnant dans les combats rappelle celle des duels de Sergio Leone et le suspense est vraiment haletant sur les longues histoires.
De plus on peut y trouver une certaine dimension philosophique : comment faire face à un lourd passé ? Peut-on se racheter ?
Ainsi même les pires meurtriers peuvent devenir des hommes meilleurs. Et même ceux qui se battent pour un monde meilleur, peuvent se trouver aveuglés par leurs idéaux. Pour autant qu'il le veuille, chacun peut tenter de racheter ses erreurs, aussi lourdes soient-elles.
« Kenshin » est aussi intéressant du point de vue historique car on nous peint le Japon d’après la révolution qui fut une période très mouvementée, avec notamment des épisodes s’inspirant des réalités de l’époque (persécution contre les chrétiens, manœuvres politiques crapuleuses…).
L’humour enfin est omniprésent : les disputes sont très drôles et le comique de situation très bien exploité. On peut aussi noter pleins de références : Shishio qui ressemble à Dark Vador mais aussi dans un épisode des pirates ressemblant furieusement à des personnages de Street Fighter.
Itoo



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