The Laramie Project
On continue (et on fini) cette grosse journée kritike (6 tout de même) avec un film que j'ai décidé de regarder totalement au hasard, ayant eu vent des récompenses qu'il avait obtenu (le prix du meilleur premier film à Berlin en 2002 et 4 nominations aux Emmy).
A ma grande surprise, il s'est avèré que ce dernier est un docu-fiction (non, pas comme les conneries qui passent le dimanche soir sur France 2) avec un palanquée d'acteurs connus.
Et en plus, c'est bien fait.
Laramie est une petite bourgade du Wioming (20000 habitants) qui à vu son nom faire la une des journaux, lorsqu'en 1998, Matthew Shepard, un étudiant homosexuel à été assassiner.
Alors que tout les regards se tournés vers l'extérieur, ce sont des ados locaux qui ont été appréhendés et n'ont pas tardé à confesser leur crime.
Déclarant avoir été abordé par l'adolescent, les deux suspects ont voulu lui faire comprendre qu'ils n'étaient pas de ce bord.
Avec ce crime profondément homophobe, c'est l'Amérique tout entière qui se révolte et les affrontements anti/pro-homos ne tarde pas à arriver.
Trois semaines après la mort du jeune pédé, les membres d'une compagnie théâtrale se rendent sur place, dans l'espoir d'y monter une pièce sur le drame.
Ils tentent alors de rencontrer les principaux témoins de l'histoire macabre.
Comme son nom l'indique, le docu fiction raconte une histoire vrai (ou probable) en substituant les témoins à des acteurs plus ou moins connus.
Ici, on à le droit à une belle bande d'acteurs de tout bords :
Clea duVall, depuis révellé par "Heroes", en membre de la compagnie.
Michael Emerson, plus connus en tant que Ben, dans "Lost", dans le rôle d'un pasteur un poil rigide.
Steve Buscemi, vu depuis dans "The Sopranos" "Les ailes de l'enfer"" ou "The Island" et probablement un des acteurs les plus doué de sa génération, en patron d'industrie (un garage) local.
Christina Ricci, que je ne présente plus, joue une des meilleures amies de Matthew et qui se bat pour qu'on ne ternisse pas sa mémoire.
Et j'en passe.
Tout les acteurs sont donc plutôt convaincant et leur performance soutient le rythme un peu lent (c'est un docu aussi) de la narration.
Point d'informations fracassantes ou de scoop de dernière minutes, seulement la réaction d'être humains à une tragédie.
Sans pour autant tombé dans le pathos, Moises Kaufman réussit a avancer des faits, juste des faits en tentant de ne pas prendre partie.
Même si de temps en temps, on se rend compte que son choix se porte sur "un crime de haine commis par deux connards intolérants", il ne le dit pas.
Le film est donc intéressant, tant sur le fond que sur la forme et ils permettra à certains de réfléchir sur l'Amerique (ou par extension les comportements humains) et ses tares.
Les autres (déjà au fait ou ne voulant pas se prendre la tête) apprécierons la mise en scène soignée malgré un côté brut et la distribution au poil.



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