The Shield
C'est marrant comme l'image qu'on se fait (ou qu'on vous donne) d'une ville diffère selon le point de vue de son observateur.
Alors que "Bervely Hills 90210" (série au combien merdique bien que culte) nous présentez Los Angeles sous sa couverture doré de luxure, "The Shield" nous amène dans les quartier plus chaud (et plus nombreux) ou violence et précarité se cotoient.
La Strike Team est l'unité spéciale anti-gang du commissariat de Farmington (dit "the Barn").
La majorité de leurs actions s'effectuent sur le terrain, dans cette banlieue difficile de Los Angeles, où ils ont, au fil des années aquis une grande réputation.
Pour garder les rues propres (ou sauver ce qu'il en reste), les 5 membres de cette brigade de choc ont recours à des méthodes tandancieuses, expéditives et à la limite de la légalité.
Pour faire simple, le meilleur moyen d'obtenir un semblant de paix est de battre les gangsters (ici gangsta) à leur propre jeu.
Pour ce faire, tout au long des six saisons (la septième sera vraisemblablement la dernière), ils ont du faire de nombreux sacrifices et ajustements.
Parmis toute les crasses qu'ils ont pu faire, c'est assez normal que quelques unes leur retombe sur le coin de la gueule.
En plus de devoir dealer avec leur travail quotidien, ces super flics doivent composer avec les inspirations individuels d'un à chacun, les pressions politiques, un nombre anormal de gangs (noir, russe, salvadorians, mexicains, y'en à pour tout les gouts) et des superieurs de plus en plus regardant quant aux méthodes employées.
A ce titre, je tiens à souligner la prestation de Forest Withaker, dans le rôle d'un inspecteur de l'IAS, qui, en une saison et demi, à réussi, à travers sa prestation magistrale, à imposer un personnage complexe et aux antipodes de Vic ("the thing") Mackey.
Malgrè l'adversité et les épreuves qu'ils ont put rencontrer, la règle de base "We'll live together, we'll die together" est respecté et malgrè les nombreuses occasions recontrer, les membres de l'équipe ne moucharde pas leur collègues pour se sauver...(ou presque)
A l'exemple de "The Sopranos", la rythme est soutenu et les révelations et coups de théatre n'attendent pas la fin de la saison ou même de l'épisode.
Ce rythme de narration éffréné est intensifié par le choix d'une prise de vue subjective et dynamique où la caméra suit en permanence l'action et vibre, de temps à autre.
Comme la grande majorité des séries télé (mis à part "South Park" et "The Simpson"), les épisodes sont à regarder en V.O. ABSOLUEMENT (les plus réticents pourront facilement trouver des sous titres en français), le choix des voix ayant été éffectué à "Papier Caillou Ciseaux", au doublage.
C'est particulièrement vrai pour Shane Vendrell qui à hérité d'une voix fluette à des années lumières des émotions que le rôle est censé faire passé.
Il ne me reste plus qu'à vous conseiller cette très bonne série qui, outre Atlantique, ne connais pas le succès qu'elle mérite (Passez sur FX aussi, c'est quoi cette idée de merde).
Vous ne verrait plus les flics de la même façon.
J'arrête tout de suite les connards "contre" sur le principe, l'image des flics en sort améliorée selon moi.



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