Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

26 juin 2007

The L Word

Lorsque les américains désigne un mot par sa simple première lettre (The X Word, chez nous, le mot en X), c'est que ce dernier est taboo ou politiquement incorrect.
Si le plus connu d'entre eux est le mot en F (fuck), depuis 2004, une nouvelle lettre est à l'honneur, tout les dimanche en deuxième partie de soirée, sur Showtime.
Si la signification première du L est lesbienne, de nombreux autres mots peuvent être choisis pour définir cette série profondément progressiste et magnifiquement bien écrite.

Lauréate d'un diplôme littéraire à Chicago, Jenny débarque à Los Angeles pour y retrouver Tim, son fiancé et se lancer dans l'écriture de son premier roman.
Bette et Tina, ses voisines lesbiennes, l'introduiront peu à peu à un monde qui la fascine même si elle ne le connait pas, la communauté lesbienne.
Elle fera alors connaissance d'un groupe d'amies exceptionnel où chacune semble avoir sa propre façon d'affronter la vie et son homosexualité.

La première force de la série réside dans les rôles, forts, différents et distribués à des actrices pour la plupart inconnues.
Bette Porter (Jennifer Beals, rescapée de Flashdance) est l'exemple même de la femme cadre qui a réussit dans les affaires comme dans sa vie privée.
La petite trentaine, elle tient une gallerie d'art réputée et partage sa vie avec Tina, avec qui elle essaie d'avoir un bébé.
Alice Pieszecki, agée de 25 ans sert de point central aux relations entre les lesbiennes de toute la ville.
En parallèle de son émission de radio, elle tient un "chart" sur lequel elle répertorie toutes les relations entres les personnes qu'elle connait pour construire un réseau où chaque femme peut se reliée à une autre à travers les personnes avec qui elle a couché.
Tina couche avec Bette, qui à couché avec Alice, qui couchera avec Dana, qui elle même est actuellement avec Lara...
Plutôt ingénieux et assez marrant à l'usage, ce "chart" permet à n'importe quelle lesbienne de Los Angeles de se liée avec une autre en moins de 6 étapes.
Dans cet univers, Shane Mc Cutcheon est un super hub (oui, comme les aéroports), ayant amené 50 personnes ou plus dans le "chart".
Belle gosse par définition, même si ce n'est pas nécessairement la plus jolie du groupe, elle possède un tel sex appeal et une telle assurance que toute les femmes qui aiment les femmes veulent Shane.
Elle irradie et attire, en quelque sorte (elle est vraiment pas dégueulasse, vous vous en doutez).
Ayant du mal à soutenir une relation exclusive, elle préfère aller de fleur en fleur, jamais sans
mal.
On en apprendre peu à peu plus sur son passé tourmenté et les épreuves qu'elle à put rencontrer, étant jeune.
Si toutes les personnes précédentes s'affirment et on fait leur coming out, Dana Fairbanks, en tant que joueuse pro de tennis hésite à le faire, de peur de voir sa carrière et les contrats de sponsorship s'envoler sous son nez.
Pas encore très à l'aise avec sa sexualité, elle n'as pas eu de véritable relation amoureuse et compte sur ses copines pour la mettre à l'aise.
Kit Porter, soeur de Bette, est la seule hétero de la bande. Ancienne star de la chanson, elle tente de se relancer dans le milieu tout en lutant contre ses problèmes d'alcool chroniques.
Le rôle à été confié à Pam Grier, ancienne star de la Blaxploitation, remis au gout du jour par Quentin Tarantino en une magnifique Jackie Brown.
Enfin, Jennifer Schecter (Jenny) est vraisemblablement le personnage le plus complexe de la bande.
Après une enfance très difficile, elle arrive un peu paumé et tente d'exorciser ses démons à travers l'écriture.
Lunatique comme pas deux, elle se pause aussi beaucoup de question sur sa vie, sa relation avec Tim, le monde Lesbien qui l'intrigue et Marina, tenante du "central perk" gay (the Planet) où les amies se retrouve quotidiennement, qui lui fait des avances de plus en plus appuyées.

L'interprétation livrée par le groupe d'actrice et tout bonnement bluffant de justesse et de subtilité.
Dans des registres différents, elles apportes toutes leur plus à une production de grande qualité.
A ce titre, tous les rôles qui se verront introduire par la suite aideront à rendre l'histoire plus dense en multipliant les intrigues et nous permettront de suivre en parallèle des histoires qui se recouperont plus souvent qu'on pourrait le penser.
Les dialogues sont savoureux de réaliste et les situations ne tombent pas dans l'incroyable et le cocasse à outrance (ex. La meuf qui se fait chopper, la première fois qu'elle embrasse quelqu'un).
Le réalisme du tout sera accentué par de nombreuses scènes de sexe plutôt explicite (mais pas interdites, car aux US : pas de pénétration et pas de bite = pas de problème).
Toutes ces femmes sont libres et libérées et ça fait vraiment plaisir à voir.
On s'attache donc très vite aux différents personnages de la série et chacun aura son favori (sa favori, sur le coup).
Un série donc profondément adulte, tant sur les textes que la réalisation (en tout point exemplaire) qui s'adresse principalement aux filles mais qui devrait aussi intéresser les gars (ne serait-ce que pour trouver des infos utiles).

La bande son est vraiment réfléchie et bien élaborée. Pas moins de 5, 6 chansons sont introduits dans chaque épisode, pour soutenir le rythme ou tout simplement faire danser les foules (les scénaristes se serviront vite du Planet comme d'un lieu de concert pour accumuler les gigs).

La série, forte de 4 saisons (50 épisodes), s'est peu à peu imposer dans le paysage audiovisuel ricain et a le mérite de présenter une autre image des lesbiennes, qui ne sont ici pas toutes des camionneuses ou des bucheronnes mais des femmes carrément sexy, plutôt jeunes et très portées sur la mode.
Malgré l'avance dans le temps, le tout semble garder une consistance impressionnante, tout s'emboite parfaitement, les histoires semblent avoir étaient écrits 2 ans à l'avance (c'est pas du "24", quoi), un bonheur.
Voilà, vous l'aurez compris, cette série est une des toutes meilleure qu'il m'ai été donné l'occasion de voir, malgré le fait que l'on ne puisse pas tous s'identifier aux personnages (n'est pas lesbienne qui veut).

Le meilleur moyen pour vous faire une idée de la force de la série, est de regarder le pilote de 90 minutes, véritable film à lui tout seul.
Toute les informations que je vous ai donné jusqu'alors proviennent d'ailleurs de ce seul épisode.
Vraisemblablement le meilleur pilote (premier épisode servant à proposer une série aux networks américains qui décident alors de commander une saison entière ou non) de série qu'il m'ait été donné de voir.
Et croyez moi, j'en ai vu un paquet.

Ju

Fantastic 4 et le Surfeur d'Argent

Véritable institution du navet, la franchise des 4 Fantastics et une véritable mine d'or, pour tout kritikos qui se respecte.
Après vous avoir parler de la raison originelle de l'établissement du site (pour DOA, si je me souviens bien), je m'en vais vous raconter la petite histoire qui nous lie aux 4 Fantastics.
Fin Juillet 2005, après une sortie ciné banale entre potes, c'est la révélation.
On ne peut pas resté là, et laissé de pauvres gens innocents se faire extorquer 9 pièces pour voir 4 blaireaux en collant dans une production merdissimale.
Pendant que KP s'occupe du public français et assassine le film chez allociné (voir en commentaire), je m'occupe des states à travers l'institution IMDB.
On aura donc au moins appris que faire des critiques, ça peut être marrant...

Après avoir acquis, et appris à maitriser leurs pouvoirs dans le premier opus, les 4 scientifiques les plus cool du monde se voient propulser sur le devant de la scène, adulés et respecté en tant que super héros.
La belle vie, me dirait vous?
Et bien non, pas tout a fait, puis ce qu'un super héros ne compte pas ses heures et ni Reed (stretch armstrong euh...Mr Fantastic), ni Sue Storm (ça sert à quoi d'être invisible, quant on est canonique, au fait?), ni Johnny Storm (l'homme torche), ni même Ben Grimm (la chose) ne peuvent profiter de 5 minutes de répit ou d'intimité.
Se foutant de se constat, Mr Fantastic et Sue Storm décident de se marier et organise une cérémonie qui n'arrivera jamais à son terme.
La faute au surfeur d'argent (oui, quand il se gratte, ça fait de la thune, alex), envoyé par une entité bien plus grande pour foutre le merdier sur terre et rayer celle ci de la carte (pour peu qu'on fasse des cartes d'univers).
Les 4 fantastics se remettent donc en marche mais remarque vite que leur ennemi est bien plus fort qu'eux et sont contraint de s'allier avec le docteur doom, revenu d'entre les morts.

Après une introduction ayant le seul mérite d'être court, on entre dans le vif du sujet et le surfeur d'argent fout très vite la merde.
Lors de sa première confrontation, Torchman se fait botter le cul et ses pouvoirs s'en trouvent tout chamboulés.
Cela permet les seules scènes marrantes du film, lorsque que Johnny échange ses pouvoirs avec tout autre fantastic en le touchant le touchant (la plupart du temps accidentellement).
Idée particulièrement marrante lorsqu'il switch avec Jessica Alba et que cette dernière crame ses sapes.
(Croyez moi, vous pouvez arrêter de regarder à ce moment là, vous n'avez perdu qu'une demi heure)

Face à la rudesse et la puissance du surfeur, l'armée impose à l'équipe fantastique de faire équipe avec leur ennemi juré, Victor Von Doom.
Ils planchent un bon bout de temps avant d'arriver à un plan tout simplement génial
Je sais pas trop comment les scénaristes sont arriver à ça mais ça doit donner un truc dans le genre :
-Bon, c'est un surfeur et il est balèze, okay?
-Oui, c'est à peu près ça...
-Alors on peut raisonnablement supposer que si c'était pas un surfeur, il serait moins balèze...
-Raisonnablement, non, mais t'as l'air de t'en foutre.
-J'ai trouvé ! Il suffit qu'il se casse la gueule de sa planche, et on pourra le ruiner !
-Euh...t'as quand même remarqué que son surf était...comment dire...bien attaché, non?
-On à qu'a dire que Mr Fantastic à fabriqué une espèce de bombe à impulsion, un truc dans le genre, c'est pas comme si un max de scientifiques allaient voir le film, de tout façon.

Le plan se déroule à merveille (normal) et l'armée remet la main sur la planche la plus convoité de la planète.
C'est alors que super enfoiré numéro deux entre en jeu et s'empare de la dite planche pour s'approprier sa puissance.
Et oui, car c'était son projet depuis le début, à ce salopiaud de Von Doom.
Et comment justifié le fait qu'il puisse foutre le bordel dans une base militaire à lui tout seul?
Très simple, Von Doom est devenu seigneur Sith, en revenant de chez les morts et les éclairs bleu, tout ça, ça n'as plus aucun secret pour lui.
Un peu gros? C'est le principe du blockbuster...

Nos 4 Fantastics se mettent donc en chasse de Von Doom et décide finalement d'allier leurs pouvoirs (alors qu'ils évités John comme la peste jusqu'alors, voilà qu'il va leur sauver le cul) pour lui mettre la branlée du siècle.
De son côté, le surfeur d'argent récupère sa planche et se retourne contre son maitre, par ce qu'on touche pas à Sue Storm !
Il se fait donc exploser au nez et a la barbe de son mentor (je trouve pas de mot pour définir...ce truc, d'ailleurs).

Tout est bien qui fini bien, tout le monde il est sauvé, les méchants ils sont morts et le surfeur d'argent, il va revenir (il à signé pour un spin off, alors il à intérêt à le bouger, son cul).
Nous on s'est fait chier, alors on regarde sa montre:
-Waaa, ça à bien dût durer deux heures, cette merde !
-1h25, en fait...
-Sûr?

Ju

25 juin 2007

D.Gray Man

Manga au succès annoncé et dont la publication vient de débuter grâce à Glénat, D.Gray Man est intéressant car complexe.
Et comme tout les mangas à succès, au pays du sushi, ils en ont fait un anime.
C'est donc un des plus grand studio Nippon (co-responsable de "Akira") qui s'y colle et nous livre un anime de bien belle facture.

Allen Walker (tais toi, c'est pour l'importation à travers le monde) est le tout nouveau membre de la congrégation de l'ombre, une organisation d'exorcistes dont le but et de livrer bataille aux Akumas (démon, en Jap) foutant le bordel, ci et là, au tour du monde.
Ces derniers sont l'invention du comte Millénaire, grâce auxquelles ils compte faire accéder le clan Noah au rang de dieux et prendre le contrôle du monde.

Voilà, pour l'intrigue principale.
Je peut pas trop en dire plus car l'histoire avance petit à petit et les éléments ne sont dévoillés qu'avec parcimonie.
Ainsi, on apprend l'existence du clan Noah qu'aux alentours du vingtième épisode (une trentaine sont parus jusqu'alors).
Si les premiers épisodes se découpé surtout en missions d'exorciste pour récupérer "l'innocence" (sorte de petite boule au pouvoir immense ayant tout genre de réceptacle (humain y compris)), ce qui les rendait un peu soulant car répétitifs, après une vingtaine d'épisode, l'histoire s'accélère, les motivations du comte millénaire se font plus précise et on commence à voir où l'auteur veut en venir.

L'anime est différent de ce à quoi l'on peut s'attendre sur de nombreux points.
Tout d'abord, si les akumas sont assez dégueulasses et démoniaque, leur créateur, le comte millénaire, n'est pas flippant pour un sous et ressemble plus à un bibendum simpatoche qu'a un génie du mal...
Ensuite, Allen Walker, héros de l'histoire garde de grandes parts d'ombre qu'il ne découvre que peu à peu.
Certes il à un potentiel immense (c'est le héros, quand même), mais il n'est pas vraiment super balèze, se fait mettre la gueule bien souvent par ses vis à vis et son passé, son histoire sont assez troubles.
Après les 25 premiers épisodes, je ne sais d'ailleurs toujours pas la signification du titre "D.Gray Man", tout juste que cela à un rapport avec l'histoire du jeune garçon et son oeil un poil particulier (capable de détecté les auras akumas parmi la populace).

De nombreux personnages viennent croisé la route d'Allen et ont l'avantages d'être assez différents l'un des autres.
On en apprend donc toujours plus sur les exorcistes et leur rôle, le clan Noah (des barjots assez charismatiques), l'innocence, tout ça.
Il n'y a cependant que très peu de chance que vous vous trouviez perdu dans tout ça, ça reste un anime grand public, à des années lumières d'une prise de tête comme "ghost in the shell" ou "Neon Genesis Evangelion".
Les nuances ne sont pas hyper subtiles mais elles arrivent au moment opportun, se trouvent crédibles et apporte plus de structure au tout, pour notre plus grand plaisir.

Au final, même si la plupart des personnages peuvent paraître naïfs (voir carrément abrutis) et si je ne vois pas comment un série fidèle a un manga papier en cours (comme c'est le cas) vas devoir répondre à une longueur fixé antérieurement (52 épisodes), je suis assez plutôt intéressé de savoir comment l'intrigue vas évoluer et quelle direction vas prendre la lutte entre akumas et exorcistes.

Ju

22 juin 2007

Spice World, le film

En ce soir du 21 Juin les chaînes de télé n’ont pas lésiné sur la programmation pour la fête de la musique : France 2 : concert de Paris présenté par Olivier Minne s’il vous plaît, France 5 : émission sur le Slam, télé allemande : meilleurs moments du Rock AM Ring festival (qui est très bon soit dit en passant) ; et le meilleur de cette soirée : RTL9 qui a osé passer « Spice World, le film ».

Oui vous avez bien lu : LE film des Spice Girls (y’avait eu un jeu vidéo éponyme : attention à ne pas confondre !)
Bref vous pensez bien que j’ai sauté sur l’occasion pour mettre à l’épreuve ma témérité de Kritikos.

Ahhh ! Retrouver Geri Halliwell, Emma Bunton, Melanie Brown , Victoria Adams (maintenant “Beckham”) et Melanie Chilshom. Que du rêve les amis !

Pour être honnête je n’ai tenu que 40 minutes : c’est vraiment immonde ce film. A commencer par les couleurs : y’a trop de fluo, ça pique les yeux ! Et quand ça ne l’est pas c’est pastel décoloré : le réalisateur (peut-on encore employer ce mot ?) a du utiliser des filtres pour donner la gerbe, c’est pas possible !
A moins que ceci n’étaient les vraies couleurs des habits de l’époque. Avec les anglais il faut s’attendre à tout.
Ensuite ce film est une putain de succession de clips à la gloire des cinq filles (je pense qu’il n’est pas exagéré d’employer le mot « propagande »). La musique est ignoble, ainsi que les chorégraphies.
De plus elles ne savent vraiment pas jouer la comédie. Je crois que je n’ai pas eu l’impression d’être tant pris pour con depuis « Lady in the water » tant elles sont médiocres. La pire scène est sûrement celle où elles tombent en panne en forêt. Elles se mettent à courir et soudain a lieu une apparition dans le ciel : les extra-terrestres débarquent ! Et ils sont d’une mocheté les E.T. : même les déguisements de « La soupe aux choux » étaient plus poussés ! C’est après cette scène que j’ai craqué (pour information « craquer » veut dire « s’assoupir », « s’endormir », ou encore « écraser ferme » en langage kritikos).
Même le scénario est digne d’Highlander 5 : on voit bien qu’ils ont essayé de raconter une histoire mais les scènes n’ont pas de lien logique entre elles et même les dialogues ne vont nulle part.

Seule une scène est crédible : après l’avoir vue, le réalisateur est remonté dans mon estime (non en fait il est apparu dans mon estime). Cet homme était en fait un visionnaire. En effet on nous montre un cauchemar d’une Spice Girl (qui m’a dit « laquelle ? ». On s’en branle !) dans lequel le groupe est accusé par un juge d’avoir fait un disque tout pourri qui fait dégringoler les ventes puis dissoudre le groupe. La forme est certes, assez moisie, mais le fond ne manque pas de réalisme.

Un autre point positif est le fait qu’au final, ce film fait rire après tout. Le jeu des acteurs est ridicule et le montage est à chier. De plus ça nous rappelle un peu (très très peu en fait) notre enfance. Bref un film à mettre en fond sonore (mais pas trop fort) lors d’une soirée Pocker entre potes.
Non en fait je retire ce dernier paragraphe : ce film est immonde !


Itoo

16 juin 2007

Nip/Tuck

"Tell me what you don't like about yourself?"
(Attention, j'attend pas une réponse, je m'en fout un peu, c'est juste une intro)
Cette simple phrase, ouvrant la plupart des épisodes est devenu le leitmotiv de la série.
Dans un monde régit par l'apparence et où la perfection physique est espérée voire recherchée, le cabinet McNamara/Troy, basée dans la superficielle ville de Miami, prend le contrepied des idées reçus et attentes que l'on pourrait avoir sur le sujet et vous présente la chirurgie plastique sous un nouveau jour.

Sean McNamara et Christian Troy se connaissent depuis toujours (depuis la fac, tout du moins) et on réussir a monter une entreprise fructueuse, combinant leurs points forts individuels.
Sean, c'est plutôt les mains et le talent. Chirurgien de renommé nationale, il est spécialisé dans la microchirurgie et s'occupe des interventions les plus complexes.
Avec son tempérament réservé et compréhensif, il est le mieux a même de comprendre ce qu'endure ses patients et accorde une grande importance aux questions d'éthique, de morale et se pose beaucoup de questions.
Sa réussite professionnelle contraste avec un vie privée chaotique et un mariage qui part en chiasse.
Si Sean est l'eau (un Hydross, quoi), Christian est son parfait opposé, le feu (un Pyross, quoi).
Lui, c'est plutôt la tête (et le chybre). Il s'occupe de tout ce qui peut se rapporte au marketing ou au relations publiques. Très apprécié de toutes les clientes pour sa belle gueule, il en profite bien et s'envoie au moins 2 patientes par saison. Ca plus les meufs auxquelles il propose des opérations gratuites après une soirée, monsieur ne s'embête jamais, croyez moi.
Très peu soucieux des sentiments de ses conquêtes, il agit comme un véritable salopard (et c'est super marrant a voir) ce qui fait qu'à quarante ans, il se retrouve seul.

Voilà pour le point de départ de l'histoire, sachez que je vous ai même pas raconté la totalité du premier épisode (un vrai film a lui tout seul).
Ici, point de fioriture ou de longueur dans la narration et à titre d'exemple, la découverte de grossesse, la grossesse en elle même et l'accouchement d'une personne (femme, de préférence) ne prend que 3 épisodes (alors qu'il aurait fallu une saison et demi dans une merde comme Grey's Anatomy).
Sans jamais se détaché de se qu'ils sont vraiment, les rôles évolueront sans cesse au cours du temps.

Les deux personnages principaux, tout comme les rôles secondaires ont des histoires vies plutôt originales, intéressantes bien que souvent abusé et on se demande vite comment il peut arriver autant de merde à un personne en une seule vie.
(sinon, on en aurait pas fait une série, me dirait vous).
Au final, on se demande où ces péripéties vont amener l'histoire et même si un épisode est sensé se passé 20 ans dans le passé, on se rend vite compte que la vision proposée est incorrecte si ce n'est irréalisable.

Bien que 70% de leur revenu soient générés par les injections de silicone, botox ou les liposuccions et liftings, la série ne s'y attarde que très peu et c'est sur les opérations "pro bono" (gratis quand la cause est louable) qu'on passe plus de temps.
Pour l'intérêt de tout le monde.
Ainsi, plusieurs opérations de reconstruction physique viennent recouper l'histoire (réelle), comme c'est le cas avec les siamois Rubenstein.

Comme toute série basé dans une ville avec du soleil et traité de perfection physique, vous aurez droit a un défilé de belles plantes (surtout Kimber Henry), tout au long des 4 saisons et la plupart auront le point commun de finir dans le lit de Christian.

La série est profondément morale dans le sens que, quoi que fasse les personnages, chaque petite crasse, tout fini par leur retombé sur le coin de la gueule.
Au final, personne ne réussi a garder le moindre secret.
Sur ce point, le réalisme à été sacrifié...pour l'amitié, qu'ils disent.

Les opérations sont d'une crédibilité à couper le souffle et apporte un véritable plus au récit.
On remarque cependant que pour aller vers toujours plus de réalisme, les interventions deviennent de plus en plus trash et certaines sont même carrément dégueulasses.

On passe en tout cas un bon moment en compagnie des deux chirs' et de leur famille.
On les quitte a la fin de la 4ème saison à Los Angeles où ils décident de prendre un nouveau départ.
On s'attend donc à encore plus de guest star (c'est vrai qu'a part Catherine Deneuve, c'était un peu pauvre), dans une autre ville ou les meufs sont plus réputé pour leur physique que pour leur intelligence.

Ju

15 juin 2007

Ocean's 13

Ocean's Eleven (et ses suites) représente à mon goût l'exemple type de la franchise qui foire sans raisons apparentes.
C'est étrange qu'en gardant le même réalisateur, les mêmes acteurs (plus un), le même genre d'histoire, on passe d'un très bon film (Ocean's Eleven) à une merde infâme (Ocean's Twelve).
Tout ça pour dire que j'étais pas vraiment confiant en entamant ce Ocean's Thirteen.
Après Itoo qui s'est penché sur les deux premiers (et vu que celui ci ne devrait pas sortir avant 2009 en Suisse), je prend la suite et vais vous parler du troisième opus d'une série que je verrai bien finir au plus vite.

Après avoir escroquer Andy Garcia et Vincent Cassel, Clooney et sa bande s'attaque à Al Pacino, rien que ça.
Pourquoi me dites vous?
Et bien, je vais vous le dire.

Willy Bank est un magnat de l'immobilier qui s'est fait une réputation grâce a ses projets démesurés à travers le monde.
A l'aube d'ouvrir un nouvel hôtel à Las Vegas, il double Reuben Tishkoff et lui pique ses parts dans le nouveau projet, pour s'attribuer tout les revenus.
Le problème, c'est que Reuben, c'est un peu le mentor de Danny Ocean qui n'hésite pas à investir tout l'argent et le temps qu'il possède pour foutre Bank sur la paille et ruiner sa si prestigieuse ouverture.
Pour ce faire, avec ses amis (Rusty, Linus et autres), ils décident d'établir un plan en deux parties.
Tout d'abord, s'arranger pour que la critique descende l'établissement en flèche (Bank compte sur les 5 diamants, récompenses suprême dans le domaine) en menant la vie dure au représentant envoyer sur place.
Ensuite, faire perdre à l'hôtel casino en une nuit l'équivalant des profits qu'il est sensé généré en 1 mois (soit 500 millions de dollars).

L'équipe d'Ocean sort alors l'artillerie lourde et décide de truquer toute les machines et de simuler un tremblement de terre pour foutre le bordel dans le système de haute sécurité de Bank.
Dans la réalité bien plus que sur le papier, de telles mesures coutent cher et Ocean se trouve rapidement à court de capitaux.
Il décide alors de se tourner vers Terry Benedict qui exigent un taux d'intérêt de 100% et qu'Ocean dérobe aussi les diamants de Bank, jugé involables.
Ca vas être le bordel...

Le film se déroule donc selon trois points de vue.
Celui de Willy Bank, qui ne se doute pas une seconde que Ocean va faire péter son business et organise son ouverture comme si de rien était.
Celui de Ocean et sa bande qui montent un bordel monstre pour arriver a leur fin (surenchère au regard des deux volets précédents (simuler un tremblements de terre...ouais, what's next?).
Enfin, plus originale, on voit comment les taupes infiltré dans l'usine de fabrication des dés de jeu (qu'il faut truquer, je vous rappel) ont failli tout faire foirer en lancer une grève pour de meilleurs conditions salariales.

A la différence des deux films précédents, y'a pas de gros accrocs dans le plan, alors que ce dernier est encore plus irréalisable (tout faire en 3m30, facile).
Dans l'optique toujours plus grand toujours plus fort, la bande à Ocean vas ici réussir a se faire tout le monde d'un coup (Bank, Benedict et Cassel) par ce que c'est les meilleurs et qu'ils avaient tout prévu.
Même si ce côté "intouchable" est un peu relou, ce n'est pas le principale défaut du film et on y est un peu habituer, c'est un dénouement attendu.
J'ai longtemps chercher se qui me déranger dans le jeu de toute la distribution.
C'est pas du côté des acteurs qui faut chercher, comme dans le deuxième épisode ou l'auto dérision était poussé au bout et ça en devenait vraiment pomper et relou.
Ici, c'est du côté des dialogues qu'il y a quelque chose qui pèche et les répliques sont plus vives et rythmé mais c'est au détriement du naturel et tout a l'air d'avoir été répété encore et encore, ce n'est pas souvent les répliques que tout le monde sortirai dans la situation.
Les dialogues sont hachés et au final, à chier.

Voilà donc pour Ocean 13 un film divertissant même si on s'attendait a bien mieux, ou, dans mon cas, à bien pire.
Il reste bien en dessous du 1er mais bien au dessus du second.
Et j'espère que c'est le dernier par ce que ça devient relou, cette franchise...

Ju

Goal 2 (la consécration)

1 ans et demi après le premier opus (film dont je ne ferai pas la kritike d'ici peu, n'ayant aucune envie de le revoir pour le moment), la sage du docu-fiction du football nous revient avec plus de stars, plus de but, plus de sous mais aussi plus de problèmes...
Dans le premier épisode, on suivait l'ascension de Santiago Munes, tout droit débarqué de son Mexique natal à Newcastle (magnifique ville si il en est) avec pour seul bagage ses deux pieds et son talent évident pour le foutchebôl et sa découverte du football professionnel anglais, ses avantages (la thune, les meufs) et ces inconvénients (la presse, et le fait que ce soit un poil des brutes, les footeux anglais).
Après avoir atteint un certaine notoriété (normal pour le joueur le plus talentueux au monde) outre manche, le jeune Santi va passer une étape capitale et accéder à la gloire mondiale, dans ce deuxième opus.

Alors qu'il prépare son mariage avec la belle Roz (infirmière de profession), Santi se voit proposer le contrat de ses rêves avec le club le plus côté au monde, le Real de Madrid.
Sans y réfléchir a deux fois, il décide de faire le grand saut et de déplacer toute sa petite famille en Espagne.
Sa future femme n'ayant pas super apprécié ne pas avoir été consulté avant la décision ("T'avais qu'à répondre à ton portable, aussi") et appréciant beaucoup son travail, Santi se retrouve seul (je vous avez dit qu'elle était petite sa famille) à Madrid, où Roz le retrouve toute les deux semaines.
Pris sous l'aile de Gavin Harris, son ancien coéquipier de Newcastle, il a découvrir la vie madrilène et les nombreux avantages de la vie dorée.
Cette vie idyllique s'oppose au bordel constant de sa vie de famille.

L'histoire se situe 18 mois après le premier épisode et pendant ce temps là, Santi n'est pas devenu beaucoup plus fort au foot (ça reste une brute) et il doit se refaire au statut d'outsider et ronger son frein sur le banc avant d'avoir un peu de temps de jeu.
Au final, il ne passe pas trop de temps a jouer au foot et plus a dépenser sa thune en Lamborghini, baraque de malade et autres soirées mondaines.

Tout ce succès et une blessure malvenue lui monte à la tête et il se détache peu à peu de tout ce qui le rattaché au monde réel.
Après avoir virer l'agent qui l'a découvert, il perd sa gonzesse pour une connasse de la télé espagnole et n'est plus que l'ombre de lui même sur le terrain.
Pour repartir du bon pied, il se met à la recherche de ces racines et de sa mère qui est subitement réapparue dans sa vie, à son arrivé à Madrid.
Si l'histoire des mauvais côtés de la célébrité et assez intéressante et bien exploitée, tout le bordel sur la famille de Santiago et les relations qu'il entretiens avec son demi frère sont assez chiantes et n'apporte pas grand chose à l'histoire.
Elles amène tout juste des scènes improbables et ridicule où un gamin de 10 piges pique une Lamborghini et fait un ptit tour en sens inverse dans les rues de Madrid avec des réflèxes à la Colin Mc Rae.

Les scènes de foot et de matchs sont cependant très bien réalisé et les stars de Madrid joue vite fait un rôle pour rendre le tout plus réaliste.
Le tout est assez divertissant et donne vite envie de taper le ballon.
Pour quelques heures tout du moins, "Ali" m'avait donner envie de faire de la boxe, mais ça passe, vous en faites pas...

Ju

Détour Mortel

Malgré sa piètre qualité, ça fait bientôt quatre ans que j'attendais de voir ce film.
N'ayant aucune idée de l'histoire (qui s'avère vraie, au final), c'est seulement sur une affiche et un nom que j'ai fait mon choix.
La fois précédente, c'était pour "Mortelle St Valentin" (une daube comme pas deux), c'est pour dire.
Faute de sortie trop tardive (n'entrant pas dans les erreurs de la fête du cinéma), je m'étais abstenu.
Tout ça pour dire que le film est a chier, et que, comme tout film que personne ne verra, je vais vous le spoiler...

Tout commence pas une après midi ensoleillée quelque part en Virginie de l'ouest.
Après un effort majeur, un gars arrive en haut de la voie sur laquelle il s'est engagé quelque minutes plus tôt avec sa femme.
Alors que cette dernière en chie pour finir l'ascension, elle croise son mari qui semble trouver plus pratique de descendre par le chemin emprunté à la montée et que le rappel sans corde, c'est beaucoup plus rapide.
Elle décide alors de couper sa corde pour le rejoindre au plus vite.
Cela ne suffira pas à la sauver d'un psychopathe (dont on ignore pour le moment le visage) qui décide de lui faire les tibias aux barbelés.

Nous voyageons ensuite dans le temps pour retrouver Chris Finn étudiant en médecine qui se rend à Raleigh, au volant de sa Ford Mustang.
Etant un poil pressé (déjà en retard), il décide de contourner un accident de la route par un chemin communal dont il ignorait jusqu'alors l'existence.
Alors qu'il tabase pour rattraper le temps perdu, il percutent une caravane en plein milieu de la route (euh...du chemin) et fait connaissance avec 5 jeunes universitaires qui ont vu leurs pneus exploser sous l'action... d'un fil barbelé.
(normalement, c'est a ce moment là qu'on se souvient de la mauvaise scène d'introduction "Je me disais aussi c'est bizarre, il commence un film sur deux jeunes qui font de l'escalade et la suite n'a aucun rapport !")
Après avoir fait connaissance les uns avec les autres (Chris, un gars plutôt simpa, sa future femme (par ailleurs carrément mignonne), leur copine absolument canonique, une meuf un peu space et un connard antipathique), nos amis se rendent compte qu'ils sont dans une merde noire.

Perdu dans une zone "sans réseau" (téléphonie de merde, classique) et sans moyen de locomotion, ils décident de former deux groupe pour chercher le téléphone public le plus proche (50 bornes, après estimation).
Les héros partiront donc en trip dans la forêt pendant que les deux inutiles resteront sur le lieu de l'accident à se rouler des pétards et se tailler des pipes.
C'est évidemment à ces derniers que le(s) tueur(s) va(vont) s'attaquer en premier.
Après avoir coupé une oreille au premier (on saura jamais ce qu'est advenu du reste de son corps), la seconde se verra barbeler la gueule, au niveau de la bouche...

Pendant ce temps là, les aventurier se font des blagues et gambadent en direction d'une vielle maison, au milieu d'un cimetière de bagnoles.
Une première inspection laisse a penser qu'il sont arriver chez de vrais psychos (des membres humains ci et là, des tonnes de fils barbelés, des armes et un ragout à l'homme qui mijote dans un coin).
Cette idée est renforcée quand les propriétaire de l'édifice rentrent avec le cadavre de Francine,encore vivante quand nos amis l'avait laissée sur le lieu de l'accident.
Après avoir découpé la jeune femme en morceaux, les mutants (croisement entre un homme chien et un acteur de "la guerre du feu") s'endorment et nos amis, au lieu de leur hacher la gueule a coup de machettes ont la brillante idée de se faire la malle en renversant des trucs, histoire d'être sûr de réveiller les monstres.

Arrive alors un grand moment de stratégie militaire.
Pour s'emparer de la camionnette gardé par les mutants, les humains décident de leur tendre un piège.
Pendant qu'une personne jouera le rôle de l'appât et les emmener dans une direction, les autres s'empareront du véhicule et reviendront chercher le premier.
Une idée de génie qui prend un coup dans l'aile quand le premier appât en prend un dans le mollet.
Vu que l'intelligence s'exprime à travers l'adaptation, les 3 personnes restantes (le dernier ramasse sa jambe) décident (après réflexion) de répéter exactement le même plan.
Le seconde appât prend trois flèche dans le dos mais les deux meufs réussissent a récupérer le premier appât et à s'enfuir avec le van.
1 mort et un blessé grave pour récupérer un tacot que ce connard de Chris ne mettra pas 20 minutes à planter dans un arbre, bravo les gars.

Les trois survivants poursuivent donc à pied jusqu'à une tour d'observation de laquelle ils réussissent à envoyer un signal de détresse.
N'ayant pas compris les rudiments de la communication radio, cette conne de Carly se met à crier pour savoir si quelqu'un l'entend, ce qui ne manquera pas d'alerter les mutants.
(Crier?!? Non, je suis désolé quand tu n'es plus qu'une proie pris pour cible par des psychos, tu la ferme !)
Moins te-bê qu'ils n'y paraissent, les trois monstres foutent le feu au bordel pour en finir avec les étudiants.
Ces derniers décident de sauter dans les arbres aux alentours avan d'engager le combat.
("C'est vrai quoi, y'en a marre maintenant").
Comme c'est un peu de sa faute, Carly sera la première à prendre un coup de hache dans les chicos pendant que Chris et Jessie se feront un monstre.
Les gentils reviennent donc à 4 à 1.

Jessie sera néanmoins fait prisonnière et Chris devra user de toute sa ruse (enfoncer la baraque avec un bagnole puis tirer dans un jerrican pour faire exploser le tout) pour sauver la belle en détresse.
Sain et sauf (mais seuls) et sans qu'on sache vraiment le pourquoi du parce que (les mutants, les meurtres, tout ça), le couple survivant reprend donc la route (principale cette fois).

Ju

14 juin 2007

Romanzo Criminale

Voilà un film qui m’avait fait très envie lors de sa sortie en 2005 mais que je n’avais pas pu voir pour diverse raison. Aujourd’hui, ce mal est comblé, et je me lance donc dans une petite critique de ce film.

Romanzo Criminale, c’est l’histoire de 3 jeunes amis d’enfance (Le Libanais, Freddo et le Dandy), qui, après avoir volé une voiture, se font arrêter par les flics et envoyé en maison de redressement (en fait, ils sont quatre mais l’un d’eux meurt avant l’arrestation).

A leur sortie de taule (appelons un chat un chat), le Libanais décide d’organiser l’enlèvement d’une riche personnalité afin de se remplir les poches. Apres cette opération, et son succès, ce dernier propose de créer une entreprise criminel avec ses potes afin de conquérir Rome.

C’est ici que commence véritablement le film, où l’on va suivre les péripéties des trois et de leur « bande ».

Etant particulièrement friand de film de gangster, je dois dire qu’ici, je n’ai pas été déçu. Tout les éléments sont là pour faire un bon film. Un scénario intéressant, basé sur une des périodes les plus noires de l’Italie, des personnages ayant chacun leur propre caractère, joué par des acteurs charismatique et qui correspondent bien à leur rôle (cf. le Libanais), des musiques sympa, et un film assez noir au final, qui nous offrent quelques rebondissement vraiment sympa.

On se surprend à s’attacher aux personnages (freddo, mon préféré), et la mort de certains d’entre eux vous fera réagir, je n’explique pas qui ni pourquoi, afin de ne pas vous gâcher le film, mais ne vous attendez pas à la « Happy End » habituelle, ça vous évitera les faux espoirs.

Si je peux me permette une légère critique négative, ça serait au niveau de la compréhension du film. Il y tellement de personnage et d’évènement, qu’il arrive qu’on soit un peu perdu et qu’on ne sache plus qui veut tuer qui (le Buffle ??? c’était lequel déjà ?) et que, du coup, on comprend moins bien certaine scène assez importante.

Au final, « Romanzo Criminale » est un film vraiment sympa, que je recommande tout particulièrement à ceux qui, comme moi, sont fan de film de gangster. Remplis d’acteur inconnu, ce film est pourtant très bien joué, cela change de la superproduction hollywoodienne et on en est que plus content.

Kp

10 juin 2007

Akira

Sorti en 1988 (1991 en France) et adapté du manga éponyme dont les publications s'étalèrent de 1982 à 1989, "Akira" est souvent citer comme référence en matière d'anime.
Avec ce premier chef d'oeuvre de l'animation nippone, Katsuhiro Otomo a permit au monde de découvrir une nouvelle forme de dessin animé japonais, adulte et complexe.

16/07/1988 : Une explosion d'une magnitude encore jamais ressentie explose en plein coeur de Tokyo, déclenchant la 3ème guerre mondiale qui changera la face du monde à tout jamais.
31 ans plus tard (en 2019), dans une ville à feu et à sang (manifestations quotidiennes, violence, vice, guerre de gangs...), Kaneda et sa bande de jeunes motards se trouvent au prise du gang du Clown dans une course poursuite à la "Road Rash".
En essayant d'éviter ce qu'il croit être un jeune garçon, Tetsuo chute et se blesse grièvement.
L'armée intervient alors pour récupérer l'enfant évadé ainsi que le jeune rebelle.
Interné, ce dernier servira de cobaye dans le cadre du projet Akira.

Les personnages, bien qu'assez différents les uns des autres (physiquement comme mentalement) sont tous plutôt réussi, certains étant carrément charismatiques (Tetsuo et Kaneda particulièremement).
Elément central du récit, les relations entre Kaneda et Tetsuo évolueront de l'amitié à la haine, en passant par la concurrence parallèlement aux histoires entre Kaneda et Kay et entre Tetsuo et Kaori.
Les rapports humains semblent donc tenir un place primordiale dans l'histoire (bien que cet aspect soit beaucoup plus développé dans la version papier) et accompagne le récit tout du long.

L'histoire de l'anime suit l'intrigue principale du manga mais de très nombreux raccourcis sont pris, pour répondre à une contrainte de temps évidente.
Seule la première partie de l'histoire originelle est traitée et Katsuhiro Otomo (aussi auteur du manga) a réussi à élaboré une fin crédible et pertinente.
Si les connaisseurs du manga risquent une petite déception, les autres ne trouveront rien à redire au dénouement.

Cette dernière demi heure mise à part (très bonne néanmoins), le film est tout bonnement magnifique, fabuleux.
Les 90 premières minutes sont un régal, que se soit au niveau de la narration, du dessin ou de la musique (qui voyage entre chants traditionnels, musique classique et sons plus électroniques).
Si le dessin ne répond plus aux normes actuelles (même si je ne suis pas sûr que l'on puisse toujours parler de dessin), il est net, efficace et remis dans le contexte de l'époque, il représente une avancée significative, pour ne pas dire révolutionnaire.

Pour mieux vous rendre compte du travail effectué sur le film, je vous conseil le très bon documentaire sur le making off, présent dans les bonus du DVD.
Fourmillant d'informations pratiques, on y apprend par exemple qu'"Akira" a été le premier long métrage d'animation à animer les lèvres des personnages en y juxtaposant les dialogues du script, pour plus de réalisme.
Ceci n'est qu'un exemple du bordel considérable que représente l'élaboration d'un tel anime.

Au visionnage du film, la première chose qui frappe est le soucis du détail concernant la ville de Néo Tokyo sur le plan architectural.
On apprend donc aussi que de nombreuses recherches ont été faites sur le sujet pour donner vie à cette mégalopole tentant de renaitre de ses cendres, où la plupart des édifices ont été balayé par le souffle de l'explosion, laissant des ruines là où la vie, autrefois, prévalait.

L'histoire semble solidement encrée dans son temps et les références historiques sont omniprésentes dans le récit (et encore plus dans le manga).
Si Akira représente la personnification de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima (aussi surnommée Little Boy), le projet de contrôle mental et d'expérimentation psychique à l'origine du développement des pouvoirs (télékinésie, télépathie, téléportation...) des cobayes et leur dépendance aux drogues renvoie au projet MKULTRA, développé par la CIA dans les années 60 et visant à contrôler certaines personnes par l'injection de substances psychotropes.
On est bien loin du conte pour enfants faisant loi dans l'industrie du dessin animé.

Tous les éléments susnommés et la complexité du récit représentent la véritable force du récit et lui confère un intérêt tout particulier.
Je vous conseil donc vivement de vous plonger dans ce qui fût une véritable révélation pour moi (au niveau du manga plus que de l'anime) et vous laisse découvrir ce que bon nombre de personnes considèrent comme le plus grand manga (et anime) de tout les temps.

Ju

9 juin 2007

Entourage

Profitant de la trève estivale en terme de séries, je me suis mis en tête de regarder un série conseiller vivement par un pote mais que je n'avais pas trouvé le temps de matter.
"Vas y, je te jure, c'est terrible, en plus y'a Scarlett Johansson, Jessica Alba et c'est vraiment marrant !"
"Excuse moi, t'as dit quoi après la dernière virgule?"

Vincent (Vinnie) Chase est un jeune acteur en plein boom à Hollywood.
Il vient de signer son premier grand rôle dans "Head On", en compagnie de Jessica Alba et se voit ouvrir les portes de la célébrité.
Entouré des ses deux amis d'enfance (Turtle et Eric) et de son frère ainé (Johnny Drama, ancienne star sur le déclin), il profite de sa renommé et de sa belle gueule pour profiter à fond de la vie (écumé les soirées et sortir avec des avions plus rapides les uns que les autres).
Vinnie arrive cependant à garder les pieds sur terre et met un point d'honneur à choisir ces films selon son envie, ce qui tend les relations qu'il entretien avec son agent, Ari.

Avec l'humour omnisprésent, les gonzesses atomiques et l'univers hollywoodien doré dans lequel les personnages évoluent, le point fort du show réside dans les nombreuses guest stars qui viennent apporté du crédit et un côté authentique aux aventure de Vincent et ses potes.
Au cours des trois premières saisons, nous croisons donc (par ordre d'apparition) Mark Wahlberg (aussi producteur de la série), Ali Larter (Niki Sanders dans "Heroes"), Jessica Alba, Big Boy (d'Outkast), Val Kilmer, Scarlett Johansson, James Cameron, Mandy Moore, U2, Brooke Shield, Paul Haggis... et j'en oublie.
La plupart jouent leur propres rôles au moment où ils croisent la route de Vincent Chase (que se soit pour un rôle ou une soirée).

Entourage, c'est un petit peu la vie dont tout le monde rêve.
Un métier qui en est pas vraiment un où il suffit de pointer une fois par an, de la thune qui coule à flow, des gonzesses à ne plus savoir qui foutre, des voyages et cadeaux tout frais payer, les entrées dans tout les clubs du monde, etc. et le tout en gardant ses potes d'enfance autour de soi.
Alors que ça devrait énerver de voir un gars en profiter autant, ici, ça amuse et on est plus envieux qu'on est jaloux.
On se dit aussi assez vite que le tableau peint doit être retouché, améliorer, par ce que sinon, c'est vraiment malhonnête.

Les dialogues sont extremements bien écrits et donnent l'impression que nos 4 amis sont des rois de la vanne et de l'impro.
On retrouve facilement l'ambiance que l'on peu trouvé avec ses plus anciens amis et on se send assez proches de Vinnie et de sa bande (ou on aimerai, tout du moins).

Série produite par HBO (Network privé précurseur et spécialisé dans la sorte) au saisons inégales (8 épisodes pour la première, 13 pour la seconde et 20 pour la troisième), le format 30 min et un rythme constant en font une véritable drogue et on s'envoie facilement une saison comme on regarderai un épisode (perso, je me suis mis à jour en deux fois).
La 4ème saison commencera dès dimanche prochain (seulement deux semaines après la fin de la troisième) pour assurer la relève après la fin de "The Sopranos" (qui ne reviendront pas).
Ma seule inquiétude est de savoir si je vais pouvoir attendre une semaine pour 30 minutes d'épisode...

Ju

8 juin 2007

Tru Calling

Très honnetement, je m'attendais à pire.
En effet, une histoire vu et revu de voyage dans le temps, la créateur de "Roswell" (et producteur chez "Dawson") au scénar', un second rôle de chez Buffy propulsé tête d'affiche, le retour de Jason Priestley et une seconde saison arrêtée au bout de 6 épisodes sont autant d'éléments qui auraient dut me tenir éloignié de cette série.
Mais bon, moi j'aimais bien la gonzesse, donc...

Tru Davies est une étudiante en médecine en quête d'un stage à l'hôpital, pour favoriser son acceptation à la faculté.
Pour des raisons de budget, le poste convoité à été supprimé et la jeune Tru se trouve envoyé à la morgue, où une place d'assistante est disponible.
Ce poste est une révélation pour la futur médecin et elle developpe très vite des facultés pour le moins particulières.
Deux à trois fois pas mois, les corps emmenés à la morgue lui demande de l'aide et elle se trouve projettée dans le temps, recommençant la journée en cour avec pour objectif de modifié le cour des choses et sauver les futurs défaints.

Nous nous retrouvons donc plonger dans la vie modèle d'une étudiante en médecine plutôt douée, qui boit mais pas trop, fait beaucoup d'exercice, a du succès mais n'est pas une fille facile, fait des blagues plutôt marrantes, est toujours prête à aidé son prochain (même quand elle le connait pas), sauve la mise à toutes les personnes de sa famille, pardonne les comportements les plus vils qui soient...pour 26 journées de folie.
En un mot...utopique, ce genre de personne n'existant vraisemblablement pas.
Un personnage en complet désaccord avec sa famille attypique (une mère assissinée, une soeur accro a la dope, un père manipulateur trop souvent absent et un frère un peu largué mais bien marrant).

On a aussi vite l'impression qu'elle habite dans un micro village et que se soit à pied ou en voiture (promotion de fin de saison), elle met rarement moins de 2 minutes pour se rendre au quatres coins de la ville.
Pour le côté réaliste, on repassera donc.
Là n'est pas l'attrait de la série, bien entendu.
Le jeu est de se rendre compte si les évenements vécu lors du repeat de la journée sont identiques ou cohérent (si le cours du temps à été modifié) avec la journée originale et on se trouve donc à relever tout plein de ptits détails qui s'avère avoir tous leurs importance, au long de l''épisode.
Un gros travail à donc était effectué sur ce point là, ce qui est remarquable.

Eliza Dushku est tout bonnement magnifique en jeune étudiante hyperactive (elle court absoluement tout le temps, la bougresse), qui dédie sa vie et sa santé au autres, sans trop penser à elle.
C'est d'ailleurs assez marrant qu'elle ai hérité de la voix française "bonne" des séries d'M6. La même voix qui avait servi au doublage de Jessica Alba dans "Dark Angel".

Alors que la série aurait pu s'enliser dans une multiplication des cas et se mettre à enfiller les personnes à sauver comme des perles, une ligne directrice plutôt intéressante (Pouvoir de famille et responsabilité quand a la modification d'évenements prévus) accompagne l'histoire et l'introduction de Jack Harper (Jason Priestley, et ne me dites pas que vous savez pas qui c'est), en alter égo démoniaque de la belle Tru est un plus considérable.
Cela permet d'étoffer l'histoire et de sortir de la simple série de teen.

On ne saura malheureusement jamais le dénouement de cette intrigue, les spectateurs américains n'étant pas vraiment au rendez vous, le jeudi soir sur la FOX.
J'ai d'ailleurs étendu dire que les acteurs avait été prévenu de l'annulation de la série a la fin du dernier jour de tournage du 26ème épisode (debut de la seconde saison).
Très classe sur ce coup là, la FOX aura néanmois put s'appuyer sur la vente de DVD pour rentabiliser le tout.

Ju

7 juin 2007

DOA (Dead Or Alive)

A l'origine, Las Kritikas, c'était un trip entre potes pour descendre les navets qu'on avait trop l'habitude de voir, une fois réunis.
Si je vous dit que l'idée est née après Bleu d'Enfer, vous comprenez ce dont je veut parler.
Depuis, nous nous sommes égarés dans les bons films (pour commencer), les séries (pour continuer) et les animes (parce que ça se regarde vite).
Vacances étant synonyme de retrouvaille, l'équipe est aujourd'hui réunie (ou presque) pour encore plus de films de merde.
Et pour un (re)début, on ne pouvait pas rêver mieux que ce "DOA", adaptation du jeu éponyme, à l'histoire on ne peut plus limitée...

Katsumi, Christie et Tina sont trois combattantes aux styles différents, aussi bonnes en savate que tout court (même si je trouve Tina tout bonnement dégueulasse).
Comme 13 autres partenaires, elles ont étaient conviées au plus grand tournoi d'art martiaux du monde, le Dead Or Alive, invinté par le père d'Helena et repris par un sombre connard dont je ne me rapelle pas le nom.
(Donovan après recherche, soucis du détail oblige)
Pour ne pas totallement pomper sur "Le Grand Tournoi" (un film que les amateurs de navets seront reconnaitre), les combats ne sont ici qu'un pretexte à un dessain encore plus diabolique.

Maintenant, vous voulez peut être savoir quel est le rapport avec le jeu?

Pas les bastons déjà, moins péchues et beaucoup plus chorégraphiées que la version Dreamcast (où il suffit d'alterner deux, trois attaques basiques pour défoncer quiconque).
Ici, ça vole dans tout les sens, ça fait des bons de 50 mètres sans élans et seul les décors destrutibles ont étaient gardés.
En un mot, réaliste.

C'est pas les personnages non plus vu que la plupart sont irreconnaissables ("ah, alors Hayabusa, c'est le ninja bleu? ok, ok...mais pourquoi il se bat comme une pédale, il à qu'a l'envoyer dans les airs pour le chopper, c'était efficace, ça!").
La palme est accordé à la Tina la catcheuse, qui passe d'une icône plantureuse à un trav' bodybuildé en fin de carrière dans l'industrie du porno.
(je m'en excuse mais ça reflète totallement ce que je pense)
On est cependant pas trop déçu, depuis Street Fighter, on sait à quoi s'attendre quant à la fidélité Jeu/Film sur ce point.

L'adrénaline et le rythme alors?
au fait non.
D'une durée de 1h21 (génériques compris), on trouve quand même le moyen de se faire chier sur le fin et d'espérer que ça finisse plus vite.
Les seuls films d'une telle durée me venant en tête sont des dessins animés, et au niveau du rythme, ça a rien à voir.

C'est pas non plus les décors, qu'ils ont vite fait essayé de reconstruire en vain. Le résultat n'étant pas super ressemblant ni vraiment bien fini (ça sent le carton tout ça, messieurs).

J'ai trouvé.
Parmis toutes les qualités qui font le jeu, ils ont conservé le plus inutile des points, la partie de beach volley.
Je déconne pas et une scène entière est dédié aux bassesses de chez Tecmo (qui ont juste réutiliser les gonzesses du jeu de baston dans une pseudo simulation sportive pour ados en manque).
C'est de bonne guère, ça fait vendre.

Les scénaristes (bien que je pense pas qu'il faille être bien nombreux pour pondre une merde comme ça) n'ont pas décidé d'adapter l'admosphère du jeu à une histoire originale, comme c'est des fois le cas ("Resident Evil", "Street Fighter", pour ne citer que les plus mauvais) et ont tenté de suivre la pseudo histoire du jeu en prenant de très nombreux raccourcis.
Le gros problème, c'est que dans un film, l'histoire s'avère un élément central alors que dans un jeu de baston, elle demeure relativement inutile.

Un film donc bien mauvais qui aura eu le mérite de me faire rire de surprise ("non? ils ont pas osé!?!") et qu'il ne faut pas prendre au premier degré (enfin j'espère).
Un bon navet comme on les aimes, à matter entre potes, histoire de poser le cerveau l'espace d'un moment.
Dommage que les producteurs aient fait de même en signant (j'imagine mal la tronche qu'il doivent tirer, maintenant).

Ju

4 juin 2007

Afro Samuraï

Jeudi 14 Juin, à 23h30, dans le cadre d'une programmation "dans l'univers de Tarantino", Canal + propose "Afro Samuraï", une série de 5 épisodes de 25 minutes basé sur un style graphique japonais, blindé de références culturelles afro-américaines et appuyé par une bande son béton.
Et si je vous dit que le tout est produit et doublé par Samuel L. Jackson et encensé par Tarantino himself, je vois vos yeux crépiter de bonheur....

Dans un Japon à la fois médiéval et futuriste, les rapports de force entre samouraïs sont régis de manière très strict.
Le possesseur du bandeau n°1 accède au statut de demi-dieu et est intouchable (perché, si on veut) par toute personne ne possédant pas le bandeau n°2.
Le possesseur de ce dernier est le seul à avoir le droit de défier le bandeau n°1 mais n'est pas à l'abri de toute personne convoitant le bandeau n°2.
La plupart des samouraïs espérant un jour devenir n°1, croyez moi, ça fait du monde.
Afro Samuraï, balade sa roof, son katana et son bandeau n°2 à travers tout le pays à la recherche d'informations sur le possesseur du bandeau n°1 avec lequel il a un vieux compte a régler.
En effet, ce dernier s'est emparé du bandeau n°1 après avoir défait le père d'Afro lors d'un duel à mort.
Sur le chemin de la vengeance, Afro Samuraï devra faire face à de nombreux prétendants au bandeau n°2 avant d'attendre son but et une confrontation avec Justice, l'homme au bandeau n°1.

Elaboré par le grand studio Gonzo ("Samurai 7", "Hellsing", "Last Exile", "Basilisk"...), la sére est tout simplement impeccable sur le plan graphique.
Le dessin est soignée, empruntant de nombreux aspects au cinéma traditionnelle (mouvement de caméra...), l'animation est fluide (les combats sont magistralement orchestrés, Tarantinesque (ça gicle dans tout les sens) et assez différents les uns des autres) et les personnages tous très charismatiques.
Entre Afro qui doit lâcher 10 phrases dans les 5 épisodes, son ami imaginaire Ninja Ninja (doublé par Samuel L. Jackson), véritable moulin à paroles (c'est un peu l'âne de Shrek mais en manga), la confrérie des chauves (the empty seven) ou le n°1, on retrouve le panel caractéristique des productions japonaise.

La bande son est la plus impressionnante et soignée que j'ai vu dans un anime Japonais.
Signé de la tête pensante du Wu Tang, RZA, les rythmes hip hop et les basses bien lourdes s'accorde parfaitement avec le récit et l'action de l'anime.
Pour ajouter au côté "Afro" de l'histoire, de nombreux élément de la "Blaxploitation" sont mis à l'honneur et la plupart des personnages parle un anglais-slang-ricain et les villages style western qu'on peut croiser font très vite pensé au Hood.
Si on ajoute à ça que les katanas côtoient les revolvers et autres bazookas, que les personnages se servent de leur cellulaire, vont comprenez bien que l'histoire est intemporelle.

Le récit est d'ailleurs divisé en deux tout au long des 5 épisodes.
On peut donc suivre l'avancée d'Afro dans sa recherche du bandeau n°1 tout en en apprenant plus sur son origine et la façon dont il acquis la force qui est la sienne aujourd'hui (et il est plutôt balèze) à l'aide de flashback couvrant la période entre la mort de son père et l'obtention du bandeau n°2.
Au cour de son périple, il rencontrera d'ailleurs de nombreuses personnes présentes dans ses flashbacks (Okiku, Kuma qui nourrirons des rêves différents).
Cette histoire, de par le nombre limité d'épisodes est rythmé en permanence et les combats ne durent jamais bien longtemps (sauf un).
On est d'ailleurs des fois surpris de voir un ennemi dont la défaite est attendu depuis bien longtemps se faire botter le cul correctement, en moins de dix secondes.
Au final on en rigole et y trouve un renfort dans le côté original de l'histoire.

Je ne serai donc que trop vous conseiller cette petite série, ça se matte très vite sans baisse de rythme, qui devrait faire la quasi-unanimité chez les amateurs d'anime.
Les autres devrait y voir un bon moyen de faire connaissance avec le phénomène.

Ju

3 juin 2007

Hard Candy

De passage en week end dans le sud pour voir la famille, une fois la nuit tombée, nous décidames de nous mettre en quête d'un DVD pour passer la nuit.

Direction l'automatique Video Futur (endroit que je n'ai pas vraiment l'habitude de fréquenter) dont le vocabulaire est aussi limité que le choix de films proposés (ma grenouille fait un meilleur job).
Après un survol rapide de l'offre, nous nous arrêtons sur "Hard Candy", film totalement choisi au hasard mais dont la jacket et le synopsis nous paraissaient simpa.
De toute façon, je m'en fout, moi, je voulais aller boire des bières...

Hayley est une jeune fille de 14 ans qui à rencontré Jeff sur un forum Net (caramail, ou ce genre de merde).
Après 3 semaines de chat intensif, ils décident de se rencontrer dans un Café de la ville avant d'aller tout deux chez Jeff.
Jeff commence à la faire boire et lui exposé ses clichés de top models adolescents qui ornent son living.
(Avant d'aller plus loin, Jeff est photographe, pas pervert)
Quelques coacktails et répliques trop lourdes plus loin, Hayley décide d'enlever ses sappes pour se faire prendre en photo par son nouvel ami.
Ca tombe bien, il compté la prendre, tout court.
(Ok, Jeff est photographe, pervert et pédophile)
Alors qu'il s'approche, voilà qu'il tombe raide sur la moquette.
Le mélange d'Hayley a fait son effet et elle va pouvoir venger son amie Donna Mauer, tué après usage par le dit felon.
Suivant l'adage "Mieux vaut prévenir que guérir", elles décide de lui couper les couilles.

Après ça, on a droit à bon nombres d'incohérences:
Un trentenaire plutôt musclé incapable de se défaire de noeuds d'une gamine ("au pire, tu l'explose, la chaise") irritante au point de trouver la localisation et déduire la combinaison du coffre fort où sont cachés des documents comprométants.
Le même boulet qui, une fois libéré, tente d'attaquer la jeune au scalpel alors qu'il à un flingue dans la pièce d'à côté (donc il prend un coup de taser, normal).
Une voisine asiatique un point crédule ("Ah, vous êtes sa nièce? J'ai entendu guémir comme si on essayer de parler avec un bayon. "C'est par ce queeee...il est malade, il vomit là") au point de pas revenir quand ça sent le roussit.
Bref, au final, le pédo en prend plein la gueule et c'est pas plus mal, c'est juste que c'est mal amené.
Les acteurs (dont Patrick Wilson, meilleur dans "Little Children") ne sont pas particulièrement mis en valeur, que se soit par leurs prestation personnelles ou par l'ennui des répliques proposées (la première demi heure est difficilement soutenable, la cousine s'est d'ailleurs barrée après 20 minutes).

Pour un film primé au festival de Sitges (je crois comprendre pourquoi je ne connaissait pas l'existence de ce truc) et relativement bien accueilli par la critique, je suis assez dèçu.
Non pas que le film soit merdique.
Le point de départ est intéressant et la condamnation du pédophilisme louable.
La façon d'exposé les choses et de construire un film autour est juste non adéquate.
Le film entier est filmé comme une pub, blindé de travelling (la scène de la chastration est un vrai massacre cinématographique), de couleurs et de décors surfaits.
Le réalisateur David Slane est issu de la pub et aurait certainement dût y rester.
Ju