Afro Samuraï
Jeudi 14 Juin, à 23h30, dans le cadre d'une programmation "dans l'univers de Tarantino", Canal + propose "Afro Samuraï", une série de 5 épisodes de 25 minutes basé sur un style graphique japonais, blindé de références culturelles afro-américaines et appuyé par une bande son béton.
Et si je vous dit que le tout est produit et doublé par Samuel L. Jackson et encensé par Tarantino himself, je vois vos yeux crépiter de bonheur....
Dans un Japon à la fois médiéval et futuriste, les rapports de force entre samouraïs sont régis de manière très strict.
Le possesseur du bandeau n°1 accède au statut de demi-dieu et est intouchable (perché, si on veut) par toute personne ne possédant pas le bandeau n°2.
Le possesseur de ce dernier est le seul à avoir le droit de défier le bandeau n°1 mais n'est pas à l'abri de toute personne convoitant le bandeau n°2.
La plupart des samouraïs espérant un jour devenir n°1, croyez moi, ça fait du monde.
Afro Samuraï, balade sa roof, son katana et son bandeau n°2 à travers tout le pays à la recherche d'informations sur le possesseur du bandeau n°1 avec lequel il a un vieux compte a régler.
En effet, ce dernier s'est emparé du bandeau n°1 après avoir défait le père d'Afro lors d'un duel à mort.
Sur le chemin de la vengeance, Afro Samuraï devra faire face à de nombreux prétendants au bandeau n°2 avant d'attendre son but et une confrontation avec Justice, l'homme au bandeau n°1.
Elaboré par le grand studio Gonzo ("Samurai 7", "Hellsing", "Last Exile", "Basilisk"...), la sére est tout simplement impeccable sur le plan graphique.
Le dessin est soignée, empruntant de nombreux aspects au cinéma traditionnelle (mouvement de caméra...), l'animation est fluide (les combats sont magistralement orchestrés, Tarantinesque (ça gicle dans tout les sens) et assez différents les uns des autres) et les personnages tous très charismatiques.
Entre Afro qui doit lâcher 10 phrases dans les 5 épisodes, son ami imaginaire Ninja Ninja (doublé par Samuel L. Jackson), véritable moulin à paroles (c'est un peu l'âne de Shrek mais en manga), la confrérie des chauves (the empty seven) ou le n°1, on retrouve le panel caractéristique des productions japonaise.
La bande son est la plus impressionnante et soignée que j'ai vu dans un anime Japonais.
Signé de la tête pensante du Wu Tang, RZA, les rythmes hip hop et les basses bien lourdes s'accorde parfaitement avec le récit et l'action de l'anime.
Pour ajouter au côté "Afro" de l'histoire, de nombreux élément de la "Blaxploitation" sont mis à l'honneur et la plupart des personnages parle un anglais-slang-ricain et les villages style western qu'on peut croiser font très vite pensé au Hood.
Si on ajoute à ça que les katanas côtoient les revolvers et autres bazookas, que les personnages se servent de leur cellulaire, vont comprenez bien que l'histoire est intemporelle.
Le récit est d'ailleurs divisé en deux tout au long des 5 épisodes.
On peut donc suivre l'avancée d'Afro dans sa recherche du bandeau n°1 tout en en apprenant plus sur son origine et la façon dont il acquis la force qui est la sienne aujourd'hui (et il est plutôt balèze) à l'aide de flashback couvrant la période entre la mort de son père et l'obtention du bandeau n°2.
Au cour de son périple, il rencontrera d'ailleurs de nombreuses personnes présentes dans ses flashbacks (Okiku, Kuma qui nourrirons des rêves différents).
Cette histoire, de par le nombre limité d'épisodes est rythmé en permanence et les combats ne durent jamais bien longtemps (sauf un).
On est d'ailleurs des fois surpris de voir un ennemi dont la défaite est attendu depuis bien longtemps se faire botter le cul correctement, en moins de dix secondes.
Au final on en rigole et y trouve un renfort dans le côté original de l'histoire.
Je ne serai donc que trop vous conseiller cette petite série, ça se matte très vite sans baisse de rythme, qui devrait faire la quasi-unanimité chez les amateurs d'anime.
Les autres devrait y voir un bon moyen de faire connaissance avec le phénomène.



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