Spice World, le film
En ce soir du 21 Juin les chaînes de télé n’ont pas lésiné sur la programmation pour la fête de la musique : France 2 : concert de Paris présenté par Olivier Minne s’il vous plaît, France 5 : émission sur le Slam, télé allemande : meilleurs moments du Rock AM Ring festival (qui est très bon soit dit en passant) ; et le meilleur de cette soirée : RTL9 qui a osé passer « Spice World, le film ».
Bref vous pensez bien que j’ai sauté sur l’occasion pour mettre à l’épreuve ma témérité de Kritikos.
Ahhh ! Retrouver Geri Halliwell, Emma Bunton, Melanie Brown , Victoria Adams (maintenant “Beckham”) et Melanie Chilshom. Que du rêve les amis !
Pour être honnête je n’ai tenu que 40 minutes : c’est vraiment immonde ce film. A commencer par les couleurs : y’a trop de fluo, ça pique les yeux ! Et quand ça ne l’est pas c’est pastel décoloré : le réalisateur (peut-on encore employer ce mot ?) a du utiliser des filtres pour donner la gerbe, c’est pas possible !
A moins que ceci n’étaient les vraies couleurs des habits de l’époque. Avec les anglais il faut s’attendre à tout.
Ensuite ce film est une putain de succession de clips à la gloire des cinq filles (je pense qu’il n’est pas exagéré d’employer le mot « propagande »). La musique est ignoble, ainsi que les chorégraphies.
De plus elles ne savent vraiment pas jouer la comédie. Je crois que je n’ai pas eu l’impression d’être tant pris pour con depuis « Lady in the water » tant elles sont médiocres. La pire scène est sûrement celle où elles tombent en panne en forêt. Elles se mettent à courir et soudain a lieu une apparition dans le ciel : les extra-terrestres débarquent ! Et ils sont d’une mocheté les E.T. : même les déguisements de « La soupe aux choux » étaient plus poussés ! C’est après cette scène que j’ai craqué (pour information « craquer » veut dire « s’assoupir », « s’endormir », ou encore « écraser ferme » en langage kritikos).
Même le scénario est digne d’Highlander 5 : on voit bien qu’ils ont essayé de raconter une histoire mais les scènes n’ont pas de lien logique entre elles et même les dialogues ne vont nulle part.
Seule une scène est crédible : après l’avoir vue, le réalisateur est remonté dans mon estime (non en fait il est apparu dans mon estime). Cet homme était en fait un visionnaire. En effet on nous montre un cauchemar d’une Spice Girl (qui m’a dit « laquelle ? ». On s’en branle !) dans lequel le groupe est accusé par un juge d’avoir fait un disque tout pourri qui fait dégringoler les ventes puis dissoudre le groupe. La forme est certes, assez moisie, mais le fond ne manque pas de réalisme.
Un autre point positif est le fait qu’au final, ce film fait rire après tout. Le jeu des acteurs est ridicule et le montage est à chier. De plus ça nous rappelle un peu (très très peu en fait) notre enfance. Bref un film à mettre en fond sonore (mais pas trop fort) lors d’une soirée Pocker entre potes.
Non en fait je retire ce dernier paragraphe : ce film est immonde !



2 commentaires:
J'arrive au secours de ce pauvre Itoo pour mettre au clair deux trois points :
-Non, Itoo n'est pas un Ours qui privilégie la TNT à la fête de la musique, ce dernier et en Suisse et en Suisse, il font pas la fête (de la musique ou autre d'ailleurs)
-Non, Itoo, tu nous ramène pas cette merde pour espérer nous battre au poker...
Ju
Damned!
Tu as déjoué mon plan, rascal!
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