Bienvenue

Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

7 juil. 2007

Ma Fille, Mon Ange

Janvier 2007, arrêt université de Montréal, Métro ligne Bleu, Montréal, Canada
Une affiche trône dans la station, intrigant l'esprit de tout les passants et nous faisant vaguement croire qu'un cinéma québécois puisse exister.
Intéressés mais pas stupides, nous refusons de payer près de 12 dollars et nous mettons de suite à la recherche de la dite œuvre sur le tout puissant net.
Il aura fallu plus de 6 mois d'une chasse accrue pour que ma grenouille trouve la production tant attendue.
La projection aura donc lieu en France, en un après midi ensoleillé, les yeux plein d'espoir.
("Vous voulez vraiment continuer à jouer au ballon dehors ou rentrer vous mettre devant vos écrans et faire un truc vraiment important?")

Nathalie Dagenais est une jeune étudiante de 19 ans, qui quitte son Québec (la ville) natal pour aller étudier à Montréal, avec sa petite amie, Angélique.
Peut à peu, elle se détourne de sa compagne pour tenter de nouvelles expériences, et se faire un peu d'argent.
Un soir, alors que sa femme est allée se coucher, Germain Dagenais, avocat réputé aux ambitions politiques, décide de faire un ptit tour sur ses sites pornos préférés.
Quelle n'est pas sa surprise quand il aperçoit sa fille, donnant rendez vous pour une "performance" live, quatre jours plus tard.

Tout d'abord, remettons nous dans le contexte.
Il y a 6 mois, à la lecture du plot, en voyant l'affiche et en lisant les polémiques qui s'en suivent (dans les journaux montréalais, ici, tout le monde s'en fout), les idées se bousculent dans nos têtes : Belle…jeune…porno…Vanasse…inceste…
Il n'en faut pas plus pour nous intéresser, primaires que nous sommes, toujours en quête de sujets sulfureux.
Plein d'enthousiasme au commencement, la déception n'est encore plus grande, 1h20 plus tard, lors que le film s'achève.
Non pas que le film soit mauvais (enfin pas trop), il ne répond tout simplement pas à l'idée qu'on s'en était fait.

Les perv' et autres personnes qui ont décider de lire l'article sur l'affiche (qui, au passage n'est pas celle de l'arrêt de métro, beaucoup plus explicite) peuvent arrêter de lire tout de suite, il n'y aura pas de détail croustillant, de descriptions salaces, etc.
Pas par soucis de censure (comme le dit si bien Sir Manatane, "messieurs les censeurs, je vous dit crotte !") mais tout simplement parce qu'il y en a pas dans le film.
Passé la déception et le sentiment de duperie (l'impression d'être tombé dans un gros panneau siglé "marketing"), on se retrouve avec un polar pas dégueulasse avec pour simple problématique : Qui a fait le coup?

Le tout est bien monté et suffisamment d'éléments sont apportés pour que les 80 minutes en paraissent 100.
C'est pas du Eastwood ou du Fincher non plus mais ça reste appréciable.

Que trouve t'on au rayon des réjouissances alors?
Tout d'abord, le casting dans son ensemble.

Si Karine Vanasse est carrément hot, elle sait aussi faire passer quelques expressions et porte bien le rôle principal de l'affaire.
On aurait la voir plus à poil, c'est tout ce qu'on peut lui reproché.
A 23 ans, c'est son premier rôle majeur, après de nombreuses séries canadiennes (donc assez merdiques).
Nul doute que ce ne sera pas le dernier.

Michel Côté, acteur très réputé outre atlantique (au Canada, pas au cinéma) exprime bien le bordel qui doit raisonner dans la tête d'un père de famille qui voit sa fille filler un mauvais coton.
Plus de la colère, c'est l'incompréhension qui domine dans son jeu.
Vu que ce n'est manifestement pas pour une question d'argent qu'elle fait ça (sa famille est blindée), pourquoi?
Il décide donc de mener sa petite enquête et de remonter jusqu'à Montréal.
(Une enquête à la Jack Baeur, c'est pas Colombo, non plus)
Hormis la première scène où il est tout bonnement incompréhensible (malgré près de 3 ans cumulé de formation intense au québécois qui n'est définitivement pas une langue), il trouve tout le temps le ton juste et justifie parfaitement sa présence au générique.

Parmi les rôles secondaires, notons la bonne performance de Dominique Leduc, en mère pas si à l'ouest que ça alors que Laurence Leboeuf (Angélique) semble sur jouer en permanence.

Voilà, un petit film simpatoche, qu'il faut prendre pour ce qu'il est, un film québécois, pas autre chose.
Soyons donc un peu indulgent.

Ju

1 commentaire:

Los Kritikos a dit…

Voilà, un message pour vous dire qu'il s'agissait de ma 100ème kritike personnelle (hors classements, récompenses et autres conneries).
Aller, ça vaut bien une bière ça.
A la votre!

Ju

P.S: Je suis toujours à la recherche de la "véritable" affiche du film, que je joindrais dès que possible.