Monster
Au rayon des films que je devais voir depuis un moment (à côté de "Broken Flowers", "Vol au dessus d’un nid de coucou", "les 7 samouraïs"…), ce trouve ce que j’ai toujours attendu comme une œuvre majeure d’interprétation féminine.
"Monster" est le film qui a permis à Charlize Theron de remporter l’oscar de meilleure actrice en 2004.
En voyant la gueule qu’elle à dans le film, on ne peut qu’applaudir la performance morphologique de l’actrice jusqu’alors réputée pour ses formes parfaites.
Violée répétitivement à partir de 8 ans (par un "ami" de la famille), elle sombra peu à peu dans la débauche et fini par se prostituer, pour gagner sa vie.
Par une nuit pluvieuse, elle est abordée par Selby, une lesbienne tout juste de retour dans sa vie natale et qui vit dans une maison d’ami, chez ses parents.
Entre elle deux, c’est le coup de foudre et elles décident de tailler la route, ensemble, en laissant derrière elles leurs passés.
Pour répondre aux contraintes monétaires, et ne désirant plus tapiner, Aileen découvre une combine pour récupérer monnaie et voiture en une nuit.
Faisant style de tapiner, elle emmène ses clients dans un endroit reculé ou elle les tues, leur tire leur caisse et leur thunes, avant d’aller retrouver Shelby, dans un hôtel proche.
Bientôt enfermée dans un engrenage de meurtre, mensonge et jalousie, Aileen voit ses projets changer le jour où c’est un flic qu’elle abat.
Pour assurer un train de vie descend à sa bien aimé, cette dernière va accumuler les fausses passes, prendre des risques, faire des promesses…
Aillant un caractère de merde, elle en supporte pas non plus que Shelby désire sortir de la chambre d’hôtel, voir de nouveau gens, etc.
Par amour elle décide cependant de faire des efforts, pour conserver la seule chose qui lui reste de positif dans la vie.
Son jeu se résume à une caricature du garçon manqué sûr d’elle, colérique, violente et constamment dans l’excès.
On a l’impression que la seule consigne qui lui a été donné soit "joue comme un gars claqué à la cock, qui tourne des épaules avec un vague effet ressort sous les pieds".
C’est vite énervant et j’aurai apprécié plus de complexité dans la personnalité du personnage principal.
Plus que de l’interprétation, je pense que le problème vient de l’écriture du rôle.
(La scénariste/réalisatrice ayant principalement œuvré sur des séries télé, ce qui n’est pas le plus approprié pour développer des rôles complexes en peu de temps)
Dans le rôle de Shelby, Christina Ricci (difficilement reconnaissable, elle aussi) livre une prestation plus subtile, en retenue, et trop souvent oublié, au moment de souligner les attrait du film.
Contrairement à ce que j’attendais, le film s’avère être principalement un film d’amour, sur les relations complexe entre Shelby et Aileen.
Un bon film d’amour même.
Pas transcendant, mais suffisamment émouvant et réaliste pour qu’on se prenne au récit (tiré d’une histoire vraie).
Une expérience originale qui nous permet donc de découvrir de nouveaux aspects de deux actrices de grand talent.
Ju



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