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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

6 juil. 2007

Monster

Au rayon des films que je devais voir depuis un moment (à côté de "Broken Flowers", "Vol au dessus d’un nid de coucou", "les 7 samouraïs"…), ce trouve ce que j’ai toujours attendu comme une œuvre majeure d’interprétation féminine.
"Monster" est le film qui a permis à Charlize Theron de remporter l’oscar de meilleure actrice en 2004.
En voyant la gueule qu’elle à dans le film, on ne peut qu’applaudir la performance morphologique de l’actrice jusqu’alors réputée pour ses formes parfaites.

Aileen est une femme marqué par la vie.
Violée répétitivement à partir de 8 ans (par un "ami" de la famille), elle sombra peu à peu dans la débauche et fini par se prostituer, pour gagner sa vie.
Par une nuit pluvieuse, elle est abordée par Selby, une lesbienne tout juste de retour dans sa vie natale et qui vit dans une maison d’ami, chez ses parents.
Entre elle deux, c’est le coup de foudre et elles décident de tailler la route, ensemble, en laissant derrière elles leurs passés.
Pour répondre aux contraintes monétaires, et ne désirant plus tapiner, Aileen découvre une combine pour récupérer monnaie et voiture en une nuit.
Faisant style de tapiner, elle emmène ses clients dans un endroit reculé ou elle les tues, leur tire leur caisse et leur thunes, avant d’aller retrouver Shelby, dans un hôtel proche.
Bientôt enfermée dans un engrenage de meurtre, mensonge et jalousie, Aileen voit ses projets changer le jour où c’est un flic qu’elle abat.

Point central du récit, la relation entre Shelby et Aileen sert de fil rouge à l’histoire et semble conditionner les agissements d’Aileen.
Pour assurer un train de vie descend à sa bien aimé, cette dernière va accumuler les fausses passes, prendre des risques, faire des promesses…
Aillant un caractère de merde, elle en supporte pas non plus que Shelby désire sortir de la chambre d’hôtel, voir de nouveau gens, etc.
Par amour elle décide cependant de faire des efforts, pour conserver la seule chose qui lui reste de positif dans la vie.

Si la transformation physique de Charlize Theron est impressionnante, je suis resté sur ma faim en termes d’interprétation, de jeu d’actrice.
Son jeu se résume à une caricature du garçon manqué sûr d’elle, colérique, violente et constamment dans l’excès.
On a l’impression que la seule consigne qui lui a été donné soit "joue comme un gars claqué à la cock, qui tourne des épaules avec un vague effet ressort sous les pieds".
C’est vite énervant et j’aurai apprécié plus de complexité dans la personnalité du personnage principal.
Plus que de l’interprétation, je pense que le problème vient de l’écriture du rôle.
(La scénariste/réalisatrice ayant principalement œuvré sur des séries télé, ce qui n’est pas le plus approprié pour développer des rôles complexes en peu de temps)

Dans le rôle de Shelby, Christina Ricci (difficilement reconnaissable, elle aussi) livre une prestation plus subtile, en retenue, et trop souvent oublié, au moment de souligner les attrait du film.

Si le film est un peu long, la construction de ce dernier est son ajustement dans le temps et bien étudié et l’action est constante, sans véritable à-coup.
Contrairement à ce que j’attendais, le film s’avère être principalement un film d’amour, sur les relations complexe entre Shelby et Aileen.
Un bon film d’amour même.
Pas transcendant, mais suffisamment émouvant et réaliste pour qu’on se prenne au récit (tiré d’une histoire vraie).
Une expérience originale qui nous permet donc de découvrir de nouveaux aspects de deux actrices de grand talent.

Ju

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