Transformers
Prenez "Leur guerre, notre monde", un slogan tout pourri rapellant furieusement "Quiconque gagne, nous perdons" du cataclysmique "Alien VS Predator".
Ajouter à ça un gosse de 11 ans dans un corps de 42 ans à la réalisation.
(Vous vous souvenez, le gars qui a réussit à foutre en l'air "The Island" malgré une idée de départ intéressante)
Un pincée de millions de dollars pour le spectacle avec comme seul indication que le tout doit transpirer la culture américaine.
Mélanger le tout, mais pas trop longtemps, attention, faut que le tout soit près pour le 4 Juillet, alors les finitions...
Vous voilà avec "Transformers" ou "Les Robots Neuneus", nouveau blockbuster de Michael "Demolition" Bay.
Sam Whitwicky, descendant direct du capitaine Whitwicky (grand navigateur de son temps), est un élève de secondaire, tout ce qu'il y a de plus normal projetant d'acheter sa première voiture.
Son choix se porte alors sur une vieille Camaro jaune à bande noire (pour la frime) qui s'avère abriter de grands pouvoirs.
En effet, derrière la carlingue se trouve Bumblebee, petit frère de la famille Autobots, genre de grand méchas qui se transforment en engins motorisés (quelqu'il soit) pour se fondre aux sociétés humaines.
Basiquement gentils, leurs adversaires, les Decepticons sont de véritable crapules, aux caractéristiques physiques semblables et désireux de tout exploser sur leur passage.
Après avoir foutu un bordel immense sur leur planète, ils furent tous envoyés sur terre dans le but de récupérer LE cube, réceptacle de force brute avec lequel le monde leur serait offert.
La terre sera donc leur terrain de jeu et croyez moi, ça vas castagner sec.
Michael Bay oblige, les explosions ne seront pas oubliées et on trouve dans le film tout les éléments du bon gros blockbuster qui sent le maïs soufflé.
Un gars commun mais gentil, sa gonzesse atomique qui ne le connaissait pas deux jours avant, le merdeux qui dira que c'est trop cool plus tard, quand tout explose autour de lui, l'armée et les scientifiques qui se trouve pris de vitesse et doivent se tourner vers des théories paranormales, un scène de collision sur autoroute, des armes, des bagnoles, etc.
Si on compte aussi sur l'humour omniprésent (souvent pour le meilleur, quelque fois pour le pire), on s'attend à passer un bon moment, pas sûr qu'on apprennent grand chose mais bon, ils l'avaient dit de poser le cerveau à l'entrée.
Les rôles sont pas super développés et mis à part la fausse histoire de fauche de bagnoles de Mikaela, sans relief et complexités.
Chacun assure sa part et l'accent est plus mis sur les effets spéciaux et les fameux Transformers.
Gentil ou méchant, le Transformer répond à la constance d'être très con, de s'émerveiller quand un peu d'eau lui tombe dessus, de parler comme un attardé et de foncer d'abord pour réfléchir ensuite.
Je sais que c'est qu'un robot, mais quand même.
Pour ne pas perdre le spectateur, les réflexions sont simplifié et les idées de merde, de mise :
-Appelons près d'une centaine d'étudiant en cryptologie pour déchiffrer un code classé défense alors qu'il n'y a pas de grand danger imminent.
-Confions le sort du monde à gamin là bas, et donnons lui carte blanche
-Attirons les Decepticons au centre ville pour leur asmather la gueule, sans toutefois évacuer une seule personne auparavant.
Comme vous le voyez, ça n'en mène pas large au pentagone et c'est limite si il mette pas en place un numéro pour que le péquin moyen puisse lui aussi, proposer son plan de sauvetage de l'humanité.
Pendant les plus de 2h que dure le film (oui Arno, quand je t'ai annoncé 1h30 à 3h du matin, je mentais), les meilleurs moments sont ceux que l'on espéré de la part de Michael Bay, les effets spéciaux et exploits pyrotechniques.
Car ce n'est pas l'usage de ces derniers que l'on lui reproche mais plutôt sont usage à outrance ou pire, de façon injustifié (vous vous souvenez de l'hélicoptère de "The Island").
Pour ce qui est des transformations et des couraves entre robots, c'est du grand art.
Ca vole dans tout les sens, ça s'explose gaiement, tout en faisant s'écrouler des immeubles...
Le film n'est cependant pas aussi nerveux qu'on aurait put l'espérer et de nombreuses lourdeurs viennent gacher le tout, ralentir le rythme pour finalement nous ennuyer.
Un film grand spectacle donc faisant l'apologie de la culture US, que se soit ses banbins et leurs jouets Hasbro ou le courage et la dévotion de ses soldats (pour l'intelligence de ces dirigeants, c'est à côté).
Que demander de plus?
Un peu de réaliste?
Raah, c'est un blockbuster bordel, pour le film d'auteur, vous attendrais Sundance.
Es-ce néanmois une raison pour nous prendre pour des cons?
Pas sûr...



2 commentaires:
Je pensais me le faire, mais très bonne critique, je n'aurai que deux petites choses à rajouter :
-"Ah ! ça mouille!" (quand le chien pisse sur le Transformers)
-"Cesse de te vidanger sur l'humain !" (no comment)
Arno
Bande de couillon, qui va venir le voir au ciné avec moi, putain.
Sérieusement sur ce coup vous avez abusé.
Kp, viens avec moi, sttttttttp.
Jon.
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