Weeds
Vendu par Canal comme un "Desperate Housewives" en plus fumant, cette série n’as pas vraiment retenu mon attention lors de son lancement.
En effet, il ne paraissait plutôt logique qu’une série se définissant par rapport à une autre ne pouvais être qu’inférieure à son modèle.
Alors, quand on regarde même pas "Desperate Housewives"…
Comme le dit la chanson d’introduction, plusieurs représentant de la classe moyenne américaine y habitent les mêmes maisons, y conduisent les mêmes voitures, y portent les mêmes vêtements, y ont des jobs relativement similaires, et cultivent une apparente correction politique.
Dans ce petit coin de paradis, Nancy Botwin, toute jeune veuve et mère de deux enfants (le premier de dix ans est super turbulent et un peu chtarbé, le second est un adolescent dans ce qu’il y a de plus…adolescent), survit sans travail pour assurer un revenu.
Comment fait elle me demanderait vous ?
Elle vend de la weed, tout simplement.
Alors qui c’est qui s’y ai collé,
Non, pendant que les premiers misaient sur une énième saison où Jack Bauer se fait renier par un pays qu’il a sauvé une demi douzaine de fois, les seconds restaient béat devant le docteur handsome décidé à réveiller au grand jour sa relation amoureuse avec une championne de plongée asmatique à qui il avait fait l'amour dans le block opératoire, les troisièmes n’avaient rien fait de novateur depuis la première saison de "CSI" (oui, ça fait bientôt 7 ans).
C’est donc un network câblé, Showtime, qui décide de produire cette nouvelle série pour une première saison de 10 épisodes.
Après le succès de cette dernière, une seconde de 12 suivra et une troisième est prévue pour la rentrée prochaine.
Si elle ne s’y prend pas toujours bien (ce n’est pas vraiment la mère parfaite), elle a le mérite d’essayé, de ne jamais renoncer et sont amour pour ses enfants traverse littéralement l’écran.
Le rôle de l’abruti psychotique (quasi obligatoire dans chaque série) est tenu par Justin Kirk, qui joue le beau frère de Nancy, eternel bachelor irresponsable à l’insouciance attachante.
Les épisodes s’enchainent bien et on se passent par packs.
Le genre de conneries que vous commencez quand les autres vont se coucher pour finir quand ils se lèvent.
Si lors de la première saison se penche sur les problèmes de thunes que rencontre Nancy et son développement dans l’industrie de l’herbe, la seconde (et plus particulièrement les derniers épisodes) partent totalement en chiasse et rompt radicalement avec le rythme habituel pour développer plusieurs intrigues en parallèle et laissé l’histoire en suspend, a la fin du 22ème épisode.
La musique, et plus particulièrement le theme principal, est assez fidèle à l’action est assez bien choisi parmi les derniers standard pop américain.
Qui plus est, la série à eu l'avantage de m'apprendre nombre d'expressions utiles dans la langue de Shakespear, dont la très imagée to give a flying fuck que je n'avais pas encore entendu.
Je le note, compter bien sur moi pour la réutiliser.
Malgré les réticences du début, on passe un vrai bon moment devant cette série légère, marrante et critique envers une portion de la population américaine (tout le bordel entourant le conseil de la ville est significatif).
Si vous ne savez pas trop quoi regarder, aimez les "Desperate Housewives" (faudrait que je m’y mette, d’ailleurs), cherchez une série légère ou aimez tout simplement Marie-Louise Parker (cuuuuute), vos avez trouvé de quoi faire.
Et pas besoin d’être défoncé pour apprécier.
Ju



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