28 Semaines Plus Tard
Pour finir ce mois d'août bien chargé, après un record de kritikes, de visites et le lancement des premiers Kritikos d'Or (auquels je vous conseil tous de participer), je vous propose de vous plonger 4 ans en arrière, au début de l'été 2003 quand sortait "28 jours plus tard", de Danny Boyle, un des derniers films de zombies vraiment rafraichissant.
Voilà, maintenant, je vais vous demandez de vous accrocher à ce souvenir par ce que le sequel "28 semaines plus tard" n'a plus grand chose à voir avec l'original, mis à part les zombies, et la ville de Londres.
La qualité, elle à été bouffé à de trop nombreux endroits.
6 mois après que le dernier zombie du premier film soit mort de faim bloqué sur l'île britannique (par ce que mine de rien, ça bouffe un zombie, et que c'est trop con pour se servir dans un supermarché ou pour emprunter le tunnel sous la manche, histoire d'aller croquer du continental), l'heure est à la reconstruction.
Don, qui a lachement abandonné sa femme aux crocs des zombies 6 mois avant (une autre version serait de dire qu'il n'avait pas le choix), attend ses enfants pour recommencer enfin à vivre, dans une ville de Londres coupé en deux zones (sécurisée et non-sécurisé).
Les enfants arrivent et se font rapidement chier.
Ils décident donc d'aller faire un tour dans le Londres non-sécurisé et se rendent dans leur ancienne maison, où le fils veut prendre une photo de sa mère, histoire de ne jamais l'oublier.
Plus qu'une photo, les enfants découvrent la mère, en personne, qui ne tardera pas à être confiner par l'armée pour expériences.
(C'est vrai quoi, comment ça se fait qu'elle s'est pas tranformée en zombie, elle?)
Les militaires découvrent alors que la mère est effectivement contaminée mais que sa transformation n'a pas eu lieu à cause d'un particularité génétique qui se voit dans ses yeux (ou un truc dans le genre) et ceux de son fils.
Arrive alors Don, tout content de retrouver la femme qu'il pensait avoir perdu, qui commence à lui rouler des pelles dans la salle où elle est ligotée (Uhmmm).
Il n'en faut pas plus pour que le virus se transmette et que Don deviennent un super zombie qui foutra un bordel montre au point de décimer le pays entier.
Si vous avez pas vu le premier, il faut que je vous previenne.
Ici, point de zombie amorphe, tebé et tout moux à la resident evil (le jeu, j'essaie de parler le moins possible de la catastrophe cinématographique que ça a engendré), non, là, on à droit a du vrai zombie de compet', du zombie à la force julihéaine (c'est comme herculéaine mais en mieux), du zombie qui court, qui prend le métro, qui attaque en groupe, ne laissant aucune chance au pauvre humain réduit à l'état de proie.
La première scène du film donne le rythme et on assistera à une heure trente de pure boucherie.
Toutes les scènes sont gores et certaines sont même très réussi (les snipers de l'armée contraints de jouer à "Silent Scope" sur tout ce qui bouge, incapable de faire la différence entre zombies et humains).
Le tout est assez bien réalisé et le parti pris de la 'caméra volante' s'avère un vranc succès, donnant au film rythme et tension.
Il n'y a pas un plan où l'on ne s'attend pas à ce qu'une merde arrive.
La plupart du temps en vain d'ailleurs.
Le tout est soutenu par une musique vraiment adéquate (le theme principal est d'ailleurs magnifique).
Les deux principaux problèmes du film néanmois sont son scénar', pas très crédible (d'accord on est plus con quand on a peur mais quand même. Et pourquoi Don devient un espèce de Nemesis increvable?) et mal ficelé qui abouti sur une fin cataclysmique.
Alors qu'on pensait que tout était fini et que le film était tout simplement inégal (il avaient juste oublié de faire un antidote avec le sang du gamin, comme ça leur pendait au nez depuis le début du film), une dernière scène, dont le tairai la teneur, fout tout en l'air et nous force à admettre que le film est vraiment à chier.
Certains auraient même déclaré avoir préféré Resident Evil (le film ce coup ci).
Je n'irai tout de même pas jusque là.



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