Alex Rider: Stormbreaker
Voila un film qu’on attendait depuis longtemps (dans le mauvais sens du terme, évidemment). La bande-annonce nous ayant laissé sur notre faim, ce n’est pas moins qu’à 5 personnes plus un chat qu’on s’est retrouvé pour regarder cette erreur cinématographique.
Le début nous a déjà laissé des sueurs froides. A peine le générique est-il commencé qu’on se fout royalement de notre gueule. Dans une école anglaise un certain Alex Rider est appelé au tableau par son prof. Et là, ce merdeux commence à raconter sa vie au reste de la classe (ses parents morts, tout ça…). Mais qu’était donc ce cours ? Je ne me rappelle pas avoir eu des cours de biographie au collège… Si le réalisateur voulait nous informer de la situation familiale du gamin, un simple message au début aurait suffit !
Passé cette scène apparaît Ewan Mc Gregor, l’oncle du marmot, qui pour le coup doit sûrement avoir des problèmes d’argents pour tomber si bas. Bref, il apparaît dans sa BMW et est poursuivit par des méchants. Rassurés sur son sort, on se dit qu’il va forcément s’en sortir puisque c’est Ewan Mc Gregor quand même, et que les producteurs vont rentabiliser au maximum leur investissement. Et bien non, il se fait tirer 2 balles dans la tête. Là on se dit qu’il y a une feinte, qu’il réapparaîtra d’une façon ou d’une autre, mais les producteurs ont du lui faire signer un contrat calculant son salaire à la seconde car il ne doit pas apparaître plus de 3 minutes montre en main dans tout le film.
Après toute une suite de scènes ridicules (le gamin pète la geule à des putains de masses, c'est une pro du vélo (ben oui il s'appelle "Rider", non?), et un photomaton magique l'envoit à Poudlard), Alex finit par être contacté par la section MI-6 des services secrets britanniques. Il apprend ainsi que son oncle était en fait un espion, que tout ce qu’il lui a appris (arts martiaux, langues étrangères, plongée, rafting…) avait pour but de faire de lui un agent, et qu’il serait le seul espoir pour arrêter un super méchant diabolique qui veut faire la même chose que chaque soir, Minus : tenter de conquérir le monde. Alex commence par refuser (non pas parce qu’il n’en n’a rien a battre mais parce ça lui fout sûrement les jetons), mais ces vils du MI-6 menacent de ne pas renouveler le visa de son amie et de l’exclure du pays (ils n’avaient plus d’argument pour le convaincre).
Bref, le môme est lancé et part s’entraîner avec les militaires où chacun a un surnom d’animal. Pour lui ce sera « louveteau ». Il apparaît vite que c’est le plus malin de toute sa section (un écolier de 14 ans par rapport à des militaires ? Oui, là on ne nous a pas pris pour des cons !) et s’en sort avec brio.
Le mioche est donc envoyé en Cornouaille pour déjouer les plans du machiavélique Sayle. Mais tout d’abord a lieu une sorte d’entracte dans le film, qu’on puisse montrer tous les sponsors qui ont payé les effets spéciaux et cascades. Alex passe chercher ses gadgets de mission chez un vieux (comme 007 va voir Q) qui lui passe une Nintendo DS avec pleins de jeux (dont Mario Kart), une tube de dissolvant de métal, un parachute, et le meilleur : un stylo plume que si on plante quelqu’un avec la plume, ça lui injecte un poison qui nous permet de lui demander de faire ce qu’on veut pendant 6h (un peu comme dans « Troll de Troy »).
Le méchant Sayle est l’inventeur d’un nouvel ordinateur, le Stormbreaker, qu’il va offrir à toutes les écoles du pays. Mais le sacripant a décidé de foutre la merde en le piégeant : lors de son inauguration, dès que le 1er Ministre appuiera sur un bouton, ça libèrera un virus dans toutes les écoles de Grande-Bretagne. Pourquoi ? Parce que c’est un frustré qui s’est fait insulté quand il était petit, et que maintenant il veut se venger.
Bien évidemment Alex réussit à l’en empêcher, mais le plus incompréhensible du film arrive lors du dernier acte. Après une baston sur le toit d’un immeuble avec Sayle, Alex est en bien mauvaise posture : il est accroché par un câble à plusieurs centaines de mètres au dessus du vide. Et là qui vient le sauver ? L’homme roux qui tient le double rôle d’inventeur du virus et assassin de son oncle. Pourquoi le sauve-t-il ? On ne nous le dit pas. Fallait bien une fin et les scénaristes n’avaient plus d’idée.
Bref, en plus d’être mauvais, ce film finit salement. Espérons que les producteurs n’auront pas la mauvaise idée d’en faire d’autres. En effet le fait qu’il y ait un sous-titre dans le nom du film laisse supposer cette effrayante éventualité.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire