Californication
J'ai pas l'habitude de faire une kritike de série sur un seul pilote (premier épisode de la première saison, utilisé par les producteurs d'une série pour trouver un diffuseur) et j'attends normalement la fin de saison, voire me met à jour quand y'a eu plusieurs saisons, avant d'en faire un article.
Mais là, j'ai vraiment la flemme et je pense que la série mérite amplement que vous vous plongiez dedans et la suiviez à l'ancienne, semaine après semaine.
Hank Moody est l'auteur du bestseller "God Hates Us" (plus tard adapté au cinéma dans un film merdique avec Tom et Katie) qui n'arrive plus à écrire grand chose depuis que sa femme avec laquelle il partage la garde de leur fille de 13 ans l'a quitté.
Réfugié dans l'alcool, les drogues et les femmes, il mène depuis ce que beaucoup considèreraient comme la vie de rêve bien qu'elle risque de le détruire (moi, je vote vie de rêve).
Assez direct, il n'hésite pas à exposer ses quatres vérités aux personnes qu'il rencontre, ce qui n'aide pas pour se faire des potes.
Sa vie se complique encore quand il apprend que sa fille de 13 ans s'avère sexuellement active et qu'il vient de troncher Mia, 16 ans, la fille du futur nouveau mari de Karen, son ex femme.
Force est de constater que la télé américaine n'a jamais produit autant de série de qualité et que l'offre s'améliore d'année en année, si bien qu'on n'aura bientôt plus assez de temps pour tout matter.
Showtime, network privé au vent en poupe (qui risque fortement de ravir la place de l'historique HBO dans le coeur des fans de séries) y est pour beaucoup, privilégiant les prises de risques et histoires originales, au fil des dernières années.
Après "The L Word", "Weeds" et "Dexter" ("Meadowlands" est un peu en dessous), c'est aujourd'hui une quatrième grande série qui s'ajoute au panel de la chaine.
Ce qui en fait (si mes calculs sont bons) la chaine américaine majeure (public et privé confondu), en matière de séries qui déchire, pour cette année.
"Californication" marque aussi le retour de David Duchovny, 5 ans après la fin d'X Files, une des premières séries américaine majeure au niveau mondial.
Dans le rôle de Hank, il prend totalement le contre pied de ce qu'on aurait put attendre de lui est s'avère juste et crédible en Don Juan quadragénaire.
Enchaînant les conquêtes (quatre ou cinq pour le premier épisode), il ne se comporte pas moins comme un salopard avec chacun d'entre elles, se qui fait assez marrer.
Au rang des rôles secondaire, si chacun rempli sa part du contrat, aucun ne semble bénéficié d'une importance particulière dans le scénario pour le moment et on se penchera sur le cas de Madelaine Zima, magnifique dans le rôle de Mia, en espérant la revoir régulièrement dans le show.
D'une trentaine de minutes, les épisodes se regardent tout seul et on passe un vrai bon moment devant la meilleure nouvelle série de l'année, pour le moment.
Quel dommage que l'on ne puisse pas encore les enchainer.



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