De battre mon coeur s'est arrêté
César du meilleur film en 2005, ce drame raconte le quotidien de Tom (interprété par Romain Duris) qui travaille dans l’immobilier parisien. C’est en fait un voyou qui avec ses partenaires de boulot mettent en place toutes sortes de combines et trafiques pour obtenir ce qu’ils veulent à bas prix, virer les squatteurs, et augmenter leurs acquisitions. Face à ce train-train quotidien qui commence à lui peser, Tom rencontre un jour son ancien prof de piano. Cette rencontre lui ravive le souvenir de sa mère décédée et il se met en tête de passer une audition au conservatoire. Il va ainsi consacrer toute son énergie à travailler le piano, entre les magouilles quotidiennes que lui imposent sont job.
Même si vous n’êtes pas un fan de piano et de musique classique, ce film ne vous laissera pas indifférent. L’ambiance qui s’en dégage est pesante sans être insupportable, de l’action est présente et le scénario est bien huilé. Romain Duris est très bon dans son rôle ; il montre ainsi que ce n’est pas qu’un beau gosse du cinéma français mais qu’il a aussi du talent.
Son interprétation est excellente; le jeune homme doit faire un choix entre ses rêves et la réalité du monde qui l’entoure, bien que ce dernier obéit aux dures règles de l’immobilier véreux et sans scrupules.
Ce film traite aussi des relations père-fils, lorsque les 2 rôles commencent à s’inverser entre les protagonistes, et de la condition des étrangers en situation précaire dans la capitale (aussi bien les squatteurs que la prof de piano chinoise).
D’une apparence simple de part son sujet, ce drame aborde en fait un riche panel de domaines poussant à s’interroger sur l’humain. Le tout est très bien réalisé par Jacques Audiard qui pour la peine mérite amplement son César.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire