New York minute
Par une douce nuit d’été d’août 2007, nous cherchions innocemment avec Ju et Kp de quoi agrémenter la fameuse Blacklist, choix des films les plus mauvais possibles. Tout à coup une idée diabolique me vint à l’esprit : et si on testait un film des sœurs Olsen, impératrices et productrices de niaiseries pour gamines en tout genre ?
-Merde ! J’ai pensé tout haut ?
-Trop tard je lance la mule, intervint Kp. Et comme dit la 4ème loi du Kritikos, c’est celui qui a l’idée qui critique !
Devant partir quelques jours plus tard pour Montréal, j’ai longtemps pensé que je pourrais y échapper, évitant le sujet à chaque fois que je les voyais, mais ces 2 fourbes m’ont attendu au tournant le dernier soir avant mon départ.
-Surpriiiiiiiiiise ! Voici un cadeau !
-Bon ben on commence tout de suite alors ; plus vite c’est commencé, plus vite c’est fini, ces conneries.
L’histoire est celle de tout film existant des sœurs Olsen. C’est l’histoire de 2 sœurs jumelles que tout oppose qui vont être amener à s’associer pour traverser diverses épreuves de la vie…
Enfin « épreuves de la vie » est un bien grand mot, tellement le scénario semble être sortit du cerveau d’une loutre.
Jane et Roxie sont totalement différentes : l’une est modèle, brillante élève. Elle doit se rendre à New York pour un test oral (« oral » pas « buccal » bande d’obsédés !) qui lui permettrait d’obtenir une bourse pour étudier à Londres. L’autre sèche les cours et doit également se rendre à la Grosse Pomme pour assister à un concert. Elle est batteuse dans un groupe de jeunes qui croient faire de la musique mais qui ne sont arrivés qu’à faire pleurer Kp à grosses larmes.
C’est Roxie qui va être l’élément déclencheur de toutes les merdes qui vont arriver aux sœurs. Tout d’abord ses enregistrements contiennent une puce recherchée par la mafia chinoise qui vaudrait des milliards. Ensuite un énergumène appartenant à la brigade de l’école buissonnière à gaulé que son papier d’excuse était un faux (la varicelle à 17 ans c’est louche, en effet !) et la poursuit hardiment.
Bon, on y est ! Le film est en fait une grosse course poursuite entre les différents éléments, et les sœurs vont aussi trouver l’amour… L’une va rencontrer un gamin de son âge, beau gosse et biker de son état. Ils vont à chaque fois se tomber dessus, une fois dans une gare paumée où elles ont été éjectées du train les amenant à NY, puis dans la ville même alors que ce bled était sensé se trouver quand même assez loin (les filles ont à peine le temps de sortir de la voiture qui les a amené, qu’elles tombent dessus : balaise en vélo, le môme !).
Roxie va ni plus, ni moins sortir avec un gars d’au moins 25 piges, bravo le détournement de mineure !
Là vous vous dîtes que c’est déjà très niais. Et ben ce n’est que le début. Il faut rajouter à ça les stéréotypes les plus nuls jamais utilisés au cinéma : les chinois sont fourbes et cruels et mangent des animaux, et les noirs sont gentils et ont le rythme dans la peau. Elles arrivent à un moment chez une grosse mama qui est coiffeuse (après avoir conduit un taxi et fait une course poursuite, j’oubliais). Elles n’ont alors que 2 heures pour rejoindre l’endroit où a lieu l’examen de Jane. Et qu’est-ce qu’elles trouvent à faire ? Essayer des milliers de coiffures, le tout gratos. Elles repartent en prime avec de nouveaux vêtements. Sympas donc les noirs !
En plus est présent dans ce salon un putain de PD insupportable, vous savez la folle qui pousse des petits couinements.
Finalement c’est Kp qui aura fait la performance de la soirée en devinant le dénouement du film. Le commissaire de la brigade de l’école buissonnière va finalement malgré lui (surtout grâce aux soeurs) faire arrêter les chinois fourbes et cruels, et va ainsi sauver le cul de Jane qui n’avait pu présenter son discours. Il va donc réaliser son rêve de toujours : passer dans la police.
Bref, vous l’aurez compris, ce film pue, pique, sent la merde, est pourri et moisi jusqu’à la moelle, que sais-je encore ? C’est nul, nul, nul, et re-nullissime !



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