Prêtes Moi Ta Main
Après une réunion éditoriale avec Itoo et Kp, il à été établi une liste noire de films apparemment tout pourri que nous nous devions de kritiker avant la fin des vacances, par soucis professionnel.
Après "Ultraviolet" (parce qu'on commence par le meilleur, nous, messieurs dames), "la coccinelle revient", "Torque", "Elektra" et bien d'autre merdes (je vous laisse vous reportez aux dernières kritikes, la plupart son issues de la fameuse liste) et avant "Crossroads" ou "Kazaam", la nécessité d'une pause s'est imposé à nous, simples mortels.
En tirant à pile ou face (l'autre possibilité étant "The Grudge 2" (soit "pas de pause") on l'a échappé belle), nous avons choisi de regarder le léger "Prêtes Moi Ta Main", film qui m'intéressa dès la sortie mais que je n'étais pas aller voir constatant qu'aussi simpa que ça avait l'air, je ne comptais pas payer pour ça.
Puis arrive le DVD et l'air du numérique (vous en déduirez ce que vous en déduirez) et nous voilà à la maison, peinard, devant l'une des toutes meilleures comédie française de l'année.
Luis Costa est "le nez" le plus réputé de la capitale.
Par cela, j'entends qu'il est créateur de senteurs dans l'industrie cosmétique, pas que son tarin est encore plus dégueulasse que celui de Depardieu.
Bref. Luis est le seul garçon d'une famille de 6 enfants et se fait constamment concasser les testicules par ses soeurs qui aimerait le voir marié, à maintenant 43 ans.
Pour enfin avoir la paix, Luis décide de mettre en place un stratagème diabolique :
Il offre à Emma, la soeur de son meilleur ami, 15000 euros pour qu'elle prétende être sa fiancée, se faire accepter par sa famille, pour finalement le larguer, au pied de l'autel.
Luis tomberait alors dans une lourde dépression et plus personne n'osera lui parler de mariage.
Mouahahahaha.
Oui, mais non, par ce évidemment, le plan va foiré et Luis va devoir constamment s'adapter, pour espérer avoir la paix.
Le scénario laissant la place pour de nombreuses vannes, Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg s'en donne à coeur joie et nous font sourire en permanence et rire à gorge déployée bien souvent (bien que sourire en riant et difficile).
Tout deux vraiment juste dans leur interprétation, ils enchainent les bons mots où se retrouve dans des situations cocasses qui nous font passé un bien bon moment.
La famille de Luis, bien réussit le tour de force de s'avèrer à la fois insupportable (voulant diriger la vie de Luis par tout les moyens) et attachante (parce qu'ils font marrer, quand même).
On en ressort pas de très grand nom, mais toutes font leur taff et s'avère parfaitement crédible.
Le film, dirigé par Eric Lartigau ne souffre absolument pas du côté artisanal des ses anciens films ("Qui à tuer Pamela Rose?" "Un ticket pour l'espace", qui se résumaient plus à une succession de vannes autour du quel avait été construit (tant bien que mal) une histoire.
Ici, c'est tout a fait le contraire et les blagues découle de l'histoire, pour le bonheur de l'assistance.
Je dois avouer que, si le cinéma français me faisait chier ces derniers temps ("T4XI" et "Les Bronzés 3", ça te nique un moral, aussi), je suis agréablement surpris par ce très bon film.
Aucun film n'étant parfait, ce dernier s'avère un peu court.
Et, si les 80 minutes serve parfaitement l'histoire et permette un rythme soutenu, il laisse la place pour enchainer avec un autre film.
Y'avais quoi déjà, de l'autre côté de la pièce?



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