Rambo II
Et dieu créa Rambo et il décida que les Viets et les Russes allaient en chier longtemps
Je pense qu’un des versets de la bible (l’évangile selon Saint Silvestre) devait contenir un passage dans le genre.
Regarder Rambo II, c’est comme regarder un aquarium, on sait pas trop pourquoi on le fait, on sait pas non plus où ça nous mène mais qu’est-ce que ça détend.
Pour faire simple je vous met dans l’ambiance : Rambo est dans un camp d’internement après avoir défoncé une bonne centaine de personnes dans le premier film. Son ami (le seul) le colonel Trautman vient le chercher pour lui proposer une mission, ce qui lui permettra d’être libre. Evidemment le quidam accepte et le voilà donc partie pour le Vietnam ou il devra retrouver des éventuels prisonnier de guerre américain.
Là vous vous dîtes que le scénario n’est pas trop capilotracté. Je vous rassure, c’est uniquement parce que vous ne connaissez pas les méthodes de travail de john. Je vous explique. Vous connaissez Michael Scofield ? Le personnage super intelligent de la série Prison Break qui a toujours un coup d’avance sur le FBI. Et ben Rambo, lui, il a toujours un chargeur d’avance sur les vietcongs, et il remplace l’encéphale de Michael par la testostérone et la créatine. Et il faut bien avouer que c’est beaucoup plus efficace que la stratégie de Scofield.
Pour en revenir au film, passé les 20 premières minutes plutôt chiante car notre héros ne se bat pas (encore), le reste est un concentré de massacre, d’explosion, de carnage. L’action ne sera brièvement interrompu que par la capture de Rambo du à un commandant Américain, pourri jusqu’à l’os, qui a tout intérêt à ce que John ne revienne pas. Vous vous doutez bien que ce n’est pas ça qui arrêtera notre chef de la diplomatie et il ira même jusqu'à se farcir les Russes de la main gauche pour montrer qu’il en a où je pense.
L’apogée du film est atteinte lorsque la petite amie viet de Rambo se fait farcir de plomb devant ses yeux. Déjà que c’était pas un enfant de cœur, je vous laisse imaginer après ça. Le bougre sortira même un arc (qui lance des flèches avec bombe A intégré d’ailleurs) pour montrer que décidément, il en a vraiment une paire énorme.
Vous l’aurez compris, Rambo II est un film où on pose le cerveau avant d’entrer et où on apprécie les différentes façons de faire la guerre « made in Rambo ». On se demande d’ailleurs bien comment les Américains ont pu perdre la guerre avec dans leur camps un gars capable de décimer la population Vietnamienne et Russe mise ensemble.
Vous aimerez ou pas, mais je tiens tout de même a préciser que se film possède une doctrine assez américaine (le gentil américain fasse aux méchants rouge viets et russes) et que nombre d’entre vous qui auront oublié de mettre le cerveau sur off risque de trouver ça très amoral.



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