Rambo III
Ah, les aventures de John Rambo, plus qu'une vulgarisation erronée du cours de l'histoire, c'est avant tout un grand moment de déconnade et d'effusion de testostérone.
Au niveau cinématographie cependant, c'est pas vraiment de la guerre à la "Full Metal Jacket" et ça ressemble plus à ce qu'on aurait tous voulu faire, étant plus jeune, si on avait l'occasion de filmer les tribulations de notre G.I. Joe (ou Action Man, pour les plus jeunes) favori.
Les balles fusent dans tous les sens, éclatant les méchants tout en s'écartant quand arrive le bien nommé Héros.
Après les U.S. (dans un premier opus qui ne sera vraisemblablement jamais kritiké), le Vietnam (dans un très efficace deuxième volet que le Kp va s'empresser de kritiker, part des accords de Rambo que l'on a passé), c'est en Afghanistan que John Rambo revient pour nous foutre un beau bordel.
Alors que, comme il le dit si bien, ce n'est pas sa guerre, John Rambo se voit contraint de quitter le monastère où il tente de reprendre une vie normale (tout en faisant des combats de rue pour se faire un peu de thunes, on se refait pas totalement, non plus) pour répondre à une mission bien spéciale : Sauver le colonel Trautman, le seul ami qui lui reste (même si ce dernier l'a lâchement abandonné dans Rambo 2).
Voilà, comme vous le voyez, au niveau de l'histoire, ça dépasse pas le 1 mais on s'en fout, nous, on veut voir des morts, et on vas en avoir, croyez moi.
Après une infiltration dans le pays par un village de moudjahidines, où il apprend vite les coutumes locales comme un étrange sport où, à dos de chevaux, les participants (sans nombre limite, c'est du chacun pour sa gueule) doivent s'arranger, sans règles apparantes, pour que le bouc crevé (il avait pas encore découvert le ballon en cuir) se retrouve dans un de trois cercles déssiné au sol.
Pourquoi trois cercles? Pourquoi un bouc crevé? Pourquoi Rambo semble y avoir jouer toute sa vie?
Avant qu'on est le temps de répondre à ces questions, les ruskoffs, ces scélérats, attaquent et foutent en l'air la totalité du camp rebelle.
Déjà que personne voulait suivre John dans sa mission suicide, là, il se retrouve encore plus dans la merde.
N'ayant plus de temps a perdre, John décide d'y aller seul en passant par ce qui lui semble être le passage le plus sûr, le champ de mines.
Monsieur y vas donc gaiement de grands coups de couteau pour découvrir une mine, qui, une fois désarmée, lui dégage la voie vers le camp où est retenu son pote.
Pourquoi appeler ça un champ de mines quand apparemment, il n'y en a qu'une?
Cette question non plus ne trouvera pas de réponse car on veut du sang, pas des réponses, et que si cela implique de fermer les yeux sur des détails du scénar', il en sera ainsi.
Parce qu'il se fait un peu vieux, John s'y reprendra à deux fois pour libérer le colonel.
Une fois pour tout faire péter dans le camp, sans sommation et en faisant des centaines de morts.
Une fois pour libérer le colonel ainsi que tout les autres prisonnier, en faisant seulement deux morts.
Alors que nos amis (John et le colonel pour ceux qui suivent déjà plus) pense être sortis d'affaire et vois au loin la frontière avec le Pakistan, le grand méchant Ruskoff arrive en hélico avec trois quatre tanks, autant de camions de transport pour une centaine de soldats, histoire de foutre la frousse à John.
Et là, le sang ne fait qu'un tour dans la tête (apparemment vide) de Rambo:
-OOOOHH putain, il m'on déjà fait le coup au Vietnam où 200 bols de riz m'ont contraint à me rendre, après que tu m'ai abandonné, gros connard que tu es. Je ne supporterai pas ça une seconde fois.
-Ouais, et tu propose quoi alors?
-Rien à foutre, on fonce.
Et ils y allèrent...
Après avoir explosé une bonne moitié de l'armée adverse, ses derniers amis bicots arrivent au galop, pour semer le trouble dans les troupes adverses et Rambo y voit le moment idéal pour troquer son célèbre arc pour quelque chose plus dans ses cordes, un tank.
Après un dernier affrontement Tank VS Hélicoptère, Rambo sort vainqueur parce que vivant, met fin au bordel dans la région et se rentre aux US, avec son pote colonel, tout en préparant de nouvelles aventures (pour bientôt et ça risque de faire mal).
C'est pour nous le moment du bilan, assez simple bien que sévère pour les ennemis de John.
Après avoir mis à la pate un tripoté de compatriotes corrompus, un demi millier de Viets et le même nombre de Russes, gagné deux guerres que les U.S n'ont au fait pas gagné, on arrive au résultat suivant
John Rambo : 2 Communisme : 0.
C'est donc définitivement un G.I. Joe !
Pour finir, je citerai cette citation au combien bouleversante de Sylvester S. (1946-???) qui, en 1988, dit à son sujet : "Moi, faut pas me faire chier."



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