Yellow Submarine
“We all live in the yellow submarine, yellow submarine, yellow submarine”
Tout d’abord à cause du dessin : très original, ce sont des mélanges de photos et de dessins aux couleurs très « hippies ». L’animation n’est pas classique : des images fixes ont étés animées et agencées entre elles, le décors est remplit de frises, et le tout est mêlé à des morceaux de dessins animés de style « South Park », animation parlant.
Si vous ne voyez pas de quoi je parle et que vous avez aimé les parties animées de « Sacré Graal » des Monthy Pythons, vous adorerez « Yellow Submarine ».
A Pepperland, les radins bleus, créatures monstrueuses et dégeulasses, décident d’envahir le pays en « bleuifiant » tout : c’est à dire tout détruire (jeu de mot entre « to blue » et « to blew », exploser), en annihilant toutes les autres couleurs et paralysant tout être vivant.
Seule le capitaine d’un sous-marin jaune s’en sort et s’enfuit. Il arrive finalement à Liverpool où il rencontre 4 jeunes hommes appelés Ringo, Georges, Paul et John (mais qui ça peut bien être ?). Il parvient à les convaincre de venir et les 5 compères partent pour Pepperland : en effet seule la musique peut combattre les radins bleus qui rapetissent lorsqu’ils en entendent.
Vous vous dîtes déjà que c’est déjanté. Et bien ce n’est rien à côté de la multitude de détails psychédéliques apparaissant tout au long des 1h30 de film. La maison des Beatles à un long couloir avec des centaines de portes derrière lesquelles ont lieus pleins d’évènements totalement irrationnels, illogiques et anachroniques, faisant référence aux vieux Tex Avery : un train lancé à toute vitesse, des montres, des mains volantes, des parapluies, Frankenstein, une scène de « King Kong », etc.
Une fois embarqués dans le sous-marin, leurs aventures commencent : ils doivent traverser la mer des sciences où ils rencontreront diverses sortes de monstres ainsi que quelques problèmes du continuum espace-temps, ce qui va les faire rajeunir et vieillir. Ils auront alors des discussions complètement décalées sur la théorie de la relativité d’Einstein, fidèles à l’humour anglais.
Pour combattre les infâmes radins bleus, il faut faire de la musique. Et bien sâchez que pour notre plus grand bonheur, ils n’attendront pas la bataille finale pour effectuer le 1er morceau. A l’instar des Disney classiques, les chansons sont réparties tout au long du film, servant ici de transition entre 2 scènes et là au déroulement d’un évènement. Le répertoire utilisé est impressionnant de qualité, presque chaque morceau étant aujourd’hui culte : « Yellow Submarine », « All you need is love », « Lucy in the sky with diamonds » pour ne citer que les plus connues ainsi que pleins de chanson du Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band.
On se laisse bercer sans s’endormir, on est tout simplement bien.
Bref, ce film de bientôt 40 ans a très bien passé l’épreuve du temps et je suis sûr que dans 40 autres années il aura toujours le même effet sur ses spectateurs : du pur bonheur !



1 commentaire:
Themselves
Ju
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