Voilà une kritike que je voulais écrire depuis un moment.
Par manque de force d'esprit, je n'avais pas réussi à passer le pilot et c'est aujourd'hui (et fièrement) sur la complète première saison que je vais pouvoir vous parler de la série "phénomène" (hic) du moment, "Grey's Anatomy".
Vous aimez la médecine facile, celle qui marche où on sauve les gentils, s'avère magnanime avec les méchants et trouve toujours une solution au problème des patients?
Vous aimez les gens qui se posent quinze fois la même question avant de prendre la mauvaise décision?
Vous aurez aimer savoir ce que "Les Feux de l'amour" aurait put donner si on avait habillé tout le monde en blouses bleues?
Alors accrochez vous parce que cette série va vous plaire.
Le docteur Meredith Grey est la fille de la très respectée (et très Alzheimerée) Ellis Grey, grande figure de la chirurgie américaine, si ce n'est mondiale.
A l'hôpital central de Seattle, Meredith débarque avec sa bande de potes super simpas en tant qu'internes où il doivent vite prendre le rythme éprouvant de la vie de médecin.
La série étant basée sur les personnages et leur interaction, nous apprendrons donc peu à peu leur passé et les questions présentes qu'ils se posent sur la vie, l'amour, l'amitié, la médecine, etc.
On m'as souvent dit que je n'étais pas objectif quand je disais de que cette série était à chier sans la regarder.
J'ai donc prendre mon courage à deux mains pour me faire les 9 épisodes de la mauvaise première saison (assez vite d'ailleurs, je trouve)o tù j'ai pûs trouver matériel à critiquer (en bon comme en mauvais).
Et matériel à critiquer, il y a.
Mais revenons un peu en arrière tout d'abord.
Comme indiqué quelques lignes plus haut, la première saison ne compte que 9 épisodes de 40 minutes, contre 27 pour la seconde (c'est pour ça que j'ai arrêté) et 25 pour la troisième.
Pourquoi cela me demandez vous?Ma première réponse serait vulgaire et assez courte et je vais donc opter pour une explication un poil plus développée.
C'est par simple précaution.
ABC n'est pas le genre de chaîne à prendre des gros risques et évite de produire de coûteuse série sans savoir si le public va accrocher.
Avec le déclin d'Urgences et la concurrence indirecte (différente case horaire) de "House M.D." (série en tout point supérieurs), on a préféré pas prendre de risques et la jouer finot.
Après un pilot moyen, la série à été conduit pour 9 épisodes pas terribles, histoire de mettre un terme à tout ce bordel que personne ne voudra voir.
Le problème, c'est que, contre toute attente, les gens sont tombé dans le panneau et le show à marché du tonnerre, pour sa première année.
(Dans un pays où 30 millions de cons suivent chaque semaine "American Idol", je cherche plus à comprendre moi)
Ne soyons pas mauvaise langue et cherchons donc les raisons de ce succès avant d'énoncer ses faiblesses.
La principale force de la série se trouve dans son casting.
Non pas qu'ils jouent super bien (on leur demande pas monts et merveilles et le script est plutôt basique) mais ils sont tous plutôt "good looking", ce qui attire toujours du monde.
Ensuite, on les fait jouer des situations à la con où, au final, tout le monde fini par coucher avec tout le monde si bien que c'est cool parce qu'on les voit plus et qu'il font ce qu'on attend d'eux (tout sauf de la médecine quoi).
Ensuite, au niveau des forces de la série, il y a Katherine Eighl (oui, elle a joué dans Roswell et dans plein des films qui sont tout pourris…) qui est carrément canonique.
Mais je crois que cet atout rentre dans la même catégorie que le premier point…
Au niveau des réussites y'a aussi...euh, non, au fait c'est tout.
Merde, je vois rien d'autre au niveau des qualités.
L'attrait citer ci dessus s'avère a double tranchant et les acteurs ne sont pas super crédibles en médecins qui passent pour des demi dieux (aussi intelligent que beaux, intègres, prévenant et compréhensifs. Tous des anges passé la carapace de certains).
Vous vouliez des personnages idéals et stéréotypés, les voilà.
Y'en aura pour tout les goûts, les noirs, les chinois, les timides, les extravertis, les blondes, les bonnes, les minces, les…euh non, y'a pas trop de moches au fait.
Tout les épisodes débute et se conclus par ce que j'appellerai "les pensées du docteur Grey" où Meredith se pose tout un tas de question vraiment à la con sensé créer une réaction chez le spectateur pour qu'il s'intérroge sur ces sujets.
On relevera donc une brillante tirade sur la solitude, les hommes et leurs penis, la peur de l'inconnu et d'autres notions plus interessante que bien traitées.
Pour une série médicale, le peu de place accordé aux performances chirurgicales et aux diagnostiques est assez impressionnant.
On se fait pas chier à chercher des heures ce qui ne va pas avec le patient mais on prefère se prend la tête sur des questions psycho à la con, parce qu'on sait qu'au final, on va le sauver, le jeune sur le billard.
De plus, les situations sont devinables 10 minutes à l'avance et on n'a aucun doute de la direction que va prendre l'épisode.
Bien sûr que si ils se bécotent dans l'escalier ils vont se faire lever.
Bien sûr que le psycho il va donner à Izzie l'ingrédient manquant de la recette de sa mère.
Bien sûr qu'il va se pointer dans ce putain de bar.
Bien sûr que je suis un demeuré, pourquoi je regarderai sinon?
A vrai dire, les histoires de cœur occupent plus de place qu'autre chose, dans la série.
Et je ne parle pas d'histoires matures ou intéressantes ici, non, c'est comme si "One Tree Hill" avait décidé de tourner dans un hôpital.
Ca se pose des questions vide de sens auquelles il faut bien deux épisodes pour répondre (Yang qui met 7 semaines à se faire avorter, alors que n'importe quel con qui à regarder une fois "E.R" sait que c'est pas conseiller d'attendre, pendant que O'Malley se demande si c'est le bon moment pour avouer ses sentiments à Grey qui passe les trois quart de la saison à se demander si elle doit revoir le docteur Shepperd, vu que c'est son supérieur et que c'est pas correct mais voilà elle peut pas se retenir puisque c'est fusionnel, et en plus il est marié…) si bien qu'on a vite envie de remuer les scénaristes un bon coup pour qu'ils arrête de brasser de la merde.
Fonctionnant sur un système de huit clos (on voit rarement le dehors de l'hôpital), les collègues ne tardent pas à créer des liens et coucher ensemble si bien qu'a la fin de la première saison, ils se retrouvent avec une épidémie de syphilis parmi le staff.
C'est peu être le seul moment de la saison qui m'a fait rire.
J'avais entendu du bon de la bande originale de la série mais, en dehors du theme d'ouverture par Psapp (la vidéo générique est a chier, par contre) je ne pourrais même pas vous citer une chanson que j'ai entendu ou me rappeler d'une scène à l'habillage sonore remarquable et je pense donc qu'on m'a encore menti.
Je ne serais pas arriver jusqu'au épisodes avec Christina Ricci mais la série est tout simplement "trop" pour moi.
Trop niais, trop lent, trop vulgarisé, trop stéréotypé, trop attendu, trop de la merde, etc.
En plus, j'ai lu que ça parler d'une bombe dans le corps d'un patient à opéré (et sans le docteur Stiles, je veux pas voir à quoi ça vas ressembler)Certains vous diront que c'est par ce que c'est avant tout une série de gonzesses.
J'aime à avoir une meilleure estime du genre humain.
Ju