Dude, where's my car?
Parcequ’un séjour dans un pays étranger signifie la découverte de sa culture, je n’ai pas bronché quand l’un de mes colocs m’a proposé le « film qui l’a fait le plus rire de sa vie». Ayant regardé ensemble « Borat » (et toujours autant rigolé au 2ème visionnage !) la veille je ne me suis douté de rien pendant un moment. Le premier hic a eu lieu lorsque j’ai vu la couverture de « Dude where’s my car ?» : dieu que ça a l’air mauvais ! En plus le titre est on ne peut plus absurde et laisse présager le pire. Et que dire de la présence d’Ashton Kutcher, Seann William Scott et Jennifer Garner (petite dédicace à Kp au passage !).
N’écoutant que mon optimisme je vais faire un tour sur allociné pour voir les critiques : 3 étoiles de moyenne, film comparé aux Monthy Pythons, etc… Là je me dis « pourquoi pas, en fait ? Défaisons-nous de nos préjugés : ce n’est pas parce que ce film sent la merde à 30 bornes qu’il sera forcément mauvais. Une étincelle de présence d’esprit me rappelle qu’Allociné n’est pas une référence, mais je fais fi de ces remontrances intérieures.
Et c’est parti : le film s’ouvre sur Jesse et Chester, 2 ados qui ont apparemment pris une grosse cuite : ils ne se rappellent de rien et ont vraiment la tête dans le cul. Lorsqu’ils se rappellent enfin que c’est l’anniversaire de leurs copines aussi sœurs jumelles (non pas les « Olsens », ouf !) ils se préparent à sortir. Quelle n’est pas leur déception de découvrir que leur voiture dans laquelle se trouvaient les cadeaux n’est plus là (la scène st d’ailleurs super lourde : ils se renvoient pendant 2 très longues minutes le dialogue : « dude, where’s my car ? », « where’s your car, dude ? », dude, where’s my car ? », « where’s your car, dude ? », etc…).
Ils partent alors à la recherche de la dite voiture en allant à divers endroits de la ville. Lors de leurs diverses rencontres ils se rendront compte qu’ils ont à la fois volé de l’argent, acheté un putain de cabriolet (mais ils continuent à chercher l’ancienne qui est une bouse) et qu’ils seraient en possession d’une arme au nom imprononçable. Ils sont alors poursuivit par des racailles, des femmes en chaleur, des PD, et une secte. Bien sûr leurs petites amies se feront enlever et ils les sauveront.
Si ce film est partit d’une première volonté de faire du second degrés, sachez que c’est raté : on voit les feintes venir à 50 km et en plus elles ne sont pas drôles. Tout est basé sur un « pipi-caca-gros seins-canabis » super lourd, et une tentative de comique de répétition qui peut faire sourir en étant chargé au préalable en alcool (au moins 3 pintes de « fin du monde », bière québoche à 10 °) et des effets spéciaux ratés exprès (je ne suis en fait pas sûr de ce dernier point).
On a donc un exemple de navet américain fait par des américains, pour des américains et qui ne fait rire QUE des américains.
Alors quand je vois des connards qui osent commettre le sacrilège de comparer ce purin aux magnifiques Monthy Python, j’ai vraiment envie de lancer une fatwa sur ces infidèles qui ne méritent qu’on leur mette un « abus » sur le site. Et que dire des critiques professionnels qui mettent 3 étoiles ; c’est à croire que ce métier regorge d’individus qui ne connaissent rien au cinéma et à l’humour. Je veux bien que tous les goûts soient dans la nature, mais il y a des fois des limites dont on ne comprend pas pourquoi elles sont dépassées.



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