En Bonne Compagnie
Scarlett Johansson est sans nul doute la meilleure actrice de ses dernières années.
Ceci lui permet maintenant de choisir minutieusement ses films, enchaîner les Woody Allen, préparé le prochain Frank Miller avec Samuel L. Jackson où se faire propulser tête d'affiche du prochain Levinson.
Ceci etant, ce ne fût pas toujours la fête la fête et la miss Johansson a aussi eût la tache de relever des films tout pourris, par sa seule présence.
C'était le cas pour "Arrac Attack" ou "le Dalhia Noir", c'est, dans une moindre mesure, le cas pour la comédie familiale "En Bonne Compagnie".
Dan Foreman, 51 ans, est responsable marketing du magazine Sports America, qui vient d'être rachetté par Teddy K, un pompeux golden boy ou start up genius.
Ce dernier met Carter Duryea à la tête de la branche, au poste de nouveau patron de Dan.
Carter est constamment poussé par ses supérieurs à augmenter les gains du journal et doit rapidement se séparer de nombreux employés.
A 26 ans, ce dernier n'a pas grand chose d'autre que son travail dans la vie.
Lorsqu'il fait la connaissance d'Alex, la fille de Dan qui vient de rentrer à NYU, il tombe amoureux d'elle et entretiens une relation cachée à son employé.
Les relations déjà tendues des deux hommes en prennent encore un coup.
Voilà, comme vous vous en doutez, le père va découvrir la relations des deux jeunes gens (faut dire que pavaner à son anniversaire, y'a plus malin), le jeune va devenir plus humain (au départ c'est un vrai requin), l'entreprise va propérer, etc.
Le côté attendu du film est son principal défaut.
On devine tout ce qui va se passer 15 minutes à l'avance.
Si c'est simpa au début (putain, je suis futé), on se rend vite compte que c'est les scénaristes qui n'ont fait aucun efforts.
Ceci plombe carrement le film qui passe d'agréable à moyen mais regardable dès la fin de la première heure.
La force du film tient dans son casting.
En plus de Scarlett Johansson, brillante comme à son habitude, on retrouve Topher Grace, un jeune acteur plutôt talentueux auparavant apperçu dans Traffic, Ocean's Eleven et le 70's show.
Cette performance lui d'ailleurs permis de décrocher le rôle du méchant dans le troisième Spiderman.
Le film est assez long (1h50) mais bien agencé dans le temps pour qu'on se fasse pas trop chier.
Le tout s'achève sur un happy end assez relou où le jeune découvre les vrais valeurs de la vie, le vieux réussi le coup de sa carrière, etc.
Un comédie moyenne qui aurait couler bien profond sans la qualité de ses interprètes principaux.



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