Factory Girl
"The Factory" est le studio utilisé par Andy Warhol, au centre de New York pour la création de ses oeuvres majeures, ainsi que pour ses films de cinéma.
Edie Sedgwick fût le symbole, si ce n'est la muse, du travail de Warhol de 1965 à 1968.
Ce film est basé sur son autiobiographie où elle raconte comment elle a cotoyé les étoiles, et comment elle en a chuté.
Edie Sedgwick est une jeune femme de 22 ans, de famille aisée et ayant fait des études artistiques, qui arrive à New York où elle rencontre une personne à qui elle voue une admiration immense, Andy Warhol.
La jeune femme, désireuse de faire du cinéma depuis qu'elle a vu l'affiche de "Breakfast At Tiffany's", ne tarde pas à rencontrer son idole qui s'attache à elle et se propose de la propulser au rang de star, à travers ses films.
Le problème, c'est que les films de Warhol ne sont pas vraiment reconnus et ne genèrent pas beaucoup de profits.
(je sais pas si vous avaient essayé d'en voir un mais ça ressemble pas a grand chose, limite porno et avec un sens si bien caché que personne à reussi à le trouver)
De plus, Edie mène un train de vie un poil luxueux et claque le peu de thunes qu'elle peut gagner ou que ces parents lui procurent.
Parents avec lesquels elle entretien des rapports conflictuels tant ces derniers ne comprennent pas ce qu'elle trouve à 'ce pédé de warhol' (je cite) et ne considère pas le cinéma comme un moyen de gagner sa vie.
Si on ajoute à cela le fait que son père soit à l'origine du suicide son frère et qu'il ai continuellement abusé d'elle depuis ses 8 ans, sous le silence de sa mère, vous comprenez que c'est pas la grande joie.
Ces derniers ne tarderont d'ailleurs pas à couper une grande partie des vivres d'Edie.
Dans le contexte des années 60 (couleurs qui te niquent les yeux, habits plus moches les uns que les autres, libération sexuelle, drogues à profusion), Edie ne tarde pas à tomber dans le cercle vicieux de la drogue dont elle ne sortira jamais vraiment.
C'est alors qu'elle rencontre Bob Dylan, avec lequel elle entretien une relation passionnelle et qui lui proposera de tout quitter pour lui.
Andy ne supporte pas de voir sa belle parader au bras d'un autre (parce qu'il semble l'aimer bien qu'on ne sache jamais si il est gay, bi ou hétéro) et se met a torpiller son travail.
Edie refuse la main qui lui est tendue par Dylan et se tourne vers Warhol qui l'exclue peu à peu.
C'est le début de l'enfer pour la belle jeune femme qui mourra d'une overdose à seulement 28 ans.
Nous suivons donc les 4 ans les plus importants de sa vie, sur un musique plus temporelle qu'en lien direct avec les scènes, mis à part le rock psychédélique du Velvet Underground sur la descente aux enfer d'Edie, défoncée dans les rues de New York.
Le film et les éléments qu'ils présentent amène à deux constats:
-Tout d'abord, le biopic est un excellent exercice pour découvrir de quoi son réelement capable des acteurs et leur permettre de donner le meilleur d'eux mêmes.
Ainsi, Sienna Miller à dut étudié pendant près d'un an les mimiques, expressions et attitudes de la véritable Edie Sedgwick pour proposer une interprétation tout simplement exceptionelle de cette femme, à des années lumières de ses autres rôles (la pute rusée de "Lawyer Cake" ou l'actrice en devenir de "Interview").
Si le film était plus médiatisé, celà aurait sans doute donné lieu à une nomination aux Oscars.
Guy Pearce et Hayden Christensen prouve eux aussi leur qualité dramatique et je dois avouer que je suis agréablement surpris par le second qui m'avait fait plus peur qu'autre chose dans les prequels ratés de "Star Wars".
Ceci peut être un enseignement du fait qu'il ne faut pas juger un acteur sur un seul rôle.
-Ensuite, tout le film suggère fortement une évidence qui nous sautent aux yeux après une heure et demi :
Andy Warhol était vraiment un enculé.



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