Il était une fois en Amérique
Pour commencer ce mois de septembre synonyme de rentrée ainsi que début de période de sortie de films « Oscarisables », révisons nos classiques de ce qu’on peut appeler le VRAI cinéma (même si celui-là ne l’a pas eut, putains d’amerloques !). En 1984, il maestro Sergio Leone sort son dernier film qu’il aura mit une quinzaine d’années à mettre en place. Finis les westerns. Le réalisateur va nous narrer une sombre histoire de mafia se déroulant au début du siècle à New York.
Ne fuyez pas : d’une apparence compliquée, le montage du film est très bien réalisé, ce qui nous permet de ne pas nous y perdre.
En résumé, voici l’histoire : au début du XXème siècle, le jeune David Aaronson dit « Noodle » traîne dans les rues, effectuant des mauvais coups avec sa bande. Il rencontre un jour un autre jeune de son âge, Max, avec qui il va s’associer pour faire des coups de plus en plus gros. Leur débrouillardise les amène à entrer en contact avec la mafia juive locale à qui ils proposent leurs services, car plein d’imagination et d’idées nouvelles pour déjouer les pièges des policiers. Ils prennent alors conscience du niveau qu’ils ont atteint et font un pacte « à la vie à la mort », de ne jamais se séparer, tout ça…
Je préfère m’arrêter là car le reste du scénario étant excellent, je ne voudrais pas vous gâcher le film. Sâchez seulement qu’il sera par la suite question de prison, trahison, vengeance et d’amour (de la poésie, bordel de merde !).
On s’attache à tous les personnages de la bande et de leur entourage dont on suit la vie de l’enfance aux jours actuels ou la mort. C’est une sorte de saga effectuée en un film. Et c’est peut-être là que Sergio a pêché : la longueur importante de 3h40 aurait pu être divisée en 2 films. Je pense que ça en arrêtera certains. Pourtant cela se révèle bien moins long que certaines bouses de 1h20 ou même de bons films de 2h30. On est tellement absorbé par l’histoire que ça passe vite, en fait. Il faut seulement ne pas avoir commencé le visionnage à 1h du mat (n’est-ce pas, Ju ?).
Niveau mise en scène, on a affaire à du grand génie. Sergio Leone signe sûrement son meilleur film, tellement tout est précis et sans bavures. Les décors de la Grosse Pomme n’ont presque rien à envier à ceux de Monument Valley auxquels il nous habituait avec ses Westerns (le passage des gamins avec le pont de Brooklyn en arrière-plan par exemple, est mythique).
Ensuite pour ceux qui n’en étaient toujours pas convaincus, Robert de Niro nous prouve encore que c’est un grand acteur. Il crève l’écran par sa présence et la justesse de son interprétation.
Enfin que ne serait un film de Sergio Leone sans la musique magique du genio Ennio Morricone ? Une fois de plus le compositeur italien montre tout son talent, signant des morceaux lyriques et mélancoliques, tout à fait en accord avec l’ambiance générale se dégageant de cette œuvre.
Bref si malgrès tout ça vous n’êtes toujours pas motivés à cause de la longueur, commencez en fin d’après-midi ou regardez-le en 2 fois, mais ce film est une référence à voir au moins une fois dans sa vie, au même titre que « Le Parrain ».
Itoo



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