Mulholland Drive
J'ai pas vraiment l'habitude d'écrire sur des films que j'ai pas compris (non pas par peur ou soucis de conscience mais pace qu'il n'y a que très peu de films que je ne comprends pas).
Quand ce dernier est de la qualité de Mulholland Drive, nominé à la palme d'or, je mets ma fierté de côté en admettant qu'il n'y a rien à comprendre (sinon j'aurai trouvé) et je vous expose les qualités du dit film.
Mulholland Drive, pour ceux qui l'ignore encore est un route californienne de montagne (même si on devrait parler de colline) qui mène aux fameuses lettres H-O-L-L-Y-W-O-O-D qui constitue une ballade très privé des touristes et des amoureux (pour les magnifiques points de vue qu'elle offre sur la cité des anges).
C'est sur la dite route qu'un soir, une jeune femme voit un accident lui sauver la vie alors que son chauffeur avait décidé de la descendre.
Alors que n'importe quelle conne de teenie movie serait aller voir pour des survivants ("Eh Oh, monsieur le tueur ! Vous allez bien?"), la belle brune décide d'adopter la seule conduite valable et se barre en courrant avant de s'endormir dans un buisson.
Elle profite alors qu'une vieille se barre au Canada pour s'introduire dans sa maison et s'y reposer.
C'est alors qu'arrive Betty, la nièce de la vieille précédemment citée, qui est venu à Los Angeles pour tenter sa chance dans le cinéma.
Les deux jeunes femmes apprennent à se connaître (y compris au niveau sexuel) tout en recherchant les origines de la brune amnésique que l'on appellera Rita.
Voilà pour le point de départ, plus vous en dire ne ferai que vous gâcher la surprise et vous donner des pistes de recherches quand au bordel final.
Je n'en ferai rien et vous annonce que vous allez juste bien en chier, pour remettre les pièces ensemble.
Le film s'avère torturé et soulève de nombreuses questions, dans le style caractéristique de Lynch.
C'est pour cela qu'on l'a nominé aux Oscars et au festival de Cannes dans la catégorie du meilleur réalisateur (il gagna d'ailleurs sur la croisette).
C'est pour cela que je ne regarde pas ses film.
Bien que le film soulève un nombre conséquent de questions (qui est Rita? Pourquoi le chauffeur est si méchant? Betty va-t-elle réussir à Hollywood? C'est qui ce gars qui rêve d'un Pierrafeu? Pourquoi y'a des nains dans le sac papier? Qui s'est qui à encore fini le lait?), le tout nous semble entrer dans une réflexion plus globale dans les pièces s'assemble peu à peu.
C'est alors que se termine la deuxième heure du film (ah oui, j'ai oublié de vous prévenir, il est long) qui correspond avec un coup de théâtre foutant en l'air toutes vous théories et vous laissant dans une merde noire avec la forte impression que vous êtes un con, et que Kawajima vous a menti.
(Personnellement, j'ai surtout pensé qu'on se fouter de ma gueule, mais bon)
Je reste ouvert à toutes suggestion (en commentaire) au cas où quelqu'un est compris quelque chose.
Ju



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