Le Diable s'habille en Prada
Adapté d'un livre best seller, de Lauren Weisberger, acclamé par la critique, le film "le diable s'habille en Prada" me semblait une bonne approche fainéante pour me faire une idée sur le phénomène.
Malheureusement, l'adaptation d'un livre sur grand écran est un exercice souvent raté (pas autant que l'adaptation de jeux vidéos mais quand même) et, pour un "Fight Club" (magnifique roman de Palahniuk, excellent film de Fincher), on a droit à un "Da Vinci Code", un "Tour du monde en quatre vingt jours" et un "Hell", ou autant de très bons bouquins ayant donné des abominations cinématographiques.
Dans une moindre mesure, c'est aussi le cas de ce diable qui s'habille en Prada.
J'ai pas lu et ne compte pas lire le livre mais je ne peut qu'imaginer (et espérer) qu'il est bien mieux que cette banale comédie hollywoodienne.
Andrea est une jeune diplômée, écrivain à ses heures, qui cherche a percer en temps que journaliste, dans la ville de New York.
Elle trouve le tremplin idéal en devenant l'assistante secrétaire de Miranda Priestly, rédactrice en chef de Runway, le plus grand magazine de mode au monde.
Le job s'avèrera beaucoup plus difficile que prévu et la jeune femme va découvrir la dure réalité du milieu de la mode, avec un métier de larbin qui l'éloignera peu à peu de ses potes, de sa famille.
La première partie du film s'attarde sur le décalage entre Andrea et le milieu de la mode.
La première est adapte des pull en polyester dégueulasse et ne fait pas la différence entre du Dior et du Wannabe, ou une paire de Blahnik et des bottines de la redoute.
Le second est un petit monde en constante effervescence, peuplé de pédés et de canons odieuses, parlant trop fort, qui détermine ce que les plus fortunés se devront de porter cette année.
Stéréotypé me dirait vous?
Ce n'est que le début.
Pour garder son emploi, Andrea se doit donc de jouer le jeu, et, alors que tout le monde lui disait qu'elle était grosse et moche, elle se fait re-styler et revient en foutre plein les yeux à ses collègues et sa patronne.
(Mais nous, on le savait déjà qu'elle était canonique, la jeune et que ils auraient choisi une moche si il fallait lire le livre à la lettre, mais bon, si ils avaient suivit le livre, ils aurait peut être repris les dialogues tout juste fadasse)
Par intervention divine, elle sait désormais faire son job et réussit toutes sortes de missions donnée par Miranda, qui semble la tester.
"Dit, mes filles aimeraient bien lire le dernier Harry Potter, j'en attend un exemplaire sur mon bureau à 15h!"
"Très bien je passe de suite chez Border's."
"Non, là je crois que tu m'as pas compris, quand je dit le dernier, je veut pas dire 'le dernier sorti' mais 'le dernier de la série'.
Tu te démerde et tu me le trouve."
Comme senti à quinze bornes, la jeune Andrea perd peu à peu son âme et ses amis en se prenant au jeu de la mode.
Côté professionnel, c'est l'escalade et on lui confit toujours plus de responsabilité et elle semble vraiment faire son trop dans le milieu.
Elle va d'expos en essayage, en banquet et rentre rarement chez elle avant la nuit noire.
Sa relation avec son ptit copain (Vinnie Chase d'Entourage) part en couille et elle ne sait comment recoller les morceaux.
Ne vous en faites pas, on a (malheureusement) droit à un happy ending foireux où tout le monde (ou presque) obtiens ce qu'il veut, la vie est belle et tout ça.
Quelques questions restent en suspend mais le film a déjà duré plus de 110 minutes et c'est le moment d'y mettre un terme.
Un film tout juste moyen, bon à regarder pour Anne Hataway (non, c'est pas la soeur de Carol) ou la performance (comme toujours honnête) de Meryl Streep.
Si vous pouvez d'ailleurs faire quelque chose à côté, ça ne passe que plus facilement.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire