Orgueil & Préjugés
Si on est assez fier de notre black list chez les Kritikos, un autre de nos commandements est de souligner des réussites, encourager les films que vous n’iriez pas forcement voir.
Si je dit à la plus part des gars qu’ « Orgueil et Préjugés » est une romance qui prend cours à la fin du XVIII siècle, ils vont fuir.
Ce serait cependant une erreur et, si la période me rebute (les clivages riches/pauvres, le style vestimentaire un poil excentrique, le rôle de la femme, etc.), je me dois de reconnaître un bon film quand j’en vois un et celui-ci est excellent.
Le principal soucis de leur mère (comme pour toute les familles moyennes de l’époque) et de s’assurer que ces dernières puissent se marier avec de riches bourgeois, capables de les entretenir au sein d’une famille.
Un jour arrive messieurs Bingley et Darcy qui vont, à tout jamais, tourmenter les coeurs de Jane et Elizabeth, les deux aînées des sœurs Bennett.
Les relations entre ces personnes ne s’avèrent pas aussi faciles qu’attendu et les personnages ne cesseront de se fuir, se retrouver, et de changer d’avis les uns sur les autres.
Ne m’en tenais pas rigueur et sachez que le film est bien plus que cela.
Il s’agit de la seconde adaptation cinématographique du classique de la littérature anglaise publié par Jane Austen, en 1813.
Les relations entre les différents personnages ne sont pas niais pour un sous et paraissent réalistes et proches, malgré le faussé temporel qui nous sépare de l’histoire.
On se délecte de chaque moment des deux heures du film qui ne se font pas sentir une seconde.
Même si l’Action (notez le grand A, il se passe de trucs tout de même) est absente du film, le film est parfaitement calibré et constamment rythmé sans qu’un partie pêche par rapport à une autre.
Du grand art de réalisation, ce qui encore plus impressionnant quand on sait que c’est un premier film.
En plus d’un BAFTA (Oscars Anglais) entre autres récompense british, le films à été nominé dans 4 catégories aux Oscars telles que la direction artistique (je sais pas trop ce que ça peut être, sans doute un gars avec un sifflet qui leur dit où aller, comment jouer) et la création de costumes (d’époque), essentiel à tout film historique.
La jeune anglaise semble d’ailleurs avoir compris que c’est le genre de rôles formateur pour une carrière crédible et a déclaré vouloir arrêter les grosses merdes comme le pirate des caraïbes (elle à parlé de « blockbusters hollywoodiens » de façon plus générale mais j’ai bien compris ce qu’elle essayait de dire).
Il s’agit du premier film du réalisateur Joe Wright, dont attend le magnifique « Atonement », encensé par les critiques professionnelles au pays de l’oncle Sam, qui s’impose définitivement comme un réalisateur à suivre ces prochaines années.
Ju



2 commentaires:
Moi je l'aime bien dans "love actually" la petite Keira mais je pense que son meilleur rôle, c'est dans "joue la comme Beckam". Enfin bref je dis ça parce que les Kritikos connaissent pas grand chose au cinéma.
Par contre, si il y a un film où elle est à chier (comme le film d'ailleurs)c'est bien dans "The Jacket" et je ne peut que détester celui qui me l'a conseillé.
L'ironiste.
Waou, deuxième commentaire et tu persiste dans une vision du cinéma qui nous nuit à tous.
Ta pugnacité n'a d'égal que ta franchise et je te respecte pour ça...
Ju
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