Sicko
Michael Moore, rebelle devant l’éternel à pris une décision aussi original que couillu concernant son dernier documentaire « Sicko ».
Alors que ce dernier est projeté depuis 1 semaine sur nos écrans français, il est disponible depuis maintenant plusieurs mois sur Internet, à l’initiative du réalisateur lui-même, soucieux de préserver le contenu d’une œuvre facilement censurable au pays de l’oncle Sam.
Pendant que certains crient au suicide financier, je dis merci me m’attaque à sa kritike.
Pour ceux qui l’ignore, le système américain est privatisé et aux mains de grandes sociétés d’assurance auprès desquelles les personnes cotisent toute leur vie pour être couvert en cas de pépin (traitements, opérations).
Cependant, en plus des 50 millions de personnes qui n’ont pas d’assurance aux USA, il nous exposé que les assuré ne sont pas vraiment à l’abri et victime de nombreux abus.
Michael Moore ira donc aux quatre coins du pays pour relever les cas les plus extrêmes avant de se rendre en Europe puis a Cuba pour y comparer le système de santé au modèle ricain.
Dans la brillante première partie, il nous est exposé les failles évidentes du système US censé favoriser les plus fortunés.
On apprend donc que les dossiers de demande de souscription à une compagnie d’assurance sont scrupuleusement analysés pour relever la moindre faille ou antécédent permettant à la compagnie de le refuser (pourquoi assurer des malades qui vont couter cher quand on peut prendre l’argent des plein de thunes en pleine forme).
Aussi, on se rend compte qu’une fois assuré, le problème n’est pas réglé et les compagnies fixent des règles totalement absurdes pour assurer le remboursement des frais (aller à tel hôpital, suivre telle procédure, etc.) faisant que beaucoup d’assurés s’avèrent devoir payer pour leur frais.
Le témoignage d’un ancien employé en charge de l’analyse de rapport d’intervention en quête de la moindre irrégularité pour annuler le remboursement (et il la trouve toujours) est accablant.
Ca plus les preuves évidentes de collusions politico-médicale dans le bus d'enchérir tout le monde et on se rend compte que c'est bien le bordel, ce système US.
Voilà donc pour la première partie efficace dans le plus pur style de Michael Moore.
Michael Moore commence son périple à travers le monde par l’Angleterre, avant d’aller en France, puis à Cuba.
Dans chacun de ces pays, il s’émerveille du système public qu’il considère « gratuit » et plus efficace que le système ricain.
Il prend contact avec des expatriés américains qui semblent avoir choisi ces pays pour des raisons économico-médicales.
C’est là que le film perd un peu de son sérieux et on Moore semble trouver le système parfait, ce qui, pour toute personne l’utilisant n’est pas forcement vrai.
Certes, nous jouissons d’un système plus juste que celui des Etats-Unis, mais pas suffisamment parfait pour en faire l’apologie comme c’est le cas dans le film.
C’est la principale critique qui est adressé au film et même si je trouve que les détracteurs anti-Moore en font un cas plus gros qu’il n’est réellement (ce qui est exposé dans le film est vrai, cependant certains points sont passé sous silence), il me paraissait nécessaire de le signaler.
C’est donc du bon Michael Moore que je conseille à tous.
Ju



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