Skins
Canal à du goût, c'est pour sûr.
En regardant la liste des programmes achetés par la chaine pour la rentrée, se distinguait trois productions anglosaxonnes.
Meadowlands, tout d'abord, l'un des programmes les plus originaux, acheté auparavant par Showtime pour l'été américain.
Jekyll, ou l'excellente adaptation du célèbre comte de Stevenson, porté par l'interprétation grandiose de James Nesbitt.
Skins, enfin, est une série qui s'avère aussi distraillante que juste, aussi grave que légère, le tout confié à une troupe d'acteurs pas encore majeurs.
Un véritable tour de force pour cette série générationnelle.
Dans la ville de Bristol, un groupe de 8 adolescents découvre la vie, font leurs premières expériences adulte.
Celà passe autant par les histoires d'amitié, de coeur, de cul, de drogue, de religion et autres problèmes de société.
Chaque personnage aura donc droit à un épisode autour duquel il évoluera avec ses potes, ses problèmes.
Chacun y ira de son personnage favori (perso, les histoires de barges de Cassie et Effy me plaisent particulièrement) et favorisera un épisode par rapport à un autre, même si ils s'avèrent tous d'excellente qualité.
Les problèmes que peuvent rencontrer les jeunes ne sont pas caricaturaux ou sur-scryptés à la "The O.C." et à le mérite de soulever de vraies questions.
On passe aussi de bon moment de rigolade et les dialogues sont écrits au poil, la répartis et omniprésente et un grand travail à été effectué au niveau des acteurs.
Je suis d'ailleurs impressionner que de si jeunes acteurs réussissent à faire passer une palette d'émotions aussi large.
Le casting s'avère payant et il n'y a pas de doute quand au futur de ces jeunes personnes.
Nul doute qu'on les reverra dans des productions anglaises, tout en espérant pour eux qu'ils puissent s'échapper aux U.S.
Si Canal Plus à acheté les droits de diffusion, je ne sais pas encore si il y aura adaptation/traduction et je vous conseil donc de visionner le show en version original (vu le massacre qui à traditionnelement lieu au doublage).
Sachez cependant qu'aucuns sous titre ne sont pour l'heure disponible et que la série et blindée d'argot anglais qui donnera du mal aux moins habitués.
Comme toute production anglaise, c'est trop court et l'on doit se contenter de 9 épisodes pour cette première saison (une seconde est déjà en production pour le début 2008).
Entre ceux vraiment marrants (comme le voyage scolaire en Russie qui part totallement en vrille), et les autres plus sérieux (le second épisode basé sur les troubles alimentaires de Cassie), la série navigue sans jamais se perdre et puise sa force dans la diversité des thèmes abordés.
L'ensemble est brillant et je ne serai que trop vous conseiller de vous jeter sur le pilot de cette nouvelle série, pour vous faire une idée.



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