Sugar Rush
Aïe. Comment tourner une telle jaquette à mon avantage et vous faire comprendre que la série est loin d’être aussi dégueulasse que les tons rougeâtres de cette affiche.
On va essayer la vérité, on verra bien ce que ça donnera...
L’autre jour, avec Kp, on cherchait des films tout pourri à ajouter à la black list (qui ne mourra jamais, toujours plus longue quand je la regarde) puis lors d’un exercice que nous apprécions particulièrement, nous regardons les commentaires élogieux des merdes repéré pour cerner quel genre de con pouvais mettre 4 étoiles à « Bandidas » (c’est un exemple, mais ça existe).
Bref, je vais pas vous parler ici des films que nous avons déterrés, ils arriveront bien assez tôt sur le site et vous les reconnaitrez, mais d’une internaute chelou qui arrive à même la même note (maximale) à « Heroes » (mouais), « Catwoman » (aïe), « Rubi » (NON) et donc « Sugar Rush ».
Un rapide coup d’œil sur le plot de la série et le Kp me gratifie d’un « Putain, c’est une série pour toi ça ! » que je ne sais pas trop comment prendre.
Après une rapide analyse des forces en présence (Adaptation d’un roman à succès + Lesbiennes + Angleterre + Lesbiennes + Channel 4 + Lesbiennes + 1 Emmy + Lesbiennes + Succès Critique/Spectateurs + Lesbiennes + 20 épisodes de 20 minutes + Lesbiennes), je me lance dans le pilot, par pure curiosité.
Son père est un peu perdu et carrément aveugle quand il s’agit des aventures de sa femme avec le menuisier qui ne refait pas la tuyauterie que de la baraque.
Son frère, de onze ans, croit qu’il vient d’une autre planète et passe la plupart de son temps avec un aquarium en guise de casque d’astronaute sur les épaules.
Nouvelle en ville et mal-à-l’aise avec sa sexualité, Kim trouve en Maria (dit Sugar), la fille la plus populaire et dévergondée du lycée, une amie autant qu’un fantasme.
Comme la majorité des séries anglaise, c’est vraiment marrant et assez décalé.
(On oublie d’ailleurs un peu trop vite les séries british, dont la qualité n’a rien à envier aux productions américaines (au niveau de l’écriture tout du moins))
Que se soit par sa famille ou dans sa vie personnelle, des situations plutôt marrantes vont émerger dans la vie de Kim, sans que ces dernières soient vraiment improbables.
La série offre une vision originale et non stéréotypé de lesbiennes qui ne sont pas des camionneuses ou des pousseuses d’altères bourré aux hormones mais des filles tout ce qu’il y a de plus sensuel, un peu comme dans « The L Word ».
On s’amuse de voir Sugar se servir de Kim qui accourt par amitié/amour avant de le regretté.
Le season finale est d’ailleurs vraiment bien construit et amené pendant toute la saison.
La seconde saison marque la constante distanciation entre les deux amies qui tente de faire leur vie de leur côté.
Kim s’affirme de plus en plus et multiplie les aventures pendant que ses parents tentent de mettre du piment dans leur couple à travers l’échangisme et que son frère met en doute sa condition masculine et aime à se pavaner en sous vêtements féminins.
Le show est léger, les épisodes s’enchaînent tout seuls et on passe un vrai bon moment devant les 20 épisodes rafraichissants de cette réussite anglaise.
C’est d’ailleurs à la surprise générale que Channel 4 à choisi de ne pas reconduire la série pour une troisième saison, malgré le succès critique et spectateurs ainsi que la victoire d’un Emmy International.
Tout ceci pour pouvoir proposer une version plus longue de « Big Brother », je trouve ça assez moche.
MCM a acquis les droits de diffusion et diffuse la série en version française.
Je vous conseil cependant la version originale qui n’est pas vraiment difficile à comprendre.
Ju



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