Je vais être obligé de m’adonner à un exercice qui ne me plait pas particulièrement, dire du mal d’un film de Jessica Alba.
Enfin quand je dis ‘de’, ‘avec’ serait plus honnête bien que sur cet exemple, elle pourrait avoir réaliser le film en plus d’y paraître que ça ne m’étonnerai même pas.
A vous dire la vérité, même moi j’aurai pût le réaliser, ce film.
Comme le dit si bien Kp, ‘des idées de merdes comme celle là, j’en ai 5 par jour.
Tu peut m’expliquer pourquoi je suis pas à Hollywood ?’
On appelle ça l’évolution humaine, qui fait que depuis un moment, on n'agit plus selon la moindre idée de merde.
En ce qui concerne les gars derrière ce film, y’a manifestement un truc qui a chier.
Charlie Logan est un dentiste qui se trouve maudit depuis l’âge de dix ans quand il a repoussé une gothi’ pocket qui voulait coucher avec lui (ouais, elle avait dix ans aussi).
Arrachant une mèche (plutôt une touffe vu qu’elle y est allé comme une bourrine) de cheveux, elle se mit à faire plein de gestes chelous et pouff, Charlie est condamné à ne jamais rencontrer le grand amour, tout personne avec qui il couchera rencontrant l’homme de sa vie (et se mariera) dans les jours suivants.
Voilà pour le point de départ, l’histoire est à chier et le tout est déjà mal joué par des merdeux qu’on ne reverra pas du film. Ouf!
On regarde vite fait le chrono pour constater l’étendue des dégâts : 3 minutes passés, 90 à venir. Pas Ouf, finalement.
Ca risque d’être très, très long.
Petit saut dans le temps pour découvrir Charlie devenu Chuck (parce qu’il est cool), dans son cabinet dentaire où il est toujours entouré de son pote plasticien (pas mal pour un attardé), aussi relou que quand il était merdeux.
La légende de Chuck a fait son chemin et il se voit submergé de bonnasses en tout genre, faignants une rage de dents dans le but de prendre un ptit coup en consult’.
Assez réticent au début, Chuck se laisse finalement convaincre par son pote (visiblement, ils partagent un cerveau pour deux) et offre ses services à la gente féminine de toute la ville.
On a alors droit à 25 secondes sympas où l’on voit Chuck multiplier les galipettes, dans des situations toujours plus insolites et cocasses.
On ne sait pas encore que ce seront les 25 seules secondes acceptables de tout le film.
Quand Cam, qu’il a rencontré quelques jours plus tôt dans un mariage (évidemment) l’appelle pour une dent pétée, Chuck rigole un peu avant de comprendre que cette conne s’est effectivement bousiller un chico lors d’un inopportun contact glace-mâchoire, après s’être fait percuter par un pingouin, au Zoo où elle travaille.
Pas de chance me dirait vous?
Et bien non, ça n'a rien a voir avec la chance et Cam est aussi gauche que conne, un véritable danger ambulant, arme fatale pour tous ceux autour d'elle.
Chuck tombe alors sous le charme de la belle qui refuse de sortir avec lui, à cause de sa réputation de ‘joueur’.
On voit alors se dessiner au loin le schéma classique de ce genre de film (de merde) « la meuf résiste, puis se laisse séduire, puis une chiasse fait qu’ils se séparent avant de se retrouver à la toute fin, pour finir heureux sur la banquise ».
C’en est trop pour aujourd’hui (hier) et d’un commun accord, nous éteignons cette merde, nous munissons de nos sabliers fantômes et repartons en mer, où au moins, on s’amuse.
Plus tard dans la nuit, un doute affreux m’assaillit et les questions se bousculent dans ma petite tête.
Et si le film était juste un peu long à démarrer pour s’améliorer sur la fin ?
Et si les évènements prenaient une tournure inattendue et enfin comique ?
Et si Chuck était pas si con que ça ?
Et si on voyait un peu plus de Jessica Alba, est-ce que ça suffirait pas ?
30 minutes plus tard, à mon grand désarroi, je me vois contraint de répondre aux précédentes questions par la négative.
Kp est parti depuis déjà 20 minutes et j’ai depuis dus lutter pour ne pas pleurer devant tant de médiocrité.
Les vannes sont relous, les actions et développements de l’histoire attendus et on se rend bien vite compte que le film est tout au mieux passable pour des ados en quête d’images de seins.
Mais il y a Jessica Alba et rien que pour ça, je me dois de finir.
(Au passage, Jess', t'avise plus jamais de faire de telles conneries, je t'en voudrais)
Son rôle est à chier, joué à contretemps et les doublages sont ridicules.
Les rôles secondaires sont pas mieux lotis et on comprend vite que de grosses économies ont étaient fait sur le casting.
On cherche cependant toujours où de telles sommes (par ce qu’on parle de millions là, au bas mot) ont put être réinvesti.
En vain, bien entendu.
De son côté, Chuck arrive à ses fins et se tape Cam, pensant que la malédiction était levée.
Quand il s’aperçoit que c’est son pote bidon qui s’est foutu de lui, il tente par tous les moyens de retenir Cam à ses côtés, pour qu’elle ne rencontre pas, elle aussi, l’amour de sa vie.
Un détail attire alors ma curiosité (comme quoi c’est un film qui fait réfléchir).
Pourquoi le pote de Chuck lui ment en lui disant qu’il peut copuler avec Cam alors que c’est lui-même qui l’avait mis en garde en lui disant qu’il devait agir sur le sort avant de faire quoi que se soit, si il voulait avoir une chance de la garder ?
Je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante et me rabat sur la théorie voulant qu’un film de moins de 90 minutes, c’est du vol.
Le réa à sans doute voulu éviter que les quelques cons qui iront voir ça au ciné puissent cela et a dut rajouter dix minutes débiles qui, au final, nous font anormalement chier.
Chuck va alors devenir un connard bien collant (c’était déjà un connard certes, mais pas trop collant jusqu’alors ) qui ne laisse plus respirer Cam qui se voit contraint de le larguer, seulement douze heures après se l’être taper.
(Je viens de me rendre compte de la longueur exagérée de l'article, face à la pauvreté de la production kritikée et me propose de vous résumer la fin de l’histoire (45 minutes insoutenables) en une simple phrase)
Le monde de Chuck s’écroule face à un refus qu’il refuse et tentera maladroitement de reconquérir Cam avant de mener une intense réflexion aboutissant sur une connerie « si tu l’aimes, laisse la partir » et il faudra l’intervention de son pote (de merde) et de sa nouvelle femme (à trois seins) pour que Chuck se tire les doigts du cul, se rende en furie à l’aéroport où il paiera 17000 dollars pour un billet qu’il n’utilisera pas, histoire de dire à Cam qu’il l’aime et qu’il veut être son pingouin (???).
Si vous vous demandez encore quelle est la dernière image du film, voilà un indice.
Ca implique du froid, de l’eau, des animaux blanc et noir qui ne sont pas des zèbres, il y fait toujours jour et la solution est donnée plus haut dans le texte.
Pourrave, comme prévu.
Sans conteste le pire film du mois, en espérant qu’il le reste.
Ju