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Salut à toi internaute, félicitations pour avoir trouver Las Kritikas dans ce bordel immense qu'est le net. Nous sommes heureux de te proposer notre avis (subjectif, il va s'en dire) sur le cinéma, les films et la façon dont nous les voyons (assis, dans la plupart des cas).

Régulièrement, nous agrémenterons ce site de critiques de films, séries et animes, qu'ils soient récents ou non (ceux qui nous ont marqué, dans ce cas là). Vous pourrez retrouvez notre avis sur les films qu'il nous est donné de voir , que ce soit des classiques du 7ème art (pour n'en citer qu'un, disons "Le Parrain"), des films basiques (la plupart des sorties) ou bien des grosses daubes (tu sais, ces films qui donnent envie de faire un scrabble, ou pire...).

Nous n'avons nullement l'intention de concurrencer les professionnels du métier, fines plumes des ciné live et autres studio magazine (quoi que...) mais simplement de donner notre avis sur les films que nous avons eu l'occasion de voir, ceux qui nous ont fait rire, ceux qui nous ont fait pleurer, et même ceux dont personne ne se rappelle deux semaines après la sortie (plus nombreux qu'on peut le penser, d'ailleurs...).Le tout, pour vous aider à faire votre choix dans la marée (ou la chiée, pour les plus cavaliers) de films qui nous sont proposés et vous permettre d'avoir toutes les informations en main pour tenter d'apporter une réponse à cette question qui se pose plusieurs fois par semaine (et donc presque existentielle) "Qu'est ce qu'on se matte ce soir ? ".

Pour vous permettre de mieux nous connaitre et permettre d'affiner vos choix selon les affinités que vous pourriez avoir avec l'un ou l'autre de nos kritikos, vous pourrez vous reporter au Kritikos' choices (rubrique honteusement piquée au magazine Joystick...) qui seront régulièrement mis à jour.


Les Kritikos ne s'intéressent pas qu'au 7ème art et vous propose un site annexe (Las Kronikas) où vous pourrez trouver des articles sur la musique et les oeuvres littéraires (le terme semble savant mais ça veut surtout dire "BDs" et "Mangas") qui nous font vibrer et que nous souhaitons partager avec vous.
Ce second site est organisé de la même façon que Las Kritikas et vous ne devriez pas vous perdre en consultant les critiques d'albums, de livres, ou les compte rendus de concerts postés.

Voilà, maintenant que les présentations sont faites, je n'ai qu'à vous souhaiter un bon surf et j'espère que les informations que nous vous apporterons vous seront utiles.

Vos humbles serviteurs, les Kritikos

28 oct. 2007

Over There

Après l’excellent “Band of Brother” retracant l’histoire de la Easy Company lors de la 2nd guerre mondiale, je me suis penché sur cette série de 14 épisodes racontant le quotidien d’une unité de militaires en Irak durant la 2nd Guerre du Golfe. Dès le premier jour, les bleubites sont lachés en plein combat sous le commandement d’un sergent qui a bien les boules de devoir attendre 90 jours de plus avant d’avoir une permission. Personne n’est vraiment enchanté d’être dans ce bourbier mais il faut bien faire avec.


On va ainsi suivre au fil des épisodes les différentes missions que vont avoir ces soldats, ainsi que le quotidien de certaines de leurs familles restées au pays. De la femme alcoolique qui déconne complètement au mari qui fait tout pour résister et ne pas tromper sa femme, on est dans le classique mais c’est plutôt bien fichu.

En Irak les soldats sont confrontés à des situations très compliquées comme les prises d’otages, les kamikazes, la surveillance de prisonniers dangereux; mais la série ne se limite pas qu’aux clichés habituels. La présence d’un lieutenant plus que détestable, ainsi que des promoteurs pétroliers racistes et qui n’ont rien à foutre de la population locale montrent des américains orgeuilleux et hautains qui ne font aucun effort pour comprendre les différences culturelles. On peut ainsi y voir la métaphore du président actuel (autorité+pétrole+amalgames).
On suit aussi en parallèle la rééducation d’un soldat de cette unité qui se fait arracher une jambe dès le premier épisode. Ca apporte un plus à cet aspect peu abordé lors d’un film de guerre (généralement on voit juste le mec se faire estropier et l’instant d’après il est soit dans un cercueil, soit dans une chaise roulante).

Niveau réalisation c’est pas du Spielberg ou du Mallick, mais ce n’est pas moche non plus. L’essenciel est assuré par la présence d’explosions et de quelques tripes volant et éclatant deci-delà. Les acteurs aussi sont pas pires (expression québecoise): ce ne sont pas des performeurs mais ils sont convaincants.

Le seul bémol à apporter serait les quelques détails qui suivent:

1) Pour faire plus réel les réalisateurs ont rajouté de vrais images d’Irak dans lesquelles on trouve un certain Oussama Ben Laden (je croyais qu’il se cachait à Méribel!)

2) Elles sont où les armes de destruction massives?


Bref, cette série passe bien, les personnages sont attachants, et tout n’est pas politiquement correct. Même si elle est un cran en dessous de Band of Brother, on ne s’ennuie pas. De plus la musique du générique est sympa, ce qui ajoute encore un plus.


Itoo

26 oct. 2007

Bratz : The Movie

Il m’a fallu laisser passer du temps pour décider de me lancer dans cette critique destructrice (qui n’est rien en comparaison du résultat du film sur mon bien être mental).
Si j’ai passé les premières 48 h post-Bratz la bouche constamment entrouverte, les yeux vidés de toute humanité, j’ai peu à peu pût reprendre le contrôle de ce qui m’a était laissé de cerveau pour vous mettre en garde.
Plus jamais un film comme ça.
Même pour rire, vous le regretteriez.

Puisqu’une image vaut mille mots, j’imagine que la vidéo qui suit devrait suffir à couvrir les nombreuses obscénités à venir dans la kritike.
Attention les yeux, éloignez ceux qui vous sont cher, voici la scène d’introduction du film Bratz.



Et voilà, on fait tout de suite moins les fiers…
Sachez à titre indicatif que la scène ne dure pas 1m45 soit un soixantième du film seulement.

Le reste est évidemment du même acabit, si ce n’est pire lors des trop nombreuses scènes de danse et chant.
Parce que les Bratz ont de grands rêves artistiques, malgré le vide manifeste remplissant leurs petites têtes de connes.
Mais on y reviendra tout à l’heure, parce que l’histoire ne commence pas comme ça.

Non, l’histoire commence par une dispute stupide sur un problème superficiel (ce seront d’ailleurs les deux adjectifs qui régiront le film tout entier).
Alors que le jour de l’entrée au lycée arrive, nos quatre amieshéroïnes…petites putes sont toutes excitées (comprendre ‘encore plus connes et insupportables que d’habitude’) face à l’opportunité d’être enfin ‘top cool’, de rencontrer des garçons ‘too cute’ et de devenir des connasses d’un niveau régional.

Leur pacte BFF (Best Friend Forever, expression communément utilisée chez les anglophones décérébrés) volent en éclat après seulement une journée car chaque membre par avec un quart de cerveau dans un groupe extrascolaire différent.

La première intègre les cheerleaders (dont le Q.I combiné n’atteint pas la catégorie des nombres), la seconde décide de la jouer comme Beckham (et le film est un chez d’œuvre à côté de cette infâme saloperie) et la dernière se tourne vers les sciences et un groupe de geeks avec lequel elle réinvente les lois de la physique, apparemment désuètes.
Si vous avez bien compté, ça ne fait que trois quarts de cerveau (si vous n’avez pas remarqué c’est que vous vous foutez déjà royalement de l’histoire, ce que je respecte) et la dernière Bratz a purement et simplement décidé de ne rien branler de l’année.

La scission est suffisante pour que les pétasses susnommées ne se parle pas pendant deux ans (rassurer vous, les deux ans sont condensées dans 1 minute déjà trop longue) et on les retrouve pour leur troisième année de lycée (on les estime raisonnablement à mi-chemin du cursus à ce moment là), où une simple colle commune les rapprochera les unes des autres.
(Et merde, moi qui espérais qu’elles se haïraient jusqu’à la fin de leurs vies merdiques!)

Plus connes que jamais (chaque membre perdant apparemment la moitié d’un Q.I déjà pas élevé quand elles se retrouvent), les Bratz décident de mettre leurs différences de côte pour sauver le monde (comprendre ‘leur lycée de merde’) grâce à l’amitié et le girl power.

Rapide coup d’œil sur le chrono (plus par reflexe qu’autre chose, l’encéphalogramme est plat depuis un moment déjà), et la sanction tombe (30 minutes passées, 70 à venir).
Un grand coup de boule dans le mur le plus proche et on se rassoit, en grognant plus par dépit que par douleur.

C’est le moment que choisi Rebecca (ou ‘quel que soit son nom’, je m’en fous de tout façon), la peste du lycée pour tenter de détruire les quatre amies, histoire de s’amuser.
(Vas-y grognace, fais leur mal !)

S’en suit une série de scènes inqualifiables où le réalisateur réussi la gageure d’utiliser des musiques totalement hors sujet, pour rendre l’ensemble de son œuvre encore plus infecte.
De classiques accords de western sont posés sur l’arrivée des Fantasbitch Four dans la cours de récré où elles décident, en signe de protestation, de s’asseoir ensemble, au milieu, pour la pause de midi. Na !
Et le pire c’est que les autres élèves trouvent ça révolutionnaire et les regardent les yeux écarquillés, comme si elles venaient de marcher sur la lune.
(Je crois que c’est là que je me suis demandé si il s'agissait pas d'un établissement de la COTOREP)

Mais Bratz the movie ne s’arrête pas là, non.

Les sacs à merde en charge du scénario n’on eut qu’à presser un peu pour introduire un nombre impressionnant de stéréotypes, tout au long du film (l’asiatique qui prend des photos de sa fille même quand elle la pose au lycée, la madre latina chez qui on trouve des mariachis dans la cuisine, etc.)

Les rôles ont étaient développés en deux ou trois mots injures, pour ne pas perdre les acteurs qui en chient manifestement pour aligner deux lignes, et ce, même si la moitié des dialogues est constituée d’onomatopées et de cris de joie stridents.
Le palme est attribuée au petit frère de la conne n°1 (j’ai pas retenu les noms et je pensai m’en être sorti jusqu’alors), obsédé par sa coiffure dégueulasse et qui fait du gringue à la sœur de Rebecca (qui finallement s'appelle Meredith), qui a la moitié de son âge.

On ne retiendra pas les transitions foireuses et les scènes coupées à l’arrache tellement on est content de les voir se finir.

Les dialogues sont d’une bêtise impressionnante en version originale et je n’ose même pas imaginé ce que ça pourra donner après le doublage français (particulièrement mauvais pour ce genre de film).
Moi je dis que le plus simple ce serait de ne pas sortir le film du tout, mais bon.

Le tout est donc difficilement soutenable jusqu’à la fin, véritable apothéose du film, encore plus bas que le niveau jusqu’alors (et on avait déjà dépassé la lithosphère depuis un moment), dans la cacophonie la plus totale d’un spectacle de danse et chant où les Bratz enflamment le public sur une ‘pop-rock’ de teen et des lyrics que même Tony P a refusé.

Voilà, le film est maintenant fini et on sort psychologiquement épuisé devant un tel acharnement contre le cinéma.
Si le film n’a pas encore fait parler de lui sur la scène internationale, il a d'ores et déjà mérité sa nomination aux Pikitos d’Or, dans la catégorie du pire film de l’année.
Et tout laisse à penser que cette bouse intersidérale pourrait s’y présenter en tant que favori.

Ju

Bleach, Memories Of Nobody

Le premier OAV de la très bonne série animée (adaptée de l’excellent manga de Tite Kubo) aura mis pas mal de temps a arriver sur le territoire français et c’est plus de 6 mois après sa sortie, et grâce à la team Dattebayo (aussi en charge du fansub des épisodes hebdomadaires) que l’on peut découvrir cette variation des aventures de Ichigo Kurosaki, à réserver aux fans cependant.

La compréhension des grandes lignes de l’histoire originale est nécessaire à la compréhension du film et je vous renvoie à la kritike correspondante pour un ptit cours de rattrapage.

Bref, l’histoire débute alors que Rukia et Ichigo se foutent sur la gueule avec un Hollow assez mauvais quand ils perçoivent un reatsu (énergie spirituelle ou Ki pour les anciens) impressionant emmanant du centre ville.
Sur place ils trouvent une armée de montres tout blancs et tout muets mais super nombreux qu’ils commencent à combattre quand une jeune fille au zanpaktu des vents débarquent pour mettre fin à la bataille en deux temps, trois mouvements.
Ichigo et Rukia font alors la connaissance de Senna, une shinigami jusqu’alors inconnue et qui ne se souvient ni de la division à laquelle elle appartient, ni de son passé au-delà de trois jours.
Tout juste est elle frappée de flash de se vie antérieure, ce qui est inhabituel chez les shinigamis.

Voilà après y’a une enquête réveillant sa vraie origine, une histoire de fin des mondes (Soul Society comme monde des vivants) que je ne vais pas vous spoiler pour ne pas vous enlever toute envie de matter l’OAV (et parce que c’est plutôt tendu à expliquer et que je peux pas vous mettre des ptits schémas marrants comme Urahara).

On retrouve dans Bleach tout les éléments de la série adaptée en film avec des plans larges, la scène d’introduction qui nous montre comment les héros sont balèzes à travers une ptite baston qui ne sert que d’échauffement avant la découverte du véritable problème.
Après il faut se battre contre de vrais balèzes qui font mal mais qui à la fin se font défoncer parce que faut pas déconner et que c’est les méchants après tout.
Rien de nouveau donc sur le fond.

On retrouve tous les personnages de l’univers de Bleach, même si c’est pour une seule tirade (hein Mayuri ?) et l’histoire est principalement basée autour de l’histoire de Senna et d’Ichigo qui tombe plus ou moins amoureux d’elle.
Le personnage de Senna est d’ailleurs assez charismatique et on regrettera de ne pas la revoir dans la série originale.

Sur le plan technique, j’ai été surpris de trouver un dessin très peu détaillé et bien moins agréable que dans la série.
L’ensemble transpire une certaine fainéantise des graphistes qui ont abusé des environnements fixes ou seuls deux personnages bougent au milieu d’une foule de 50 personnes.
C’est assez bizarre et on le remarque dès les premières minutes.
Nos personnages favoris sont aussi moins détaillés que d’habitude et ichigo à une tronche un peu carrée par moment.
Passé ce défaut graphique, l’animation des combats et plutôt simpa et les musiques absolument divines.

Un OAV assez inégale que j’ai personnellement trouvé décevant mais qui devrait satisfaire les fans de la série en quête de nouvelles histoires.
Pour le reste, je vous conseil de vous lancer dans la série originale, bien plus réussie.

Ju

23 oct. 2007

Ken Park

Il y a très peu de films dont je puisse dire qu'ils m'ont dérangé.
Bien sûr, un vieux film de merde, ça dérange pendant une heure et demi mais c'est pas de ce genre de dérangement que je parle.
Le film n'est pas difficile à suivre ou à comprendre, il aborde juste des thèmes dégueulasses et je me félicite encore de l'avoir matté à jeun.

Ken Park est un adolescent de Visalia en Californie où il passe le plus clair de son temps à skater au park.
Mais Ken ne sera pas le héros de notre histoire, non.
Après une scène d'introduction magistrale, posé au sommet d'une rampe, il sort caméra et glock de son sac à dos et se met une balle dans la tempe, après s'être assuré d'être dans le champ.
Le films narre l'histoire d'un groupe d'adolescents (issus de familles barrées) trompant l'ennui en alternant sexe, drogue et pires perversions...

Parce qu'un film sur l'adolescence s'appuyant sur le combo "sexe, drogue et rock'n'roll" aurait senti le réchauffé, Larry Clark et Edward Lachman (qui est le plus ravagé des deux?) y ajoute des tons d'alcolisme, d'extremisme religieux, de meurtre, de pédophilie et d'inceste.

Le tout est manifestement bien réaliser et les réalisateurs ont choisi de tout montrer, de toutes les situations.
Les personnages passent donc le tiers du film à baiser (le fils avec la mère de sa copine, avec sa meilleure copine et son meilleur ami (que son père a essayé d'abuser),etc.), le tiers à expérimenté toute sortes de situations extremes (le père qui se marie avec sa fille, le petit fils absoluement odieux avec ses grands parents quand il ne s'étrangle pas en se branlant devant un match de tennis, etc.), laissant un seul tiers aux dialogues, plutôt bien écrits, par ailleurs.

Le film (et surtout la dernière demi heure) est difficilement soutenable et j'ai bien failli tout couper quand un jeune bi' se fait sucer par son père.
Si les auteurs ont voulu faire passer un message, ce dernier semble se perdre dans l'accumulation de sordidités (je sais pas trop si c'est un mot) et de scènes dégueulasses et dispensables.
Si le tout partait assez bien, on leur en veut vite de ne pas avoir réussi à s'arrêter cette provocation sans nuances ni complexité quand il était temps.

Aucun acteurs connus (en dehors de Brad Bellick, si on peut le qualifier de 'connu') au casting de cette production qui à défrayer la critique au festival de Cannes 2003.
Un film que je ne conseil pas vraiment (même pas pour l'expérience).


Ju

20 oct. 2007

La Jeune Fille à la Perle

Parfois, en raclant le fond de votre petit pot en verre de yaourt favori, vous pouvez vous demander qui peut bien être cette ‘laitière’, quelle est son nom, son histoire, son numéro de portable, etc.
Si tel est le cas, vous avez de graves problèmes et il n’est pas trop tard pour vous faire aider.
Un bon début pourrait consister à regarder ce film, qui pourrait vous apporter bien des réponses.
Par ce que je ne sais pas si il s’agit vraiment de la laitière, mais bon dieu qu’elle y ressemble.

Griet (dont j’estime l’âge entre 18 et 20 ans bien qu’il ne soit jamais donné) quitte un jour ses parents pour se mettre au service de la famille Vermeer dont le maître (de famille) est un artiste peintre hollandais assez réputé.
Son si talent est indéniable, il n’en demeure pas moins qu’il est entouré de profonde conne qui mèneront la vie dure a la jeune servante, manifestement plus jolie et respectable qu’elles.
Johannes (c’est le nom du peintre, ce qui explique au passage le passé tortueux qui l’a amené à la peinture) la prend rapidement sous son aile et décide d’en faire un modèle pour un tableau, ce qui ne manque pas d’agiter les esprits en ville.

Le film est tiré du roman de Tracy Chevalier, sorti en 1999 dont l’action prend place au XVIIème siècle.
Ce roman étant lui-même inspiré du tableau éponyme du Vermeer en question.
(Ron Howard à bien pondu une bouse basé sur un livre inspiré de la Joconde, comme quoi ça se fait)

Au casting, on retrouve Scarlett Johansson et Colin Firth (Love Actually), qui s’acquittent de leur travail avec talent, malgré le peu de dialogue du film (tout passe dans les expressions corporelles).
Pour l’anecdote, Scarlett Johansson n’était pas le choix originel du réalisateur et des producteurs et ne fut appelé qu’après les refus de Kate Hudson (qui avait déjà refusé le rôle Mary Jane Watson dans Spiderman au profit des "Frères du Désert" ou de "Comment se faire larguer en dix leçons", comme quoi elle a du nez) et de Kirsten Dunst.
On se félicite qu’elle est obtenue le rôle au final, tant son apport au film est remarquable.

Le film ne tombe jamais dans le mélodrame hollywoodien renforcé de scènes érotique entre le peintre et sa servante, ce qui est une excellente chose et une forte volonté de l’auteur du roman.
C’est sans doute une des raisons pour laquelle le film à était réalisé et produit en Europe, par une équipe assez hétéroclite, manifestement plus à l’aise avec ce genre d’adaptation.

Un grand travail à été apporté aux aspects techniques de la production comme les costumes et les décors, parait t’il fidèles à l’époque.
Encore plus que sur ces deux points, c’est sur la gestion des couleurs que l’on tire son chapeau, et on vraiment l’impression d’évoluer dans un tableau, une peinture colorée.

Le film à été plutôt bien accueilli par la critique, boudé par le public mais reconnus par les professionnels avec trois nominations (techniques) aux Oscars et une dizaine de récompenses mineures.

Ju

18 oct. 2007

The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford

Voilà un film que j'attendais depuis maintenant un moment.
Une grande production sur la fin de parcours de Jesse James, tentant d'apporter des réponses sur la raison de l'acte de traitrise de Robert Ford (certainement considéré comme le plus grand lâche de l'histoire américaine).
Un point de départ interéssant, une mise en scène maîtrisée, des acteurs impressionnants, pour un film (trop?) long mais brillant.

Jesse James est le plus grand hors la loi du Missouri (et des Etats Unis) à la fin du 19ème siècle et son nom et sa réputation résonnent jusqu'en Europe.
Habitué aux braquages en tout genre (trains, banques...) avec son frère Frank et sa bande d'acolytes, ils se voient contraint de recruter de nouvelles têtes pour son dernier grand coup, l'attaque du Blue Cut.
Parmis ces derniers se trouve le jeune Robert Ford (19 ans) qui a toujours considéré Jesse James comme son idole, au point de lui vouer un véritable culte (détails personnels, conservation de tout les articles de presses, lectures des récits...).
Bob (pour Robert) essaiera donc de se rapprocher de Jesse James pour apprendre de lui mais sera vite rejetté par son modèle (c'est un peu un psycho aussi le Bob Ford).
Ce rejet n'ai qu'un exemple de ce qu'il doit endurer quotidiennement où même sa famille ne semble pas le soutenir.
Une affaire de chasse au traitre rassemblera le cadet des frères Ford et le cadet des frères James et une relation particulière se liera entre les deux, basé sur la peur principalement.

Voilà pour les grands traits de l'histoire, sans vouloir spoiler cette bien belle oeuvre.
Sachez que le film est long, très long et dure 2h40.
Si on sent quelques longueurs, le tout est tellement bien réalisé (Andrew Dominik, réalisateur de l'étrange "Chopper") et bien joué qu'on passe un vrai bon moment devant un film orginal, consistant et maîtrisé.
Entre les passages où s'installe la tension dramatique (qui ira crescendo au fil de l'histoire) entre les personnages, on a droit à de brillantes scènes de narration où l'image se voit légèrement floutée, donnant une vision assez surréaliste, comme si on voyait l'action à travers une lunette d'appareil photographique plutôt ancien, avec des tons jaunatres assez rechauffants.

Si vous vous attendez à un film de bandits violent ou même une sorte de western, vous risquez d'être décontenancé.
Le film entier est basé sur un faux rythme cassé et sur l'interraction silencieuse entre les personnages.
En dehors de la scène d'ouverture d'attaque du Blue Cut, seulement une dizaine de coups de feu sont tirés.
Si ca n'en a pas l'air à première vue (ne prennait pas le film en cours de route), le tout est une véritable réussite dans la durée et sert complètement la complexité du récit.

Les rôles complexes de Jesse James et Robert Ford sont portés au sommet par une paire d'acteur à l'interprétation époustouflante.
Si on savait à quoi s'attendre de Brad Pitt (bien servi, il est vrai par ce rôle d'icône de toute une nation), on est impressionner par le jeune Casey Affleck (frère de...) qui impose sa présence sur tout le film dans un rôle absoluement ingrat qu'il rend vivant et torturé.
Si ses paroles semblent un poil machés au commencement, on s'y fait vite et on apprécie vite la diversité d'expressions et de sentiments transmits à travers le film.
On peut s'attendre (sans trop s'avancer) à une nomination du premier pour l'oscar du meilleur rôle principale et à une victoire du second dans la catégorie du meilleur second rôle.
C'est grâce à l'interprétation que le film à déjà commencé sa raziat de récompense avec l'obtention de la Volpi Cup (prix d'interprétation) masculine pour Brad Pitt, a la Mostra de Venise.

Que vous dire de plus sans vous gacher la surprise de l'un des meilleurs films de cette fin d'année, que je vous conseille de courir voir dans la salle obscure la plus proche.
Ce film ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais ces qualité cinématographique sont indéniables et notre petite délégation Kritikos en est sortie ravie.

Ju

London

A l'inverse de "New York 1997" et "Los Angeles 2013", assez respecteux de leurs titres, London se passe à New York.
Ouais, par ce London, c'est pas le nom du lieu de l'histoire, mais d'une gonzesse, personnage central (mais non principale) de cette dernière.
C'est tout con, je vous explique.

Syd, jeune camé de son état, décide de se rendre à la fête de départ de London, qui se barre à l'autre bout du pays (disons Los Angeles).
Le truc c'est qu'il est pas vraiment invité et s'enferme dans la salle de bain avec son nouveau pote, Bateman, anglais de quarante ans, par ailleurs son fournisseur de coke.
On assiste donc à une intense réflection de Syd sur le chemin qui l'a amené ici, son histoire avec London, qui semble avoir avancé depuis et se trouve avec un nouveau gars.

Le film se compose de moments de la salle de bain (majoritaires et remarquablement orchestrés) et des moments où London semble bien s'amuser avec son nouveau gars.
On apprend bien vite qu'il s'agit en fait de flashbacks (je me disais aussi, comment elle fait pour être en bas et autre part en même temps, si c'est pas monté à l'arrache) et que le gars en question c'était Syd (avant l'acquisition de cheveux et de barbe qui le rendent méconnaissable).

On va donc apprendre peut à peut comment à évoluer leur histoire, ce qui est parti en couille et la raison pour laquelle elle ne l'as pas rapeller depuis deux mois.
En parallèle à cette intrigue principale, on suit un véritable défillé dans la salle de bain ou les amis de Syd viennent tailler une bavette et se repoudrer le nez (les deux gars ont monté un stand à libre service sur un van gogh).

Dans le rôle principale, on met un moment à reconnaitre Chris Evans (Human Torch, des 4 Fantastics) dont on est agréablement surpris de la performance.
Dans le rôle de Bateman, c'est Jason Statham (Le Transporteur) qui officie et devinez quoi? Il est bon.
Ce film boulverse donc des idées préconçut du jeu d'acteurs.

Le premier rôle féminin est tenu par Jessica Biel, qui passe autant de temps à moitié à poil (dans les flashbacks) qu'a joué dans le présent.
Toutefois, ces scènes de nudité (partielle) découlent naturellement du scénario et ne semble pas forcé, ce qui les rend plus agréable que dans un simple usage pretexté.

Le grand point fort du film sont ses dialogues, fournis mais bien pensé et assez naturels.
Le film était une assez bonne surprise pour moi, qui m'attendait à un vieux film d'auteur raté (au pire), ou un mauvais faux teen movie aux accents trash.
Le tout est agréable et on passe une heure et demi plutôt distrayante, malgré la nature du sujet, grâce à ce film plus marrant et léger qu'il en a l'air.

Ju

I Now Pronounce You Chuck & Larry

Les comédies moyennes ont la caractéristique qu'on peut deviner leur entier déroulement, à la seul lecture du plot.
C'est exactement ce qui arrive avec "I Now Pronounce You Chuck & Larry" où ma vision des évènements (et de quiconque pas trop tebê), c'est vérifié dans les moindres détails, après visionnage.

Chuck et Larry sont des pompier de Brooklyn, mais aussi BFFs (prennez peur si vous comprenez ces initiales).
Si Larry se remet difficilement du décès de sa femme, Chuck est un véritable tombeur de gonzesses, toujours à jongler entre l'une et l'autre (parfois au même moment et dans le même pieux).
Larry ayant conscience des risques de son job, il essaie de s'assurer que l'argent de son assurance vie aille à ses enfants (et plus à sa femme, manifestement décédée), en cas de besoin.
Mais Larry se plante un peu dans les délais et se retrouve coincé avec pour seule option d'épouser une personne de confiance, qui pourra utiliser l'argent de son assurance vie pour aider les enfants.
Il choisi donc Chuck avec qui il se marie au Canada mais se retrouve vite avec les services sociaux sur le dos, qui enquêtent sur la légitimité du nouveau couple.
Pour parrer à toute eventualité, les deux hors la loi embauchent une avocat, la canonique Alex McDonough.

Avant même le début du film (et encore plus si on a vu la bande annonce) on prend les paris sur le déroulement des événements.
Alors moi, je dis que y'aura plein de scènes pourris sur le malhaise regnant entre eux, qu'ils vont faire plein de bourdes donnant des munitions aux services sociaux, qu'ils risquent de ce mettre des potes ou collègues à dos, que Chuck va tomber amoureux de l'avocate, et qu'au final il n'auront pas besoin de rester ensemble parce que la vérité va éclater et que tout le monde se rendra compte que la loi est pourrie et que Chuck et Larry, ils sont gentils.
Si il finissaient par chanter dans une salle d'audience que ça m'étonnerai pas.
Et puis Chuck il finira avec l'avocate aussi, tiens !

Un talent hors normes? Un film archi-prévisible? Une insulte à l'intelligence du public?
Quelle que soit la solution, si on fait le compte (alors, je coche 'juste', 'juste', 'juste', 'juste', 'juste', 'pas vraiment juste' et 'juste') on se rend compte qu'on a cartonné au pronos et qu'en dehors de la scène musicale dans une salle d'audience, c'est un sans faute.

Certains diront que c'est pas grave si c'est prévisible parce que c'est un comédie et qu'une comédie, ça doit etre marrant avant tout.
Et bien le problème c'est que c'est pas super marrant.
Et mis a part les quiproquos et les quelques blagues homophobes, il n'y a pas grand materiel comique dans le film.
(attention matériel comique ne s'inifie pas forcement rires à l'arrivée)

Si je devais avancer une seule raison de regarder ce film, vous savez que je choisirais Jessica Biel, magnifique comme à son habitude et souvent dans des tenus plutôt légères.
Quel dommage que son autre habitude soit de choisir une majorité de films de merde (en dehors de l'illusioniste et des Lois de l'Attraction, ça filmographie fait plutôt peur).

En conclusion (car j'en connais qui ne lisent que la dernière ligne de la kritike pour savoir quoi attendre du film), je dirais que le film est pourri, comme prévu.

Ju

17 oct. 2007

Fifty Pills

Encore un film inédit, pas encore disponible en France un an et demis après sa sortie US.
Cependant, dans ce cas ce n'est pas forcement un mauvaise chose et je suis plutôt confiant à l'idée que le film ne voit jamais nos salles obscures.
Fort de quels bonnes idées, les imperfections sont bien trop voyante pour qu'on apprécie le peu que ce film a à offrir.

Darren découvre le le monde universitaire ou il se retrouve à partager une chambre étudiante avec Coleman, genre de playboy dealer de drogue.
Ils décident vite d'organiser des soirées qui les foutent dans la merde au niveau des superviseurs et se retrouve rapidement sur la sellette, sans droit à l'erreur.
Les vacances de Thanksgiving tombent donc a point nommé pour Darren qui rentre chez lui, passé du temps avec sa famille.
Pendant ce temps là (et pas à Vera Cruz), Coleman organise une petite sauterie où evidemment, il se fait roder.
De son côté, Darren s'engueule avec ses parents (qui sont des cons) et rentre précipitamment a New York où il trouve un lettre lui annonçant que sa bourse à était annulée (à cause de coleman) et qu'il doit s'aquitter de 900 dollars de frais avant lundi (on sait pas trop quel jour on est mais ça sent la fin de semaine).
Darren se voit dans l'obligation de vendre les 50 pillules d'extasy que Coleman lui a laisser pour se faire pardonner.

Après on ajoute à ça une histoire d'amour ballot où Darren doit mentir à Gracie qui veut pas qu'il deale, les occasions manqués, et on vas suivre le garçon courir pendant une heure, de clients en clients, toujours plus chelous.

Les points forts du film sont...deux actrices, Kristen Bell (Veronica Mars, Heroes) dans le rôle de Gracie et Nora Zehetner (Brick, Heroes), ainsi que l'acteur qui joue Coleman (John Hensley, vu dans Nip/Tuck et attendu dans un Teeth plein de promesses).
On les vois cependant trop peu souvent (et leurs rôles sont trop plats) et le film tourne essentiellement autour de Darren et sa course contre la montre.

Mis à part ça, le reste est d'une bien piètre qualité, le reste du casting à été distribué totallement au hasard et je sais toujours pas si ça a était fait exprès et à prendre au second degré ou si c'est juste une (grosse) erreur de jugement.
Dans le premier cas, ça fait pas rire une seconde et c'est moche d'autant louper sa cible, de l'autre, y'a bien un gars au moment du casting qui a du s'appercevoir que les gonzs ne savaient absoluement pas jouer.
Donc je m'interroge.

Un détail insollite bien qu'accablant, ensuite, il s'agit du tout premier film dont la version originale et mal doublée.
On constate un léger temps de latense entre les mouvements de lèvre et les sons emis par les acteur, ce qui laisse prévisager d'une post production chaotique.
C'est d'ailleurs un des premiers détails qui vous sautent au yeux pour ne pas vous lacher de tout le film.

Film de teen d'un genre nouveau (et espéront le, condamné), on a droit aux fameuses scènes (et quiproquo) déjà moyennes dans American Pie (le gamin qui se fait surprendre pas sa mère en train de se branler, les parents persuadés que son fils est gay, les deux bombasses qui chauffent Darren pour payer les pillules en nature, etc.) et quand elle arrivent, on est consterné du peu d'originalité (ou a défaut, de punch) avec lequel elle sont présentées.

On est heureux de voir le tout s'achever après 1h20, mais manifestement pas pour les bonnes raisons.

Ju

16 oct. 2007

Reservoir Dogs

Pour son premier film Quentin Tarantino frappe fort, très fort. Faire un film culte dès son premier essai, ce n’est en effet pas à la portée de tout le monde. Ajoutez à cela un budget ridicule (1 200 000 $) et vous vous rendez compte de l’étendue du talent du bonhomme.


Reservoir dogs raconte l’histoire d’un hold-up plus ou moins raté. Je m’explique: on peut dire quelque part que c’est un succès car ils ont bien réussit à les voler, ces diamants. De l’autre côté c’est l’écatombe: plusieurs morts, un blessé grave, et pas grand monde n’est au rendez-vous convenu. Mr Pink (Steve Buscemi) est persuadé qu’il y a une taupe dans l’équipe et commence à s’engueuler avec Mr White (Harvey Keitel) qui ne veut pas entendre qu’il s’est fait avoir. Pendant ce temps là Mr Orange (Tim Roth) agonise à cause de la balle plantée dans son buffet. La scène est un huit clot se déroulant dans un entrepôt, planque de l’équipe.

Arrive alors Mr Blonde (Michael Madsen), accompagné d’un flic en otage. Ils sont alors bien décidés à le faire parler pour savoir s’il y a ou non un traitre parmis eux.

Le film alterne entre scènes de l’entrepôt et flash-back présentant les divers protagonistes, le parcours qu’ils ont suivi pour arriver jusque là.
Tous les codes du film tarantinesque sont déjà présents dès ce premier film. Cela se caractérise tout d’abord par un fort taux d’hémoglobine présent devant la caméra. Mr Orange ne pisse pas le sang qu’à moitié, il refait la banquette de la voiture dans laquelle il se trouve au début. Ajoutez à cela un soupcon de gore par le truchement de Mr Blonde qui s’avère être un vrai psychopathe un fois seul en compagnie du flic.

Ensuite la musique est excellente. Comme dans tous ces films par la suite, il contient des morceaux qui deviendront cultes, ainsi qu’un répertoire des succès des années 60-70. A l’inverse de Morricone qui composait pour Sergio Leone, Quentin adapte les images au son mais donne l’impression du contraire tant l’harmonie entre les deux se fait sentir.

Enfin les dialogues font mouche. Chaque phrase est millimétrée, le tout est interprété par de très bons acteurs. Je ne pense pas exagérer en comparant la qualité des dialogues avec ceux de Michel Audiard ou même de Molière (ce huit-clos pourrait très bien être une pièce de théâtre). Certaines scènes sont ainsi à mourrir de rire: le choix des prénoms (Mr Pink ne veut pas s’appeler “Pink”), les engueulades de Mr White et Mr Blonde, et l’entrainement du traitre lors des flash-back (je ne dirai pas qui c’est!) à raconter une histoire prouvant que c’est bien un gangster...

S’il fallait trouver un défaut à ce film, ca serait sa durée: les 1h37 passent trop rapidement. Avec un peu plus de budget, Tarantino aurait sûrement put incorporer un personnage supplémentaire pour aggrémenter un peu plus les flash-back, histoire de faire durer le plaisir. Mais on ne lui en veut pas, ce film est réussit sur tous les points, il déchire, tout simplement!

Itoo

Las Kronikas s'ouvrent à la musique

Après les livres, c'est au tour des albums et artistes musicaux de passer sous l'oeil juge (mais juste) des Kritikos, qui vous proposeront des kritikes d'artistes de talents (ou non), des derniers CDs, albums coups de coeur ou enregistrements de légende qui composent notre univers musical.

Tout commence dès aujourd'hui avec un article sur l'excellente Katie Melua, sur le site de Las Kronikas.

En espèrant que vous appréciez cette nouvelle facette de notre travail, je vous souhaite une journée mélodieuse.

Vos humbles serviteurs, Los Kritikos

A Prairie Home Companion

Commençons cette journée (à 14h passée, je sais ouais) chargée (vous comprendrez dans quelques heures, si j'arrive au bout de ce que j'ai prévu) par un film d'une rare médiocrité qui fut un véritable suplice à finir.
Je l'ai bien cherché et me voilà nez à nez avec le pire film de Lindsay Lohan, une véritable bouse cosmique, qui me ferait presque regretter Fricky Friday (au moins, c'était marrant...bon non, mais c'était mieux quand même).
Houuu, Houuu, on respire deux secondes et je vais vous expliquez pourquoi je suis colère.

A Prairie Home Companion (j'en ai des nausées rien qu'a prononcer le titre), est une emission de radio dans un bled pourrave (quelque part entre mon sphincter et la couture de mon calbard) à une époque de merde.
Je m'excuse et je reprend.
Dans, la petite ville de Saint Paul, le peuple se retrouve tout les samedis soir au Fitzgerald Theatre (genre d'opéra) pour y suivre la retransmission en direct, de l'émission Prairie Home Companion (ça y est, j'ai vomi), où ce succède une tripotée d'artistes, sur des airs country, entre deux message publicitaires ('this song was brought to you buy Kellmermilk Biscuits').
Le théatre venant d'être rachetté par le méchant Tommy Lee Jones, il s'agit du dernier show qu'il habrite avant sa destruction au profit d'un parking (une idée que j'applaudis, au passage).
Nous sommes donc convié à suivre les deux dernières heures de cette émission de beaufs.

Le tout ressemble attrocement à un mauvais making of, on passe un paquet de temps dans les coulisses, témoins de moments ininteressant et quand la caméra arrive sur scène, c'est presque pire.

Les dialogues ont étaient condencés avec une amphase sur l'accumulation de termes et le rhytme de locution pour apporter le côté réaliste d'une conversation sans attaches et décallé de la situation dans laquelle les personnages évoluent.
Si c'est une franche réussite chez Tarantino, ici le procédé est mal utilisé et on quand elles ne nous énervent pas, on se fout profondement des discussions des artistes.
On se retrouve donc avec une espèce de diarhée verbale, difficilement soutenable et anormallement difficile à comprendre.

Bizarrement, de nombreux grands noms du cinéma ricain se sont fait avoir au casting de cette erreur cinématographique et on retrouve Meryl Streep, Tommy Lee Jones et Lindsay Lohan dans des apparitions pour le mieux moyennes.

La musique n'est même pas ce qu'il y a de pire, même si l'on préfére les deux minutes de concours de blague salaces à tout le reste de l'émission.
Pour vous laissez sur une bonne note, je vous propose d'ailleurs un rapide apperçu des meilleurs mots d'esprit des années 60, selon Robert Altman (ce connard à qui on doit aussi Gosford Park).

Dusty : What did the elephant say to the naked man?
Lefty : What'd he say?
Dusty : It's cute, but can you really breathe through that thing?

Dusty : When God created woman, he gave her not two breasts but three.
When the middle one got in the way, God performed surgery.
Woman stood before God with the middle breast in hand said,"What do we do with the useless boob?"
And God created man.

Dusty : I used to work in Chicago, at a convenience store.
I used to work in Chicago. I did but I don't anymore.
A lady walked in with some porcelain skin and I asked her what she came in for.
"Liquor," she said, and lick her I did, and I don't work there anymore.

Voilà, maintenant que vous connaissez la seule scène acceptable du film, vous pouvez passer à côté sans vous arrêter.

Ju

14 oct. 2007

3:10 to Yuma

Ca fait un moment que j'avais pas vu de bon western (je rectifie, ça fait un moment qu'on fait plus de bon western) et quand j'ai entendu parler d'un remake, 50 ans après du film de Delmer Daves, avec Russell Crowe et Christian Bale dans les rôles principaux, ça a suffit a titiller ma curiosité.
Un histoire simple mais efficace, des bons acteurs dans des rôles charismatiques, une réa qui tient la route, ça suffit a faire un bon film.
(Et ouais Kp, y'a même pas le début d'une raison féminine pour justifier le choix du film, comme quoi tout arrive)

Tout les jours à 3h10, la ville de Contention voit un train passer pour rejoindre la prison de Yuma.
Après avoir appréhender le bandit de grand chemin Ben Wade, une délégation de la ville de Bisbee décide de charger un groupe d'hommes de tranférer le felon jusqu'a la ville destination, puis le mettre dans le train.
Parmis cette délégation, on retrouve Dan Evans, un fermier revenu de la guerre de secession avec une jambe en moins et qui se fait casser les couilles par les propritaires terriens qui on foutu le feu a son ranch pour lui faire quitter les terres avant l'aménagement d'une voie férée.
Ce dernier a choisi d'assurer la mission pour la thune (200 beaux dollars) et rendre fière sa famille (ça se voit pas trop au début, mais on pige par la suite).
Alors que le convoit à la loi et l'état derrière lui, Ben peut faire confiance à une bande d'hors la loi fidèle et dévoué à sa cause et de milliers de dollars fraichement piqués au contribuable.

S'en suit alors une simple course poursuite, pendant près de deux heures, ou Ben devra des fois faire équipe avec ses ravisseurs pour rester en vie.
(Passez par le territoires des apaches pour gagner du temps, sérieux, les gars...)

Si vous l'aviez pas encore remarqué, c'est un western, donc c'est orange, y'a de long plans larges centré sur le visage du méchant pour montrer qu'il est méchant mais qu'il a la classe par ce qu'il se presse pas et qu'il a pas peur.
Meme si ça lui réussi pas sur le plan scénaristique (le gars se fait quand meme chopper au début parce qu'il voulait faire la malin a revenir en ville après avoir taper le butin, histoire de tirer un coup avec la tavernière), sur le plan du cinéma, c'est bien réalisé et on plonge direct dedans.
Les personnages principaux (surtout le rôle de Ben) sont super charismatiques et on a du mal à prendre partie pour l'un ou l'autre, au cours du récit.
A noter que Ben Foster, dans le rôle d'une véritable pute, fait preuve d'un talent qu'on ne lui connaissait pas (jouer dans the Punisher, Alpha dog et Hostage, ça aide pas).

La distribution de ces rôles à Christian Bale (dans le rôle du gentil) et Russell Crowe (dans le rôle du félon) est une sacré bonne idée, et si on était pas habitué a les voir dans de tels rôles, ils prennent de suite le quare et s'avère brillants.
La musique joue un rôle de pur soutiens et on peut avoir quelque déception au regard des compositions magistrales de certains classiques du genre.

Un film à conseiller a tout les amateurs de western en manque de nouveautés qui ne regretteront pas les deux heures (ce qui est une durée ridicule aux vues certains westerns) passé devant ce nouveau film du réalisateur d'Identity et de Walk the line.

Le film est sorti debut Septembre aux US et est annoncé pour 'prochainement' (avec toute la précision que ça implique) en France, soit entre 'bientôt' et 'pas tout de suite', probablement au mois de décembre.

Ju

12 oct. 2007

Frankenweenie

Second court métrage du maître Burton après l’excellent Vincent, Frankenweenie constitue un hommage du réalisateur de Beetlejuice au Frankenstein de Shelley.
Le tout se déroule en 1984 (ce qui ne nous rajeunit pas) et laisse déjà augurer d’une maîtrise impressionnante qui suivra la carrière de Tim Burton.

L’histoire toute simple d’un jeune garçon refusant la mort de son chien se transforme en version sombre d’un comte légendaire, produit (comme Vincent) par Disney (à l’époque où ils ne produisaient pas qu’une majorité de merdes).

Pas de grands acteurs, tout juste une troupe honnête dans laquelle vous pourrez reconnaître Sofia Copolla, dans ses plus jeunes heures.
L’esthétique du film est typiquement Burtonien et on y trouve de nombreux éléments récurrent dans son œuvre (le style graphique bien évidemment, ainsi qu’une magnifique scène de couture).

Apparemment, le court métrage était une sorte d’examen d’entrée dans la famille Disney et Burton s’est manifestement appliqué pour leur en mettre plein la vue.
Plus qu’une œuvre isolé de jeunesse, Frankenweenie est un élément fondateur de sa filmographie et combine tout ce qui nous fera aimer les futures œuvres de Tim Bruton, les couleurs en moins.

Assez parlé, je vous laisse avec la vidéo, que j’ai eu assez de mal à mettre à disposition.
La qualité est assez haute et il vous faudra un peu de temps pour la charger dans le lecteur divx (indispensable, ça se télécharge vite).
L’attente vaut évidemment le coup et je pense que vous apprécierez les 25 minutes de grand cinéma qui vous attendent.




Deux remarques pour les possesseurs de modem 56k (si ça existe encore):
- N’essayer même pas de lancer la vidéo si vous ne compter pas laisser tourner toute la nuit.
- Quitter la Roumanie pendant qu’il est encore temps.

Sachez que le court métrage est sorti en DVD et que vous pouvez vous le procurer sur internet.
Si vous êtes plus malin, cependant, vous le trouverez dans les bonus du DVD de l'étrange noël de Mr Jack, l'un des trois meilleurs films qu'il m'ai était donné l'ocasion de voir.

Enjoy.
Ju

Cashback

Contrairement à ce que certains pourrait penser, je n’ai pas choisi ce film sur sa seule affiche (ce qui avait était un échec cuisant pour ma fille, mon ange).
Je ne dis pas qu’il est outrageux et blessant de penser ça de moi, juste que là, ce n’est pas le cas.
Bref, c’est un palmarès (tant qu’à matter des films, autant qu’ils soient primés), un plot sympa et un casting intéressant qui ont motivé mon choix.

Tout commence par une rupture.
Ben Willis, jeune étudiant d’une école d’art londonienne, décide de se séparer de sa petite amie Suzy, après une relation de deux ans.
Bien que ce fut son idée, il ressent vite le manque de cette personne et en perd le sommeil.
Après quelques jours, il se rend compte qu’il a rallongé son temps de vie d’un tiers et que ce temps, il va falloir l’occupé.
Il décide de marchander son temps contre de l’argent et rejoint l’équipe de nuit du Sainsbury’s local (chaîne de supermarché anglaise à la Monoprix).
C’est durant ces heures de travail qu’il rencontre Sharon et s’aperçoit qu’il possède un pouvoir pour le moins singulier.

Je vais vous éviter la réflexion intense sur la nature de son pouvoir (est-il capable de reconnaître toute sorte de Fromage par sa seule odeur ? peut il changer les caddies en loutre par la seule pensée ? rend il le linge plus blanc que blanc grâce à ses agents actifs ?) en vous disant que ça n’a rien à voir avec son emploi.
Quand tous ses collègues se lamentent du temps qui passe à deux a l’heure et donnerai tout pour l’accélérer, Ben fait totalement le contraire.

A l’image de Hiro Nakamura, il kane bend-o time-o (courber le temps) ou plus précisément l’arrêter.
Plutôt que d’utiliser ce pouvoir pour sauver le monde (parce que pas que ça à branler), ce dernier fait ce que nombreux d’entre vous ferez dans une telle situation, il fout les plus belles gonzesses présentes dans les rayons à poil.
Je vous arrête tout de suite (Ouais, mais c’est de la bombe ce film, ils ont tout compris, ça peut faire un super film de cul !), le jeune s’arrête là et se sert des femmes dessapés comme modèles qu’il dessine, des heures durant.
Ca logique correspond à une fascination pour le corps féminin qu’il entretien depuis sa plus tendre enfance (expliqués par des flashbacks assez marrants).

La majorité du récit est constituée de monologues du narrateur (Ben) qui ont pour effet de nous envoyé directement dans se tête.
Le film est remarquablement bien agencé entre la période pré-job, les péripéties de son travail et les histoires parallèles et l’on ne s’ennuie pas une seconde.

La vision avancée de l’insomnie est assez intéressante bien que non crédible.
Les véritables insomniaques ou les personnes avec un minimum de connaissances physique sauront que l’on ne peut pas passez trois semaines sans dormir.

Au casting, un seul visage connu, en la personne de Michelle Ryan (Jekyll, Bionic Woman), dans le rôle de Suzy (qu’on aurait aimé voir plus souvent), mais une multitude d’acteurs anglais aussi réputés que prometteurs à l’image de Sean Biggerstaff (Harry Potter) et Emilia Fox (Le Pianiste et divers séries TV).

Le film est sortie au début de l’année au cinéma et n’a pas dépasser les 100000 entrées malgré l’obtention du prix CICAE du festival du film international de San Sebastian en 2006.
Un film pourtant assez réussi et tout à fait agréable au milieu de la nuit.

Ju

A Love Song for Bobby Long

Avant de visionner ce film, je ne savais qu’en penser.
D’un côté, y’a une histoire assez intéressante et une actrice pour laquelle il est difficile de trouver un mauvais film après 2002.
De l’autre, on trouve une réalisatrice inconnue (co-auteure d’un doc que j’ai pas vu) et John Travolta qui tire ses rôles à pile ou face et à la carrière vallonnée comprenant les excellents Pulp Fiction, Volte Face, Phenomenon ou Mad City et les cataclysmiques Wild Hogs, Basic, Operation Espadon et Hairspray.
Heureusement pour nous tous, le premier l’emporta sur le second et le film s’avère agréable et Travolta y est remarquable.

Purslane Will revient reçoit une lettre lui apprenant le décès de sa mère et se rend à la nouvelle Orléans, pour y prendre possession de la maison qu’elle lui a cédé.
(Elle voulait aller à l’enterrement aussi mais à cause de son déchet de copain, elle arrive avec deux jours de retard)
Elle apprend alors qu’elle doit partager la maison avec deux amis de sa mère, Bobby Long, un ancien professeur de lettre et Lawson Pines, son padawan (professeur assistant, élève particulier, appelez ça comme vous voulez) avec qui il travaille sur un roman.
Pursy devra repartir de zéro dans cette nouvelle ville, tout en apprenant plus sur sa mère et son origine (elle ne sait pas qui est son père par exemple).

Les relations entre ces trois personnages (portés par trois grands interprètes) évolueront au cours du récit et si Bobby et Pursy se mettront correctement sur la gueule au début, le second ne tardera pas aider la première et l’encourager à aller à l’université, pour qu’elle puisse faire autre chose que serveuse.
Lawson et cette dernière éprouveront une attirance réciproque à laquelle ils ne répondront jamais, rendant par la même le récit plus originale et intéressant.

Le film se passant à la Nouvelle Orléans (pré Katrina), une grande place est laissée à la musique et les tons jazz/blues se succèdent avec succès tout au long du film.

Le film représente la dernière apparition de John Travolta dans un film de qualité et l’entente avec Scarlett Johansson prend des les premières scènes et apporte un plus incommensurable à un film déjà de bonne facture.

Pour finir, sachez que le film est tiré d’un roman de Ronald Everett Capps, intitulé Off Magazine Street, et publié en 2002, et qu’il doit maintenant être disponible en DVD.

Ju

A Guide to Recognizing your Saints

Dito Montiel a eu une vie de dingue.
Et comme beaucoup de personne à la vie exceptionnelle, il en a fait un livre (sinon personne le saurait qu’il avait eu une telle vie).
Mais ça vie était tellement atypique et le gars voulait tellement que le monde le sache qu’il en a aussi fait un film qu’il à écrit et dirigé lui-même.
Le nom vous dit peu être quelque chose, c’était le leader du groupe de rock Gutterboy, qui a connu son petit succès au début des années 90.
Qu’est ce qu’elle a de si intéressant sa vie ? J’y viens.

Dito Montiel, basé en Californie, reçoit un coup de fil lui annonçant que son père est gravement malade et pourrait clamser dans les jours qui viennent.
Après réflexion, il décide de traverser le pays pour se rendre à New York, dans le quartier pauvre d’Astoria ou il retrouvera les amis avec lesquels il avait passé une adolescence pour le moins débridée.

Le film se compose du voyage de Dito et des flashbacks des faits marquant de son adolescence l’ayant amené à quitter sa ville natale pour survivre en Californie.
Les flashbacks sont plus nombreux et longs que le présent de Dito que l’on ne suit que durant les dernières minutes du film.

Pour donner vie à ces flashbacks, expliquant le cheminement de Dito pour devenir l’homme qu’il est, le réalisateur à fait confiance à Shia Lebeouf (ce qui lui aurait couté une burne après Transformers), assez convaincant dans son rôle de jeune délinquant au bon fond, plus tiré par des potes fêlés que réellement dangereux.
Il verra sa vie entière partir en chiasse sous ses yeux, perdra des personnes proches, sera au centre d’une histoire de vengeance basique et prendra vite la décision de quitter cette ville de fou.

Dans le rôle de Dito adulte, on retrouve Robert Downey Jr, excellent acteur aux apparitions trop peu nombreuses.
Bien qu’il ne soit visible qu’une grosse demie heure à l’écran, il habite le personnage de Dito et transmet une palette d’expressions impressionnantes, dans des situations assez différentes.

En plus de ces deux acteurs, on retrouve Rosario Dawson parmi d’excellents seconds rôles, pour la plupart partie de l’adolescence de Dito.

L’ensemble du casting à d’ailleurs était récompensé par le prix du Jury du festival de Sundance, en 2006.
Au cours de ce festival, Dito Montiel a aussi obtenu le prix du meilleur réalisateur, pour sa toute première (et sans doute plus personnelle) œuvre.

Le film est sorti il y a tout juste un an aux USA et n’a pas encore était annoncé dans l’hexagone.
C’est assez dommage et on risque de passer (encore) à côté d’un bon film.

Ju

Band of brothers

Récompensée par 5 Emmy Awards (dont meilleure minisérie) et 1 Golden Globe en 2002, cette série de 10 épisodes produits par Steven Spielberg et Tom Hanks mérite le coup d’œil. On nous narre le déroulement de la guerre menée par les soldats de la “Easy Compagnie” du 506e Régiment d'Infanterie Parachutiste, de la 101e Division Aéroportée US durant la seconde guerre mondiale entre 1944 et 1945.


Ce qu’on apprécie est le fait que tout soit réaliste.

À commencer par le scénario, basé sur l’oeuvre de l’historien Stephen E. Ambrose qui recueille les témoignages de ces soldats. C’est ainsi que chaque début d’épisode est marqué par des interviews des protagonistes (maintenant très âgés) que l’on aperçoit à l’écran. Ils nous donnent leurs impressions sur les différents épisodes de guerre qu’ils ont vécue, apportant une touche supplémentaire à l’intensité de ce qu’a été cette guerre.

Ensuite la réalisation est très bonne. Les scènes de combats sont violentes, aucun détail n’est négligé : balles qui sifflent, blessures dégueulasses, la caméra à l’épaule qui nous donne l’impression d’y être ; cette guerre était avant tout l’enfer, l’horreur, et c’est très bien retranscrit. Ca ne révolutionne pas le genre (y’a eu le « soldat Ryan » et la « ligne rouge » avant) mais c’est très efficace.

Cette série permet, sinon d’apprendre, de se rappeler du déroulement de la libération de l’Europe sur le front du nord-ouest. Le parachutage en Normandie à la veille du 6 juin 1944 pour faciliter la tâche de ceux qui arrivèrent par la mer, les combats violents à coup de snipers de Carentan, l’opération Market-Garden, l’enfer des Ardennes, la libération du camp de concentration de Dachau, et enfin la prise du « nid d’aigle » d’Hitler à Berchtesgaden (dont le stade a accueilli les championnats européens inter-régionaux d’athlé, mais cela ne nous regarde pas !).

Rien n’est oublié, si ce n’est la libération de Paris et les contacts avec les résistants, mais bon on suit une compagnie, elle ne pouvait pas se trouver partout non plus !

Et justement ce concept ajoute à l’intérêt de la série. On suit les mêmes hommes de leur entrainement en Angleterre à la fin de la guerre, cela permet de nous accrocher à eux. Certains mourront, d’autres seront blessés et reviendront ; on suit aussi leur monté en grade (et parfois leur rétrogradation) dans la hiérarchie militaire.

Leurs histoires personnelles, mais aussi leurs problèmes en dehors du terrain les font de rapprocher entre eux, mais aussi nous de eux.

On suit notamment l’ascension du commandant Winters, excellent officier et rouquemoute de son état.Certains épisodes sont basés sur un soldat en particulier (un infirmier, un soldat en manque de reconnaissance, un gars perdus entre les lignes allemandes…), permettant de voir différents points de vue et ne pas tomber dans la répétition.

Le ras-le-bol de certains opposé à l’envie pressante d’aller au combat des autres est assez intéressant à observer, ainsi que les morts « stupides » (hors combat, manque de moyens et d’expérience, malchance…) nous donnent l’occasion de voir la guerre d’un œil différent.

Tom Hanks aurait pour projet de produire une nouvelle série reconstituant la guerre du Pacifique durant la deuxième guerre mondiale. Ca s’appellerait « The Pacific » et sortirait courant 2009. Si c’est réalisé avec tant de sérieux sans tomber dans la répétition, cela risque d’être un très gros succès…


Itoo

11 oct. 2007

A Good Woman

Bizarrement, ce film n’est pas encore sorti en France et on se doute bien qu’on n’est pas près de le voir sortir.
Datant de 2003, il met pourtant en scène Scarlett Johansson et Helen Hunt (y’a plus pourri comme paire d’actrices) dans un film d’un réalisateur formé à l’école ‘séries télé’ (cherchez pas, c’est une expression).
Ca, c’est sûr que pour nous envoyer des merdes comme ‘Supergrave’, sans histoire ni acteurs, y’a du monde…

Au début du siècle, les américains les plus aisées aimaient passer la haute saison (les vacances quoi) en Europe méditerranéenne et plus particulièrement des les régions montagneuse de l’Italie où il était dit que le climat était reposant et bon pour le teint (à les cours d’histoire du tourisme, ça vous hante).
Quelle connerie me dirait vous, mais là n’est pas la question.

Mrs Erlynne (je me souviens pas de son prénom mais à l’époque, il ne s’en servait que très peu, donc on s’en fout) fait partie de ces riches à la seule différence qu’elle n’a jamais rien fait pour prospérer d’autre qu’écarter les cuisses pour s’attirer les plus riches maris de Rhodes Island.
Alors qu’elle est légèrement poussée hors du pays par les femmes jalouses de ses amants, elle découvre dans une revue que le riche Robert Windermere est actuellement dans un village rital bien connus des touristes ricains, où il fête son nouveau mariage avec la jeune Meg.
Elle ne tardera pas à ‘prendre contact’ avec le jeune bourgeois qui la logera dans une villa privée, sur les hauteurs de la ville, tout en la gardant secrète pour sa femme.

Voilà, alors là, c’est le moment où on hait ce connard de Robert, déjà chatteux comme un gagnant d’euro-million d’avoir Scarlett Johansson pour femme et qui trouve encore à faire le malin à fricoter avec une femme qui à l’âge d’être sa mère.
Le mec mérite le bûchait, à n’en pas douter.

Oui, mais non parce que l’histoire est un point plus complexe que ça et on apprend après une heure, dans un retournement à la Star Wars que tout ce que l’on pensé jusqu’alors est faux.
Cette haine et envie de meurtre qui nous étais peu à peu monté au nez nous explose à la gueule d’un coup d’un seul, au milieu d’une banale réplique.
Si l’intention est louable, bien que commune (waou, le coup du retournement de situation, on me l’avait jamais fait), le procédé est peu maitrisé, ce qui rend la nouvelle un peu faiblarde.

A la différence d’un film de Night Shyamalan où on se fait chier au début avant de comprendre l’intérêt (faible) du film dans les dernières scènes, on se met ici à regretté bien vite le bon début du film, foutu en l’air par l’annonce d’une nouvelle majeure à la ‘passe moi le sel’, sans explication, sans même un retour en arrière, que dalle.
Le réalisateur est sans doute à blâmer par ce, du côté de la distribution, on ne trouve pas grand-chose à redire.
Scarlett Johansson et Helen Hunt livrent une copie remarquable, tout comme leurs homologues masculins dans des seconds rôles moins intéressants.

Je parle certainement sur le coup de la déception et vous demande de bien comprendre ce que j’essaie de dire.
Le film n’est pas mauvais, tout juste inégale et la première heure est tout à fait appréciable, reste que la dernière demi heure est radicalement un ton en dessous, ce qui dessert le film dans son ensemble.

Ju

Conversations With Other Women

Un titre très peu fidèle au propos de ce film chelou, où le réalisateur mérite que l’on reconnaisse sa prise de risque.
Le procédé et novateur mais brouillon, ce qui dessert la belle distribution de cette unique œuvre de Hans Canosa, totalement rejetée par le public français.
Qu’en est-il ? Pourquoi j’en ai pas entendu parler ? Canosa, c’est roumain ça ?
Vous trouverez toutes les réponses à ces questions dans la kritike qui suit.

Lors d’un mariage, un homme (garçon d’honneur), rencontre une femme (fille d’honneur) et s’écartent du reste de l’assistance pour discuter, flirter.
On apprend rapidement que l’homme et le frère de la mariée alors que la femme est une amie disparue depuis 9 ans qui a était appelée au dernier moment pour remplacer une fille d’honneur hospitalisée.
Les deux individus vont donc échanger des banalités (qu’est tu fais dans la vie ? t’es célibataire ? tu ne bois pas mais tu fumes ?etc.) avant que l’on découvre que leurs histoires sont plus semblables que prévu.
Enfin, quand je dis ‘prévu’, c’est prévu par nous, parce que eux, ils le savent déjà, vu qu’ils jouent la comédie alors qu’ils étaient encore mariés l’un à l’autre, dix ans auparavant.

Ouais, l’histoire est un peu tordue mais ce n’est rien comparé aux choix du réalisateur.
Ce dernier à pris le parti de proposer son histoire en split screen, pendant la totalité du film.
Imaginé un bout d’épisode de 24, où l’écran est coupé en deux (pour suivre deux histoires différentes), mais pendant une heure et demi.
C’est assez relou, en effet.
Et puis c’est pas parce que c’est original que c’est forcement bien.

Pour mettre en place se procédé et faire son film Nintendo, Canosa (qui au passage n’est pas roumain mais américain) a filmé chaque scène de deux points de vue différents et c’est la plupart du temps une même scène que l’on voit à travers deux angles de vue.
Les flashbacks sont trop peu fréquents (l’écran propose alors deux histoires différentes à l’écran) et la plus part du temps, on ne voit pas vraiment l’intérêt d’avoir deux écrans.
Pour contrer cette impression, l’auteur à multiplié les actions et on voit parfois deux réactions différentes à une même situation, comme si le gars avait pas réussi à choisir au montage.
(Bon bah je vais foutre les deux !)

Le tout est donc assez brouillon et l’on n’as plus que les performances de Aaron Eckhart (Thank You For Smoking), Helena Bonham Carter (Fight Club, le très attendu Sweeney Todd) et Nora Zehetner (Brick, Heroes) auxquelles nous racrochez, le réa s’étant perdu dans son délire.

La bande originale est entièrement composée de chansons françaises (je crois que le mariage est censé se dérouler en France), laissant une grande place à Carla Bruni pour apporter un peu de douceur au tout.
Si les chansons sont sympas, elle dénote tout de même de l’ambiance générale et le mélange ne prend pas vraiment.

En quelques mots, un film bizarre que vous avez très peu de chances d’avoir vu (25 000 spectateurs au Box Office FR, ça fait pas grand-chose).
A voir si vous voulez vraiment vous faire une idée sur l’utilisation du split screen sur la totalité d’un film…

Ju

8 oct. 2007

The Heartbreak Kid

Je ne pense pas trop m'avancer en disant que si vous devez aller voir une seule comédie au cinéma d'ici la fin de l'année, il faut que ce soit "The Heartbreak Kid".
C'est pas tant que la compétition soit super relevée ("Supergrave" et "Il était une fois", merci bien) mais surtout que le nouveau film des frères Farrelly est très bon.
Les effets comiques sont classiques et les situations souvent attendues mais la mise en scène et les dialogues font à tout les coups mouche et on passe près de deux heures de pur bonheur face à cette oeuvre rythmée, distrayante et soutenue par de très bons interprètes.

Eddie Cantrow est un trentenaire célibataire effrayé par les engagements sentimentals, qui se trouve toujours seul, une fois le mariage de ses amis venus.
Quand il rencontre Lila, il croit avoir trouver la perle rare et s'estime heureux d'avoir à l'épouser pour lui éviter un départ professionnel en Holland.
C'est lors de leur lune de miel dans un camp de vacances au Mexique qu'il découvre la vraie nature d'une femme qu'il connait depuis moins de trois mois.
Adorable à l'origine, Lila change du tout au tout pour devenir une histérique jaquant continuellement, hyperactive sexuellement (missionaire? connait pas. Tu veux bien reserrer mes liens, chéri?), toute fière des pets immondes qu'elle lâche (ouais, exactement comme Arno) et à l'humeur pour le moins changeante (sympa deux heures sur une journée entière).
Eddie prend vite ses distances et rencontre Miranda, une belle brune du Minnesota, en vacances avec sa famille.
Il tombe rapidement amoureux d'elle mais se trouve bloqué dans un mariage hatif.

Une histoire classique de mariage qui foire en somme, qui laissera cours à toutes les situations typique du genre, entre les mensonges qui s'accumulent, le gars qui essaie de jongler entre les deux femmes, etc.
Le tout sans vraiment être aidé par la population locale, assez atipique, avec un maître d'hôtel (même si dans un camp de vacances mexicain, faut relativiser le titre) obsédé et adepte des vannes les plus craignos au pire timing possible et le groupe de mariachi plus proche du groupe de guignols de Kusturica qu'autre chose, qui n'arreteront pas de mettre à mal les projets d'Eddie, sans pour autant le faire exprès.

Il y a vraiment beaucoup à dire sur ce film léger et rafraichissant.
Sachez juste que, n'ayant pas vu le film d'origine de 1972, je ne peux pas me prononcer sur la qualité du film en tant que remake.
Je peux cependant vous dire que le film est un exemple de bonne vieille comédie qui se prend pas la tête (chercher pas de message, vous risquerez d'y passer du temps pour rien) et qui pourrait amener à la morale "mariage pressé, mariage à chier", si il fallait vraiment en trouver une.

Ben Stiller, qui n'avait pas tourner pour les frères Farrelly depuis "Mary à tout prix" impose son talent comique dans toute les scènes et confirme qu'il est l'un des tout meilleur comique US.
Après quelques passades ("Starsky & Hutch", "Une nuit au musée", "Tenacious D"), on est heureux de le retrouver dans un rôle (et surtout un film) à sa hauteur.

Les frères Farrelly sont de retour à un haut niveau de comédie, sans doute pas au niveau des sommets "Mary à tout prix" et "Dumb & Dumber" (même si ce dernier divise), mais suffisant pour assurer un film remarquable et appréciable à tout âge.

"The Heartbreak Kid" ou "La femme de ses rêves" arrive dans nos salles obscures le 28 Novembre prochain et je vous conseil à tous d'aller y faire un tour, si vous cherchez une ptite comédie de noël (qui n'en parle pas).

Ju

7 oct. 2007

A Little Trip To Heaven

Les films qui sortent directement en DVD ne sont pas forcement tout pourri.
Ainsi, au milieu des Disney pourris et des films roumains n’ayant pas trouvé de distributeurs, on peut trouver des films tout a fait respectables dont l’absence d’exploitation en salle reste un mystère.
C’est le cas de Crime City, ou A Little Trip To Heaven, en version originale.

Holt est un expert en assurance, chargé de faire la lumière sur la mort de Kelvin Anderson et de décider si les deux millions de dollars de son assurance vie reviennent à sa sœur Isold à qui il aller rendre visite.
Pour ce faire, il se rend dans une petite ville du Minnesota où il s’aperçoit vite que tout ne lui est pas dit et commence à avoir des soupçons sur l’identité de la victime, retrouvée carbonisée dans la voiture de Kelvin Anderson.

S’en suit une enquête assez rapide (le film fait 1h20) soulevant un assez gros bordel et obligeant Holt a resté plus longtemps que prévu dans le patelin, malgré la contre indication de son employeur.
Plus qu’une simple logique de rapace (si y’a la moindre zone d’ombre, tu l’aura pas ta thune, il n’était pas assuré pour ça), c’est dans une quête de la vérité que Holt se lance.

Il rencontrera vite Isold, la sœur héritière, qui vit dans une bâtisse cradace, où elle élève un enfant avec un mari un peu craignosse.
Assez fin observateur, il s’aperçoit vite que Isold lui cache quelque chose et ne cessera de remuer ciel et terre pour trouver quoi.

Le film nous donne l’occasion d’observer deux assez bons acteurs, Forest Whitaker, tout d’abord, comme a son habitude impressionnant (et ceux quelque soit le rôle), épaulé par Julia Stiles, vue dans la trilogie Bourne et employée dans un registre totalement inattendu.

Il s’agit du premier vrai film du réalisateur islandais Baltasar Kormakur, qui avait jusqu’alors fait que des films chelou aux titres remplis de consonnes et de ponctuations originales, comme c’est la coutume dans sa langue bizarre.

Le film est assez intéressant sans révolutionner le genre policier et est regardable pour la seule performance de Forest Whitaker, un des tous meilleurs acteurs de ces dernières années.

Ju

5 oct. 2007

Ghost World

Scarlett Johansson dans son premier film de qualité, Thora Birch, bonne actrice à la carrière un peu chaotique et Steve Buscemi, brillant comme à son habitude, dans un film dans un film récompensé à travers le monde, ça suffit à attiré ma curiosité et me décider à revoir un film que j'avais déjà apprécié, il y a 5 ans.

Enid Coleslaw et Rebecca Doppelmeyer sont deux amies assez radicales, et de vrais garces quand elle le veulent, qui se trouvent déjà aigri alors qu'elles sortent à peine du lycée.
S'ouvre alors à elles une nouvelle vie où la protection du système scolaire ne s'applique plus (soit tu a bossé pour aller a l'université, soit tu bosse maintenant).
Avant d'emménager ensemble (plan prévu depuis bien longtemps), les deux jeunes filles passent un été assez singulier qui les changera en profondeur.

Lors d'une après midi à feuilleter les petites annonces (et se foutre de la gueule de ceux qui les ont passées), elles tombe sur un message de Seymour (Skinner!!!, euh...excusez moi) qui rêve de revoir une blonde qui l'a percuté dans un aéroport, plusieurs mois auparavant.
Le sang dans leurs cerveaux de petites putes (attention, c'est ici utilisé avec affection) ne fait qu'un tour et elles décident de lui fixer un rendez vous, en se faisant passer pour sa blonde recherchée.
Elle passe donc une première après midi à l'observer attendre, au loin ,tout en se foutant de lui avant de le revoir lors d'une brocante où Enid se rapproche étrangement de sa victime qui deviendra bien vite son ami.

Voilà pour les directions dans lesquelles le film commence, en gros.
Il manque pas mal d'infos mais il serait trop dommage de vous spoiler un si bon film.

Le couple d'actrice principale est rayonnant et plein de fraicheur et on à un peu de mal à haïr ces chipies, vraiment plus paumées qu'autre chose.
Leurs trajectoires seront radicalement différentes après le film et si la première se voit proposer le rôle de sa carrière par Sofia Coppola, la seconde enchainera les productions de seconde zones, un véritable gâchis considérant son talent.

La relation entretenu entre Enid et Seymour est assez intéressante.
Basé sur un amour commun du blues (la bande originale est d'ailleurs un véritable bonheur), elle évoluera au fur et à mesure que l'un aura besoin de l'autre et inversement.
Enid devra d'ailleurs se remettre en questions bien vite.

Autour de la coloration 'drame' du film, de nombreux détails font sourire, rendant le tout plus léger.
Ainsi, Enid prend des classes artistiques d'été, à cause d'une moyenne trop juste, où son professeur et une vraie shtarbée, artistiquement incomprise.

En rôle secondaire, Steve Buscemi fait des merveilles en collectionneur de vinyles un peu gauche et aux relations sociales inexistantes avant l'arrivée d'Enid dans sa vie.

Finissons par un rapide énoncé des prix remporté par le film, en plus de la nomination aux Oscars pour le meilleur scénar'.
Le film cumule 23 récompenses dont 2 à Deauville (le prix spécial du jury + l'interprétation féminine pour Thora Birch) 2 independant spirit awards et une multitude de prix dans les festivals internationaux des plus grandes villes américaines (New York, Seattle, San Diego, Chicago...).
Tout ça pour dire que je suis pas le seul à penser que ce film est très bon.

Ju

Brick

Las amateurs de cinéma savent que Sundance est un festival se voulant underground récompensant des films qui n'ont pas les honneurs des Oscars ou autres cérémonies majeures.
En 2006, le premier film de Rian Johnson y a obtenu le prix spécial pour un film à l'histoire entendue mais réaliser avec brio et invention, soutenu par de jeunes acteurs talentueux.

Brendan Frye est un lycéen assez futé mais super solitaire qui n'aime pas se mêler à ses camarades et ne désirant faire partie d'aucun groupe ou clan.
Un après midi, il reçoit un coup de fil d'Emily, son ancienne petite amie, disparue depuis peu, qui lui demande de l'aide, l'air paniquée.
Le lendemain, cette dernière lui demande d'oublier cet appel et de laisser tomber si il l'aime vraiment.
Quand il retrouve son corps inanimé dans un canal deux jours plus tards, Brendan décide de partir en chasse à sa manière pour découvrir ce qui est arrivé à Emily.
Pour seules pistes, il à trois mots prononcé par Emily qu'il n'avait jamais entendu auparavant : "Tug", "Pin" et "Brick"...

Peu à peu, Brendan mettra des images et des visages sur ces mots, en avançant vers la vérité sur l'assassinat d'Emily qui implique plus de monde que prévu.
Dans son enquête, il est aidé de Brain, son meilleur ami, volontairement mis en retrait pour assurer toute la partie recherche.

Dans le rôle principal, nous retrouvons Joseph Gordon-Levi, vu dans l'excellent "Mysterious Skin", dans son second rôle principal.
Il portera efficacement tout le film sur ces épaules, autour desquelles évolueront une troupe d'acteur assez talentueuse, parsemée de visages connus (Nora Zehetner (Heroes) et Emilie de Ravin (Lost)).

La simple histoire de revanche est orchestré de main de maitre par Rian Johnson, qui à travers d'innovant procédés de mise en scène et une caméra particulièrement dynamique, donne du le rythme à la narration, tout du long.

On a du mal à cerner les émotions de Brendan, ce dernier étant assez refermé sur lui même et en constante réflexion sur le prochain pas à faire (dans son enquête sur le meurtre d'Emily, je dis pas qu'il sait pas marcher).

Une assez belle (et originale, pour une fois) musique suit l'action, tout en restant mesurée et limité à 5 morceaux.

Le film, depuis sorti en DVD, à remporté pas moins de 9 récompenses dont les premiers prix des festival de Cognac, San Francisco, Sundance et plein d'autres villes plus peuplées qu'un pays (Chicago, Austin...).
Un film intelligent à défaut d'avoir une histoire originale, brillant néanmoins.

Ju

4 oct. 2007

Good Luck Chuck

Je vais être obligé de m’adonner à un exercice qui ne me plait pas particulièrement, dire du mal d’un film de Jessica Alba.
Enfin quand je dis ‘de’, ‘avec’ serait plus honnête bien que sur cet exemple, elle pourrait avoir réaliser le film en plus d’y paraître que ça ne m’étonnerai même pas.
A vous dire la vérité, même moi j’aurai pût le réaliser, ce film.
Comme le dit si bien Kp, ‘des idées de merdes comme celle là, j’en ai 5 par jour.
Tu peut m’expliquer pourquoi je suis pas à Hollywood ?’
On appelle ça l’évolution humaine, qui fait que depuis un moment, on n'agit plus selon la moindre idée de merde.
En ce qui concerne les gars derrière ce film, y’a manifestement un truc qui a chier.

Charlie Logan est un dentiste qui se trouve maudit depuis l’âge de dix ans quand il a repoussé une gothi’ pocket qui voulait coucher avec lui (ouais, elle avait dix ans aussi).
Arrachant une mèche (plutôt une touffe vu qu’elle y est allé comme une bourrine) de cheveux, elle se mit à faire plein de gestes chelous et pouff, Charlie est condamné à ne jamais rencontrer le grand amour, tout personne avec qui il couchera rencontrant l’homme de sa vie (et se mariera) dans les jours suivants.

Voilà pour le point de départ, l’histoire est à chier et le tout est déjà mal joué par des merdeux qu’on ne reverra pas du film. Ouf!
On regarde vite fait le chrono pour constater l’étendue des dégâts : 3 minutes passés, 90 à venir. Pas Ouf, finalement.
Ca risque d’être très, très long.

Petit saut dans le temps pour découvrir Charlie devenu Chuck (parce qu’il est cool), dans son cabinet dentaire où il est toujours entouré de son pote plasticien (pas mal pour un attardé), aussi relou que quand il était merdeux.
La légende de Chuck a fait son chemin et il se voit submergé de bonnasses en tout genre, faignants une rage de dents dans le but de prendre un ptit coup en consult’.

Assez réticent au début, Chuck se laisse finalement convaincre par son pote (visiblement, ils partagent un cerveau pour deux) et offre ses services à la gente féminine de toute la ville.
On a alors droit à 25 secondes sympas où l’on voit Chuck multiplier les galipettes, dans des situations toujours plus insolites et cocasses.
On ne sait pas encore que ce seront les 25 seules secondes acceptables de tout le film.

Quand Cam, qu’il a rencontré quelques jours plus tôt dans un mariage (évidemment) l’appelle pour une dent pétée, Chuck rigole un peu avant de comprendre que cette conne s’est effectivement bousiller un chico lors d’un inopportun contact glace-mâchoire, après s’être fait percuter par un pingouin, au Zoo où elle travaille.
Pas de chance me dirait vous?
Et bien non, ça n'a rien a voir avec la chance et Cam est aussi gauche que conne, un véritable danger ambulant, arme fatale pour tous ceux autour d'elle.

Chuck tombe alors sous le charme de la belle qui refuse de sortir avec lui, à cause de sa réputation de ‘joueur’.
On voit alors se dessiner au loin le schéma classique de ce genre de film (de merde) « la meuf résiste, puis se laisse séduire, puis une chiasse fait qu’ils se séparent avant de se retrouver à la toute fin, pour finir heureux sur la banquise ».

C’en est trop pour aujourd’hui (hier) et d’un commun accord, nous éteignons cette merde, nous munissons de nos sabliers fantômes et repartons en mer, où au moins, on s’amuse.

Plus tard dans la nuit, un doute affreux m’assaillit et les questions se bousculent dans ma petite tête.
Et si le film était juste un peu long à démarrer pour s’améliorer sur la fin ?
Et si les évènements prenaient une tournure inattendue et enfin comique ?
Et si Chuck était pas si con que ça ?
Et si on voyait un peu plus de Jessica Alba, est-ce que ça suffirait pas ?

30 minutes plus tard, à mon grand désarroi, je me vois contraint de répondre aux précédentes questions par la négative.
Kp est parti depuis déjà 20 minutes et j’ai depuis dus lutter pour ne pas pleurer devant tant de médiocrité.
Les vannes sont relous, les actions et développements de l’histoire attendus et on se rend bien vite compte que le film est tout au mieux passable pour des ados en quête d’images de seins.

Mais il y a Jessica Alba et rien que pour ça, je me dois de finir.
(Au passage, Jess', t'avise plus jamais de faire de telles conneries, je t'en voudrais)

Son rôle est à chier, joué à contretemps et les doublages sont ridicules.
Les rôles secondaires sont pas mieux lotis et on comprend vite que de grosses économies ont étaient fait sur le casting.
On cherche cependant toujours où de telles sommes (par ce qu’on parle de millions là, au bas mot) ont put être réinvesti.
En vain, bien entendu.

De son côté, Chuck arrive à ses fins et se tape Cam, pensant que la malédiction était levée.
Quand il s’aperçoit que c’est son pote bidon qui s’est foutu de lui, il tente par tous les moyens de retenir Cam à ses côtés, pour qu’elle ne rencontre pas, elle aussi, l’amour de sa vie.

Un détail attire alors ma curiosité (comme quoi c’est un film qui fait réfléchir).
Pourquoi le pote de Chuck lui ment en lui disant qu’il peut copuler avec Cam alors que c’est lui-même qui l’avait mis en garde en lui disant qu’il devait agir sur le sort avant de faire quoi que se soit, si il voulait avoir une chance de la garder ?
Je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante et me rabat sur la théorie voulant qu’un film de moins de 90 minutes, c’est du vol.
Le réa à sans doute voulu éviter que les quelques cons qui iront voir ça au ciné puissent cela et a dut rajouter dix minutes débiles qui, au final, nous font anormalement chier.

Chuck va alors devenir un connard bien collant (c’était déjà un connard certes, mais pas trop collant jusqu’alors ) qui ne laisse plus respirer Cam qui se voit contraint de le larguer, seulement douze heures après se l’être taper.

(Je viens de me rendre compte de la longueur exagérée de l'article, face à la pauvreté de la production kritikée et me propose de vous résumer la fin de l’histoire (45 minutes insoutenables) en une simple phrase)

Le monde de Chuck s’écroule face à un refus qu’il refuse et tentera maladroitement de reconquérir Cam avant de mener une intense réflexion aboutissant sur une connerie « si tu l’aimes, laisse la partir » et il faudra l’intervention de son pote (de merde) et de sa nouvelle femme (à trois seins) pour que Chuck se tire les doigts du cul, se rende en furie à l’aéroport où il paiera 17000 dollars pour un billet qu’il n’utilisera pas, histoire de dire à Cam qu’il l’aime et qu’il veut être son pingouin (???).

Si vous vous demandez encore quelle est la dernière image du film, voilà un indice.
Ca implique du froid, de l’eau, des animaux blanc et noir qui ne sont pas des zèbres, il y fait toujours jour et la solution est donnée plus haut dans le texte.
Pourrave, comme prévu.

Sans conteste le pire film du mois, en espérant qu’il le reste.

Ju