Brick
Las amateurs de cinéma savent que Sundance est un festival se voulant underground récompensant des films qui n'ont pas les honneurs des Oscars ou autres cérémonies majeures.
En 2006, le premier film de Rian Johnson y a obtenu le prix spécial pour un film à l'histoire entendue mais réaliser avec brio et invention, soutenu par de jeunes acteurs talentueux.
Brendan Frye est un lycéen assez futé mais super solitaire qui n'aime pas se mêler à ses camarades et ne désirant faire partie d'aucun groupe ou clan.
Un après midi, il reçoit un coup de fil d'Emily, son ancienne petite amie, disparue depuis peu, qui lui demande de l'aide, l'air paniquée.
Le lendemain, cette dernière lui demande d'oublier cet appel et de laisser tomber si il l'aime vraiment.
Quand il retrouve son corps inanimé dans un canal deux jours plus tards, Brendan décide de partir en chasse à sa manière pour découvrir ce qui est arrivé à Emily.
Pour seules pistes, il à trois mots prononcé par Emily qu'il n'avait jamais entendu auparavant : "Tug", "Pin" et "Brick"...
Peu à peu, Brendan mettra des images et des visages sur ces mots, en avançant vers la vérité sur l'assassinat d'Emily qui implique plus de monde que prévu.
Dans son enquête, il est aidé de Brain, son meilleur ami, volontairement mis en retrait pour assurer toute la partie recherche.
Dans le rôle principal, nous retrouvons Joseph Gordon-Levi, vu dans l'excellent "Mysterious Skin", dans son second rôle principal.
Il portera efficacement tout le film sur ces épaules, autour desquelles évolueront une troupe d'acteur assez talentueuse, parsemée de visages connus (Nora Zehetner (Heroes) et Emilie de Ravin (Lost)).
La simple histoire de revanche est orchestré de main de maitre par Rian Johnson, qui à travers d'innovant procédés de mise en scène et une caméra particulièrement dynamique, donne du le rythme à la narration, tout du long.
On a du mal à cerner les émotions de Brendan, ce dernier étant assez refermé sur lui même et en constante réflexion sur le prochain pas à faire (dans son enquête sur le meurtre d'Emily, je dis pas qu'il sait pas marcher).
Une assez belle (et originale, pour une fois) musique suit l'action, tout en restant mesurée et limité à 5 morceaux.
Le film, depuis sorti en DVD, à remporté pas moins de 9 récompenses dont les premiers prix des festival de Cognac, San Francisco, Sundance et plein d'autres villes plus peuplées qu'un pays (Chicago, Austin...).
Un film intelligent à défaut d'avoir une histoire originale, brillant néanmoins.



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