Ghost World
Scarlett Johansson dans son premier film de qualité, Thora Birch, bonne actrice à la carrière un peu chaotique et Steve Buscemi, brillant comme à son habitude, dans un film dans un film récompensé à travers le monde, ça suffit à attiré ma curiosité et me décider à revoir un film que j'avais déjà apprécié, il y a 5 ans.
Enid Coleslaw et Rebecca Doppelmeyer sont deux amies assez radicales, et de vrais garces quand elle le veulent, qui se trouvent déjà aigri alors qu'elles sortent à peine du lycée.
S'ouvre alors à elles une nouvelle vie où la protection du système scolaire ne s'applique plus (soit tu a bossé pour aller a l'université, soit tu bosse maintenant).
Avant d'emménager ensemble (plan prévu depuis bien longtemps), les deux jeunes filles passent un été assez singulier qui les changera en profondeur.
Lors d'une après midi à feuilleter les petites annonces (et se foutre de la gueule de ceux qui les ont passées), elles tombe sur un message de Seymour (Skinner!!!, euh...excusez moi) qui rêve de revoir une blonde qui l'a percuté dans un aéroport, plusieurs mois auparavant.
Le sang dans leurs cerveaux de petites putes (attention, c'est ici utilisé avec affection) ne fait qu'un tour et elles décident de lui fixer un rendez vous, en se faisant passer pour sa blonde recherchée.
Elle passe donc une première après midi à l'observer attendre, au loin ,tout en se foutant de lui avant de le revoir lors d'une brocante où Enid se rapproche étrangement de sa victime qui deviendra bien vite son ami.
Voilà pour les directions dans lesquelles le film commence, en gros.
Il manque pas mal d'infos mais il serait trop dommage de vous spoiler un si bon film.
Le couple d'actrice principale est rayonnant et plein de fraicheur et on à un peu de mal à haïr ces chipies, vraiment plus paumées qu'autre chose.
Leurs trajectoires seront radicalement différentes après le film et si la première se voit proposer le rôle de sa carrière par Sofia Coppola, la seconde enchainera les productions de seconde zones, un véritable gâchis considérant son talent.
La relation entretenu entre Enid et Seymour est assez intéressante.
Basé sur un amour commun du blues (la bande originale est d'ailleurs un véritable bonheur), elle évoluera au fur et à mesure que l'un aura besoin de l'autre et inversement.
Enid devra d'ailleurs se remettre en questions bien vite.
Autour de la coloration 'drame' du film, de nombreux détails font sourire, rendant le tout plus léger.
Ainsi, Enid prend des classes artistiques d'été, à cause d'une moyenne trop juste, où son professeur et une vraie shtarbée, artistiquement incomprise.
En rôle secondaire, Steve Buscemi fait des merveilles en collectionneur de vinyles un peu gauche et aux relations sociales inexistantes avant l'arrivée d'Enid dans sa vie.
Finissons par un rapide énoncé des prix remporté par le film, en plus de la nomination aux Oscars pour le meilleur scénar'.
Le film cumule 23 récompenses dont 2 à Deauville (le prix spécial du jury + l'interprétation féminine pour Thora Birch) 2 independant spirit awards et une multitude de prix dans les festivals internationaux des plus grandes villes américaines (New York, Seattle, San Diego, Chicago...).
Tout ça pour dire que je suis pas le seul à penser que ce film est très bon.



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