Good Luck Chuck
Je vais être obligé de m’adonner à un exercice qui ne me plait pas particulièrement, dire du mal d’un film de Jessica Alba.
Enfin quand je dis ‘de’, ‘avec’ serait plus honnête bien que sur cet exemple, elle pourrait avoir réaliser le film en plus d’y paraître que ça ne m’étonnerai même pas.
A vous dire la vérité, même moi j’aurai pût le réaliser, ce film.
Comme le dit si bien Kp, ‘des idées de merdes comme celle là, j’en ai 5 par jour.
Tu peut m’expliquer pourquoi je suis pas à Hollywood ?’
On appelle ça l’évolution humaine, qui fait que depuis un moment, on n'agit plus selon la moindre idée de merde.
En ce qui concerne les gars derrière ce film, y’a manifestement un truc qui a chier.
Arrachant une mèche (plutôt une touffe vu qu’elle y est allé comme une bourrine) de cheveux, elle se mit à faire plein de gestes chelous et pouff, Charlie est condamné à ne jamais rencontrer le grand amour, tout personne avec qui il couchera rencontrant l’homme de sa vie (et se mariera) dans les jours suivants.
On regarde vite fait le chrono pour constater l’étendue des dégâts : 3 minutes passés, 90 à venir. Pas Ouf, finalement.
Ca risque d’être très, très long.
La légende de Chuck a fait son chemin et il se voit submergé de bonnasses en tout genre, faignants une rage de dents dans le but de prendre un ptit coup en consult’.
Assez réticent au début, Chuck se laisse finalement convaincre par son pote (visiblement, ils partagent un cerveau pour deux) et offre ses services à la gente féminine de toute la ville.
On a alors droit à 25 secondes sympas où l’on voit Chuck multiplier les galipettes, dans des situations toujours plus insolites et cocasses.
On ne sait pas encore que ce seront les 25 seules secondes acceptables de tout le film.
Pas de chance me dirait vous?
Et bien non, ça n'a rien a voir avec la chance et Cam est aussi gauche que conne, un véritable danger ambulant, arme fatale pour tous ceux autour d'elle.
Chuck tombe alors sous le charme de la belle qui refuse de sortir avec lui, à cause de sa réputation de ‘joueur’.
On voit alors se dessiner au loin le schéma classique de ce genre de film (de merde) « la meuf résiste, puis se laisse séduire, puis une chiasse fait qu’ils se séparent avant de se retrouver à la toute fin, pour finir heureux sur la banquise ».
Plus tard dans la nuit, un doute affreux m’assaillit et les questions se bousculent dans ma petite tête.
Et si le film était juste un peu long à démarrer pour s’améliorer sur la fin ?
Et si les évènements prenaient une tournure inattendue et enfin comique ?
Et si Chuck était pas si con que ça ?
Et si on voyait un peu plus de Jessica Alba, est-ce que ça suffirait pas ?
Kp est parti depuis déjà 20 minutes et j’ai depuis dus lutter pour ne pas pleurer devant tant de médiocrité.
Les vannes sont relous, les actions et développements de l’histoire attendus et on se rend bien vite compte que le film est tout au mieux passable pour des ados en quête d’images de seins.
Mais il y a Jessica Alba et rien que pour ça, je me dois de finir.
(Au passage, Jess', t'avise plus jamais de faire de telles conneries, je t'en voudrais)
Les rôles secondaires sont pas mieux lotis et on comprend vite que de grosses économies ont étaient fait sur le casting.
On cherche cependant toujours où de telles sommes (par ce qu’on parle de millions là, au bas mot) ont put être réinvesti.
En vain, bien entendu.
Quand il s’aperçoit que c’est son pote bidon qui s’est foutu de lui, il tente par tous les moyens de retenir Cam à ses côtés, pour qu’elle ne rencontre pas, elle aussi, l’amour de sa vie.
Un détail attire alors ma curiosité (comme quoi c’est un film qui fait réfléchir).
Pourquoi le pote de Chuck lui ment en lui disant qu’il peut copuler avec Cam alors que c’est lui-même qui l’avait mis en garde en lui disant qu’il devait agir sur le sort avant de faire quoi que se soit, si il voulait avoir une chance de la garder ?
Je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante et me rabat sur la théorie voulant qu’un film de moins de 90 minutes, c’est du vol.
Le réa à sans doute voulu éviter que les quelques cons qui iront voir ça au ciné puissent cela et a dut rajouter dix minutes débiles qui, au final, nous font anormalement chier.
Si vous vous demandez encore quelle est la dernière image du film, voilà un indice.
Ca implique du froid, de l’eau, des animaux blanc et noir qui ne sont pas des zèbres, il y fait toujours jour et la solution est donnée plus haut dans le texte.
Pourrave, comme prévu.
Ju



1 commentaire:
Ju, je dois dire que j'ai beaucoup d'amiration pour tes capacités à finir un film comme celui-là tout seul.
Très bonne critique qui rends bien justice je trouve
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